Disclaimer : Les personnages, à l'exception d'Elizabeth et de son entourage vivant, ainsi que l'univers sorcier appartiennent à J.K. Rowling.
Note de l'Auteur : J'utilise l'orthographe anglaise de Draco Malefoy. Cette nouvelle est écrite en parallèle de « Etre à toi. » J'essaierai de publier le plus souvent possible les chapitres. Contrairement à ma première fiction, je ne sais pas encore comment celle-ci termine, seule l'inspiration me le dira, même si il y a quelques péripéties qui germent déjà dans mon esprit. Je vous souhaite une bonne lecture, en espérant que ce chapitre vous donnera envie de découvrir la suite.
Note de l'Auteure – 2 : Parfois, dans l'impatience de vous fournir la suite de l'histoire, il m'arrive de publier un chapitre sans m'attarder complètement sur la vérification de l'orthographe … Je m'en excuse d'avance mais sachez que je prends soin de corriger mes écrits le plus rapidement possible.
Chapitre 4.
Elizabeth émergera difficilement de son sommeil. Elle avait soif, comme si elle n'avait pas bu pendant plusieurs jours. Les yeux encore fermés, elle tendit le bras doit pour attraper la bouteille d'eau qu'elle avait l'habitude de poser sur sa table de nuit mais sa main droite se referme sur le vide. Surprise elle ouvrit un œil pour apercevoir une silhouette assise sur un fauteuil. Elle n'avait jamais eu de fauteuil dans sa chambre. Paniquée elle se leva brusquement dans son lit mais sa tête se mit à tourner et elle s'évanouit. A son deuxième réveil, la femme assise sur le fauteuil était à présent debout au bout du lit. Elizabeth ne la connaissait pas et sentit la panique la submerger à nouveau. Doucement, la femme s'approcha d'elle et lui tendit un verre d'eau.
- « Vous devez être un peu désorientée Miss Hastings. Ne vous inquiétez pas, c'est tout à fait normal après ce que vous avez vécu. Vous êtes à l'hôpital au St-Thomas's Hospital. »
Elizabeth cligna plusieurs fois des yeux. A l'hôpital ? Mais que faisait-elle-la ? Un rapide coup d'œil sur elle-même et la douleur qui commençait à se réveiller l'aidèrent à réaliser qu'elle devait être dans un sale état. Mais chaque chose en son temps, avant de comprendre comment elle avait atterri ici, elle souhaitait avant tout savoir qui était cette femme, qui à la vue de ses vêtements n'était certainement pas une infirmière ou un médecin.
- « Qui … Qui êtes-vous ? »
- « Oh, veuillez m'excuser Miss, la surprise de votre réveil m'en a fait oublier mes bonnes manières. Je suis Narcissa Malefoy. »
Élizabeth ouvrit grand les yeux.
- « Malefoy ? »
- « La mère de Draco. »
En entendant le nom du jeune homme, les images de la soirée à Piccadilly Circus revinrent à la mémoire d'Elizabeth. Elle voulait se lever à nouveau mais Narcissa l'en empêcha. D'une façon très douce afin d'éviter de lui faire mal, elle força Elizabeth à se recoucher et déplaça une mèche de cheveux du visage de la jeune femme d'un geste très maternel.
- « Rassurez-vous, il va bien, physiquement en tout cas mais votre coma l'a beaucoup affecté. Il doit beaucoup tenir à vous pour que cela le mette dans un tel état, mon fils n'est pas du genre à se préoccuper des autres. »
- « Au contraire madame. Le Draco que je connais est une personne très attentionnée. »
- « Alors c'est que quelque chose ou quelqu'un aura su le ramener dans le droit chemin. Mais je vous en prie Miss appelez-moi Narcissa. »
- « Très bien mais par pitié, cessez les Miss et appelez-moi Elizabeth. Pourquoi êtes-vous ici ? »
- « Draco a du s'absenter pour aller faire sa déposition et votre amie, Kate l'a accompagné. Il vous a veillé nuits et jours depuis votre arrivée ici. Il paniquait à l'idée de vous laisser seule dans le cas où vous vous réveilleriez alors j'ai proposé de garder un œil sur vous. »
- « C'est très gentil de votre part. »
- « C'est le minimum que je puisse faire pour remercier la jeune femme qui a sauvé la vie de mon unique fils. »
Narcissa se leva et se tourna vers Elizabeth avant d'ouvrir la porte.
- « Je vais aller prévenir l'infirmière de votre réveil. Reposez-vous Elizabeth. Maintenant que vous êtes de retour parmi nous, il va vous falloir des forces pour votre convalescence. »
Elizabeth ferma les yeux et s'endormit instantanément. Elle ignorait complètement la gravité de ses blessures mais tout ce qui lui importait c'était que Draco aille bien. Le pire avait été évité et elle remercia l'adrénaline de lui avoir donné la force nécessaire ce soir-là pour éloigner Draco du danger. Si le pire lui était arrivé, elle aurait préféré ne jamais se réveiller.
A son troisième réveil, Elizabeth se retrouva face à Kate et Blaise. En observant les cernes sous les yeux de ses amis, elle se rendit compte à quel point son état avait dû les inquiéter. Blaise fût le premier à s'approcher d'elle pour venir l'embrasser sur le front.
- « Tu nous as fait une belle frayeur la belle au bois dormant. Nous sommes ravis de te revoir parmi nous. »
- « J'ai dormis si longtemps ? »
- « Sept jour. Une semaine pour le commun des mortels mais une éternité pour moi. »
Elizabeth tourna vers la voix dont elle était impatiente d'entendre pour voir Draco dans le fauteuil où sa mère était assise il y a quelques heures. Elle lui sourit timidement. Il se le va et s'approcha doucement d'elle. Blaise attrapa la main de Kate qui ne s'était pas encore approchée de son amie pour l'entrainer dans le couloir.
- « Viens ma douce, laissons les prendre le temps de se retrouver. »
Il passa son bras autour de ses épaules et Kate attendit d'être dos à son amie pour laisser couler les larmes qu'elle retenait depuis qu'elle l'avait vu éveillée à nouveau. Une fois dans le couloir, Blaise enlaça tendrement Kate qui laissa pleinement sa tristesse s'exprimer. Tout en lui caressant délicatement les cheveux, Blaise tenta de calmer les spasmes de la jeune fille.
- « Tu trouveras les mots pour lui dire ma douce. Mais pas maintenant, pas tant qu'il y a encore un peu d'espoir. »
Dans la chambre d'Elizabeth, Draco s'assit sur le rebord du lit et posa délicatement sa tête contre la poitrine de la jeune femme. Elizabeth sentit les larmes humides de Draco qui traversaient le fin tissu de sa chemise de nuit. Malgré la douleur que lui faisait subir le haut de son dos, elle referma ses bras autour de Draco. Il semblait si fragile en cet instant.
- « J'ai tellement eut peur ne plus jamais entendre battre ton cœur. Ne me refais plus jamais ça Elizabeth, je n'y survivrai pas. »
Elle sentit les mains du jeune homme s'accrocher à son corps comme si il avait peur qu'elle ne disparaisse sous ses yeux.
- « Je suis là Draco. Nous sommes là. »
Un rayon de soleil passa au travers du rideau et illumina le visage du jeune homme. Elizabeth sentit une vague de chaleur l'envahir et prendre le dessus sur la douleur qu'elle ressentait dans son corps. Elle ne le trouva jamais aussi beau que ce matin-là, comme si elle le découvrait à nouveau pour la première fois. Portée par la magie du moment et la joie d'être à nouveau réunit avec Draco, Elizabeth laissa échapper les mots qu'elle se refusait encore à s'avouer à elle-même.
- « Je t'aime. »
Surpris par la déclaration d'Elizabeth, Draco se relava brusquement, entrainant une grimace de douleur sur le visage de la jeune femme. Elle sentit un vent de panique souffler dans l'esprit de Draco. Elle posa sa main sur sa joue.
- « Je ne te demande pas de me répondre. »
Draco attrapa la main de la jeune femme et en embrassa les doigts fins.
- « Pardonne-moi. Je n'ai jamais éprouvé ce genre de sentiments, je ne sais pas ce que cela signifie. Je n'ai pas été élevé comme ça Elizabeth. Mais ce que je sais c'est que depuis que je te connais, il ne passe une seule seconde sans que je ne pense à toi et ai envie de te sentir auprès de moi. Je n'ai jamais été aussi dépendant de quelqu'un et parfois cela m'effraie tellement. »
- « Je vois ton regard, j'entends ton cœur battre quand je suis près de toi Draco. Je n'ai pas besoin que tu mettes des mots sur tes sentiments envers moi pour savoir que tu tiens énormément à moi. Tes gestes, tes yeux en disent beaucoup et cela me suffit pour l'instant. »
Face à tant de compréhension de la part d'Elizabeth et l'aveu de ses sentiments envers lui, Draco ne put s'empêcher de se pencher sur la jeune femme et de l'embrasser, d'abord tendrement puis de plus en plus passionnément. Elizabeth passa ses bras autour de Draco pour l'approcher un peu plus d'elle. Elle voulait sentir son corps contre le sien. Le poids de Draco, qui tentait vainement de se faire plus léger pour ne pas lui faire mal, réveilla la douleur dans sa poitrine et Elizabeth ne put réprimer un cri. Draco s'éloigna à contrecœur et déposa un baiser sur le front de la femme à laquelle il tenait le plus. Il commença à se lever pour aller rejoindre ses amis dans le couloir et parler avec le médecin sur la suite de la convalescence d'Elizabeth quand celle-ci attrapa son poignet et plongea son regard vert émeraude dans les iris gris-bleutées de Draco.
- « Draco ? Pourquoi Kate n'est pas venue m'embrasser également ? »
Elizabeth vit le regard de Draco s'assombrir.
- « L'accident et ton coma l'ont beaucoup affecté également. Elle aussi a cru te perdre. Laisse-lui le temps de se remettre de ses émotions. Elle viendra te voir, ne t'inquiète pas. »
- « Tu mens. »
Draco sentit un pincement dans son cœur. Lui qui d'habitude était le roi pur cacher ses sentiments et ses pensées, il était tellement vulnérable face à Elizabeth. Celle-ci tourna la tête vers la fenêtre et son regard se perdit sur l'extérieur. Draco n'eut pas la force de lui répondre et préféra sortir de la chambre. Seul dans le couloir, il s'effondra contre le mur et pris sa tête entre ses mains. Le corps secoué par les larmes, il sentit une main se poser sur son épaule. Accroupie devant lui, il croisa les yeux bleus de la seule personne qui serait capable de l'aider à accepter les évènements.
- « Maman … »
Narcissa entoura son fils de ses bras protecteurs et commença à le bercer pour le calmer. Les prochaines semaines s'annonçaient difficiles, pour Elizabeth mais également pour Draco.
Elizabeth resta encore deux semaines à l'hôpital, le temps pour les médecins de s'assurer que sa période de coma n'avaient pas de eut de séquelles neurologiques. Par chance, elle retrouva l'intégralité de sa mémoire et de ses souvenirs de l'accident en quelques jours et les médecins ne s'opposèrent pas à un retour chez elle, à condition qu'elle soit suivie de près par une infirmière à domicile. Ses blessures physiques étaient superficielles pour la partie haute de son corps : une foulure au poignet gauche dues à son atterrissage sur la route et des entailles sur les bras et les épaules quand son corps avait glissé sur l'asphalte. Ce dernier avait d'ailleurs laissé une marque sur la joue gauche de la jeune fille. Les blessures les plus graves concernaient ses jambes et son bassin. Brisées en plusieurs endroits par la violence du choc, les médecins avaient dû en remplacer une partie par des implants et n'osaient pas encore se prononcer tant qu'elle n'aurait pas fait les premières radios de contrôles de consolidation. Mais ils avaient bon espoir que leur jeune patiente remarche normalement un jour. Kate arrivait dans le couloir où était située la chambre d'Elizabeth quand elle entendit des cris provenir de l'intérieur. Elle ne mit pas longtemps à comprendre l'origine de la colère de son amie. Bon sang ce qu'ils pouvaient être bornés ces médecins ! Elle leur avait pourtant bien dit d'attendre qu'elle prépare Elizabeth à la nouvelle ! Elle se sentit coupable également, elle n'avait pas réussi à trouver les mots pour en parler avec elle, et ce n'est pas faute d'avoir essayé, mais comment dire à sa meilleure amie, pour qui c'est toute sa vie, qu'elle ne pourra très certainement plus jamais danser ?
- « Lizzie, je t'en prie calme-toi ! »
- « Et toi ! Oui, toi ! » Hurla-t-elle à l'attention de Kate. « Estime-toi heureuse que je sois bloquée dans ce lit et que cela m'empêche de venir de te coller mon poing dans la figure ! »
Kate allait parler mais Elizabeth reprit de plus belle.
- « Tu étais au courant ! Et ne me mens pas ! Je comprends mieux pourquoi tu n'as pas osé me regarder dans les yeux depuis mon réveil. »
- « Je … pardonne-moi Lizzie, je ne savais pas comment te le dire, je ne trouvais pas les bons mots… » Tenta Kate pour expliquer sa lâcheté.
- « Parce que tu crois qu'il y a une bonne manière ? »
Si un regard pouvait tuer, Kate s'aperçut qu'elle serait morte sur le coup.
- « Sortez. » souffla-t-elle, épuisée par sa colère et par la peine que cette nouvelle lui faisait.
Kate essaya de s'approcher d'elle.
- « Toi aussi. Je ne veux plus vous voir, je ne veux plus vous entendre. Laissez-moi seule. »
Elizabeth attendit que toutes les personnes aient quitté la pièce et que la porte se soit refermée sur son amie, les yeux emplis de larmes, pour pleurer à son tour. Son monde s'effondrait autour d'elle. Si elle ne pouvait plus danser, qu'allait-elle faire de sa vie ?
Fin du quatrième chapitre.
J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à me faire part de vos remarques et commentaires, toutes les reviews sont les bienvenues, bonnes ou mauvaises. Elles me permettent de faire évoluer mon style d'écriture.
