Merci beaucoup pour toutes les reviews. (Ecnerrolf , ZzZzZz, Hino Hatari , AkA-chAn, Low37 , li-san, Manikuntala, mamanline) vous êtes de vrais amours!
Pour répondre à Hino Hatari : je suis tout à fait d'accord : ma fic est tellement trop méga cool que c'est une honte qu'il n'y est pas plus de reviews… ;)… (humour).
Le prochain chapitre sera plus centré sur l'histoire. Je vous publie un petit chapitre fantaisie. J'avais envie de faire du père de Lucius un poilu britannique de la guerre de 14, un Tommy quoi.
Du coup, le jeu c'était de caser un maximum d'argot. Décryptage pour les non initiés :
Galonnard : gradé de l'armée qui met ses soldats en danger pour se faire mousser
Dur : train, en langage cheminot.
Nessie : surnom amicale du monstre du Loch Ness
Bleusaille : nouveaux inexpérimentés de l'armée
Rivaucher, Faire la bagatelle : s'envoyer en l'air
Grognards : soldats (de la Vieille Garde de Napoléon Bonaparte)
Fourrer un polochon dans le tiroir : engrosser
Tommy : soldat britannique de 1914
Baudet : idiot
Légitime, marquise : femme légitime de quelqu'un
Passer l'arme à gauche, partir les pieds devant, manger les pissenlits par la racine, caser sa pipe, (sentir le sapin) : mourir
Jouer de l'Anastasie : remanier l'histoire, censurer
mettre des cornes : rendre cocu
Je vous ais mis les plus importants pour comprendre.
Sinon, cours d'histoire : Agrippine épouse de l'empereur Claude, l'empoisonne pour mettre à sa place son fils Néron, né d'un premier mariage. Dans le même temps, ils font assassiner Britannicus, le seul fils légitime de Claude, alors âgé de quatorze ans. C'est finalement l'empereur Néron qui fera assassiner sa propre mère Agrippine. Vive la famille ! ha, tant d'amour, ça m'émeut…
J'y ait fait allusion et en relisant je me suis dit que tout le monde n'avait pas du faire de latin ;)
Et voici Abraxas Malfoy :.
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J'vous en foutrais, moi, des hérédités magiques aléatoires.
Et non, je ne ronchonne pas… je m'exprime.
C'est vrai quoi, j'en ai ras le tricorne. Si on meurt, c'est pas pour rien ! C'est pour pouvoir roupiller tranquille. Et v'la l'autre olibrius qui se sent obligé de nous secouer tous les dix ans. Saleté de galonnard.
Et que je suis content d'avoir trouvé un mégalomaniaque à aduler. Et que je suis tout fier d'être papa.
Mais bon dieu de bois, moi aussi j'en ai engrossé des bonnes femmes, j'en ai pas fait tout un foin !
Et que je suis bouffi d'orgueil que mon rejeton prenne le train jusqu'en Ecosse. Et que je vous exhibe crânement La lettre.
Comme si c'était le premier à voir le dur brouter le charbon jusqu' chez Nessie. A croire qu'on n'y est pas tous passé avant lui.
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Pas étonnant que la bleusaille se prenne pour une jouvencelle, avec tout ce qu'il l'a dorloté. Si ma bru l'a moitié moins materné, c'est surement déjà trois fois plus que le cotât normal de pouponnage.
Et puis ce gosse, il en a toujours fait qu'à sa tête….
J'vous en foutrais moi des « pépé bougon ».
Je suis sur que c'est mon crétin de fils qui lui a appris.
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Alors si Damoiselle Draconelle veut jouer les filles de l'air et rivaucher avec les grognards, faut pas s'étonner.
Pour sur, si aucune chimère n'est apparue chez les Black et les Malfoy pendant plus de 200 ans, il a fallu que ça tombe sur lui…
Qu'est-ce qu'il serait pas prêt à faire pour nous emmerder, l'asticot.
Alors, oui, y'a bien eu deux ou six petits écarts de couchaille dans la famille… et peut-être bien avec des membres plus ou moins reconnus de l'espèce vêla.
On va quand même pas en faire un drame !
C'est vrai, quoi, faut quand même avouer que niveau partie de jambe en l'air… elles assurent les coquines.
S'il s'est trouvé dans le lot un Malfoy suffisamment crétin pour en épouser une après la bagatelle… c'est quand même pas ma faute.
J'ai jamais donné mon nom au bâtard d'une greluche, moi, jamais ! Je ne vois pas pourquoi je devrais participer à cette espèce de réunion pour anciens Créaturaddicts.
Je vous jure…
Non, je ne bougonne pas… je m'exprime.
Comment j'ai pu engendrer l'idiot du village.
Franchement, regardez-le, campé fièrement sur ses guiboles comme s'il passait ses troupes en revue. Il pose évidemment une question de baudet ; qui ?
Ce nigaud doit bien être le seul à jamais avoir remarqué la volumineuse paire d'ailes duveteuses de la deuxième légitime de Jean Malfoy. Feu Melle de la Tournelle, épouse Malfoy, les planque d'ailleurs difficilement dans son dos. Atteindre ce degré de camouflage avec une autruche sur les épaules… elle nous aurait fait un bon Tommy en 14, la veuve noire.
Mais quel couillon, mais quel couillon.
J'aurais mieux fait de me couper les bourses, le jour où j'ai fourré un polochon dans le tiroir de sa frigide de mère.
Et après cette expérience cataclysmique, j'en connais pas un seul, pas un, qui n'aurait pas cherché du réconfort chez des donzelles naturellement nymphomanes. (Pour ne rien gâcher je troquais du même coup la barbe pour les plumes.) Qui ? Qui aurait résisté ?
Alors bien sur, maintenant il nous accuse d'avoir expérimenté l'aspect zoophilique de la fornication… avec sa fausse indulgence d'inquisiteur... des preuves ! Pas de preuve, pas de délit !
La famille a juste un penchant légèrement approfondi pour les relations amicales inter-espèces. C'est pas un crime la diplomatie !
Et je ne suis pas rouspetard !
Je m'exprime !
Je me demande qui va la dénoncer…
quoi ?! C'est sain la délation! Ça permet les épurations de clan. Et puis, hé hé, un petit pugila, ça vous ragaillardi un mort.
Je mise sur le mari empoisonné.
Il a quand même mis douze heures à agoniser.
Tout le monde sait qu'une petite indigestion alimentaire ça vous tu les trois quart d'un banquet. Etonnant comme ni elle, ni son bâtard, ni sa famille n'ont consommé de tisane de thym arome ciguë…
Tous les autres y sont passés. Après ça, vu la raideur du clan, elle pouvait toujours dire « la famille Malfoy, c'est moi ! ».
Ah ! Agrippine la bien nommée. Jack l'éventreur déguisé en séraphin amoureux. Ça c'était une femme, une vraie ! Tout en un : tenancière et pouliche.
Bien sur il est fort malheureux qu'elle soit issue des espèces volatiles. Mais bon, l'idiot dans l'histoire, c'est le Jeannot : on n'épouse jamais une Agrippine. Le vieux Claude vous le dirait… Et vous connaissez le proverbe, l'histoire se répète.
Il aurait du comprendre quand sa première marquise a passé l'arme à gauche sur un coup de froid, ou quand son frère Henry-le-suspicieux à quitter l'opéra les pieds devant. La prestation était mauvaise mais quand même, jamais Idoménée n'avait produit pareil effet.
Mais franchement quand son moutard le petit Louis s'est retrouver à manger les pissenlits par la racine pour une vulgaire drogonelle bénigne, il aurait bien du voir que ça sentait le sapin, ça aurait du lui rappeler ses cours d'étrusque.
L'Histoire, c'est pas fait pour les chiens !
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Crétin de Jeannot. Il l'a senti passé, le foutu cyclisme de l'histoire.
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Mais elle : Divine.
Quel humour, quelle classe… appeler son marmot Britannicus, avec ce qu'elle prévoyait de faire, c'est plus du sarcasme, c'est de la poésie.
Voila pourquoi tout les Malfoy depuis 1760 porte des noms latins… en hommage à son génie stratégique et à sa légendaire ironie… mais il semble que mon avorton l'ait oublié ou jamais appris.
Sa mère a du jouer de l'Anastasie avec l'histoire familiale.
Si mon rejeton tient sa stupidité de quelqu'un c'est bien de sa mère tient ! Laideron hircin… plus velu qu'un vieux briscard, et plus stupidement hargneux qu'un bouquetin… Si cette ogresse lilliputienne avait eu quelque chose dans la caboche, j'aurais pas mis des cornes à une chèvre.
Ça traine cette affaire. Si ça continue, Lucius aura cassé sa pipe qu'on y sera encore. Remarque, je pourrais cafarder moi…
Naaan !
J'aime trop voir mon morveux de fils s'escanner.
Par contre, démentir le délateur ça pourrait être drôle… pour qu'mon mioche sache plus sur quelle guibole danser la gigue… Je suis, diabolique.
...
« Ça suffit ! »
Une colonne vertébrale aurait-elle poussée à mon fils pendant la nuit ?
« Je m'escrime à vous expliquer la situation sans qu'aucun de vous ne m'écoute. Alors je vais le dire simplement : l'illustre famille Malfoy est MORTE ! »
…
Il a craché ces mots plein de venin.
« … A moins que vous n'y mettiez du votre pour m'aider à maintenir mon fils en vie ! Ah, son bien être vous semble quantité négligeable ?! Je vous préviens, si par votre faute…. »
Son ton haineux se brise… le masque d'impassibilité se recompose sur son visage comme une armure de protection. Sa voix devient froide, mordante, pareil au sifflement grave et menaçant d'un crotale en colère :
« S'il disparaît, je prête le serment irrémédiable de ne pas avoir d'autres enfants ! Et je lèverai personnellement le consortium deux fois par an jusqu'à ma mort pour vous rappeler que vous aurez été les bourreaux de notre clan ! Vous vous fichez qu'on me prenne mon unique enfant ? Je ne vois aucune raison de faire pondre un autre bambin à ma femme. Il ne remplacera pas Draco, personne ne le remplacera… et je refuse de vous donner un autre héritier, un autre gamin sans importance à vos yeux, qui vous servira juste à donner votre foutu nom ! Vous m'entendez : Je n'aurai jamais d'autre enfant ! Jamais !
A vous de prouver que vous tenez à votre nom, personnellement je tiens plus à mon fils.»
…
oula!
Un silence consterné accueille la conclusion de cette diatribe. Sa voix si froide et basse au début de cette tirade s'est échauffée, emportée par une fureur sans nom.
Jamais, même dans ses pires colères, ses pires rages je n'avais vu Lucius dans cet état.
Les mâchoires plus crispées qu'un boxeur, les joues rouges comme un cul de babouin.
Disparu l'homme précieux, le dandy-fillette ou le sale gamin capricieux. Peut-être que celui là aurait eu sa chance en 14.
Ses derniers mots sont implacables, son accent lapidaire.
« Maintenant qu'il est établi que le sujet est réellement de toute première importance, je suppose que vous allez parvenir à écouter ?! »
Le silence persiste dans cette assistance figée d'ébahissement.
« Mon fils, seul héritier, est en danger de mort. Il vient d'entrer en succession magique et son organisme y réagi très mal. Les symptômes ont peut être parus anodins à ceux d'entre vous qui m'ont prêté attention, mais Draco ne s'alimente quasiment plus. Le médecin se déclare pessimiste si la situation devait perdurer. Nous ne pouvons pas établir de protocole curatif sans savoir l'étiologie précise de son mal. Je vous en conjure, respectez au moins la maison Malfoy. S'il meurt, la lignée s'éteint avec lui. Je fais le serment absolu sur ma magie qu'aucune action ne sera intentée contre les personnes en causes. »
Sa colère est retombée comme un soufflé dans la neige et le désespoir affleure indubitablement. Toute cette histoire n'a plus rien de comique.
Finalement c'est Melle de la Tournelle elle-même qui s'empresse de cracher le morceau, avant que quiconque n'ait eu le temps de rompre le pesant silence. Je suppose que, pour elle, ce n'est qu'un sacrifice minime comparé aux êtres, aimés ou non, qu'elle avait si hardiment immolés, il y a 250 ans sur l'autel de la famille Malfoy. Son mari compris.
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Houla, quelle colère, hein ?
Sinon, c'est promis, le prochain chapitre sera plus intéressant pour l'histoire.
Prochain chapitre : florient fortarome.
Please ? petite review ?
