Me revoilà! Déjà, réponses à vos reviews qui m'ont fait chaud au cœur, comme toujours:

Sara the best : Si Cas a du mal à combattre les motards, c'est parce que lorsqu'il ne contrôle plus ses émotions, il est plus vulnérable. C'est ce qu'il explique à Dean quand ils rentrent au motel. Mais te t'inquiète pas, il va bien vite apprendre à les contrôler...

Kariboo: Merci pour ta review, ça fait plaisir.

Cass Shelly: J'ai tenté de rendre Dean en fille plutôt drôle mais qui reste tout de même lui. Quant à la relation avec Cas, vu que ma fic ne compte que 10 chapitres, elle va très vite devenir évidente...mais chut, je n'ai rien dis ^^

SYDNEYWALDORF : Merci pour tes compliments. Il est important pour moi de respecter le caractère des personnages.

hit the floor-x: Merci pour ta review. Si la relation de Dean et Cas va si vite, c'est qu'il y avait déjà une certaine tension entre eux auparavant. La transformation de Dean est une sorte de « révélateur ».

deaina: Voici la suite que tu attendais ^^

Vampir-Kun: Merci! J'aime aussi la scène du shopping. Je vois très bien Cas perdu dans le rayon lingerie.

chidori2: Patience, Dean va redevenir le mec qu'on adore, mais pas toute de suite! ^^

Aliyela: Merci à toi! J'aime aussi Dean en fille.

beckie400: Voici la suite!

Merci de votre patience et voici sans plus attendre le nouveau chapitre.

Il est plus court que le précédent, mais promis, le prochaine sera plus long. Je pense le poster juste avant Noël.

Bonne lecture.

Chapitre 4: Deux lits pour trois:

Lorsque Sam ouvrit la porte de la chambre tout en parlant avec son frère/sœur, la phrase qu'il prononça resta coincée dans sa gorge.

Deux lits.

Cette chambre, qui était supposée être pour trois, ne comportait que deux lits. Un double et un simple. Sam espéra que l'ange n'ait pas besoin de se reposer, car il était hors de question qu'il dorme à nouveau avec Dean. Son frère gigotait comme un beau diable dans son sommeil. La dernière fois, il avait donné un violent coup de poing à Sam qui avait du finir sa nuit sur le sol. Mais ses espoirs partirent en fumée lorsque Castiel, qui considérait la chambre avec ennui, déclara:

« Comment va-t-on faire pour dormir? »

« Parce que tu es fatigué? » demanda Dean qui paraissait tout aussi réticent que son frère.

La raison qui poussait l'aîné à afficher cette mine horrifiée, était qu'il ne voulait en aucun cas partager le lit de Castiel. Il avait vraiment du mal à s'habituer à son corps de femme et à contrôler ses pulsions. Il avait peur que son sommeil ne provoque d'étranges réactions. Déjà qu'il était troublé par la présence de l'ange alors qu'il se forçait à garder ses distances, il ne préférait pas imaginer le résultat s'ils dormaient dans le même lit.

Non! Il refusait qu'une paire de sein contrôle sa vie...ou plutôt sa libido dans le cas présent.

« Sam, tu dors avec Cas. », décida Dean en posant son sac sur le lit une place.

« Quoi ? Mais pourquoi ? », s'enquit son frère, étonné.

« Parce que je bouge en dormant. Tu sais très bien que je suis infernal alors ne fait pas la fine bouche », rétorqua Dean, les nerfs à fleur de peau.

Sam considéra la chose, puis trouva l'arrangement plutôt honnête. Il préférait encore dormir sur un tas d'orties plutôt que de partager encore son lit avec son frère. Alors que Dean se précipitait dans la salle de bain, Sam se tourna vers Castiel qui n'avait pas bougé de la chaise où il s'était assis pour lui annoncer:

« Tu préfères le côté gauche ou le droit ? »

L'ange se contenta de lever un sourcils.

Dans la salle de bain, Dean se déshabilla, puis se plaça devant la glace pour observer son nouveau corps. Cela ne venait pas d'une envie malsaine d'apprécier sa plastique, mais plutôt d'une franche curiosité. Alors qu'il se détaillait, il tentait de desceller un détail, quelque chose, le moindre indice qui pourrait expliquer que d'un jour à l'autre, il ait l'irrépressible envie de sauter sur Castiel. Posant ses deux mains de part et d'autre du miroir, Dean scruta son propre regard.

Il n'arrivait plus à se mentir à lui-même. Pour être honnête, son attirance pour l'ange ne datait pas d'hier. Plus il le côtoyait, plus il était sensible à sa présence. Il aimait sa compagnie, sa voix calme et rassurante. Et ses yeux...

Dean préféra ne pas y penser car cela le rendait fiévreux.

Bien que Castiel soit un homme, il avait toujours trouvé qu'il possédait quelque chose de rare, de magnifique. Peut-être était-ce sa divinité, sa pureté. Jamais encore Dean n'avait éprouvé de tels choses pour un autre homme, hormis son frère, mais cela était différent. Samy était son unique famille. Castiel lui, était autre chose.

Il l'avait sauvé de l'enfer, s'était rebellé contre son commandement pour lui, avait mainte fois combattu à ses côtés et ne l'avait jamais trahis.

Dés le début, malgré la colère qu'il avait ressentit à l'égard de cet emplumé sans cœur et sans âme, Dean avait toujours eut confiance en Castiel. Il l'avait pourtant haïe tant de fois : quand il l'avait forcé à torturer Alastair, lorsqu'il lui avait avoué que c'était lui qui avait brisé le premier seau...

Mais jamais sa confiance n'avait faillit. Il avait toujours su que Castiel le suivrait, partout où il irait. Et il n'avait pas eu tord.

Dean réalisa qu'il était égoïste. Il avait libéré l'ange de sa cage doré, lui avait permis de contrôler sa propre destiné, mais pas un instant il n'avait pensé à ce que Castiel avait perdu. Certains de ses pouvoirs n'existaient plus et il était à présent hors la loi, chassé par ses propres frères. Dean se souvenait de la déception, de la tristesse qu'il avait perçut dans le regard de Castiel lorsque, quelques mois plus tôt, il était venu lui emprunter son collier à l'hôpital où Bobby était soigné. Dean avait été bouleversé par les mots de l'ange, lui disant qu'il avait tout perdu, tout donné, tout ça pour lui et qu'il n'avait pas réussi à arrêter l'avènement de Lucifer.

A cet instant, Dean réalisa qu'il se sentait terriblement coupable d'avoir forcé Castiel à faire tout cela.

Castiel qui le regardait d'une manière si particulière, Castiel qui souriait à son contact, Castiel qui ne l'abandonnait jamais...Castiel qui faisait battre son cœur plus fort.

« Castiel... », souffla-t-il.

Il ne sut si c'était grâce à son corps de femme, mais l'évidence sauta aux yeux de Dean. Au fur et à mesure, Castiel était parvenu à soigner ses blessures et il tenait à lui. Bien plus qu'il ne le devrait.

Ne souhaitant plus penser à cela, car s'était trop triste et trop pathétique, Dean se lava en toute hâte.

Il ne pouvait pas éprouver ce genre de choses pour une homme...pire, pour un ange!

Il se dégoûtait lui-même. Ne lui avait-il déjà pas volé assez ? Souhaitait-il à présent lui ternir sa grâce à cause de ce désir infecte qui parcourait ses veines ?

« Putain de malédiction de merde! » vociféra Dean en sortant de la douche.

En tant qu'homme, dans son corps qu'il connaissait par cœur, il pouvait contenir ses émotions, mais à présent, il ne savait plus comment faire. Et il avait peur.

Lorsque Dean sortit de la salle de bain quelque minutes plus tard, vêtu d'un de ses tee-shirt d'homme qui lui arrivait à mi-cuisse et d'un vieux caleçon, son regard se posa immédiatement sur Castiel. Celui-ci regardait la télévision, apparemment passionné par ce qu'il voyait. Il s'agissait d'une rediffusion de 'Citizen Kane'. Dean sourit malgré lui. Castiel découvrait les classiques.

Son attention se porta ensuite sur Sam et il retint un cri de rage. Son frère, apparemment épuisé, s'était endormi sur le lit une place, ses pieds ayant fait basculer le sac de Dean sur le sol. Alors qu'il se dirigeait vers lui, avec la ferme intention de lui faire lever les fesses de son lit, la voix de Castiel retentit:

« Laisse le, tu n'arriveras pas à le réveiller. C'est moi qui l'ait endormis ».

Lui faisant face, Dean n'en croyait pas ses yeux.

« Pourquoi ? »

« Il était exténué et m'a avoué avoir du mal à trouver le sommeil lorsqu'il était trop fatigué. J'ai proposé de l'aider », répondit tout simplement Castiel, comme si cela était évident.

« Parfait! » se lamenta Dean en levant les yeux au ciel.

« Tu sembles en colère. Cela te dérange-t-il que nous dormions dans le même lit ? Si tu le désires, je peux prendre ce fauteuil. N'oublie pas que je dors peu », proposa Castiel, inconscient du fait que son air concerné ne le rendait que plus adorable aux yeux de Dean.

« Non, c'est bon. »

Il ne pouvait décemment pas laisser Castiel dormir dans ce truc qui avait l'air aussi confortable qu'un trône en pierre.

Dean remarqua alors que la plaie que l'ange avait à l'arcade ne s'était toujours pas refermée. Portant une main au visage de Castiel, il fronça les sourcils.

« Tu n'as pas guéri », fit-il remarquer.

« Mon corps est trop fatigué. Je ne pourrais le soigner que durant mon sommeil », confia Castiel.

Agacé, Dean le força à s'asseoir sur ce qui était à présent leur lit, puis alla chercher la trousse de secours dans le sac de Sam.

Auparavant, il se serait simplement accroupi face à l'ange pour le soigner, mais avec sa petite taille actuelle, il fut obligé de le rejoindre sur les couvertures. Sortant du coton et du désinfectant de la pochette, Dean se concentra sur son œuvre, évitant penser au fait que Castiel était si proche... que ses yeux ne le quittaient pas une seconde... que ses lèvres étaient si tentantes...

Se donnant une gifle mentale, Dean fronça les sourcils puis termina en posant un petit pansement sur l'arcade de Castiel.

« Voilà! Tu es tout neuf »

Alors qu'il allait se lever pour ranger la trousse, la main de Castiel saisit son bras, le forçant à rester sur le lit. Le contact avec sa chair si chaude le fit frissonner.

« Merci Dean », dit-il, son regard cherchant le sien.

Lorsque le Winchester releva les yeux, l'ange perçut son trouble, sa détresse et sentit une étrange décharge parcourir son corps. Castiel eu soudain très chaud et eut du mal à déglutir. Ses yeux ne pouvaient quitter ceux de Dean qui semblait pétrifié. L'ange éprouva la fervente envie de s'approcher de lui, de franchir cet espace insupportable qui les séparaient. Mais une alarme retentit dans sa tête. Il ne devait pas.

Baissant les yeux sur sa main qui tenait toujours le petit bras de Dean, Castiel caressa un instant les petites pointes de chairs qui recouvraient la peau de son protégé.

Était-ce ceci que l'on appelait des frissons ?

Ce simple geste fit exploser une bulle de lave dans le bas ventre de Dean. Bien qu'il soit dans le corps d'une femme, il comprit que ce phénomène était lié au violent désir qui le submergea. Se raclant bruyamment la gorge, Dean se força à se relever. S'arrachant à l'étreinte de Castiel, il jugea préférable de prendre ses distances.

Lui tournant le dos, les joues en feux, Dean fit semblant de fouiller dans son sac pour se ressaisir.

Fermant les yeux, il respira doucement pour calmer les battements de son cœur fou.

Il avait lui aussi deviné l'envie de Castiel dans son regard trop franc. Mais Dean parvint à clore cette information au plus profond de sa tête. Il ne devait absolument pas y penser.

Dans son dos, il entendit l'ange ôter son trench coat. Lorsqu'il lui refit face, Castiel était entrain d'ôter ses chaussures, ne portant plus que sa chemise blanche entrouverte et son pantalon.

C'était pire que tout.

Dean se sentit tellement fiévreux qu'il fut prêt à se précipiter dans la salle de bain pour se jeter sous une douche glacée. Alors qu'il détaillait les muscles du torse de Castiel qu'il pouvait deviner sous le tissu fin, Dean plaqua une main sur ses yeux pour s'obliger à ne plus le regarder.

« Cas est un mec! Un mec! Un mec! Un ange, totalement chaste et asexué. Toi tu aimes les filles! Les filles! Les filles! » hurla-t-il à son esprit qui le forçait à revoir des images de l'ange.

« Dean? Est-ce que ça va? »

« Oui », mentit Dean, toujours les mains devant les yeux.

A l'aveuglette, il trouva son sac, le lança en direction de Castiel puis déclara:

« Met donc un de mes tee-shirt dans la salle de bain et ensuite, au lit »

Il attendit d'avoir entendu la porte se fermer avant d'ouvrir les yeux. Cette fois, il se donna une véritable gifle.

« Reprend toi mon vieux! » s'admonesta-t-il tout en massant la joue endolorie.

Pour ne plus penser à rien, il fredonna un air de Metallica, s'installa dans le lit, enfoui sa tête dans l'oreiller puis se recouvrit presque totalement des couvertures.

Ainsi, lorsque Castiel revint, sexy en diable dans ses habits débraillés, Dean cacha son visage sous le draps. L'ange le rejoignit dans les couvertures sans un mot. Une de ses jambes frôla celle de Dean qui sursauta et s'éloigna de lui à un tel point qu'il faillit tomber du lit. En équilibre sur le bord du matelas pour être certain de ne plus ne serait-ce que frôler Castiel, Dean déclara d'une voix peu naturelle:

« Bonne nuit Cas ».

« Bonne nuit Dean ».

L'ange claqua ensuite des doigts et les lumières s'éteignirent. Crispé comme jamais, Dean sut qu'il n'arriverait pas à dormir. Il sentait le souffle brûlant de Castiel dans son cou et son corps irradier une chaleur enivrante. Il dut faire preuve d'un self contrôle presque douloureux pour ne pas se retourner et le violer sur le champs.

Il ne sut pas que de son côté, l'ange n'en menait pas large non plus. Plusieurs fois, ses doigts voulurent frôler cette peau si proche, caresser la courbe de cette épaule si fine... mais il se retint à chaque fois au dernier moment. Fermant les yeux, il pria et fini par s'endormir, une étrange douleur parcourant son bas ventre.

Lorsqu'il apparut à Dean que Castiel s'était endormi, il se retourna doucement pour lui faire face. Observant son visage serein, il sourit puis, comme apaisé par le sommeil de l'ange, Dean plongea à son tour dans les limbes des rêves.


J'espère que ça vous a plu! Vos avis ?

Aperçu du prochaine chapitre: explication sur la malédiction!

A très bientôt.