Hello, hello.

Quatrième chapitre online.

Je posterais très probablement le chapitre suivant le weekend comme cela et non le vendredi soir selon mes dispositions. Merci pour votre compréhension !

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Disclaimer : Certains personnages appartiennent à JKR, d'autres sont tirés de la Trilogie des Gemmes – même mon titre – par conséquent, il ne me reste plus grand-chose…

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Chapitre 4 : Premier saut

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Draco Malefoy entra dans les cachots communs aux Serpentard après avoir fini la ronde tout seul puisque la Gryffondor l'avait planté et s'était enfuie comme une voleuse au détour d'un couloir.

Cela lui était égal en fin de compte, bien qu'il eut furtivement l'idée d'aller le rapporter à Severus Rogue pour l'emmerder un peu plus encore. Après tout, elle manquait à ses devoirs de préfète.

Il ouvrit négligemment la veste de son costume sombre avant de s'avachir dans le premier fauteuil qu'il croisa en face de sa camarade devant une cheminée. Le Serpentard ferma brièvement les yeux, profitant de la chaleur émanant du foyer de feu.

Il avait eu une semaine plutôt inintéressante hors de Poudlard durant laquelle il dut s'appliquer à calmer et rassurer une Astoria d'abord nerveuse puis empressée, inquiète et enfin contrariée. Voilà les différents stades par lesquels sa camarade passa durant leur semaine à la loge du Conte de Saint Germain pour constater finalement que ce n'était pas pour maintenant.

Draco décida donc qu'ils rentreraient vendredi à Poudlard et qu'ils reviendraient plus tard, ce qui n'était pas vraiment au goût de la Serpentard.

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La plupart des élèves de leur promo trainait encore dans les parages malgré l'heure tardive, profitant du premier vendredi soir de l'année.

« Où est ta sœur? » Fit le blond au bout d'un moment.

« Dans sa chambre » Répondit Daphné sans lever les yeux de la revue Sorcière Hebdo qu'elle feuilletait « Alors ? Toujours pas, je suppose ? »

« Tu supposes bien. Mais les symptômes sont là, ce n'est plus qu'une question de temps. » Fit paresseusement le blond avant de froncer les sourcils « Ça te fait rire ou quoi ? »

« Moi ? Mais non, voyons. »

Draco bascula la tête sur le dossier du fauteuil et referma les yeux, son amie avait définitivement un sourire narquois sur le visage.

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Hermione apparut soudainement du néant et ses genoux rentrèrent brutalement en collision avec le sol. Elle leur porta une main hésitante, sentit de désagréables picotements caractéristiques et jura. Décidément, ce n'était vraiment, mais alors vraiment pas sa journée : après la migraine et la sale fouine qui insulte son père sans filtre aucun, voilà qu'elle se mettait à tomber toute seule et sans raison par terre.

La brunette ramassa sa baguette qui avait glissé par terre et tenta de se redresser tant bien que mal. Ça lui apprendra à ne pas vouloir aller à l'infirmerie pour chercher une potion antidouleur de malheur.

Il valait mieux pour elle qu'elle rentre au dortoir le plus vite possible avant qu'il ne lui arrive d'autres ennuis et pour qu'elle puisse se reposer tranquillement. Elle trouva la porte, non sans prendre quelques pupitres supplémentaires dans la hanche, toujours un peu étourdie et jurant un peu plus.

Lorsqu'elle sortit de la salle de classe, elle fut saisie par un courant d'air assez froid. Hermione fronça les sourcils, elle ne se rappelait pas qu'il fasse si frais dehors puisqu'on était au début de septembre et qu'elle avait quitté ce même couloir il y a quelques minutes tout au plus. On était en Ecosse, mais tout de même !

Elle se lança alors un rapide sort de réchauffement et s'engagea dans le long couloir en direction de la tour des Gryffondor tout en insultant Malefoy de tous les noms d'oiseaux qui lui passèrent par la tête. Et dire qu'elle aurait pu faire une ronde tranquille avec Ron si cet abruti était resté là où il était, elle ne savait où.

Les couloirs étaient silencieux mais Hermione fit tout de même attention à ne pas tomber sur Rusard car elle avait eu son compte de problèmes cette journée. Elle arriva donc avec le sourire devant le portrait de la Grosse Dame.

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« Et comment l'as-tu appris ? Que Granger était ta cousine ? »

« Ah ! Tu me poses enfin la question, j'ai failli attendre! » S'exclama la brune en se frottant les mains après avoir posé théâtralement sa revue.

Le Serpentard plissa les yeux. Il avait la nette impression que plus le temps passait dans cette histoire, plus Daphné semblait se payer sa tête avec des informations dont il ne disposait pas encore.

« Attention Greengrass… » La mit-il en garde.

La Serpentard se rapprocha Draco et lui souffla sur le ton de la confidence :

« A ton avis ? »

« Daphné, arrête ça tout de suite ! » Rugit en chuchotant le Serpentard alors que la brune s'éclata de rire.

« Cet été, crétin ! Quand voulais-tu qu'on l'apprenne ? »

« Alors pourquoi… »

« …tu ne l'as pas vu ? Là. Voilà ta vraie question ! » Fit Daphné en se calmant avant de se renfoncer dans son fauteuil confortablement.

« Daphné… » Commença Draco d'une voix toujours basse en jetant un rapide coup d'œil aux élèves autour d'eux « Tu tiens vraiment à ce que tout Poudlard sache que Granger est ta cousine ou quoi ? Baisse d'un ton immédiatement ! »

Daphné leva les yeux au plafond avant de prendre un ton magistral que l'on aurait pu coller à la Gryffondor, la Serpentard y ajouta un brin de condescendance :

« Comme presque tous les étés, les Granger passent deux semaines dans le Sud de la France en juillet. Hermione est ensuite restée deux semaines avec des amis moldus en Espagne avec qui elle est restée en contact malgré Poudlard. Elle a par la suite rejoint les Weasley pour deux semaines également. Et si l'on calcule bien, il reste la première semaine des vacances – et je dois dire qu'elle t'a savamment bien esquivé – et la dernière pendant laquelle mère, fille et frère se sont réunis une dernière fois avant le départ de la grande sœur pour Poudlard. Et oui Draco, Granger ne passe pas ses vacances cachée sous un grimoire de la Bibliothèque de Poudlard» Conclut-elle.

« Attends, et son père ? » Questionna le Serpentard en ignorant la référence de Daphné à ce qu'il avait dit une fois quand la Gryffondor l'avait battu en potion.

« Il est mort il y a quelques années, il y dix ans peut-être…Maladie moldue. »

« Ah merde »

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« Clavis aurea»

Hermione patienta quelques secondes.

« Clavis aurea! »

La brunette mit ses mains sur les hanches. Elle n'avait jamais eu besoin de brusquer la Grosse Dame pour qu'elle lui ouvre le passage jusque-là. Mais aujourd'hui, celle-ci était concentrée sur une peinture des plus laides et l'ignorait royalement. Après le chant, la peinture ! Quand est-ce que quelqu'un lui dira que le seul art dans laquelle est doit s'appliquer et exceller est l'ouverture de tableaux !

« Excusez-moi mais j'aimerais accéder à mon dortoir et ce dans les plus brefs délais ! »

« Plaît-il ? Il y a un mot de passe pour entrer ici très chère. » Fit le portrait qui s'attachait à peindre une chèvre ou plutôt un bouc sans lever les yeux de son œuvre.

« Je l'ai dit ! Clavis aurea ! »

La Grosse Dame secoua la tête, dépitée :

« Non ! »

« Comment ça, non ? »

« Ma peinture est ratée ! »

« Et moi je vous demande de m'ouvrir ce passage ! »

La Grosse Dame sortit du cadre devant une Hermione sidérée, plantée au beau milieu du couloir. La Gryffondor hésita un instant à lui crier de revenir mais se résigna, si Rusard débarquait, elle était cuite pour la soirée, préfète ou pas. Mais ce n'était pas l'envie qui lui manquait.

Le gros personnage revint quelques instants après comme si de rien était, avec une toile encore plus grande sous le bras, le pinceau coincé derrière l'oreille.

« De toute façon, ce n'est pas cela le mot de passe. »

« Pardon ! Je suis préfète et… » Commença Hermione qui sortit de sa poche la liste des mots de passe du mois de septembre.

« Vous ? Préfète ? » Coupa la Grosse Dame en éclatant de rire.

« Faites-moi de bruit bon sang ! »

« On ne me la fera pas à moi, jeune fille ! On ne nomme pas de nouveaux préfets ce mois-ci voyons. Cela dit, bien tenté !» Continua le portrait.

« Mais cessez donc de glousser, je suis préfète depuis l'année dernière et vous le savez ! Maintenant faites-moi entrer, il fait froid maintenant! » Réplica Hermione en frissonnant.

La Grosse Dame dodelina la tête et, déterminée à poursuive la discussion dans la nuit, elle déclara solennellement :

« Ah ça ! C'est un mal pour un bien très chère »

« Je ne comprends pas un traite mot de ce que vous me dites! »

« Mais enfin, de quel tableau sors-tu, jeune sorcière ? Les détraqueurs, voyons ! Ils sont venus chercher le criminel qui a tué cette pauvre enfant pour l'emmener à Azkaban! »

« Les détraqueurs ? Le… Le criminel ? » Fit la Gryffondor, vraiment déconcertée.

« Le garçon cachait chez lui une grosse, vraiment très grosse araignée dans son armoire ! Un monstre tout velu, noir avec des petits yeux noirs, perçants et des mandibules velues, noires et des toiles… » Commença la peinture dans une lancée descriptive passionnée en plissant les yeux.

« Ôtez-moi d'un doute… » Coupa la jeune fille se prenant lentement la tête, ajoutant un peu plus de désordre à sa coiffure « En… quelle année sommes-nous ? »

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« Et sinon, ton père ? »

« Quoi mon père ? »

Daphné leva le sourcil, clairement pas dupe de l'ignorance feinte de son camarade. Ils étaient désormais seuls devant la cheminée.

« Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Tant que ma mère est en sécurité dans la loge du Conte, c'est le principal. Lui, je pense qu'il est plus en sécurité à Azkaban qu'au manoir où Tu-Sais-Qui a installé ses quartiers… »

Draco fit une pause et Daphné attendit. Il cessa de fixer le feu et s'exclama :

« T'imagines ? Si on n'avait pas d'autres demeures que celle dans le Wiltshire, je ne pourrais même plus me foutre de la gueule de Weasmoche ! »

« T'es vraiment bête, de toute façon tu es le bienvenu à la maison, tu le sais ! » Fit Daphné en marquant une pause puis, espiègle, elle ajouta « J'espère qu'Hermione viendra à Noël! »

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« Je crois bien que vous vous êtes assommée quelque part très chère pour avoir oublié en quelle année nous sommes ! »

« Très certainement » Souffla Hermione avec empressement en additionnant lentement mais sûrement A et B : le mot de passe qui n'est pas le mot de passe, la préfète qui n'est pas la préfète, l'araignée velue, le criminel... Elle sentit de nouveaux vertiges la saisir « Dites toujours… »

« Nous sommes en juin 1943 mon enfant ! Je ferais bien d'appeler miss MacGonagall pour qu'elle vous emmène à l'infirmerie...»

« Miss MacGonagall...? »

« Vous savez, la préfète en chef de cette année ! »

Hermione ne put répondre et disparut dans la même nuée rouge qui l'avait fait apparaitre.

Elle réapparut dans le même couloir et s'écrasa avec fracas et sans grâce sur le sol dur du 7e étage de la tour de Gryffondor. A même le sol, la jeune fille avait les yeux grands ouverts, trop choquée pour réagir, le nombre 1943 dansant la farandole dans sa tête. Que s'était-il passé ? Etait-ce un cauchemar ? L'ultime hallucination due à sa migraine qu'elle trainait depuis une semaine ? C'était sûrement cela puisqu'il n'y avait pas d'autres explications. Il ne pouvait y avoir d'autres explications.

Elle entendit alors un pas claudicant s'approcher et ferma les yeux, c'était la suite logique des évènements dans une journée pourrie jusqu'à la racine : le pas claudicant d'un Rusard qui s'approche au détour d'un couloir sombre.

Et le chat aussi. Bien sûr. Le miaulement du chat moche. Ronald avait beau dire ce qu'il voulait à propos de son chat, Pattenrond avait bien plus de charisme que Miss Teigne.

« Élève hors du dortoir ! » Cria le concierge une première fois en se rapprochant du plus vite qu'il put.

« Élève. Hors. Du. Dortoir ! » Martela-il essoufflé à deux pas de la jeune fille.

« Sans blague » Chuchota Hermione toujours au sol et sincèrement dépitée.

La Gryffondor se releva alors prestement et épousseta sa robe.

« Je suis préfète monsieur, je viens de finir ma ronde avec monsieur Malefoy » Commença inutilement Hermione pour la forme, sachant que le concierge n'en avait cure.

« Je ne vois pas votre partenaire » Répondit Rusard en lorgnant le vide à côté de la jeune fille qui leva les yeux au plafond. Que Merlin lui vienne en aide. Pourquoi était-elle là déjà ? Ah oui, à cause de Malefoy.

« Je ne sais pas s'il est nécessaire de prévenir le professeur MacGonagall pour... »

Si peu ? Mais Hermione n'osa pas finir sa phrase pour ne pas envenimer la situation. Elle savait que sa directrice la renverrait dans son dortoir sans problème et elle n'avait par conséquent pas envie de la déranger pour rien mais Rusard ne l'entendait visiblement pas de cette oreille :

« Non, non, non, je viens de croiser le professeur Rogue à l'instant. La retenue que Potter devait avoir ce soir avec lui a été déplacée. Vous savez ce que ça signifie ? »

Hermione eut sincèrement envie de pleurer. Il a vraiment mal vécu son enfance pour être aussi sadique, se dit la brunette qui avait envie d'être à dix lieux d'ici. Ou alors, ça devait être un syndrome post Ombrage aggravé par sevrage.

« Ça signifie qu'un poste d'élève en retenue est à pourvoir ce soir ! » Finit Rusard presque en chantonnant tandis que Miss Teigne ronronna de plus belle.

« Vous tenez vraiment à traverser les 7 étages ? » Couina Hermione en vain devant le sourire du concierge qui s'élargissait, rivalisant ainsi avec le Joker.

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« Et là, l'impertinente me répond qu'elle est préfète ! Alors vous comprenez tout de même que… »

« Je comprends » Fit Rogue d'un ton doucereux et reprit plus sèchement en désignant deux barriques de bois « Miss Granger, vous m'éviscèrerez ces tonneaux de crapauds à corne. Vous avez une heure. Inutile de vous rappeler que la baguette et toutes formes de protection corporelle sont proscrites. Il est déjà 23 heures passées alors hâtez-vous ! »

« Excusez-moi professeur mais pouvez-vous me rappeler le motif de ma retenue, je crains de l'avoir mal saisie » Fit la Gryffondor en grinçant des dents, ulcérée par l'hypocrisie de Rogue.

« Vous êtes en retenue, Miss Granger, pour comportement inapproprié dans un couloir du château à une heure indécente et j'ajoute à cela, insolence déplacée envers le corps professoral de Poudlard sous prétexte d'une prétendue responsabilité préfectorale qui vaudra 20 points en moins pour Gryffondor. » Articula-t-il à la face de la jeune fille.

Pourquoi était-elle là déjà ? Ah oui, la faute à Malefoy. Une myriade d'injures émergea alors dans sa tête à destination de son professeur et du Serpentard. Cela ne réglait néanmoins pas son problème. Son problème qui recommençait à se manifester.

Rusard était parti et Rogue s'en alla en direction de son bureau d'un pas vif.

La jeune fille contempla ses crapauds et son couteau à éviscérer. Hermione savait qu'elle allait le regretter à l'instant où ses mots franchirent sa bouche mais au point où elle en était…

« Professeur ? N'auriez-vous pas une potion antidouleur, j'ai un mal de crâne depuis… »

« Pour qui me prenez-vous, Miss Granger ? L'infirmière du Collège ? » Coupa le professeur en claquant la porte de son bureau.

« Et merde ! » Souffla la Gryffondor en s'agrippant brutalement à la paillasse, écrasant ainsi un crapaud visqueux.

Elle disparut à nouveau dans une nuée rouge étincelante caractéristique.

Réactions ? Rogue est-il une ordure (mais on l'aime quand même sinon il faudrait l'inventer^^) ? Fait-il bien la paire avec Rusard ? Où Hermione va-t-elle donc atterrir ? Peut-on dire qu'Isaac Newton est une imposture des mathématiques en se trompant sur la date de naissance de la supposée voyageuse temporelle ?

(Ceci est une invitation au commentaire au cas où elle serait passée inaperçue)

Bon début de semaine!

LM