POINTS TOURNANTS: Chapitre 4
La journée passa assez vite, j'avoue ne pas l'avoir vu défiler. Quand j'arrivai chez moi, j'avais l'impression de ne pas avoir été au lycée. Peut-être était-ce parce que j'avais incoyablement hâte de rencontrer cette mysérieuse femme dont Iruka était érpis ?
Peut importe, il fallait que je prennes une douche. Je devais me mettre beau pour ce soir, voulant bien parraître devant la petite amie d'Iruka. Et qui sait... Peut-être viendrait-elle avec un de ses fils...
Non Naruto! Ôte-toi ça de la tête ! Tu n'est pas une de ses abominations !
Oui... Il fallait vraiment que je m'enlève ses idées de la tête. Je n'avais pas pris cette décision pour rien; celle ne ne plus penser aux garçons.
-Naruto?
Je sursautai, n'ayant pas remarqué la présence d'Iruka dans la pièce.
-O..oui??
-Qu'est-ce que tu fais?
-Je m'apprêtais à prendre ma douche..!
-Ok. Ah, Naruto...! Si tu savais comme je suis stressé... Imagine qu'elle ne te plaise pas? Ou qu'elle soit dégoûtée parce qu'on ne vit pas dans une immense maison? Tu sais, elle est très riche et..
-Iruka. Ne t'en fais pas ! Je suis certain qu'elle appréciera. Te commences pas une crise d'anxiété pour ça!
-...Oui... Tu as surement raison...
- Bon, il faudrait que je me lave, vois-tu !
-Bien sûr ! Je te laisse.
-Merci!
Alors qu'il allait fermer la porte, il s'abstint et me dit:
-Au fait, elle va venir avec ses fils ce soir...!
Je fis mine de m'en réjouir, et répondit:
-Génial ! J'espère qu'ils sont sympas!
Sur ce, il me sourit et ferma la porte. J'entrai par la suite dans la douche.
Et merde... J'espérais à tout prix que je ne ferais pas une crise...
Déjà qu'au lycée c'était difficile, s'il fallait en plus que je me retienne chez moi...
Oui car en fait je souffrait d'un trouble nommé Le satyriasisme, ou satyriasis, si vous voulez.
C'était en fait un trouble... Sexuel. En gros: J'étais accro au sexe. De façon diagnostiquée. Sauf qu'il n'y avait pas de pillules pour ça. T'endures, voilà. J'avais une crise environ deux fois par semaine. Souvent elles se déclenchaient chez moi, mais il m'est déjà arrivé qu'elles l'ait fait au lycée. À ces moments là... c'était un suplice d'avoir à attendre jusqu'à la pause pour aller me soulager aux toilettes.
Les sueurs froides, la chaleur incontrôlable diffusée dans le corps en entier, les mains tremblantes, bien sûr l'érection...
Une torture. Et toujours la même chose: La cloche sonnait, je me rendais aux toilettes, et je me soulageait vitesse grand V. Une fois que c'était fait, je tenais bien le reste de la journée. Mais ça c'était durant une crise. Sinon, j'était parfaitement capable de me contenir... C'était simplement que parfois au Lycée je devais contraindre mes envies afin d'éviter la crise. C'était ça le plus difficle. Parce que quand un satyriasiste a envie, le simple fait d'essayer de freiner l'envie est plus pénible que de penser à l'orgueil et l'immoralité de la chose.
Et comble du malheur: je ne fais ma crises qu'en présence de garçons. Particulièrement des beaux.
C'est pourquoi je n'ai jamais invité mes amis chez moi, ayant peur de ne pas me retenir. Iruka est au courant de ce syndrôme, c'est d'ailleurs pourquoi il m'a informé du fait que sa dulcinée allait venir ici avec ses deux fils. Il ne reste plus qu'à espérer qu'ils ne me plaisent pas...
Bref, je finit de me laver, éteignit l'ouverture de l'eau, sortit de la baignoire, me sécha, enroula la serviette autour de ma taille et sortit de la salle de bain. J'entrai dans la maison pour m'habiller avec le plus de style et de classe possible.
Donc.
Je fouillai dans la penderie où devait bien se cacher quelque chemise potable que j'aurais pu porter. J'explorais les lieux de fond en comble, jusqu'à ce que j'eus trouvé l'objet de ma convoitise: Une superbe chemise blanche, d'un tissu très légèrement translucide où y était brodé des lignes verticales également blanche, mais opaques. Je lus l'étiquette: Georgio Armani. Woa! La classe! Je me demandais bien qu'est-ce que faisait Iruka avec une chemise de cette marque dans un penderie limite poussiéreuse!
Peut importe. Je la saisit, et l'emporta dans ma chambre. Arrivé à destination, je fouillai dans mon placard afin d'y trouver ma paire de jeans favorite: Bleue pâle, un peu étroite au niveau des mollets et des chevilles, sans pour autant être un slim. J'enfilai le tout, sans oublier le caleçon et les chaussettes. Je ne me séchai pas les cheveux, préférant leur plis naturels.
Je m'observai dans la glace. J'ai honte. Quel honteux reflet que celui d'un garçon qui n'avoue pas qui il est. Qui le cachait même à ses meilleurs amis. Est-ce que derrière ce reflet ce trouvait mon ''vrai moi''? Celui que j'arrivais à peine accepter?
Ce soir-là, encore, je ne serais pas moi-même. Et cette femme ne me connaîterais jamais sous mon vrai jour.
-Naruto !!
Iruka m'appelais depuis la cuisine. Je ne me fit pas appeler deux fois; je m'y rendit directement.
-Peux-tu m'aider à vider le lave-vaisselle? Ils arrivent bientôt et je suis un peu stressé... Dit-il.
-Pas de problème. Tiens, j'vais le faire. Finis ce que tu as à faire, à la place. Répondis-je.
-Merci, Naruto..!
-Pas de quoi !
Sur ce, il me quitta pour s'affairer à ses tâches, alors que je fis de même pour celle qui m'incombait.
Le temps passait, et je pensait de moins en moins au trouble qui me pesait. J'essayais simplement de vider le lave-vaisselle, lentement mais surement, comme demandé.
Ce fût lorsque je vidais le compartiment des assiettes que la sonnerie retentit dans la maison, et qu'iruka s'empressa d'ouvrir.
Ça y est, le moment était arrivé. J'allais la rencontrer. Les rencontrer.
Lentement, je me rendis vers la porte d'entrée, prêt à faire la connaissance de cette mystérieuse femme.
Plus j'avançai, plus quelque chose sembla clocher. Je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. C'était une voix; une voix que je connaissait.
Je continuai d'avancer vers la porte, de plus en plus perturbé. Qui? À qui appartenais donc cette voix? Ce n'était pas elle. Pas l'amoureuse d'Iruka, un de ses fils. Même les deux je dirais.
Des voix un peu rauques, avec un brin de sensualité...
Nononononononon. Pas comme ça. Simplement des voix familières. Enfin, j'arrivai devant les invités, et ce fut un battement que mon coeur manqua.
Je n'arrivai, sous l'effet de la surprise et la frayeur les plus totales, qu'à prononcer ce simple mot:
-Sa...Sasuke.. ?!
À suivre...
Qu'en pensez-vous ??
DONNEZ MOI PLEIN DE REVIEWS ET JE PUBLIERAI PLUS VITE MOUAHAHA
ok. Vous commencez.. maintenant? xD
Merci!!
Hily-chan xx
