06 Novembre 05 BS
Foret entourant le Château de Giling, Albion, continent d'Halkeginia
C'était le milieu de la nuit et les soldats que lui avait prêté le comte Fairfax tenaient des torches illuminant la zone tandis que Renner observait ses recrues nager dans l'eau glaciale. Le premier venait de traverser la rivière et se préparait à revenir sur la berge. Les recrues avaient reçu des instructions claire. Faire un aller-retour dans l'eau glaciale et personne ne pourrait se sécher ou mettre des vêtements secs et chauds tant que tout le monde n'avait pas fait l'aller-retour.
Renner observait la scène en silence en espérant qu'aucun accident n'arrive. Cela faisait quarante-huit heures que ni lui, ni ses recrues n'avaient dormi et sur Terre, il y avait des plongeurs pour s'assurer que personne ne se noie durant la traversé mais pas ici. Ici il n'y avait pas bateau pneumatique, il n'y avait de plongeurs avec des bouteilles d'oxygènes pour sauver la vie de ceux qui seraient incapable de faire l'aller-retour. La devise officielle de la Légion est Legio Patria Nostra, mais la devise Marche ou Crève est la plus connue. Aujourd'hui, en Halkeginia, c'était exactement ça. Pas d'hôpital, pas de véhicules de transport, pas d'hélicoptère de surveillance, pas de radio. Il n'y avait rien de tout ces équipements pour assurer la sécurité des recrues. Marche ou Crève. Avancer, avancer, avancer, AVANCER! C'était tout ce que les recrues savaient, pouvaient, faire. La seule chose qui les empêcher de se rebeller était le fait que Renner faisait la quasi-totalité des exercices qui leur assignait. Lorsque ce n'était pas une punition ou dans le but précis de les épuiser, il courait avec eux, faisait les pompes avec eux, nageait avec eux tout en dormant moins qu'eux car il prenait le temps de discuter avec ses hommes, de planifier la suite de l'entrainement et cela lui avait fait gagner le respect des hommes qu'il entrainait mais plus important encore: de tout les soldats du domaine du comte de Cameron. Les soldats du Comte Fairfax avaient vu à quel point les hommes qu'entrainait Renner étaient devenu meilleur, plus résistant, plus discipliné. Les recrues du mercenaire devenaient de vrais machines de guerre vivante. Les hommes du comte se prenaient conscience que Renner n'était pas un noble. Il se souciait de ses hommes. Il avait appris à ce qui ne savaient pas nager à nager, ceux qui ne savaient pas lire à lire. Renner venait d'une autre culture. D'une nation qui choisissait son chef et seulement pour une courte période au cas où il se révélait mauvais chef. Les soldats se mirent à rêver d'une telle nation et transmirent ces rêves à leurs familles et leurs amis. En ne faisant que raconter des histoires sur d'où il venait, Renner avait planté les graines de la révolution et avait gagné la loyauté de nombreux soldats de par son comportement. Bientôt. Bientôt la révolution en Albion se déclenchera et le continent sera englouti dans la guerre.
Sortant de ses pensées, Renner regarda les hommes s'agglutiner les uns aux autres pour partager leurs chaleurs corporelle. Lorsque le dernier homme revint il donna ses ordres.
« Vous avez cinq minutes pour vous sécher et vous habiller. On repart au pas de course! Allez on se bouge! »
02 Janvier 04 BS
Baraque de la GMPPC, Alentour du Château de Giling,
Albion, continent d'Halkeginia,
Les dix terriens se réunissaient pour la première fois depuis leur arrivé dix mois plus tôt sur cette terre à la fois étrange et similaire à leur monde d'origine. Le groupe plaisanta plusieurs minutes et se racontèrent les anecdotes qu'ils aient pu avoir au cours de leurs aventures avant que Renner les appela pour la réunion.
« Messieurs, je tiens tout d'abord à vous dire que je suis heureux de voir que nous n'avons pas subi de perte dans notre engagement initial. D'après ce que j'ai pu tirer de vos rapports que vous êtes parvenu à me faire passer, vous avez réussi à prendre le contrôle de vos villes respectives. Nous allons donc commencer par la ville de Manchester: Caporal Dragovic, Anatoly. Confrérie Noir.
- J'ai, pour le moment, vingt-huit assassins. Douze gars que j'ai récupéré dans la Guilde des Voleurs et le reste dans les rues. Les douze gars étaient trop violent et assoiffé de sang pour suivre les règles des voleurs alors j'en fait des assassins. J'ai réussi à leur imposer des limites morales mais j'ai peur qu'ils ne lâchent. Ce que nous avons sauvé dans les rues sont revanchard mais ils n'ont pas de problèmes de violences incontrôlables. Il y a encore quelques groupes qui s'opposent à nous mais nous contrôlons quasiment la ville.
- Merci. Légionnaire Tanaka, Nobutsuki. Guilde des voleurs.
- Pas grands chose à dire. J'ai quatre-vingt dix-huit hommes faisant parti de la Guilde. Il y a et aura toujours les voleurs qui refusent de se soumettre mais ils sont de plus en plus rare. Entre les gars de Dragovic et les miens, le crime de Manchester est sous notre contrôle.
- La ville de Blackburn maintenant: Caporal Vikovic, Vladimir. Confrérie Noir.
- C'est difficile. Il y avait déjà une sorte de Mafia en place. Avec Dublanc, on a éliminé plusieurs de leurs haut rangs et rallié ceux qui étaient oppressé par eux mais la guerre fais rage entre nos deux factions. Heureusement pour nous, ils n'ont pas pensé à enrôler l'aide des clochards et des voleurs ce qui nous donne un avantage non négligeable. Pour mes gars, j'ai soixante-trois hommes mais ce nombre varie entre les nouvelles recrues les morts contre la Mafia…
- Caporal Dragovic, lorsque la résistance à Manchester aura été écraser, vous divertirez vos ressources vers Blackburn pour mettre fin à cette guerre.
- A vos ordres Sergent, répondit le légionnaire.
- Bien. Légionnaire Dublanc, François. Guilde des Voleurs.
- J'ai le contrôle total des voleurs de Blackburn. Grâce ou à cause du conflit entre la Mafia et la Confrérie, les voleurs sont venu à moi pour une protection car j'ai fait répandre la rumeur que la Guilde des Voleurs était allié à la Confrérie. De ce fait pour ne pas se retrouver dans le feu croisé, ils se sont soumis. J'ai deux-cents quatre-vingt dix-sept voleurs sous mon commandement.
- Excellent et très impressionnant. Je suppose que les tensions sont fortes néanmoins.
- Étonnamment, non. Peut-être c'est par ce que je leur offre une protection et un sanctuaire mais ils respectent les règles de la Guilde sans faire de vagues.
- Bien. Légionnaire Zapfen, Bastian. Confrérie Noir de Newcastle. Rapport?
- Avec une tactique de Choc et Effroi, la Confrérie Noir a pris le contrôle de la ville en à peine deux mois. La population est terrifié et les crimes sont virtuellement inexistant. Seul ceux autorisé par la Confrérie ou la Guilde des Voleurs ont encore lieu. Les nobles ont commencé à nous engagé pour leurs sale boulots et les coupe-jarrets et tout les autres criminels de la région cherchent soit à nous rejoindre soit à fuir. Newcastle nous appartient. Pour les effectifs. Cinquante hommes dans la ville, cinquante autre dans la campagne environnante et j'ai pris l'initiative d'envoyé vingt autres à la capital: Londinium. Donc cent-vingt assassins à mon compte.
- N'est-ce pas un peu précipité d'envoyer ces hommes conquérir une autre ville si tôt? Pouvons nous être sur de leur loyauté? demanda Vokovic, le chef de la Confrérie de Blackburn.
- Non, répondit aussitôt Zapfen. Cela fait presque un an que ces hommes combattent à mes côtés. Je leur ai instillé la même fidélité que celle présente dans la Légion. Ils nous sont loyal. Et s'ils nous trahissent… Ils connaissent la punition… comme vous tous ici.
- Une exécution publique devant le reste de la Confrérie et le cadavre exposé à la population, commenta Vikovic.
- Je te fais confiance Zapfen. Tu connais mieux tes hommes que nous. Légionnaire Xing, Li. Guilde des Voleurs de Newcastle.
- Bah. Pas grand-chose à dire Sergent. Avec la prise de pouvoir de Zapfen, les voleurs de la villes ont été plus qu'heureux de se soumettre, leur permettant ainsi de continuer leurs larcins sans risque de se faire tuer de manières violentes et atroces. Avec la garde de la ville, ils peuvent leur graisser la patte et s'en sortir relativement indemne. Pas avec la Confrérie. J'ai donc le joli nombre de quatre-cents six voleurs sous mes ordres.
- Excellent. Envoie tes voleurs les plus fidèle dans les autres villes pour en prendre le contrôle. Commence par Londinium en support des assassins de Zapfen.
- A vos ordres Sergent.
- Caporal Durand, Matthieu. Tu n'as pas crée une Confrérie mais crée une boutique d'invention. Une explication?
- C'est simple Sergent. Portsmouth est une ville commerciale et portuaire. En créant des inventions de notre monde et en les vendant à des prix exorbitant aux nobles, je génère des revenus qui me serviront à embaucher et construire de nouveaux ateliers. Mes employés auront de l'argent à dépensé ce qui génèrera des revenus pour les autres qui dépenseront également boostant ainsi l'économie et créant une classe moyenne. Je rachèterai des boutiques et en peu de temps, je serai à la tête d'une multinationale et ces fonds serviront à notre révolution et avec cet argent et notre armée privée, nous contrôlerons Albion dans l'ombre. Nous aurons le monopole économique dans tout le pays, une armée professionnelle sans égal dans ce continent et une technologie pouvant rivaliser avec la magie de ce monde. Nous serons les garants de la Démocratie. Quelque soit le pays, les premières années de la Démocratie font face à des coups d'états et des factions se livrant des guerres d'influences. Nous serons les garde-fous du nouveau gouvernement. Personne ne pourra s'opposer à nous.
- Un pouvoir terrible Caporal.
- C'est pourquoi nous avons besoin d'un Conseil. Celui qui est à la tête de la GMPPC, celui qui est à la tête de toutes les branches de la Confrérie Noir, celui qui est à la tête de toutes les branches de la Guilde des Voleurs, celui qui est à la tête de la multinationale et enfin le président de la Croix-Rouge. Cinq membres. Il faudra donc que la majorités des personnes présentent soient d'accord pour que l'on puisse agir. Afin que l'on soit sur d'agir dans le meilleur intérêt du peuple.
- Attendez un peu! intervint la seule femme du groupe. Je ne suis pas d'accord! La Croix-Rouge est une organisation à but non-lucratif. Nous ne prenons pas de partis dans les conflits et encore moins en politique! Et c'est exactement ce dans quoi vous me trainez là!
- Il nous l'avis de quelqu'un qui ne prends pas part aux conflits, répondit Durand. Si vous refusez, le conseil sera constitué uniquement de soldats. Nous préfèrerons la solution de « détruit et oubli ». Votre voix nous empêchera de tirer d'abord et de poser les questions ensuite. Nous sommes entrainé à penser d'une certaine manière. Vous, non. Votre voix comptera pour nous. Au lieu de foncer et de détruire l'obstacle, vous nous permettrez peut-être de le contourner ou simplement de le déplacer. Nous avons besoin de vous dans ce Conseil.
- Il a raison Doc, dit simplement le Sergent Renner.
- … Je vais le regretter pas vrai? demanda la femme résigné à sa nouvelle fonction.
- Un peu, confirma Zapfen avec un sourire immense.
- Bien. Passons à la suite. Caporal Servasse, Pierre. Guilde des Voleurs de Portsmouth.
- Sans la menace de la Confrérie, mon travail est beaucoup plus difficile. Je contrôle à peine un quartier mais heureusement, c'est le quartier commerçant. Les revenus sont bons et mes hommes loyal car j'en ai sortit plusieurs de prison mais c'est difficile.
- Des renforts seront redistribué lorsque toutes les villes où nous nous sommes installés seront fermement en notre contrôle. Je suppose que c'est à moi de faire mon rapport maintenant.
Pour le bénéfice de ceux qui ne sont pas légionnaires, je vais vous expliquer. Pour être un légionnaire, il faut faire la marche Képi Blanc de soixante kilomètres avec fusil et un paquetage de vingt kilos en deux jours. Tout cela après quatre semaines d'entrainement physique et de formation à la vie militaire. Il y a ensuite dix semaines de formations élémentaires. Après trois mois et deux semaines, le légionnaire est prêt à être affecté à un régiment. Cela fait neuf mois que je les entraines. Pourquoi? Tout simplement parce que j'étais un officier dans l'USMC et je les entraines à devenir des officiers. Ils seront mes officiers et entraineront les autres recrues. Cette année, je viens de créer la colonne vertébrale de la GMPPC. Dans une autre année, notre armée sera prête. Des questions?
- Qui seront les têtes de factions? demanda Zapfen.
- Toi pour la Confrérie Noir.
- Moi?! Je suis légionnaire! Pourquoi pas l'un des caporals?
- Parce que c'est toi qui t'es le mieux adapté à cette situation. Tu n'es parti de rien et regarde ce que tu as accompli. Tu es et tu sera parfait comme Grand Maitre de la Confrérie Noir. Dracovic, Vikovic, comme Zapfen est désormais le chef de la Confrérie Noir en Albion, votre rang sera Maitre Assassin. Lorsque la Confrérie s'étendra dans les autres nations du continent, Zapfen, si toujours vivant prendra le titre de Mentor en tant que chef suprême de la Confrérie et quelqu'un devra prendre le titre de Grand Maitre en tant que chef de toutes les branches de la Confrérie d'une nation.
Pour la Guilde des Voleurs… Servasse, tu sera le Grand Maitre de la Guilde et lorsque la Guilde s'étendra aux autre nations, ton titre sera Renard-Gris.
- On est vraiment à fond dans The Elders Scrolls, sourit Zapfen.
- C'est plus facile de s'en souvenir, répondit Renner d'un hochement d'épaules. Je vous ai fait préparer un codex avec les rangs et les règles de vos factions. C'est un quasi plagiat mais ça fera l'affaire. Un second codex avec les symboles de la Guilde des Voleurs pour savoir qui est protégé ou pas. Cette fois c'est un plagiat total de Skyrim. donc si vous familiers avec les symboles du jeu tant mieux sinon apprenez-les et transmettez-les à vos subordonnés. D'autres question?… Bien remettez vous au travail alors. La guerre sera bientôt présente. »
