Disclaimer: Bleach ne m'appartient pas et l'histoire est la traduction de la fic de ReiraKurenai :) bonne lecture !
Just like a ghost
Je m'était sûrement endormi au fil de mes pensées, car lorsque j'ouvris les yeux, les rayons du soleil brulèrent mes yeux. J'étais couchée sur un banc du parc.
Bon sang, qu'est-ce que j'avais avec les bancs des parcs moi? Sérieusement? Je finissais toujours par m'endormir ou m'asseoir sur l'un deux! Enfin, je pense que j'ai une bonne excuse de le faire maintenant. Après tout, où peuvent dormir les fantômes?
C'est ça. Je suis un fantôme. Moi, Kobayashi Velvet était morte un jour auparavant dans un accident bizarre, quand un camion surchargé en excès de vitesse était venu s'écraser sur moi. Ma tête avait presque été arrachée de mon cou et les médecins n'avaient pas été capables de me sauver. Alors me voici, morte.
Les bruits de cliquetis de la chaine attachée à ma poitrine commençaient vraiment à me taper sur les nerfs. Je ne souhaitais qu'une chose, c'était l'arracher, mais j'avais l'impression qu'il ne valait mieux pas que je le fasse, j'ignorai donc mon envie et me levai. Le matin était clair, c'était signe de belles journé n'y avait pas non plus de nuages, ce qui signifiait qu'il n'allait pas pleuvoir. Je détestais la pluie. Mais je savais que ça allait être une chaude journée à cause du flux d'humidité chaude qui me frappa.
Je n'avais pas de temps à perdre. J'avais une mission à accomplir. Qui impliquait un satané harceleur blond, pervers, qui avait en quelque sorte effacé mes souvenirs. Ou au moins trifouillé dans ma tête. Je n'avais aucune idée de comment il avait fait ni de qui il était. Mais je m'étais promis de faire la lumière sur cette affaire.
Même s'il ne pouvait pas me voir.
Déterminée, je me levai et étendis les bras au dessus de ma tête. Très bien! Je me sentais très énergique aujourd'hui ... et ces étranges auras qui flottaient dans l'air la nuit dernière s'étaient évaporées. Je ne savais pas ce qui avait causé ce changement d'atmosphère, mais tant que je pouvais respirer tranquillement, je m'en fichais complètement.
Je décidai de prendre le bus ce matin. Comme je n'avais pas à payer (personne ne pouvait me voir de toute façon), je pouvais juste monter et y rester pour aussi longtemps que je voulais. Encore un autre aspect sympa de la mort. Vous pouvez pratiquement faire tout ce que vous voulez! c'est juste dommage que l'on ne puisse pas toucher quoi que se soit de matériel. Je tuerai pour un café à l'heure actuelle.
En parlant de café. Ce salaud d'Hirako me devait encore la somme de ses huit cafés depuis deux ans. Fait chier, maintenant que je suis morte, je ne pourrai plus lui faire payer sa note! C'était vraiment frustrant, sachant que tout les problèmes non résolus de ma vie était encore tous ... et resterons pour toujours ... en suspens.
Mon frère aîné, Takumi, était dans le coma depuis septs mois déjà. Pourquoi? Même moi je ne le savais pas. Un jour, j'avais reçu un appel disant que mon frère s'était cogné la tête et qu'il était à l'hôpital pour se faire opérer. Il ne s'était pas réveillé depuis. J'ai raté la moitié de ma première année à cause de ça.
C'est pourquoi j'avais redoublé mon année. Enfin ... jusqu'à ce que je meure bien sûr. Maintenant, tout ce que je faisais, c'était me promener dans Karakura en essayant de trouver quelque chose pour me divertir, en attendant d'être envoyée au ciel. Je ne sais pas comment. Mais je suis sûr qu'il y a un moyen. Il suffit juste de le trouver.
Le bus s'arrêta en face du lycée. Quelques étudiants descendirent du bus, ainsi que quelques personnes qui devaient travailler dans le quartier. Je descendis la dernière et levai les yeux vers le bâtiment qui était encore hier, mon lycée. Prenant une profonde inspiration, je me dirigeai vers l'intérieur. Je pensais que personnes ne pouvaient me voir, mais je n'étais plus sûre de rien à ce sujet.
Après tout, Ishida m'avait bien vu hier. C'était une longue histoire. Pour résumer, il avait été attaqué par un monstre effrayant, qui apparemment, seuls les fantômes peuvent voir, et il m'a ordonné de courir après avoir constaté que j'étais morte. Ce que j'ai fait ensuite avec lui? Nous avons couru à l'autre bout du parc et je n'ai strictement aucune idée de ce qui s'est passé après, mais j'avais eu un mauvais pressentiment.
J'entrai dans la salle de classe en traversant la porte. Personne ne réagit à mon entrée, à mon grand soulagement. Ishida n'était pas encore là. Ce qui était vraiment étrange, car il arrivait toujours en avance. Je haussai les épaules et me dirigeai vers mon bureau. Je le regardai un moment. Mes livres étaient toujours rangés dans le compartiment en dessous. Rien n'avait changé, et pourtant ... les professeurs savaient-ils que j'étais morte?
Un flash orange attira mon attention. Je tournai la tête vers le pissenlit. Celui-ci entra dans la classe, son sac posé négligemment sur son épaule. Au lieu de sa grimace habituelle et de son regard agacé, il avait un air un peu ... déprimé. Il leva les yeux une fraction de seconde vers mon bureau, leva un sourcil, puis s'assit à son bureau. Je l'observai un certain temps. Il n'avait pas l'air d'être lui-même.
"Bonjour Kurosaki-kun!" S'écria une voix féminine très énergique. Orihime Inoue se tenait fièrement dans le fond de la salle, le bras s'agitant dans les airs. À côté d'elle se trouvait l'homme auquel je rêvais de mettre un bon coup de pied dans les couilles.
Hirako Shinji. Dieu que je le déteste! Plus que tout au monde! Il avait de telles réactions sarcastiques envers les filles. Que j'étais certaine qu'il allait mourir seul.
Ichigo n'eut pas le temps de répondre, parce que l'idiot tentait déjà d'embrasser Orihime qui se rappela miraculeusement de son nom. Il se contenta donc de la serrer à l'improviste, ce qui provoqua une crise de jalousie chez Keigo, mais Shinji resta calme et se contenta d'ignorer le pauvre garçon. Alors que Keigo était sur le point de craquer, Chizuru, la lesbienne aux cheveux rose intervint. Je ris nerveusement pendant qu'elle se préparer à attaquer Shinji pour avoir toucher sa "sublime Orihime", qui ne peut jamais dire non à personne à cause de son grand coeur.
Shinji se tenait devant elle, son bras autours des épaules d' fit bouillir mon sang de le voir la toucher comme ça, mais je refoulai l'envie de marcher vers eux et de le tabasser, parce que, après tout, je n'y arriverais pas.
Je suis morte après tout. Je soupirai et m'assis sur le sol, contre le mur, là où personne ne pourrait me voir à moins d'être en face de moi. C'a allait vraiment être ennuyant d'être assise là toute la journée et d'attendre que Shinji rentre chez lui pour le suivre.
"Viens avec moi une seconde Hirako", siffla la voix d'Ichigo alors qu'il saisissait le blond par le col, le trainant hors de la salle. Je levai les yeux, perplexe. Qu'est-ce qui venait de se passer? Tout le monde dans la classe se tut quand la porte se ferma.
"Qu ... qu'est-ce qui s'est passé avec Ichigo?" demanda Chizuru, "Quand est-il devenu si sérieux?"
"Ichigo?" gémit Keigo pendant qu'Orihime regardait Chad, le géant de la classe qui resta silencieux.
Quelque chose de vraiment bizarre se passait. Je me levai et décidai donc de les suivre.
Je regardai Ichigo claquer Hirako contre la balustrade du couloir extérieur, sa main empoignait toujours le col du blond. Je fis la grimace quand le cou de Shinji se cogna contre l'acier.
"Ow", gémit-il, assez fort pour que je l'entende. Je me cachai derrière le mur du bâtiment enface d'eux. Le visage déprimé d'Ichigo devint soudainement sérieux et meurtrier. D'un certain point de vue, il semblait plus vouloir tuer Shinji que lui parler.
Le rouquin sembla dire quelque chose qui fit hausser les épaules de Shinji. Celui-ci lui répondit quelque chose en retour. La bouche d'Ichigo bougea encore et Hirako regardait maintenant la tête sur le côté, tirant la langue d'une manière qui se voulait comique. Cela sembla énerver Ichigo, car il devint plus agressif dans ses paroles. Je ne comprenais pas comment Shinji faisait pour lui répondre en souriant. Le visage coléreux du pissenlit disparu aussitôt et il prit un air absolument horrifié en écoutant ce que Shinji lui disait.
Je ne pouvais pas les entendre, mais j'étais sûre qu'Hirako menaçait Ichigo. Je savais qu'il faisait partie des Yakuza! Il ne pouvait pas y avoir d'autre explication à cela!
Je regardai Ichigo lâcher violemment Shinji, ce qui le fit s'effondrer au sol. Il dit quelque chose puis tourna vivement les talons et s'éclipsa. Shinji se leva, un large sourire sur le visage qui m'envoya un long frisson dans le dos. J'avais toujours su qu'il était effrayant, mais pas fou à lier!
En regardant le blond disparaitre, je repérai une touffe de cheveux noirs sur le mur opposé de l'endroit où je me trouvais. On dirait bien qu je n'étais pass la seule à avoir assister à cette scène. Arisawa Tatsuki semblait mortifié et triste en regardant l'endroit où son ami d'enfance se trouvait, il y avait un instant.
À la fin des cours, je fis en sorte de suivre Shinji immédiatement. Heureusement, Ishida ne m'avait pas aperçu de la journée, il ne m'avait donc pas approché pour me demander la raison de ma mort. Ochi et les autres enseignants n'avaient rien dit sur ma mort, ce qui signifiait qu'il y avait surement dû y avoir un retard à la publication de mon certificat de décès, ou quelque chose dans le genre.
C'était logique. Puisque mon seul parent était dans le coma, comment aurait-il pu signer quoi que ce soit ? Donc, avant de pouvoir être étiquetée "morte", ils devront trouver un autre membre de ma famille, ou trouver un moyen de réveiller mon frère. Ce qui était impossible. La seule façon pour qu'il se réveille, c'était qu'il le fasse de lui-même. Et cela pouvait prendre des années. Ou ne jamais arriver.
Suivre Hirako était facile. Il ne regardait pas autour de lui et ne faisait aucun mouvement pas que j'avais peur qu'il me voie, car il ne le pouvait pas, mais je devais faire attention. Il marchait avec son sac sur l'épaule, marchant les jambes écartées (presque comme s'il était un crabe) et parlait tout seul.
"J'suis crevé" gémit-il avec son accent d'Osaka, "j'suppose que c'est parce que j'suis plus habitué à ce genre d'activités".
Je me rapprochai rapidement et me cachai derrière un mur.
"Et c'est quoi ce test stupide juste après les vacances d'été? Ridicule!"
Je refoulai un rire qui menaçait de s'échapper de mes lèvres. J'avais du mal à croire que cet effrayant harceleur pervers détestait l'école! Eh bien, tout le monde détestait l'école, mais son cas semblait différent.
"Et pourquoi dois-je aller au lycée et être le recruteur d'Ichigo? J'comprends pas."
Mais yeux s'écarquillèrent de stupeur. Recruteur? Cela signifiait-il qu'il tentait de recruter Ichigo parmi les Yakuzas ou quelques chose dans le genre ?
Oh la vache! Ça foutait les jetons! Il fallait vraiment que j'éclaircisse les choses. Je regardai autour de moi pour m'assurer que la voie était libre afin d'avancer, mais mes yeux se posèrent sur une petite fille blonde habillée en rouge qui s'approchait d'Hirako. Je décidai alors de rester immobile et de regarder.
La jeune fille s'arrêta derrière le blond, leva sa jambe et le frappa violemment dans le dos, faisant faire à Hiraker à magnifique vol plané jusqu'au mur de briques en face de lui. Je ne pus retenir une grimace quand son visage entra en collision avec les briques et qu'il s'éffondra sur le sol. Je le vis marmonner et peiner à se relever. Je pouffai de rire. Rire que je supprimai rapidement, cependant. C'était étrange, j'essayais de me cacher ... de quelqu'un qui ne pouvait pas me voir!
"Aie! Qu'est-ce que! Qui diable es-tu?" Cria Hirako. Mais il stoppa net sa phrase quand ses yeux bruns rencontrèrent ceux de la blondinette. Il écarquilla les yeux et je pouvais y voir de la panique.
"Salut Hiyori", marmonna-t-il. La jeune fille, qui portait une épée dans son dos que je venais à peine de remarquer, enleva calmement sa sandale jaune et la prit dans sa main. Puis, à peine une seconde plus tard, elle la claqua sur la tronche du blond qui s'effondra de nouveau par terre. Je refoulais l'envie de me tordre de rire. C'était divertissant à souhait de voir ce pauvre type se faire frapper.
"Qu'est-ce que tu fais à flâner ici trou du cul?" Cria la fillette. Sa voix était aiguë et très agaçante. À la minute où elle ouvrit la bouche, je grinçai déjà des dents. J'avais le sentiment que ce n'était pas le genre de fille avec lequel j'aurai voulu être amie. Oh, et elle avait aussi un accent d'Osaka. Génial, deux voix énervantes.
"Désolé", marmonna Hirako, une ecchymose rouge sur sa joue. La jeune fille nommée Hiyori lui attrapa les cheveux.
"Où est Ichigo Kurosaki?" cria-t-elle. Le blond grimaça.
"Eh bien, il est toujours ..." Tenta d'expliquer Hirako avant de se faire interrompre par Hiyori.
"Qu'est-ce que ça veut dire "il est toujours"" ...?" Tu vas aller le convaincre et l'amener maintenant!" cria-t-elle encore plus agressive qu'auparavant.
"On ne peut rien y faire!" gémit Shinji, "il ne m'écoute pas!"
" Et alors? Utilise la force!" aboya la gamine.
"Hein?" s'écria Hirako, "ce n'est pas ce que tu m'as dit l'autre jour!"
Un autre rire s'échappa de mes lèvres. Oh, cette fille pétait son câble, et je devais avouer que c'était très amusant.
"Je l'ai trouvé", s'écria une autre voix féminine, plus douce. Je frôlai la crise cardiaque quand mes yeux se portèrent sur Inoue Orihime et Sado Yasutora (ou Chad).
"Hein?" fut tout ce qui sortit des lèvres d'Hiyori et d'Hirako quand ils se tournèrent vers les deux nouveaux visiteurs.
Hirako sauta sur ses pieds, "Orihime-chan ..."
"Shinji", déclara Hiyori en lui indiquant de se rapprocher avec un signe du doigt. Hirako, s'approcha avec des grands yeux vers la gamine pour entendre ce qu'elle voulait lui dire, avant d'être frappé sur la tête.
"T'as été suivi, tête d'oeuf!" aboya la blondinette.
Orihime ignora l'agitation et s'avança, "Même si je demandais à Kurosaki-kun de me dire ce qu'il se passe, il ne me dira rien. J'ai donc pensé que je devais donc vous demander directement Hirako-kun".
Hiyori dévisagea la grande fille bien dotée sur toute sa longueur pendant qu'Hirako se tenait le front à cause de la douleur. Je serrai les poings. Qu'est-ce que venait faire Orihime ici? Elle semblait si sûre d'elle. Je n'avais jamais aimé Orihime, elle était le genre de fille gênante sur laquelle tous les garçons bavaient. Et elle réussissait tout ce qu'elle entreprenait. Surtout au lycée. J'étais jalouse d'elle.
"Qui êtes-vous?" demanda Orihime. Hirako enleva sa main de son front et regarda Orihime avec de grands yeux. "Et que voulez-vous à Kurosaki-kun?"
"Hey"renifla Hiyori, "tu penses vraiment qu'on va te le dire?"
Le silence s'abattit sur le groupe. Eh bien, je pouvais häir Orihime, mais elle marquait un point. Et je voulais aussi avoir des réponses à ces mêmes questions. Donc j'espérais qu'elle otiendrait des réponses.
"Sarugaki Hiyori", déclara la blonde après un certain temps de silence. Tchad et Orihime clignèrent des yeux.
"Hein?" fut la seule chose qui s'échappa de leurs lèvres.
Hiyori grogna de nouveau et se pointa du doigt, "Non pas "hein", c'est mon nom. Mon nom! Dites-moi le vôtre".
Orihime cligna des yeux à nouveau, mais se reprit rapidement, "Inoue Orihie ..."
"Sado Yasutora", répondit calmement Tchad. Ça devait surement être ses premiers mots de la journée.
"Hum", renifla Hiyora, "Un tigre et une princesse hein? Quels noms sympas! Nos noms à nous signifient une palme et un singe! Je suis jalouse!"
L'expression d'Hirako resta stoïque tandis qu'il leva son petit doigt et se frotta le nez "Comment ça une palme? Danc je suis le seul qui n'est même pas une chose vivante? C'est ça ? Ne m'inclus pas la dedans, si ça n'a pas de sens ... idiote".
Hiyori regarda Hirako du coin de l'oeil puis le frappa, laissant Orihime et Tchad les yeux écarquillés. Je refoulais un autre fou rire, encore une fois.
"Mais, elle à les cheveux aussi raide que des baguettes! Elle me fait vraiment chier cette fille", fit Hiyori calmement.
Hirako marmonna tout en essayant de s'occuper de son nez en sang, "Tu es juste jalouse d'Orihime-chan"
Ce qui lui valut une autre claque.
Hiyori se redressa, "Eh bien d'accord, j'ai rien à vous dire".
Elle posa sa main sur le pommeau de son katana (d'ailleurs pourquoi avait-elle un katana?), tandis que son visage devenait menaçant. Elle plissa les yeux et sourit méchamment, "Alors vous allez juste mourir ici".
Les yeux d'Hirako s'élargirent et dans un éclair, il attrapa Hiyori et se précipita rapidement loin d'Orihime et de Tchad, passant devant moi, me laissant sous le choc. Il était rapide. Très rapide.
"Excusez-nous!" s'écria-t-il.
"Attendez!" appela Orihime, mais elle fut arrêtée par Tchad. Je ne perdis pas mon temps pour les écouter. J'étais trop occupée à courir après Hirako qui venait de quitter les lieux. Je ne pouvais pas me permettre de le perdre maintenant, j'étais déjà loin!
Quand je les rattrapaient finalement, je me trouvais dans un quartier d'entrepôts abandonnés. J'ai regardé Hirako et Hiyori disparaître dans un vieux bâtiment usé. Mais ce qui se passa ensuite me laissa sous le choc, ils avaient tout bonnement disparu. La porte était grande ouverte, mais je ne voyais personne à l'intérieur. C'était comme s'il y avait une vitre teintée devant moi.
Ce qui me choqua également, c'était l'absence d'animaux et d'insectes aux alentours. Il y avait un énorme espace entre là où ils se déplaçaient et l'entrepôt. Je fronçai les sourcils et levai les yeux.
C'était probablement là où il tenait leurs réunions mafieuses. Après tout, avec toutes les choses que j'avais vu, j'étais sûre qu'Hirako faisait partie de la Yakuza. Ou quelque chose dans le genre. Je veux dire, la gamine avait un katana! Un katana! C'était une arme! Et elle avait voulu tuer Orihime? Combien de personnes avait-elle tué avant? Des tonnes?
Ravalant la boule qui s'était formée dans ma gorge. Je plissai les paupières pour essayer de voir s'il y avait du mouvement à l'intérieur de bâtiment. Je fus choquée quant au lieu d'aperçevoir des figures humaines, je vis des lumières. Je tombais en arrière. La lumière disparut.
Je fronçai les sourcils. Je pouvais jurer avoir vue une petite lumière dorée à l'intérieur de l'entrepôt! Et ce n'était pas une lumière ordinaire. Je plissai mes paupières de nouveau et tentai de me concentrer.
Elle était de nouveau là! Une petite lueur dorée. Je la regardai, elle tremblotait et devenait plus intense. Elle dégageait une sorte d'aura diffuse et réconfortante. La même sensation que j'avais ressentie quand j'avais entendu le rugissement du monstre, mais cette fois il était plus chaud ... et plus agréable. Presque comme s'il était contrôlé, et il me semblait si familier. Puis, plusieurs lumières se mirent à clignoter et un groupe de sept lueurs rejoignirent le doré. Je ressentis différents types d'énergie, certaines étaient douces, d'autres en colères, mais pas une seule ne me procura de mauvaises sensations ou ne me retourna l'estomac. Elles étaient si semblables au monstre et pourtant si différentes.
Je n'avais aucune idée de ce qu'étaient ces lumières, ou même ce qu'elles représentaient, mais j'étais curieuse de savoir ce qu'il se passait à l'intérieur du bâtiment, je m'approchai. Hésitante, je décidai finalement d'avaler ma fierté et ma peur et traversai la porte. Je fis la grimace quand quelque chose frappa ma peau. On aurait dit une décharge électrique, mais elle disparut rapidement quand je franchi l'entrée. Quand je fus à l'intérieur, je me trouvai choquée, encore une fois.
Un groupe de huit personnes se trouvait en face de moi. Ils me faisaient tous face. Hirako et Hiyori étaient parmi eux. Mes yeux se posèrent sur le grand homme aux cheveux rose vêtu d'un costume vert. Je le reconnus immédiatement.
On dirait bien que mes théories étaient exacte. Hirako connaissait bel et bien mon "viel ami" Hachi. Ce qui me surprit, c'était le fait que chacun des huits personages devant moi portaient une épée. Même Shinji.
Putain de merde! Ce sont bien les Yakuza! Je le savais! Il ne pouvait pas y avoir d'autre explication à ça!
Je clignai des yeux quand je réalisai qu'il regardait dans ma direction. Je fronçai les sourcils et regardai derrière moi s'il y avait quelque chose d'étrange. Rien. Rien qui pouvait susciter leur intérêt.
A moins qu'ils ... pouvaient me voir? Mais c'était impossible. J'étais un fantôme et eux ils étaient ... humains. N'est-ce pas! N'est-ce pas? N'est-ce ...
Alors pourquoi continuaient-ils de me regarder?
L'un deux, un homme aux cheveux blanc et à la silhouette musclée avait l'air très perturbé par ma présence (enfin, s'il pouvait me voir), parce que son emprise sur le manche de son katana se renforça.
Personne n'osait bouger? Personne n'osait rien dire. La première personne à rompre le silence fut Hirako qui se tourna et s'approcha de moi. Je déglutis et reculai. Son sourire avait été totalement effacé de son visage, laissant la place à une expression solennelle. Il s'arrêta devant moi. Nous étions à quelques centimètres l'un de l'autre et il me dominait de toute sa hauteur. Je n'avais jamais remarqué qu'il était si grand!
Hirako ne dit rien. Il baissa son regard vers mes yeux améthyste. Ses orbes bruns étaient sévères et affligés. J'essayai d'avaler la boule qui s'était formée dans ma gorge, intimidée par son regard. Il tendit ses doigts maigres vers moi et les enveloppa autour de la chaine reliée à ma poitrine. J'ouvris la bouche et regardai vers le bas quand il tira doucement dessus, presque comme s'il voulait se prouver qu'elle était bien là.
Il pouvait me toucher!
Je levai de nouveau les yeux vers les siens, à la recherche d'une sorte de réponse, mais ses yeux étaient vides.
"Velvet" murmura-t-il, "Comment es-tu morte?"
Putain de merde, il pouvait me voir!
Yakuza= mafia japonaise.
merci à ma fabuleuse correctrice qui continue de corriger mes immondes fautes d'orthographe avec une main blessée (gros bisous ma belle !)Pour m'excuser de ma longue absence je posterai un deuxième chapitre dans les plus brefs délais.
N'hésitez pas à me laisser votre avis ça me redonnera du courage :)
Gros bisous!
