Titre : Meilleurs Ennemis (Ce titre me pose vraiment un problème…)

Auteur : Syhdaal

Genre : Si je vous dis toujours indéfini vous ne me frapperez pas ?

Base : Weiss Kreuz

Couples : Ca viendra… Un jour quoi !

Disclaimer : Tout le monde commence à le savoir, les personnages de Weiss Kreuz ne m'appartiennent pas, ça serait trop beau…

Mon Dieu… Je hais les méduses[S1] … Je hais les cours… Je hais encore plus l'espagnol. Mes pauvres, pauvres neurones… C'est définitif, j'en ai même plus le quart de la moitié d'un qui marche maintenant…

Je suis fatiguée… Mais à un point…

/ Blablabla. / : Conversations télépathiques

P'tite note de la scribouilleuse : en l'an de grâce 2015, mois de janvier, soit pour ainsi dire 12 ans plus tard, je refais une ch'tite correction. C'est que bon, ça a toujours été un peu le bazar, mais rien de drastique hein, j'corrige juste deux trois fautes que j'ai repérées. Un grand, immense, merci à vous qui lisez toujours.


Meilleurs Ennemis

Chapitre 4

Plusieurs choses tirèrent Schuldig de son sommeil. La douleur qui commençait à se répandre un peu partout dans son corps jusque là engourdi, son estomac vide et surtout, surtout son mal de crâne carabiné.

« Beuh… Mal à la tête… »

Sa bouche lui faisait penser à du papier de verre, il mourrait de soif. Yohji avait dit la veille qu'il devait boire. L'hémorragie l'avait beaucoup déshydraté et son corps avait besoin de remplacer les fluides qu'il avait perdu. Il mit un certain temps à se convaincre d'ouvrir les deux yeux. Quelque chose lui disait que ça allait être une très mauvaise journée. Mais ses compagnons, là où ils étaient, vivaient bien pire. Il devait se secouer même si retomber dans le sommeil lui paraissait une idée délicieuse.

« Schu mon grand, deux solutions s'offrent à toi : number one tu te lèves et tu trouves un calmant, un marteau, n'importe quoi. Ou number two, tou tou you tou, tu attends que ça passe, mais ça passera pas tout seul. Bouge-toi. Allez. Redresse-toi, déjà. »

Il était encore plongé dans ses pensées, essayant de forcer son corps à coopérer lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit. Il n'eut même pas besoin d'ouvrir les yeux pour identifier le cadet des Weiss. Faut dire qu'il pensait fort, le loulou.

– Salut chaton.

Le petit blond sursauta, assez furieux de s'être fait surprendre.

– Tu étais réveillé ?! Faut vraiment que tu arrêtes de faire ça.

– Promis, dit Schuldig avec un sourire amusé.

Omi ne dit rien et ouvrit les rideaux en grand, laissant la lumière du jour inonder la pièce. Il entrouvrit aussi la fenêtre et Schuldig trouva la fraîcheur des plus agréables.

– Tu peux te redresser ? Il faut que je vérifie tes pansements.

Le blessé tenta de se redresser en serrant les dents. Tout son corps lui faisait mal et il avait bien du mal à coordonner ses mouvements. L'adolescent hésita un moment mais finit par l'assister.

– Ca va ?

Schuldig hocha simplement la tête. Il prit une profonde inspiration et laissa l'autre faire son travail.

– Quelle heure est-il ?

– Dix heures moins le quart.

– Merci.

Le garçon retourna à son inspection des bandages et se redressa avec le constat que ça devrait tenir encore un peu, le temps que Ken le rejoigne.

– Ca va, rien n'a bougé. Ken viendra m'aider à les changer dans une petite heure. Tu as faim j'imagine ?

L'Allemand leva le nez un peu étonné. Il ne pensait pas que les Weiss se soucieraient de ce genre de détails. Après tout, ils n'étaient pas si mal que ça, ça le confortait dans sa décision d'être venu ici. Par contre, il ne se souvenait plus quand il avait mangé quelque chose pour la dernière fois. Ca lui semblait une éternité.

– Un peu. Soif, surtout.

– Je vais te monter quelque chose. Enfin, si Ken n'a pas brûlé la cuisine bien sûr, observa le petit blond en sentant l'odeur qui montait du rez-de-chaussé oscillant vaguement entre carbonisation au lance-flammes et attaque nucléaire[S2] .

Amusé par la tête du jeune garçon, Schuldig ne put s'empêcher d'en rajouter en lâchant négligemment un petit « Trop tard ». Omi lui jeta un regard noir avant de se diriger vers la porte… Et un nuage de fumée d'une taille conséquente.

– Ca craint… Observa le blondinet.

Il allait ouvrir la bouche pour hurler mais une voix grave, pardon, un rugissement de bête féroce le prit de cours.

– HIDAKA KEN !

« Ah… Aya-kun vient d'entrer en jeu… Qui restera en vie le plus longtemps ? Ken ou la cuisine ? »

/ J'opterai pour la cuisine si j'étais toi Chibi. /

Omi se retourna vivement avec un regard assassin sur le visage.

– Ne m'appelle pas « Chibi » ! Et dégage de ma tête !

Le rouquin haussa un sourcil.

– Laisse ces regards-là à Ice Cube, ça ne te va pas du tout.

L'adolescent soupira et leva les yeux au ciel en désespoir de cause. Il ne se débarrasserait donc jamais de ces surnoms ?

– Il y a peu de chance pour que ça arrive, en effet. Chacun sa croix.

– Je ne t'ai pas demandé ton avis Schuldig !

L'Allemand laissa un sourire flotter sur ses lèvres avant de se rallonger avec précaution. Omi fit quelques pas dans le couloir.

– Je vais voir s'il reste quelque chose de comestible en bas. Bouge pas.

– Traduction, pas carbonisé c'est ça ?

/ Et où tu veux que j'aille, franchement ? /

/ Je pensais à une escapade sur les toits, on sait jamais des fois que tu tombes du quatrième étage, ça nous rendrait presque service. /

/ Que de sarcasmes… Ce n'est pourtant pas ton genre, chaton. /

/ Il y a un de mes pires ennemis dans le lit d'un de mes meilleurs amis. J'ai le droit d'être sarcastique non ?/

/ Dis-toi que les circonstances pourraient en être différentes… / Ricana Schuldig avant de disparaître de son esprit, laissant un Omi hésitant entre l'exaspération et le désespoir de parer à une hémorragie nasale imminente.

Il fallait vraiment qu'il arrête les mangas sous blisters et les fanfictions dégueus[S3] . Le petit blond continua donc son chemin en direction de la cuisine et jeta un coup d'œil prudent au, hum, terrain d'expérimentation culinaire de Ken. Le mot « effrayant » ne couvrait même pas l'ampleur du désastre.

Il y avait de la farine jusqu'au plafond, des casseroles débordantes de… Choses, un Aya-kun vert de rage[S4] avec une passoire sur la tête, un four malfaisant qui crachait son haleine fétide tel un dragon moyenâgeux… Euh je m'égare là…

Et, cerise sur le gâteau, Ken avec un immonde tablier « rose » debout au milieu de l'apocalypse, avec un grand sourire aux lèvres.

– Quelque chose à dire pour ta défense Ken ? S'enquit Aya d'un ton doucereux plus que prometteur de milles souffrances.

– Heu… J'vous fais des crêpes ?

Aya s'effondra violemment soudain pris de la soudaine envie de commettre un crime sanglant. Genre homicide à coup de poêle à frire à défaut de son katana fétiche. Il releva la tête pour voir Omi debout sur le seuil de la cuisine, avec une expression assez… Comment dire ? Partagée entre l'hilarité et la consternation.

– Omi…

– Ca va Aya-kun ?

– La… Grosse… Fatigue…

Un sifflement admiratif retentit derrière eux et tous tournèrent la tête pour voir Yohji appuyé contre le chambranle de la porte, complètement écroulé de rire, juste vêtu d'un pantalon.

– Je crois… Je crois qu'il va plus falloir laisser Kenken approcher à moins de dix mètres de la cuisine ! Fit-il, secoué par des éclats de rire.

– Hééé ! C'est pas si mal que ça ! Protesta Ken.

– Disons simplement que cette fois, la cuisine est encore debout Kenken, pas comme… Rappelle-moi, le mois dernier ?

– Tu peux parler Yohji, tu sais même pas faire cuire un œuf !

– Les gars, appela doucement le cadet du groupe.

– Oui, Chibi, qu'est-ce qu'il y a ?

– Je suis censé monter quelque chose à Schuldig, alors je voudrais savoir si il reste quelque chose de comestible ici ?

– Il est réveillé ? Demanda Aya en revenant soudainement à la vie, oubliant d'un coup ses envies de meurtres.

Omi hocha la tête avec un sourire.

– Le frigo est ton ami Omittchi, lança Yohji avant d'enjamber un plat rempli d'une pâte gluante tirant sur le jaune-verdâtre dans l'espoir d'atteindre vivant la cafetière.

Le petit blond soupira et fit son chemin jusqu'au réfrigérateur et disposa un peu de nourriture sur un plateau. Il attrapa aussi au passage un verre et du jus de fruit avant de remonter à l'étage. Alors qu'il était arrivé en haut des escaliers, un hurlement d'horreur résonna dans toute la maison.

– AAAAAAAH MAIS C'EST QUOI CETTE HORREUR ?!

– YOHJI ! T'AS MARCHÉ DANS MA PATE À CRÊPES !

– ET ON PEUT SAVOIR POURQUOI ELLE MORD TA PATE À CRÊPES ? ON TUE L'ANIMAL AVANT DE LE CUISINER KEN !

Omi leva les yeux au ciel et continua jusqu'à la chambre de Yohji où se trouvait toujours Schuldig.

– Schuldig ?

Le jeune homme s'était rendormi, épuisé. Omi sourit discrètement. Il avait l'air beaucoup plus jeune comme ça que lorsqu'il avait cet air moqueur sur le visage. Plus beau, aussi mais il chassa très vite cette pensée tendancieuse dont le télépathe ferait ses choux gras. Il posa doucement le plateau sur la table de chevet avant de s'installer sur la chaise près du lit. Après tout c'était son tour de garde. Yohji et Ken avaient veillé Schuldig toute la nuit. Sans doute alerté par ses mouvements, le télépathe remua doucement dans son sommeil puis ouvrit les yeux.

– Ca va ?

Le blessé soupira.

– J'ai connu des jours meilleurs.

– J'imagine. Je t'ai apporté à manger.

Il se redressa péniblement et Omi déposa le plateau sur ses genoux, lui tendant avant tout un verre de jus d'orange.

– Schuldig.

– Hm ?

– Qu'est-ce qui s'est passé ?

Une ombre douloureuse passa sur le visage de son habituel ennemi.

– C'est… Compliqué.

Omi laissa un moment le silence s'installer.

– Je sais que tu ne veux probablement pas en parler, mais Kritiker est au courant que tu es ici. Manx viendra te poser quelques questions, alors…

– Alors quoi ?

– Tu pourrais peut-être nous le dire, non ?

– Je vous le dirai.

– C'est tout ce que je voulais savoir. Je vais te laisser manger, d'accord ? Ken m'aidera à changer tes bandages plus tard… Quand il aura fini de déblayer la cuisine quoi.

Un faible sourire se dessina sur les lèvres de l'Allemand.

– Ouais… J'ai cru comprendre ça… Il est pire que moi dans une cuisine.

– C'est assez difficile de faire pire que Ken dans une cuisine tu sais, dit le plus jeune en souriant. Mange bien et repose-toi !

Le jeune Weiss sortit de la pièce, laissant Schuldig seul avec ses pensées. Le rouquin laissa échapper un soupir fatigué et jeta un coup d'œil par la fenêtre. Omi ne l'avait pas laissé seul pour rien, il ne disposait que de couverts en plastique. Difficile d'assassiner quelqu'un avec un couteau à bout rond, ils l'avaient bien compris. Autant dire, dans son état, les Weiss savaient qu'il ne pouvait pas faire grand-chose. Sans quoi, ils l'auraient menotté au lit.

« J'espère que vous tenez le coup… Vraiment… Encore un peu de patience et je viendrais vous chercher. »

Il passa ses mains sur son visage, comme pour prier.

– Mon Dieu, faites qu'ils aillent bien… S'il vous plait…


Notes : Et voilà, celui-ci est bouclé !

Bon je sais, ça bouge pas encore des masses, mais patience, ça va venir !

Un jour quoi… Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire subir à Schuschu et ses compagnons…

C'est ma grande question existentielle du jour. Quoiqu'elle soit quasiment résolue…

Mais ça, c'est encore une autre histoire !

Commentaires :

[S1] En fait, j'ai un trip énorme sur les méduses… Rapport à un délire avec deux potes… Faut pas chercher à comprendre… C'est grave là, faut que je pense à me faire psychanalyser… Ca urge…

[S2] Je ne sais pas faire à manger, c'est lui que je préfère donc y a pas de raison qu'il sache le faire non plus mdr ! Pis Ken et la cuisine c'est une légende urbaine. Oh je sais c'est facile.

[S3] 21/01/2015. Comme nous tous, en somme lol.

[S4] Les bras croisés, tape du pied et limite la fumée qui sort des oreilles, vous voyez ?