hello !

Enfin le chapitre 4 ^^

Merci à kama-chan59 pour sa review :)

Sur ce, n'ayant pas grand chose à dire (hormis que vos avez peut-être remarqué que c'était désormais une fiction M...), je vous souhaite une bonne lecture !


Eikichi

En l'espace d'une semaine, deux choses étranges s'étaient produite. Je ne saurai dire laquelle me préoccupais le plus. En fait, si, bien sûr que si, je savais.

La première, la plus évidente, que je n'étais pas le seul à avoir remarqué, c'était l'attitude de Reo. Il était joyeux, il discutait tout le temps, il était surexcité et souriait béatement à chaque secondes. Au début, j'avais pensé que ça aller lui passer, que c'était temporaire. Et puis, c'était devenu permanent. Et, au bout de trois jours, son cas devenait irrécupérable.

Kotaro s'avança vers moi, ballon coincé entre son coude et son thorax.

-J'ai raté un épisode ? Dit-il en fixant Reo qui lui-même fixait Mini-roi.

-Je ne sais pas. Déjà, en fin de semaine dernière, il était bizarre. Mais là... on a dépassé un stade.

-On va appeler l'asile.

-OK.

J'aurai voulu lui dire de prendre une place pour lui aussi. Après tout, il deviendrai fou si je lui racontais.

Mais je me suis tus. J'ai gardé pour moi mon secret, sachant que cela allait me détruire de le voir ainsi évoluer dans une mensonge, et qu'il allait mal le prendre s'il le découvrait.

De toute façon, me disais-je, il ne me croirait pas. Et je ne voulais pas gâcher son couple.

Au bout de quelques semaines, le remords me dévorait. Je ne pouvais retirer de mon esprit ce qu'il s'était passé, ce dons je ne parlais pas. Je devrais aller voir Kotaro, lui dire qu'il se trompe, lui dire qu'il va souffrir s'il continue. Mais, je n'ai peut-être pas le courage. Peut-être suis-je simplement lâche.

Kotaro

Depuis notre premier baiser, Mineko et moi étions beaucoup plus proches. Nous nous touchions plus souvent, à des endroits différents. Nous n'en étions pas non plus au point de penser aller plus loin, mais petit à petit, je pensais que l'on s'en approchait.

Quand elle tenait ma main, quand elle me souriait, j'étais comme dans un autre monde, seul avec elle, c'était comme si je savais déjà tout d'elle rien qu'en la regardant. Je savais ce qu'elle pense, ce qu'elle veux.

Et je répondais à chacun de ses désir, obnubilé par elle.

Mais je devais réussir à faire la part des choses entre Mineko et mes amis. Pour le moment, j'y parvint sans trop de problèmes. Mais un jour, je suis sûr que je vais commencer à m'éloigner d'eux et à me rapprocher d'elle. Et si cela devait arriver, je savais parfaitement que je risquais de perdre tout contact avec Reo-nee et Ei-chan.

Ce genre de situation ne m'était pas particulièrement arrivé, mais j'ai déjà subit l'éloignement d'un ami amoureux au collège. C'était assez désagréable, je ne veux pas leur faire subir cela.

Pourtant, je savais déjà que je m'éloignais un peu, sans que la situation soit alarmante. Je devais faire attention. Heureusement que le basket restait un liens éternel entre nous.

À vrai dire, celui qui s'éloignait le plus dernièrement, c'était surtout Reo-nee. Il ne nous parlait plus beaucoup, il ne mangeait même plus avec nous le midi. Ei-chan et moi ignorions où il va. On se disait qu'il avait peut-être un secret. Ou bien qu'on le saoule, mais depuis le temps qu'il nous supporte, on le pensait immunisé contre nos caractères et nos blagues pourries.

Et puis, presque un mois et demi après que j'ai commencé à sortir avec Mineko, Reo est arrivé en courant dans la salle de cours où je discutais avec Ei-chan. Il était tout rouge et affolé. Plusieurs fois il ouvrit la porte, comme pour voir s'il était suivis.

-Roe-nee, qu'est-ce qui t'arrive ?

-Il m'a embrassé.

-Quoi ? Qui ça ?

Il s'assit sur une chaise.

-Sei-chan... On ne s'était pas embrassé depuis la première fois et là... là... on viens de s'embrasser de nouveau et j'ai... comme ça devenait un peu trop, j'ai préféré partir. Je ne voulais pas aller trop loin ce soir, je ne veux pas que...

-Attends ! L'interrompis Ei-chan. Tu es en train de nous dire que tu sortais avec Akashi et que tu ne nous avait rien dit ?

Le plus étonnant était surtout qu'il n'avait rien laissé paraître. Il était un champion.

-Je suis désolé, je ne savais pas comment vous le dire. Je pensais qu'il n'y avais rien entre Sei-chan et moi, et finalement si. Mais que depuis ce soir. Avant, c'était bizarre. On était proche, mais pas comme lors de notre premier baiser. Je ne saurai pas vous expliquer.

Bien évidement, avides de détails, Ei-chan et moi posions des centaines de questions à Reo-nee. Il y répondis, parfois vaguement, parfois avec beaucoup de précisions.

Puis, je dû partir et les laisser seuls, Mineko et moi devions rentrer ensemble. Elle m'attendait devant la bibliothèque, légèrement décoiffée par rapport à tout à l'heure. Sa coiffure ne survit pas au temps. Elle m'embrassa sur la bouche, ses lèvres couvertes d'une fine couche de rouge à lèvres, plus épaisse ce matin.

Je mettais mes mains dans son dos, la serrais contre moi. Je savourais son contact, comme voulant m'imprégner de chacune de ses facettes.

Nous nous mettions en route, parlant de tout et n'importe quoi comme toujours. Puis, arrivé devant chez elle, je la pris dans mes bras, lui murmurant que je voulais vite la revoir. Je me sentais différent en sa présence. Plus calme, plus réfléchit. Elle me changeait peut-être un peu.

Déposant des baisers dans son cou, je humait son parfum fraîchement remit, peut-être avant de me retrouver. Je la couvrais de baisers, savourant son rire car cet endroit était sensible chez elle. En m'éloignant un peu d'elle, j'aperçus un suçon sur son cou.

-Désolé, dis-je. Je crois que j'ai laissé une marque.

-Ce n'est rien, dit-elle avec le sourire. Au moins, je t'aurai dans la peau cette nuit.

Sur ces mots enjôleurs, et s'éloigna et franchit le portail de son jardin.

Le cœur léger, je repartais en direction du lycée pour prendre un bus qui me ramènera en périphérie de Kyoto.

Reo

Sei-chan ne semblait pas m'en vouloir d'être partit. Il me disait qu'il comprenait. Je l'ai remercié, tout simplement.

Les choses étaient simples avec Sei-chan. C'était même si simple que je me demandais chaque jour si les choses n'allaient pas changer brutalement. Je pensais qu'à force de psychoser pour cela, c'est arrivé.

Un après-midi, deux semaines après le Deuxième Baiser Incroyable, je cherchais Sei-chan. Nous devions aller en salle de musique, Sei-chan m'avait promis de me jouer au air sur le vieux piano qui prenait injustement la poussière, inutilisé dans la salle de musique.

Je commençais à m'inquiéter, faisais le tour du lycée, criais son nom quand je voyais que j'étais à peu-prêt seul. Presque personne ne savait pour nous, et je crois que c'était ce qu'il voulait.

Au bout de plusieurs minutes, je le trouvais, assis sur un escalier à l'extérieur du bâtiment. Il avait le visage caché dans ses bras, reposés sur ses genoux. Ainsi recroquevillé, il semblait si fragile. Il avait l'air dans le même état que le jour du remariage. Aussi, sans hésiter une seconde, je me précipitais vers lui, voulant lui apporter mon soutien. Mais plus je m'approchais, plus j'entendais ses sanglots, et plus ma détermination s'ébranlait.

Je m'assis doucement, faisant le moins de bruits possible, à côté de lui. Il ne dû pas se rendre compte de ma présence. Alors, je caressai délicatement son dos.

Il releva la tête, surpris, et me fixa avec des yeux rougies par les larmes qui s'en échappait en flots ininterrompus mais calme. Les larmes étaient presque douces, délicates, coulaient de façon affreusement belle sur ses joues. Pourtant, elles étaient le reflet d'une infinie tristesse, elles étaient le résultat, le phénomène physique traduisant l'état actuel de Sei-chan.

Il essuya rageusement ses larmes.

-Qui a-t-il ? Demandât-il froidement, la voix un peu rauque.

-Je te retourne la question Sei-chan. Je te cherchais, on avait prévu d'aller en salle de musique.

-Désolé, murmurât-il.

-Ce n'est pas grave.

Je prenais une voix rassurante, attentive, je devais le mettre en confiance, qu'il s'ouvre à moi.

-Sei-chan...

-Tout vas bien.

Mais je savais bien qu'il mentait. Il ne pouvait pas aller bien, pas quand il avait le regard si éteint.

-Tu devrais m'en parler.

Je continuais à caresser son dos, je sentais qu'il se détendait. Assez pour se confier ?

-J'ai peur.

-Peur ? Mais de quoi, Sei-chan ?

-J'ai peur qu'on me remplace.

Il restait encore trop vague dans ses propos.

-Expliques-moi, je ne comprends pas.

Il soupira douloureusement, renifla un peu et se lança.

-J'ai appris hier soir que Hime était enceinte.

Cela me suffisais pour comprendre, mais je laissais Sei-chan s'exprimer.

-Si mon père a un second héritier, si je le déçois, il n'a aucune raison de me garder avec lui. Il m'a déjà plusieurs fois dit que je le décevais, que je lui faisais honte, alors... je n'arrête pas de me dire que c'est une aubaine pour lui. Il a enfin une chance de se débarrasser de moi.

-Je sûr que non. Il ne peux pas te remplacer.

-Bien sûr que si ! Qu'est-ce qui l'en empêche ?

-Sei-chan, tu restes son fils. Tu es un souvenir de...

-C'était un mariage arrangé entre ma mère et lui. Ils ne s'aimaient pas. Et du plus loin que je me souvienne, jamais ils n'ont eu de gestes tendres l'un pour l'autre. Je me dis que c'est même un miracle qu'ils aient pu me concevoir. Il n'aimait pas ma mère, il la détestait même, considérant qu'elle avait une éducation médiocre par rapport à la sienne, qu'elle déteignait trop sur moi, que j'étais faible comme elle. Alors, si cet enfant voit le jour, étant donné que lui et Hime pense la même chose de l'éducation, étant donné qu'Hime est plus légitime à ses yeux, il aura enfin son enfant parfait. Je ne servirais plus à rien.

Il détourna les yeux, sa voix s'était brisés sur les derniers mots. Sei-chan n'aimait certainement pas la vie qu'il menait. Mais devoir renoncer à ce qu'on l'avait forcé à accomplir, à devenir, du jour au lendemain pour ne devenir que second sur la liste de succession, après tous ces sacrifices, Sei-chan le pouvait-il vraiment ? Ce serait faire une croix sur tout ce qu'il était.

Cela reviendrait à une sorte de disparition, de mort prématurée. Il ne serai plus rien.

Je le vis se remettre à pleurer. Je ne savais pas quoi faire pour lui, sachant que le prendre dans mes bras était vains. Il n'avait pas besoin d'amour, mais d'une solution pour continuer à exister.

-Je ne sais pas quoi faire, murmurât-il entre deux sanglots.

Moi non plus, je ne savais pas quoi faire pour lui.

Alors j'ai attendu, mains sur les genoux, qu'il se calme.

Quand ses pleurs furent calmés, je me levais.

-Mes parents ne sont pas chez moi, tu peux venir si tu veux.

Sei-chan me regarda longuement, avant d'accepter.

Je lui tendis la main pour l'aider à se relever, il tendis la sienne. Un essaim d'oiseaux passa au dessus de nous. Je détournais le regard pour les regarder et baissais, sans faire attention, ma main, alors que Sei-chan allait la prendre.

Il se leva et me suivis à travers le lycée, puis dans la rue. Nous ne prenons pas le bus, préférant marcher. Sei-chan attrapa ma main, la serra entre ses doigts. Le contact était doux, apaisant, je pris pour ne pas avoir les mains qui transpirent.

Nous passons près du canal, le courant, venant des glaciers des montagnes, étaient très fort en raison des pluies abondantes qui avaient noyées l'ancienne capitale il y a quelques jours. Les routes étaient par endroits encore humides et la nature reverdissait de partout, savourant cet apport d'eau bienfaisant.

Une petite fille pleurait devant un mur en pierre faisant le tour d'une propriété au bord de l'eau. Je m'approchais d'elle, m'agenouillais.

-Que se passes-t-il ? Demandais-je d'une voix douce.

-C'est... c'est Pollen... mon chat, il... est coincé dans l'arbre, là.

Elle indiqua du bout de son doigt potelé, l'arbre qui longeait le canal. Il penchait vers l'eau. Sur une branche, poussant de petits miaulements couverts par l'eau, Pollen plantait ses griffes. Il pendait au dessus de l'eau.

-On va trouver une solution.

C'est alors j'aperçus du coin de l'œil, Sei-chan, qui escaladait le mur de pierre.

-Sei-chan !

Il était déjà monté dessus et le suivais, ses bras étendus le maintenant en équilibre précaire sur les pierres.

-Sei-chan, redescends ! Tu risque de tomber et de te faire mal.

Mais il ne voulait pas m'écouter et avançait précautionneusement sur le dessus du mur, jusqu'à l'arbre. Il monta sur une grosse branche, puis allât sur une autre, et ainsi de suite jusqu'à atteindre celle où Pollen stagnait. Il était au dessus du courant. S'il tombait...

Mais Sei-chan attrapa très vite Pollen par la peau du cou et parvint à retourner sur des branches plus stables en quelques secondes. Il se retrouva vite sur la partie de l'arbre qui n'avait pas au dessus de l'eau et commença à entreprendre de retourner sur le haut du mur.

Il redescendit, avec Pollen dans les bras, et le tendis à la petite fille qui le remercia longuement, pleurant de joie désormais.

Puis, sourire au lèvres, chat dans les bras, elle repartis.

-Sei-chan, on aurait pu appeler un adulte.

-Cela aurait prit trop de temps.

-Tu m'as quand même fait peur.

Je le pris dans mes bras et embrassa son front.

-Nous devrions y aller maintenant.

Reprenant sa main, je le guidait vers la maison. Nous n'échangions aucun mots, c'était étrange comme ambiance, très peu romantique.

Je lui présentais brièvement chaque pièce, avant de l'emmener dans ma chambre. Il déposa son sac près du miens et vint s'asseoir sur le bord du lit avec moi. J'ai déposé mon bras sur son épaule et l'ai attiré contre moi, désirant le protéger, le rassurer. Seijuro posa sa main sur ma cuisse, un frisson me parcourra.

Je voulais lui dire d'enlever sa main, mais au lieu de cela, je me laissa tenter par cette proximité et j'embrassai son cou. Sa peau était si douce, plus douce encore que la mienne alors que je l'entretenais tous les jours.

J'avais voulu me voiler la face, me dire que ce moment arriverait plus tard. Mais je ne pouvais lui résister, alors j'ai déboutonné sa chemise, glissé ma mains sur son torse, caressé ses abdominaux, ses tétons. Lui, pressait ma cuisse, tantôt fermement, tantôt plus doucement, selon ce que moi-même je lui faisais.

Sei-chan gémit, emprisonna ma cuisse dans sa main alors que la mienne touchait son entrejambe. Je voyais ses joues rougir, son corps devenir plus chaud contre le miens. Il m'embrassa, aussi doucement que possible, avant de passer ses bras autour de mon coup et de m'entraîner dans sa chute sur le matelas.

Tout en nous embrassant, nous nous caressons, découvrant le corps de l'autre à travers l'uniforme grisâtre. Pourquoi Sei-chan semblait si pressé ? Avait-il simplement besoin de cela ? Pour oublier peut-être. Mais je n'aimerai pas que nous fassions l'amour simplement pour qu'il calme ses nerfs. Si nous devons le faire, nous devrions tous les être dans de bonnes conditions mentales, avoir vraiment envie de le faire. Pas comme ça. Je devais savoir.

Sei-chan s'empara de ma bouche, comme s'il savait que j'allais parler. Il y déposa des baisers papillon, pendant que je finissais de retirer sa chemise. Chaque parcelle de sa peau était un trésor. J'avais conscience du cadeau qu'il me faisait. Il me laissait le toucher, lui, le capitaine de la génération des miracles, le grand Akashi Seijuro, il me laissait, moi, faire l'amour, ici, avec lui.

Je devais savourer, comme si c'était la première et dernière fois.

Sei-chan me laissa le déshabiller fiévreusement. Je faisais de même avec mes vêtement. J'étais pressé d'aller plus loin, tout en me retenant de ne pas aller trop vite. Je devais trouver le rythme intermédiaire. Je devais me caler sur les désirs de Sei-chan.

Sei-chan colla son torse contre le miens, il remua ses hanches, continuant d'embrasser avidement ma bouche. Les mains de chaque côté de sa tête, je me releva légèrement.

-Sei-chan, tu es sûr ?

-Je veux connaître ça au moins une fois.

Il n'y avait aucune trace de doutes dans ses yeux, ils étaient clairs et lumineux, comme ce premier jour. Alors, lavé de tous doute, mon esprit se laissa faire et guida mon corps qui commença à le préparer soigneusement.

Sei-chan ne faisait pas beaucoup de bruits, je ne m'attendais pas non plus à ce qu'il cri de plaisirs, mais un petit gémissement par-ci, par-là, me rassurerait. J'avais même l'impression de respirer plus fort que lui.

Ses lèvres frôlaient les miennes à chacun de mes mouvements de bassin. Le fixait ses paupières fermées, ses sourcils qui se fronçaient par moment. Tout son visage indiquait qu'il aimait ce que je faisais. Il avait ses mains derrière mon cou, ses doigts s'enroulaient dans mes cheveux. Moi aussi, je caressais sa chevelure, les coudes près de son visage.

Est-ce que c'était vraiment cela faire l'amour ? J'étais peut-être un peu déçu que Sei-chan ne me dise rien, qu'il ne fasse rien. Était-il mécontent ? Le doute prenait possession de moi. C'était notre première fois à tous les deux, elle devait être parfaite.

J'embrassai ses lèvres, lui demandant par cet échange s'il allait bien, s'il appréciait au moins ce moment particulier. Il répondit immédiatement à mon baiser, ce qui me redonna un peu confiance en moi.

Je me permis d'aller plus vite en lui, je voulais l'entendre gémir, me dire qu'il aimait ça, que je lui donnait du plaisir, juste ce dont il avait besoin. Alors que le frôlait un point sensible de son anatomie, il émit un petit son, ressemblant à un gémissement de nourrisson, aiguë mais adorable.

Sei-chan se cambra légèrement, j'allais plus vite, je touchais à chacun de mes va et viens, plus profonds en lui, ce point qui lui faisait voir des étoiles. Sei-chan se tortillait sous moi, gémissait régulièrement, je touchais son visage, son corps, mes mains glissèrent dans les siennes, au dessus de sa tête.

Il gardait les yeux fermés, mon souffle caressait son visage brûlant, je regardais cet être énigmatique sous moi. Je l'aimais tellement.

Le temps semblait soudainement ralenti alors que je contemplais son visage, ses lèvres entrouvertes, ses joues rouges. J'avais l'impression que plus rien n'existait, hormis lui et moi, hormis nos corps effectuant cette danse. Le monde se résumait à nous, nous étions dans notre propre système, Sei-chan mon soleil.

Il ouvrit les yeux, et je fut submerger par les flammes ardentes, sensuelles qui l'habitait. Sei-chan ne lâchait pas mon regard. Les flammes, petit à petit, se noyèrent. Et moi avec. Il ferma les yeux, cachait derrière ses paupières ses propres démons, ces démons qui éteignaient ses flammes.

Le liens se romps, je sers contre moi un étranger. Je sens en moi comme un vide, comme coupé de mes racines. Sei-chan s'éloigne soudainement de moi, alors qu'il m'avait fait siens. Qui pourrais-je être sans lui ? Celui d'avant me semble avoir disparu.

Qui suis-je maintenant sans lui ? Je l'aime.

J'embrasse ses lèvres, cherche son contact comme un homme privé de tout, ne cherchant qu'un peu de réconfort. Sei-chan répondit passivement à mon baiser, je le sentais ailleurs, peut-être perdu dans ses pensés, celles qui me l'avait arrachés.

Je serrais Sei-chan si fort contre moi, je me sentais mieux quand je savais qu'il était là, contre moi. Mon corps me semblait fait pour lui, mes bras étaient fait pour le tenir contre moi, mon épaule était faîte pour accueillir ses pleurs, mes lèvres, pour les siennes.

Je sentis Sei-chan trembler. Je laissai mon front reposer sur l'oreiller, ma joue collait à la sienne. Sei-chan passa ses bras autour de moi. Que pensait-il en ce moment ?

-J'ai peur, chuchotât-il finalement.

-Je suis là.

Sei-chan semblait soudainement cesser de respirer, de faire quoique ce soit, comme paralysé par une pensée. Avant que je n'ai pu relever la tête, lui demander ce qui n'allait pas, il posa sa main sur le dessus de ma tête et la replongea dans l'oreiller avant de faire onduler son bassin.

Il se laissa aller, il cessa de lutter contre ce qu'il ressentait. Je sentais le changement chez lui. Plus aucune frontière dans son esprit, il ouvrit sa bouche, laissant sortir les sons témoignant de son plaisir.

-Reo... susurrât-il.

Au bout d'un long moment, je sentis que j'allais venir, que ce moment allait prendre fin. Ce n'était peut-être pas plus mal, je commençais à fatiguer. Sei-chan se cambra une dernière fois contre moi, nous jouissons ensemble.

Puis, épuisé, je m'allongeai à ses côtés. Je le regardais, il était sur le dos, fixant le plafond. Je commençais à m'endormir en caressant son ventre.

Nous n'avons rien dit, je ne m'attendais pas à une grande tirade faisant l'éloge de mes qualités d'amant, mais un petit mots m'aurait fait plaisir. Peut-être Sei-chan était-il trop perturbé pour cela. Et si, finalement, ça n'avait pas été le bon moment ? Et s'il regrettait ?

Je sombrais dans le sommeil. J'étais au stade où on sait que l'on va s'endormir et qu'on ne peut plus se réveiller, où on a encore conscience de ce qu'il se passe, où on entends encore, mais où le sommeil progresse si vite qu'on ne peut l'empêcher de nous ronger. J'entendis alors Sei-chan pleurer.

Eikichi

Je ne pouvais cacher plus longtemps à Kotaro mon secret. Pas après ce qu'il venait de se passer. Peut importait les conséquences, je devais d'abord penser à Kotaro, à son bien. Il méritait de savoir.

Je le voyais revenir vers moi.

Je devais lui dire.

Maintenant.

-Ei-chan ? Tu en fais une tête !

-Je dois te parler.


Aloooors ? Que pourrait bien être le secret de Eikichi ? hin hin.

Le lemon était pas trop mal ? Akashi ne vous fait pas trop pitié... ?

Indice concernant les signes : Il y en a 2 dans ce chapitre !

PS : Sortie du chapitre 22 de Vivre à en mourir aujourd'hui ! Plus que 7 avant la fin.

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