Bonjour! Et oui, pour une fois, je publie pendant la journée. Avouez que c'est plutôt... inhabituel de ma part! Mais bon, je profite du fait que je sèche le cours de sports (me sentais pas très bien... ahêm... comment ça, c'est pas une bonne excuse?! lol) pour mettre en ligne la suite de cette histoire.

Au programme? Lendemain matin, après cette nuit de... mmmmh... débauche douloureuse (on va dire ça comme ça, pour rester soft! lol); une réunion au sommet avec le Card-Master. Le petit Jezabel va malheureusement souffrir (comme si je ne le maltraitais pas assez... j'espère qu'il me pardonnera! )... et Cassandra se montrera plus odieux que jamais! Mais je vous laisse découvrir cette suite par vous-même... bonne lecture!

Réponses aux reviews:

Rochel: bonjour, vous! (s'incline bien bas) Et merci d'avoir été lire ma ptite histoire! J'espérais bien que cela vous plairai... Je rougis de vos compliments et tremble de vos menaces: vous croyez vraiment que Jezabel cherchera à se venger de ce que je lui fais subir? (frissonne en pensant au scalpel) En tout cas, j'espère pas... j'ai pas envie de me retrouver changée en chair à pâté, moi! Glups... lol. Encore merci pour m'avoir fait découvrir ce splendide manga; vous avez tout à fait raison: que serais-je sans vous...? (rire forcé) En espérant que la suite vous plaira, je vous adresse mes salutations les plus humbles et les plus distinguées... (ouais, bisouxxx baveux, quoi! )

Morgan: salut, toi! Merci pour ta review: elle m'a fait chaud au coeur! (j'ai un coeur, moa?! Première nouvelle... lol) Et oui, ce yaoi était, par bien des côtés, éprouvant. Enfin, pour moi, pas trop, mais pour Jezabel... je comprends le plaisir et l'ennivrement qu'il peut ressentir face à la souffrance, mais... c'est une chose que, personnelement, je n'aimerais pas expérimenter. (quoique, avec Cassandra... mdr) Tu sais, même si tu es une fille, il se peut que tu aies une chance avec lui: je ne pense pas qu'il n'aime que les hommes. Un épicurien tel que lui, à l'affût de tout les plaisirs, ne doit pas réduir son tableau de chasse... enfin, c'est mon avis. Au fait, tu es revenue de ton voyage? Où étais-tu partie? (je sais, je sais... chuis trop curieuse, mais c'est un de mes très nombreux défauts... XX) J'espère que ce chapitre te plaira; j'attends ton avis avec impatience! À très bientôt...

GabyLC: hello, et merchiiiii pour ton ptit mot! Alors comme ça, tu n'aimes pas Cassandra... hum... tu as raison: c'est un personnage très difficile à apprécier. D'ailleurs, je crois que ce n'est pas exactement le mot qui convient pour définir ce que je ressends pour lui. "Envoûter" conviendrait mieux, je pense. C'est cela: il m'envoûte. À la fois méprisant et cruel, riche et redoutablement beau, il allie la puissance au sadisme, le plaisir à la douleur. Un charme à la manière du serpent, en somme. Tu as raison de soutenir le ptit Jezabel: il en aura bien besoin... (niark, niark!) Bonne lecture de ce chapitre et bisouxxx! J'espère que la suite te plaira...

Aalynn: b'jour et merci!!! Alors comme ça... toi, tu serais plutôt du genre à "découper Cassandra en fine tranche et à le laisser pourrir dans une cave humide, puante et rempli de rats" (je ne fais que te citer... ). C'est cruel, comme traitement! Pas seulement pour Cassandra (je peux comprendre que tu veuilles lui faire subir un tel châtiment), mais... pense aux malheureux rats! Pour peu qu'ils bouffent la chair putréfiée, ils risquent de mourir d'empoisonnement: méchant comme il est, Cassandra ne doit pas être comestible! (lol Militons tous pour la protection des rats! mdr) En tout cas, j'espère bien que tu ne me feras pas subir le même sort... parce que si je meurs, la fic meurt avec moi. (Hé! Mais ça peut être un bon motif de chantage, ça! lol) Bon, j'arrête avec mes bêtises... la voici, la suite! J'espère que tu aimeras! Bisouxxx baveux... (beurk! lol)

Merci également à tout mes autres lecteurs-qui-ne-reviewent-pas! J'espère que vous continuez d'aimer mon travail!


Scène IV :

Les réunions... je les détestais. Pour moi, c'était une hantise, presque un cauchemar. Être face à lui, lui raconter... tout, dans les moindres détails. Je retenais les larmes ; je combattais la peine. Je voulais être fort pour lui.

En vain.

Le petit matin m'a trouvé endormi, l'esprit comateux. Enroulé dans l'édredon, je m'étire longuement. Les muscles du dos m'élancent ; du sang tache les draps froids. Je me masse les tempes, mais la migraine persiste. Que s'est-il passé ? Il me faut un long moment pour remettre mes souvenirs en place. La nuit... morphine... opium... coma, et après... Cassandra. Je grince des dents. Ainsi, il... D'un doigt, je touche la marque sanglante sur mon épaule. Morsure. Je lui appartiens ; ce sont les ordres. Je refoule les larmes : à quoi bon ? J'ai sciemment accepté de lui donner mon corps ; j'y ai même pris plaisir. Il m'a possédé... je frissonne en me rappelant la jouissance que c'était... à la fois savoureux et répugnant. Comme une drogue... cet homme est un monstre.

Salle de bain. L'eau me fera du bien. Je me fixe dans la glace : traits tirés, cernes violettes, teint pâle... le résultat d'une nuit de débauche abjecte. À grand renfort d'eau glacée, je parviens à retrouver visage humain. Il faut que je me dépêche, ou je serais en retard. Pourtant, en ouvrant la penderie, je m'arrête. Je n'ai pas envie d'y aller. À quoi bon, de toute façon ? Affronter son regard, sa présence ? Il m'a ordonné d'obéir à Cassandra ; c'est ce que j'ai fait. Dois-je vraiment aller en rendre compte ?

Soupir. J'enfile un kimono. Je ne serais pas présentable. Tant pis.

oOoOoOoOoOoOoOo

Couloirs. On dirait qu'il n'y a que ça, ici. Des successions de couloirs, de pièces sombres, d'appartements privés, de salles d'expérimentation. Delilah... notre mère à tous. Sans doute la plus grande création de mon père... Je m'interroge : devrais-je une nuit encore assouvir les fantasmes pervers de Cassandra ? La folie n'est pas loin... si je continue ainsi, je ne donne pas cher de ma vie. Mais peut-être que ça me convient, après tout.

Cassian, où es-tu ? Depuis hier, je ne t'ai pas aperçu. En pensant à toi, mon cœur se serre. Je t'avais promis de ne pas céder, de résister et d'être fort... si je te déçois... Je pousse la porte de l'antichambre. Tu es là. Assis sur un tabouret bas, juste devant l'entrée de son bureau. Que fais-tu là ?

En me voyant entrer, tu lèves les yeux, un sourire timide sur les lèvres. Tu as l'air soulagé : je t'ai donc fais si peur, hier soir... ? Je m'apprête à te dire quelque chose, mais tu hoches la tête, effrayé. Du doigt, tu désignes la porte sur bureau. J'ai compris. Il ne veut pas... pourquoi ? Le cœur serré, je m'assieds à tes côtés. J'aimerais tant te parler, te dire que... à quoi bon, puisque je ne peux pas... ?

La porte du bureau s'ouvre soudain ; un rai de lumière pénètre l'antichambre sombre. Une silhouette muette me fait signe d'entrer. Je me relève et la suis. Tu m'adresses un dernier sourire, et la porte se referme sur toi.

oOoOoOoOoOoOoOo

- Approche, Jezabel.

Je m'avance dans la lumière. Il est là, assis dans un fauteuil. Jambes croisées, pipe à la main, un sourire indéfinissable aux lèvres... je baisse la tête. Par une fenêtre ouverte, le chant des oiseaux... le printemps, déjà ? Non, l'hiver n'est pas encore fini. Il a emprisonné Londres dans une gangue de glace. Comme la douleur a figé mon cœur. Au loin, dans la rue toute proche, les bruits de la ville : fiacres, badauds... Dire que nous gangrénons la cité en nous cachant dans son sein...

Il ne dit rien. Pourquoi ? Malgré moi, je relève les yeux. Le visage impassible, il me scrute. Et dans l'ombre, derrière lui, une main posée sur le dossier du fauteuil... Cassandra. En le voyant, j'ai un sursaut involontaire. Panique. Son regard brûlant glisse sur moi alors qu'il passe une langue provocante sur ses lèvres. Je frissonne.

- Tu aurais pu soigner ta tenue.

Sursaut. Encore une critique. Depuis le temps, je devrais m'y être habitué. Mais non : toujours ce même pincement au cœur. Cassandra étouffe un petit rire :

- Ne lui en voulez pas, CardMaster. Après cette nuit... je suppose qu'il n'en a pas eu le temps.

Je lui adresse un regard haineux. Serpent ! Proférer de telles horreurs, devant lui ! Tu me le paieras... Le scalpel roule dans ma poche, un poids rassurant. Mon père ne me quitte pas des yeux. Son sourire...

- Et bien, parle.

Un ordre. Je baisse à nouveau les yeux. Parler, mais de quoi... ? J'ai obéi, il le sait bien : Cassandra l'a sans doute régalé de détails abjects. Je ne dis rien.

- As-tu suivi mes ordres... ?

Lentement, j'acquiesce, sans dire un seul mot. Je n'ose pas croiser son regard. Les joues brûlantes, je fixe le plancher de marbre ; si seulement il pouvait m'engloutir... Des pas claquent sur la pierre. Un instant plus tard, Cassandra enroule un bras autour de mes épaules. J'essaie de lui échapper ; il éclate de rire en me maintenant fermement. Mon père savoure la scène ; je dois obéir. Docile, j'arrête. Les cheveux du serpent me chatouillent la joue ; son souffle tiède me fait frissonner.

- N'ayez aucune inquiétude, CardMaster, chuchote-t-il en me caressant la joue. Vos ordres ont été suivis à la lettre... et même au-delà.

Sourire de mon père : il approuve... ? Je le hais... je les hais tant ! Presque autant que je les aime... Cassandra me mordille le lobe de l'oreille ; ses doigts courent le long de ma gorge, s'arrêtant à la lisière de soie du kimono. Son seul contact me brûle... vertiges... honte, dégoût... Des spasmes écœurés me secouent alors qu'il embrasse lentement ma nuque. Mon père observe tout cela d'un œil condescendant.

- Je crois même que, poursuit le serpent en savourant ma peau, j'ai encore beaucoup de choses à lui apprendre... avant la... cérémonie...

Sa main passe dans mes cheveux, frissons... La cérémonie... celle qui scellera mon destin... celle qui m'ouvrira les portes des hautes sphères hiérarchiques... Une résurrection, dit-on... Pour moi, ce sera une autre mort. Encore un « souhait » de mon père... que ne ferais-je pour lui complaire ?

Une bouffée de fumée, l'odeur de la pipe :

- En effet, Cassandra. Je crois que ta présence ne peut que lui être salutaire. D'autant plus que tu sauras bientôt tout de lui...

La bile me monte aux lèvres... Lâchez-moi... lâchez-moi ou je... J'adresse un regard suppliant à mon père : pourquoi me faire subir cela... ? D'un geste, Cassandra me fait tourner la tête ; ses yeux gris me transpercent... comme cette nuit... Sous ses doigts qui m'effleurent le dos, sous ses lèvres qui embrassent les miennes, je suis impuissant... Comme hier soir... le désir me consume à nouveau... et il est là, tout près... lui que j'aime plus que tout... lui que je vénère et que je maudis...

Ce qu'il ne m'a jamais accordé... pourquoi est-ce dans les bras d'un autre que je dois l'éprouver... ?


Et voilàààà! C'est tout pour aujourd'hui! Alors, pas trop frustrés? Ou déçus? Ou en colère? Envie de flinguer l'auteure ou de la découper en tranches? (lol, j'espère pas!!!!) Quelque soit votre opinion, laissez-moi une ptite review!

La suite viendra bientôt...