Coucou !
Voilà le chapitre 3, j'ai essayé de le faire un peu plus long !
Comme toujours, j'espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture !
XoXo Lilly x3
~ Celui que tu es ~
Chapitre 3 : Explications
Le lendemain matin, je me réveille lorsque l'on frappe à ma porte. Tout d'abord, mon cerveau ensommeillé pense que ma mère ira ouvrir, alors je reste couchée dans mon lit. Mais on frappe de nouveau et je réalise que, comme d'habitude, il va falloir que je me lève puisqu'elle est au travail. Je le fais alors avec une fainéantise énorme et traverse la maison, me cognant contre les murs. J'ouvre la porte et me retrouve face à Rebekah. Ma bouche s'ouvre pour prononcer son nom mais je me rattrape de justesse, je ne suis pas censée la connaître.
« Je peux faire quelque chose pour vous ? »
Elle me jauge carrément et exprime à haute voix ce que son regard signifie clairement :
« On ne me l'a fait pas à moi et encore moins quand c'est toi.
— Excusez-moi mais j'ai peur de ne pas bien comprendre. »
Après tout j'ai bien réussi à convaincre Klaus.
« Bon d'accord, je t'ai tué, c'est vrai, mais ce n'est pas une raison pour te comporter ainsi avec ta meilleure amie ET belle-sœur. » déclare-t-elle en croisant ses bras sur sa poitrine. J'arque un sourcil se voulant surpris. « Je suis vexée que tu continues d'essayer. »
Ma bouche s'ouvre, se referme. Cette opération se répète peut-être trois fois avant qu'elle ne me coupe dans mes pensées :
« Je peux entrer ? »
Je soupire bruyamment et me pousse pour la laisser passer, sachant pertinemment que, par ce geste, j'admets quasiment qu'elle a raison. Lorsque je referme la porte, elle reprend.
« Tu as des explications à me donner et quand je dis « des » cela signifie qu'il y en a plusieurs.
— Évidemment.
— Mais d'abord… »
Elle perd son air dur en une fraction de seconde, des larmes envahissent son joli regard et elle se jette dans mes bras. Mes bras se referment automatiquement autour d'elle, mon visage se niche dans ses cheveux et, à mon tour, des larmes me montent aux yeux.
« Ces siècles sans toi ont été une interminable torture » souffle-t-elle.
Ça y'est, les larmes coulent irrémédiablement sur mes joues. Elle s'écarte et prend mon visage entre ses mains en essuyant mes larmes de ses pouces.
« Comment est-ce possible ? » s'enquit-elle.
« C'est une très longue histoire…
— Étant donné que je ne compte plus jamais te quitter, je crois qu'on a tout le temps. »
J'acquiesce et on s'assoit sur le canapé, côte à côte, ses mains ne lâchant pas les miennes. Comme si rompre le contact serait revenir à cette « interminable torture ».
« Je… comment dire ? Je vivais dans un monde alternatif où l'on se connaissait » commence-je.
« Tu parles du passé ?
— Mon passé, Rebekah, pas le tiens. Un des présents que tu aurais pu avoir aujourd'hui » explique-je confusément. Maintenant elle me dévisage comme si j'étais une cinglée échappée de l'asile. « Dans cet autre présent, toi et moi… Toi et moi on se détestait. » Ses yeux s'agrandissent sous le choc. « Toi et ta famille n'étiez pas du tout comme vous l'êtes aujourd'hui, enfin… Je ne connais pas ceux que vous êtes aujourd'hui mais… dans cet autre présent, vous étiez assoiffés de sang, vous tuiez pour le plaisir. Vous avez tuez des amis à moi, de la famille de mes amis et… Bonnie, une de mes amies, a trouvé un moyen de m'envoyer dans le passé pour vous rencontrer et changer le cours des choses.
— Pourquoi toi ?
— A cause de mon lien particulier avec Klaus.
— De ton lien particulier ? Tu viens de dire qu'on a tué des gens, des personnes qui étaient tes amis…
— Mais Klaus… C'était le pire d'entre vous, il faut bien l'avouer…, je ne vais pas mentir mais lui et moi… je ne sais pas…, dès qu'il m'a vu, il m'a voulu.
— Étrange, n'est-ce pas ?
— Ça me donnait un certain pouvoir sur lui, c'est moi qu'on envoyait en tant que distraction et, à force de passer du temps avec lui, les choses ont changé. Mes sentiments pour lui ont changé. Je ne m'en rendais même pas compte avant d'être envoyée dans le passé. Je savais que j'étais attirée par lui mais pas que j'en étais amoureuse. C'était juste impossible à cette époque d'avouer que je l'étais, alors je me suis voilée la face. En arrivant dans le passé, tout un tas de souvenirs se sont créés dans ma tête et… Je vous aimais tellement, enfin, je vous aime tellement.
— Pourquoi ne pas vouloir dire la vérité ?
— J'étais un vampire, comme toi, avant d'être envoyé dans le passé. Ce voyage a fait de moi une humaine et avoir changé le future m'a fait le rester à l'heure actuelle. Pour moi ça a été… un cadeau immense, je sentais de nouveau mon cœur battre, je sentais la chaleur en moi et…
— Et ?
— Je ne veux pas gâcher ce cadeau. Je veux rester humaine. Mais si… Si je suis avec vous, si je me rapproche de nouveau de Klaus… Je sais que je voudrais être à ses côtés et aux vôtres pour toujours.
— Alors tu as choisi ton humanité à ta famille ?
— Je ne suis pas elle, Rebekah ! On m'a inventé une vie, une vie qui s'est logée dans mon cerveau et que j'ai l'impression d'avoir vécu, mais la vérité c'est que je n'ai réellement vécu qu'une infime part de cette vie. Et crois-moi, ça ne m'empêche pas de la chérir de toutes mes forces et ça ne m'empêche pas de t'aimer de tout mon cœur.
— Et Klaus ? Tu y as pensé ? » attaque-t-elle. « Tu as pensé à la douleur de voir sa femme décédée miraculeusement en vie des siècles plus tard et en tant qu'humaine ? Tu as pensé à la souffrance qu'il a ressentie tous ces siècles sans toi ?
— S'il te plait Rebekah, arrête ! » m'exclame-je en me levant. « Tu crois que je n'ai pas pensé à tout ça ? Tu crois que je n'ai pas envie de me loger dans ses bras chaque fois que je le vois pour ne plus jamais en partir ? Je l'aime ! D'accord ? Je l'aime autant que je l'ai aimé dans l'autre présent ou que je l'ai fait dans le passé et je l'aimerais toujours. Mais on a eu notre vie, on s'est marié et on a eu un enfant, je dois… Je dois évoluer et avoir ma vie maintenant.
- Et cet enfant ? » rétorque-t-elle. Mon sang se glace dans mes veines. « Et Maïa ?
— Maïa ? Elle est… elle est en vie ?
- Oui. Henrik l'a transformé à ses dix-huit ans.
- Henrik ?
- Eh bien… Klaus ne voulait pas le faire pour toi, alors tu imagines bien que pour sa fille se fut de même. Alors comme Henrik et moi sommes son parrain et sa marraine c'était à un de nous de le faire. Mais après avoir échoué avec toi… Je ne pouvais pas le faire. » explique-t-elle, son regard se voilant de tristesse.
« Ce n'était pas de ta faute.
— Je t'ai tuée.
— C'est faux… En étant envoyée dans le passé j'ai été coupé en deux. Quand je suis revenue, la moitié qui est restée dans le passé devait forcément mourir pour qu'elle me revienne, tu comprends ?
— Je ne t'es pas tuée ? » s'enquiert-elle. Je hoche négativement la tête et un poids semble s'enlever instantanément de ses épaules.
« Et… Comment va-t-elle ?
— Cette gamine est une accro du savoir » lâche-t-elle avec un sourire amusé. J'arque un sourcil interrogateur. « Elle aime faire de multiples études dans… tout, en réalité. On lui refait donc de faux papiers fréquemment, puis elle part à l'université et passe un diplôme.
— Comment est-elle ? La dernière image que j'ai d'elle, elle n'a que huit ans… » J'entends ma voix qui se déforme de plus en plus, j'ai une irrésistible envie de pleurer.
Elle me sourit et sort son portable, elle y cherche quelque chose et me le tend. Une image est affichée, celle d'une jeune fille blonde aux yeux bleus.
« Elle a le visage de Klaus » remarque-je en souriant.
« Oui mais ses yeux et cheveux sont définitivement de toi !
— Elle est magnifique. »
Une larme roule sur ma joue, je l'essuie rapidement.
« Elle pourrait venir tu sais.
— Non. Elle fait ses études, laisse-la. Je ne fais plus partie de sa vie maintenant. »
Elle fronce les sourcils en me dévisageant.
« Que me caches-tu, Caroline ?
— Comment ça ?
— Je t'en prie, je te connais ! Déjà que tu arrives à renier Klaus relève du domaine du miracle mais ta fille… Que se passe-t-il ? »
Je baisse les yeux sur mes mains avec lesquelles je commence à jouer nerveusement
« Caroline » insiste-t-elle. Je les relève dans ses yeux en avouant :
« Depuis que vous êtes arrivés je… Je perds la mémoire. Enfin… Ma mémoire de ma vie antérieur, celle où j'étais avec vous dans le passé.
— Comment est-ce possible ?
— Bonnie étudie la question.
— Il faut qu'elle trouve !
— Je sais… mais… Je ne veux pas la retrouver, qu'elle s'attache à moi et que je l'oublie, tu comprends ? Je ne sais même pas si je garderais ma mémoire actuelle, imaginons qu'après avoir oublié toute ma vie antérieur, je perde également celle de cette vie-là et que j'en oublie même cette discussion.
— Caroline…
— On ne sait pas, d'accord ? Et je ne briserais pas le cœur de ma fille, même si… Même si ça doit briser le mien, c'est compris ?
— Bien sûr… »
