Et voilà le chapitre 4! Pour le disclaimer, toujours la même chose, j'vais pas le répéter à chaque fois... Profitez bien de ce chapitre, car je ne sais pas quand est-ce que je pourrais poster le prochain, je pars pendant toutes les vacances et je ne pense pas avoir internet... J'essaierai de vous poster des chap's, mais je ne garantis rien!

Enjoy!


Elle était stressée. Bien qu'elle essayait de se persuader du contraire, elle était stressée. Contrairement à ses deux amies, elle n'avait pas l'habitude de se défendre en faisant chier le monde. Elle, elle préférait rester passive, et être la victime de tout le monde. Enfin, préférait, c'est faux. Elle n'avait pas le choix: c'était dans sa nature!

Donc, quand Célia lui avait dit qu'elle allait vraiment avoir besoin d'elle pour se venger de Sebastian, Sophie avait senti le stress l'envahir. Mais elle n'avait pas refusé. Je vous l'ai déjà dit: on ne contredit pas Célia, et on ne lui refuse rien!

La blondinette soupira, pour essayer de se calmer, et leva la tête vers une des fenêtres du manoir. Derrière celle-ci, se trouvait Célia. La jeune fille avait attaché ses cheveux, preuve que leur mission demandait beaucoup de concentration. Elle tenait des jumelles dans ses mains, qu'elle avait piqué dans le bureau de Ciel pendant que ce dernier mangeait. Elle scruta le jardin pendant un moment, et repéra enfin Sebastian qui arrivait. La jeune fille à lunettes fit un signe du pouce à son amie en contrebas. Ça y est. Il allait pouvoir démarrer. De quoi je parle? Du plan A Bien sur! Baptisé par Célia «Une seule fourmi est inoffensive mais des milliers le sont beaucoup moins». Oui, quand il s'agit de trouver des noms stupides, la fillette a l'imagination fertile. Mais en quoi consistait ce plan? Eh bien, comme son nom l'indiquait (ou pas), le but était de faire pleins de petites choses désagréables pour énerver Sebastian. Vous savez, ce genre de petits gestes ou de petites paroles, qui, isolés, ne sont rien, mais en grand nombre sont très énervants et épuisants mentalement? Et bien, Sophie était chargée d'énerver Sebastian au maximum par ce moyen là. Car, bien que la blonde à chignon ne soit pas douée pour se défendre verbalement et physiquement, quand il s'agissait de faire chier les gens en se croyant drôle, elle était très forte.

Sophie inspira lentement, et expira, les yeux fermés. Elle les rouvrit avec un regard déterminé. Le démon approchait dangereusement d'elle et de Finny, qui était en train de planter des roses. Snake était là lui aussi, regardant les deux jeunes s'occuper des fleurs d'un air impassible. La fillette s'écria bien haut, de façon à ce que ses deux compagnons l'entendent:

- Oh, mais c'est Sebastian! Sebastiaaaaan!

Finnian se releva et alla à la rencontre du démon, de même que Snake. C'était bon, tout était en place, Sophie allait enfin pouvoir activer le plan A...

Elle observa les trois hommes, tout en les rejoignant: Finnian était face à Sebastian, le premier parlant avec de grands gestes, et le charmeur de serpents était à la gauche du majordome. Le démon tournait le dos à la fillette. Parfait.

La blondinette adepte du chignon se plaça à la gauche de Sebastian, en retrait par rapport à Snake, et tapota l'épaule du majordome tout en se déplaçant à droite. Le démon se retourna et contempla Snake:

- Oui?

- ...Comment ça, «Oui?» ? Demanda le valet d'un ton monotone

- Eh bien, tu viens de me taper l'épaule non?

- Non...

Sophie contint difficilement son rire, tandis que le majordome lançait un dernier regard suspicieux à Snake avant de se retourner pour continuer sa discussion avec le jardinier. La jeune fille n'arrêta pas de faire ça: elle tapotait une épaule de Sebastian puis changeait de place, pour faire croire qu'elle n'avait rien fait. Finny ne voyait rien, et le charmeur de serpents, bien qu'ayant capté le manège de Sophie, ne disait rien. Dénoncer n'était pas son genre. A chaque «tapotage», le démon se retournait, et au bout d'un moment, il s'énerva contre Snake.

- Arrête de me déranger!

- … Mais ce n'est pas moi.

- Si ce n'est pas toi, qui est-ce? Finny est en face de moi, et tu es le seul derriè...

C'est là que le majordome réalisa que Sophie aussi était derrière son dos. La jeune fille lâcha un «Ooops», et Sebastian comprit la supercherie.

- Toi...

- Au revoir!

Et, se rappelant de la consigne de Célia, qui était « Si tu te fais griller, cours!», la jeune fille pris ses jambes à son coup. Elle ne se retourna que pour constater que le sourire que le démon affichait en arrivant avait disparu, et elle fit un grand sourire béat. Elle avait réussi sa mission! La suite était à Sonia maintenant!

Après sa «mésaventure» avec Sophie, le démon avait vite compris. Bah oui, il n'est pas stupide tout de même. Il avait donc compris que les jeunes filles essayaient de l'énerver. Mais il était décidé à ne pas céder! En vérité, Sebastian était un peu déçu: en les embauchant, il avait pensé qu'elle iraient embêter Ciel, et non pas lui. Il se réjouissait à l'avance de voir son jeune maître péter les plombs.

Et bien, cher Sebastian, ne t'inquiète pas, ton vœu va être exaucé. Mais pas tout de suite: alors patience!

Le majordome se dirigea vers le salon. Il devait aller vérifier que le ménage avait était fini, ce qui n'était pas gagné avec les deux bras cassés qui étaient chargées de cette tâche. Le démon était habitué à ce que quand il arrive, le travail ne soit pas fait ou pire, que n'importe quoi ait été fait. Bizarrement, c'était toujours la deuxième proposition qui arrivait le plus souvent. À croire que le monde se liguait contre lui! En arrivant dans la pièce, il constata donc que le ménage avait été réalisé n'importe comment, et que Sonia, la petite brunette, était debout sur la table. Balai à la main. En train de chanter. Oui, elle confonds les micros et les balais. C'est l'explication la plus plausible.

C'est là que le brun réalisa 3 choses sur Sonia: 1, elle avait l'imagination développée, tout comme sa camarade à lunettes. 2, elle aimait chanter avec un balai. 3, elle ne l'appréciait pas.

Si vous faites le lien entre ces trois choses, vous comprendrez aisément (ou pas) que Sonia était en train de chanter dans son balai une chanson qu'elle venait d'inventer sur Sebastian. Ce qui donnait à peu près:

- Sebastian est un pédooo, et en plus il est pas beauuu, il fait la sortie des écoles tous les soiiiirs, au lieu d'nettoyer l'manoiiiir! Sa sale tronche me fait pitié, on dirait un pain au laiiiiit...

Oui, c'est pas toujours facile de trouver des rimes, mais pardonnons Sonia et continuons:

- Ras le bol de me faire engueuler, il me donne envie de gerber! Ouhoooooo!

La petite fille fit pivoter son balai et se mit à faire du air guitare avec. Elle s'amusait, et ça se voyait!

Le démon recommençait à tiquer des sourcils. Croyez vous que Ciel déteint sur lui, comme les tee-shirts de couleur? Il soupira, ferma les yeux, et les rouvrit avec un sourire sadique. Ça, c'est pas bon pour Sonia. En deux en trois mouvements, le démon attrapa le nœud sur la tête de la brune, la bâillonna avec, pris une corde et l'attacha à une armoire. La jeune fille se débâtit tant bien que mal, mais le démon avait été trop rapide pour elle. Il la contempla d'un air satisfait, et, savourant la tête énervée de la fillette -qui essayait avec peine de parler-, déclara d'un ton purement sadique:

- Hmm, tu sais que les femmes sont bien plus supportables quand elles ne parlent pas? Enfin, quand je dit femmes, je compte aussi les fillettes comme toi. Donc, pour te faire méditer sur ça, je pense te laisser attachée ici jusqu'au repas de ce soir. Peut être que comme ça, tu seras plus prompte à travailler et non pas à chanter.

- Ghunhugnu... répliqua en vain Sonia en essayant de dégager sa main pour montrer son mécontentement à l'aide de son majeur droit.

Le grand brun adressa un dernier petit regard semi amusé, semi méprisant à la fillette, et repartit dehors.

Entre temps, Sophie avait passé sa tête en travers une petite fenêtre, et, en voyant Sonia attachée à un meuble, ne trouva à dire que:

- Ca va?

- Ghnuuinhniuu, répondit la bâillonnée.

Elle lança un regard noir à Sophie, mais ce ne fut pas pour autant que chignon-girl vint la détacher. La blondinette préféra plutôt signaler à Célia que le plan A avait échoué, et ceci de la manière la plus discrète du monde, c'est à dire en hurlant:

- PLANNNNNNNNNNN B!

Du haut de sa fenêtre, Célia l'entendit parfaitement, et se tapa la tête contre le mur. Cette fille était si stupide! La bigleuse arrêta de martyriser son pauvre crâne, et décida d'enclencher le plan B. Plan baptisé «Miaou». Oui, c'est bien plus court comme nom que pour le plan A. Elle se pencha donc à la fenêtre, et fit un grand signe du bras à Sophie qui était ressortie (sans pour autant détacher son amie, toujours collée à l'armoire). La blondinette fit un signe du pouce l'air de dire «je maitrise la situation, yeah Baby!». Les deux fol...jeunes filles patientèrent quelques minutes, quand une de leurs 2 victimes arriva: un chat. Oui oui, un chat. D'où le «Miaou» du plan B. Sophie se précipita sur le petit félin, et l'attrapa avec délicatesse dans ses bras. À entendre par là «L'arracha au sol avec une grande violence, et le serra contre elle malgré les protestations de l'animal». Quelques coups de griffes plus tard, la deuxième victime arriva: le seul, l'unique, le je-me-la-pète-mais-j'ai-le-droit-car-j'ai-la-classe : Sebastian! La fillette regarda sa compère accoudée au bord de la fenêtre, et dès que cette dernière lui lança le signal, le plan B commença réellement.

Le petite au chignon posa le chat sur un petit muret, le dos contre la pierre. Le félin, à force de caresses de la part de Sophie, était devenu un peu plus docile, et se laissa faire. Elle lui pris délicatement -enfin aussi délicatement qu'en est capable Sophie- les pattes avant , et s'écria bien fort en regardant Sebastian:

- Je vais violer un chaaaaaat...

… Transmission de l'information au cerveau de Sebastian Michaelis, veuillez patienter s'il vous plait. Information transmise. Instinct d'amoureux des félins activé.

Le sang du beau brun ne fit qu'un tour. En voyant ce petit chaton, cette magnifique créature au pelage noir comme la nuit la plus profonde et aux brillants yeux verts émeraude, aux mains de cette sorte de psychopathe dont les cheveux blonds étaient attachés en chignon et dont le sourire arrivait jusqu'aux oreilles, le démon ne put que laisser son instinct agir. En un éclair, il retira le chat des mains de la dangereuse zoophile, et propulsa cette dernière dans un arbre. Le tout tout en douceur: il ne voulait pas faire de mal au félin et si Sophie s'était cassé le dos en atterrissant dans l'arbre, cela aurait été problématique. Donc, récapitulons la situation: on a un Sebastian en train de jouer avec les coussinets d'un pitit chat, une Sonia attachée à une armoire, une Sophie coincée entre deux branches en train de crier «NON LACHE MOI SALE ARBRE! AH! AU SECOURS! AU VIOL!» (je précise au passage que c'est sa sadique amie à lunettes qui lui a appris cette réplique, ce qu'elle regrette d'ailleurs aujourd'hui) , et une Célia qui se tape violemment la tête contre les murs. D'ailleurs, si elle continue, elle risque de perdre le peu de neurones qu'elle a , la pauvre!

- Elle sont connes, si connes... murmurait la jeune fille aux cheveux châtains clairs.

Elle se reprit, et décida d'activer le plan C. Plan pour lequel elle allait participer, exceptionnellement. Car oui, depuis le début le jeune fille se servait des ses deux amies comme larbins pour effectuer toutes les missions. Oui, Célia prend tout le monde de haut. Non, c'est pas un défaut. Non j'vous dis!

- Bon, faudrait ptêtre que j'aille les sortir de là... chuchota Célia pour elle même.

Elle descendit au salon, hésita à défaire le bâillon de Sonia, mais le fit tout de même en voyant le regard noir de la petite brune, puis la détacha (ce qui pris du temps, vu que la fillette à lunettes était nulle quand il s'agissait de défaire des nœuds). Une fois celle-ci décollée de son armoire, elles se dirigèrent vers le jardin. Arrivées devant l'arbre de Sophie, et alors que celle ci s'époumonait à répéter «-Oh mes amies, je vous aime, détachez moi! Mes amiiiiiiiies», les larmes aux yeux, elles furent prises d'une hésitation.

- T'es sûre que tu veux l'enlever de là? Demanda Sonia.

- … C'est vrai que dormir dans un arbre ne lui ferait pas de mal. Et elle a raté sa mission: Sebastian est plutôt de bonne humeur.

- Et puis c'est marrant de la voir dans cet arbre.

- C'est vrai, accorda Célia avec un grand sourire sadique. Bien. On la laisse crever ici!

Et les deux amies s'en allèrent sous le regard dépité de Sophie qui ne savait que dire. Apparemment, l'expression «solidarité féminine» ne fait pas parti du langage de ces fillettes.

Elles se dirigèrent donc vers le bureau de Ciel pour activer le plan C. Vous voulez savoir en quoi consiste cette mission? Pour cela, un petit retour en arrière s'impose!

Flashback:

- Et si les plans ne marchent pas, on fait quoi? Demanda Sonia sur la pointe des pieds, pour se mettre à la hauteur de Célia.

- Eh bien, j'ai prévu un plan C! Après tout je suis génialissime! Répondit la fillette à lunettes en enlevant une mèche tombant sur son visage.

- Et c'est quoi ce plan ? Demanda Sophie en dansant.

Pourquoi la fillette à chignon dansait? Elle seule le savait. Ses deux amies avait renoncé depuis longtemps à la comprendre, bien que Célia essaie toujours de temps à autres (soif de connaissance oblige).

- Hmm, ce plan est simple: on va essayer de «voler» une des choses que Sebastian aime le plus au monde. Déclara Célia en joignant ses mains d'une manière diabolique.

- Tu pourrais pas être plus claire? Questionna Sonia, l'air peu convaincu.

- Et bien, d'après vous, qu'est ce que Sebastian aime le plus au monde?

- Les chats. Mais on en utilise déjà dans le plan B.

- Exact! Et qu'est ce qu'il aime le plus juste après les chats?

- Les bottes noires à talons aiguilles? Hasarda Sophie.

- Nan... Allez, réfléchissez!

- Euh... les vêtements noirs? Proposa Sonia.

- Non! La chose que Sebastian préfère après les chats, c'est Ciel, évidemment! S'exclama Célia, apportant la clarté dans le cerveau des 2 autres.

L'information ne mit pas longtemps à arriver dans l'esprit Yaoiste de Sonia, qui fit un très très très grand sourire:

- Ohhhhhhhh...Je voiiiis... Héhéhéhhééééééé...

- Sonia, arrête, tu fais peur.

- Et donc, on est censées faire quoi? Ça explique rien ce que tu viens de dire! Dit Sophie, toujours en dansant.

- Eh bien, si. On va faire en sorte que Sebastian perde son petit Ciel, et que ce dernier se mette à nous préférer à lui. Qu'il devienne trèèèèèèèès proche de nous...

Fin du Flash Back.

En gros, elles allaient draguer Ciel. Les fillettes n'étaient pas des championnes dans ce domaine, mais après tout, Ciel avait à peu près leur âge , elles pouvaient réussir! C'est donc dans cette mentalité qu'elles se digèrent vers le bureau, le sanctuaire du jeune comte, et qu'elles entrèrent dans même frapper.

- Qu'est ce que vous fabriquez ici? Demanda Ciel d'un ton peu amical en levant à peine le nez de ses papiers.

- On venait juste voir notre comte préféré, répondit Célia, rayonnante de joie (c'est plutôt une bonne actrice).

- Tu travailles trop, c'est pas bon pour toi ça... Ajouta Sonia d'un ton mielleux en s'approchant du garçonnet.

- Je ne vous ai rien demandé, partez.

- Maiiiiiiiiiiis, pourquoiiiii? Questionna la petite brune en se plaçant derrière le fauteuil de Ciel. On a rien fait de mal! T'es trop tendu! J'vais te faire un petit massage.

Dans sa tête, Célia ne put s'empêcher de dire «Toutes mes condoléances, repose en paix Ciel Phantomhive», en pensant que son amie allait sûrement broyer les épaules de Ciel. Oui, la délicatesse n'est vraiment pas le fort des ces jeunes filles!

- Alors Sebastian n'avait pas tort en disant que vous étiez des filles de joie lors de notre première rencontre, déclara le comte d'une voix ou perçait l'amusement.

- Peut être que Sonia en est une, mais ce n'est pas mon cas, se défendit Célia en approchant à son tour de Ciel.

- Ehh, spèce de salope! Rétorqua son amie en lui adressant un regard noir.

- Quel vocabulaire développé! Remarqua Ciel, détournant enfin le regard de sa paperasse pour concentrer son attention sur les jeunes filles.

- Ignore la, s'il te plait, ordonna Célia en mettant ses mains sur le bureau, de façon a être en face du maître de Sebastian.

- Qui t'a autorisée à me tutoyer? Et à me donner des ordres? Rétorqua Ciel de sa voix plus-méprisante-que-ça-tu-meurs.

- Mais voyons, nous avons le même âge, je te traite donc comme mon égal. C'est légitime non? Minauda la jeune fille en se rapprochant du garçonnet, et en plongeant ses yeux dans les siens.

Elle essaya de mettre toute l'intensité qu'elle pouvait dans son regard, et bien que le jeune comte ne céda pas et ne détourna pas les yeux, Sonia remarqua que ses joues commençaient à rosir. Elle sourit. C'était compréhensible: a part Lizzy, Ciel ne fréquentait pas beaucoup de jeunes filles, et là, son visage et celui de la fillette étaient assez proches.

- Je ne suis pas ton égal, je suis ton maître, et tu me dois l'obéissance totale et une dévotion sans limite, contredit t-il d'un ton légèrement gêné, mais ou perçait toujours cet amusement non feint et ce mépris.

- A mon avis, tu parles un peu trop, pour un garçon, déclara son interlocutrice en penchant la tête sur le côté dans un geste «mignon», ce qui fit un peu plus rougir le petit noble.

- Eh bien, vous vous relâchez quand je ne suis pas là, Monsieur...Intervint alors une voix.

- Se-Sebastian! S'exclama Ciel en reculant sa tête de celle de Célia.

- Ohhhh, mais je dérange? Demanda le grand brun d'un ton faussement désolé.

- Ce n'est pas drôle, arrête de te moquer de moi, s'énerva le plus petit, cette fameuse veine palpitant sur sa tempe.

- Hmm, serait-ce trop indiscret que de vous demander ce que vous fabriquiez à l'instant? Continua le majordome avec une petite moue amusée.

- Je mettais en avant le fait que le prénom de Ciel et le mien sont extrêmement semblables, et que cela ne peut être qu'un signe du destin, ce sur quoi Ciel est d'accord! Mentit Célia en se retournant vers le démon, un sourire radieux scotché sur le visage.

Sebastian fronça les sourcils, et un œil attentif aurait pu voir une légère pointe d'énervement, mais vraiment très légère, apparaître sur son visage, bien qu'elle disparût presque aussitôt. Dans la tête de Yaoiste de Sonia, les pensées actuelles de Sebastian ressemblaient à «- Comment osent t-elles toucher à mon petit Ciel d'amûûr? Il est à moi, à moi! Nyaaaaa!». Bien sur, les vrais pensées du démon n'étaient pas du tout comme ça. Bah oui, le majordome n'aurais jamais dit «Nya», même dans sa tête!

- C'est pas vrai! S'exclama Ciel, de plus en plus rouge. Je n'ai jamais affirmer une telle chose! Toi, et toi, sortez de mon bureau! Rajouta t-il en pointant les deux jeunes filles.

- Okaaaay, mais on se reverra mon chou ! Affirma Sonia en passant la porte (en même temps, ils sont forcés de se revoir: ils habitent dans le même manoir...enfin, passons).

Célia elle, se contenta d'envoyer un bisous avec sa main à Ciel, et sortit à la suite de sa compère. En refermant la porte, elle entendirent très clairement le noble crier, tout gêné, et son serviteur se moquer de lui. Ce dernier éclata même de rire.

Les deux jeunes filles avaient raté leur mission: Sebastian était d'excellente humeur. Mais, elles avaient réussi à gêner Ciel, et voir sa tête couleur tomate avait été bien plus distrayant que de voir le démon péter un câble. Les deux amies se sourirent et regagnèrent leur chambre, avec le sentiment d'avoir oublié quelque chose, ou plutôt quelqu'un...


En espérant que vous avez aimé! Et n'oubliez pas: à chaque fois que vous oubliez de mettre une rewiew, un bébé panda meurt. Fin, je dis ça moi, je dis rien...