Merci à mes reviewers anonymes : Ellana, victoria, Vicky, et nawel. N'hésitez pas en mettre, vous savez, ça me fait plaisir.

Lorsqu'on écrit, on à besoin de se sentir soutenu par ses lecteurs, parce que sans vous, on ne vaut plus grand chose.

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La vengeance est un plat qui se mange froid.

Pansy Parkinson entra dans sa chambre avec rage. Cette fille ? Comment avait-elle osé s'en prendre à Drago Malefoy. On ne devait que le respecter, encore et encore. Et elle ? Cette horrible petite peste l'avait blessé.

- Tu auras ta vengeance Drago, murmura-t-elle.

Elle s'avança vers le lit d'Anna, en proie à une fureur soudaine.

Avec un horrible rictus, elle enleva les draps du lit et... s'arrêta soudain. Elle remit les draps et se dirigea vers son lit. Son lit à elle. Elle allait faire pire, bien pire...

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Tout le monde avait remarqué la disparition soudaine d'Anna Mclee. Et la rumeur de sa dispute avec Pansy s'était répandue très vite. Bien trop vite.

A huit heures du soir, un cri retentit devant la chambre de Pansy Parkinson, Anna Mclee, Sofia Rowls et Emily Smith. Le préfet en chef, qui n'était autre que Drago Malefoy, aborda son plus beau sourire et entra dans la chambre. Il en ressortit quelques minutes plus tard, avec une Pansy en pleurs qui hoquetait des accusations contre la nouvelle élève.

A huit heures dix, les Carrow furent aperçut, sortant de cette même chambre, une allure mauvaise peinte sur leur visage, ce qui n'annonçait rien de bon.

A huit heures vingt, un nouveau ragot parcourait les élèves : Anna Mclee avait saccagé la chambre de Pansy Parkinson. On disait même que Pansy n'aurait rien dit si seulement elle n'avait pas reçut des menaces sérieuse de l'élève en question.

A huit heures trente et un exactement, Hermione qui remontait vers sa chambre entendu les ragots. Elle aurait souhaité regagner la salle commune mais ce plan fut empêché par un Drago Malefoy victorieux. Ce dernier l'empoigna par le bras et l'emmena de force au bureau des Carrow. Cette fois, pour Hermione, ce serait la fin. Fin de mission. Fin de vie aussi probablement. Elle ne dit rien et franchit le bureau dans un silence... de mort.

Les deux frères et sœurs Carrow l'attendait. L'un jouait avec sa baguette en un geste nerveux et l'autre tapait le bureau de ses ongles, produisant un petit bruit très désagréable. Leurs mines nerveuses et pincées n'annonçaient rien de bon. La situation aurait put être risible si Hermione n'en était pas le centre...

- Bonsoir.

Voix sombre et rauque du frère. Voix aiguë et désagréable de la sœur. Hermione répondit par une petite salutation polie, d'une voix affaiblie par la peur et plus aiguë qu'a l'accoutumée.

- Vous savez pourquoi vous êtes ici ?

Hermione déglutit.

- Pansy Parkinson m'accuse d'avoir saccagé ses affaires.

- Et vous approuvez les propos de Miss Parkinson ?

- Non.

Sœur Carrow eut un petit hoquet désapprobateur et Hermione entendit le rire à peine masqué de Malefoy, resté sur le pas de la porte. Elle sentit le rouge (de colère) lui monter aux joues. Malefoy devait se délecter de ce coup monté. Elle se vengerait... ou enfin, pas sur lui, sur Parkinson.

Pour le moment, elle reporta son attention sur les Carrow. La sœur avait les yeux écarquillés et fixait Hermione avec une allure de dément. Le frère quand à lui, semblait plutôt intrigué par la jeune fille et l'invita à continuer

- Je suis montée dans ma chambre parce que...

Première embuche. Elle ne pouvait pas donner la véritable raison. Malefoy avait-il donné sa version ? Peu probable, son égo en aurait été trop touché.

- Parce que je ne me sentais pas bien. Sofia est passé me voir plus tard et comme j'étais mieux, je suis sortie. Je ne sais pas qui à abimer les affaires de Pansy Parkinson, elles étaient intactes lorsque je suis sortie.

Non, elle savait parfaitement qui avait abimé les affaires de cette comédienne...

- Et vous n'auriez pas vu Drago Malefoy, par simple hasard... Demanda Sœur Carrow.

Mince, mince, mince ! Hermione n'avait pas vu juste. Malefoy leur avait tout dit. Sale fouine ! Petit insolent ! Égoïste ! Petit fils de bourgeois égocentrique ! Tout juste bon à s'enfuir devant le danger ! Lâche ! Petit merdeux et emmerdeur de première ! Je te déteste ! Je te déteste ! Je te hais !

- Malefoy a affirmé que vous aviez passé la journée à visiter Poudlard. Il a reçu l'autorisation du professeur Rogue, afin de lui permettre de mieux vous intégrez. C'est bien ça Mr Malefoy ?

- Parfaitement, nous avons mangé très vite dans le parc. J'étais avec elle toute la journée, elle n'a pas pu être l'auteur de l'accusation de miss Parkinson.

Le cœur d'Hermione tomba brusquement dans sa poitrine, ratant un battement. Avait-elle bien entendue ? Malefoy venait-il de prendre sa défense ? Jamais. Jamais elle n'aurait pensé ça de lui.

Non. Il devait y avoir une explication. Et ce n'était surement pas par charité qu'il l'avait fait.

- Excusez moi, dit Hermione avec prudence, je n'osais pas vous le dire, j'avais peur que Malefoy n'ait pas l'autorisation, j'espérais que mon absence passerait inaperçu. Cela ne se reproduira plus.

Le frère Carrow parut satisfait de sa réponse. Le rouge sur ses joues passait pour de la timidité et les tremblements de sa voix pour de la peur. Il n'en était rien. Hermione était rouge de rage et les tremblements étaient dut à sa fureur. Elle avait dut faire un effort énorme pour dire cette phrase, mais également pour approuver les propos de Malefoy et se mettre dans ce quelle était persuadée d'être un piège.

Mais sa mission comptait plus que son égo. Tant pis ! Elle devait se taire. Peut être que Malefoy l'avait véritablement fait par charité. Peut être que d'entrer dans son jeu leurs permettraient de se rapprocher.

Frère Carrow posa sa grosse main sur son épaule en lui lançant un regard assez... provocateur...

- J'espère vous voir bientôt en cours Miss Mclee...

Hermione se força à sourire et les Carrow les libérèrent.

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Lorsqu'ils furent assez loin, Hermione s'était plus ou moins calmée.

- Merci, murmura t-elle dans un effort surhumain.

- Pas de quoi, répondit-il

Il y eut un silence. Hermione commençait presque à croire que Malefoy l'avait fait... Par gentillesse. Puis il l'emmena devant sa chambre.

- Bonne nuit.

Il sourit et ne répondit rien. Puis il tourna les talons et s'en alla.

Hermione entra dans sa chambre. Toutes les filles dormaient, au plus grand bonheur de la jeune fille.

La nouvelle passa devant le lit de Pansy et s'allongea sur le sien.

Elle était épuisée, mais son esprit ne l'écoutait pas. Il tourbillonnait, emmenant et ramenant des pensées inutiles et futiles. Puis, de temps à autres, des idées plus sérieuses, plus noires s'échouaient dans son esprit.

Alors, elle pensait à ses parents en Australie, qui l'avait oublier. Elle pensait à Harry et Ron, soupirait de les savoir si éloignés, si inaccessibles...

Puis ses pensées se dirigèrent vers Malefoy. Elle se demanda pourquoi il l'avait sorti de ce faux pas. Il était au courant pourtant. Pansy avait dut l'informé de ses projets. Peut être avait-il simplement voulut l'humilier...

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Hermione s'éveilla avec une migraine effroyable. Elle se leva avec une infinie précaution et alla dans la salle de bain.

La pièce était carré, petite, exiguë. Elle possédait une baignoire en fonte, un évier et un miroir. Tout en vert et argent.

Cela tombait bien, Hermione détestait le vert. Elle ne supportait pas cette couleur fade ou au contraire, bien trop vive. L'argent ? Trop froid, glaciale couleur, comme des yeux de serpents. Et elle avait en horreur les serpents. Rien, dans leurs formes, leurs couleurs, leurs façon de ramper... Rien ne lui plaisait. Elle n'aimait pas ce côté morbide, à étouffer leurs victimes ou les empoisonner. Elle avait lu trop de documents sur eux. Ces serpents qui étouffaient, ceux qui avalaient leurs victimes vivantes, d'autres qui injectaient en leurs proie un poison capable de coaguler leur sang. Non. Rien n'était bien dans un serpent.

La jeune fille s'observa silencieusement dans le miroir. Elle détestait le vert. Et Mcgonagall avait insisté pour que ses yeux soit ainsi.

Elle peigna ses cheveux noirs. Ils étaient si lisses... Si... différents. Elle se maquilla, un peu plus que la veille, elle était à Serpentard, le naturel n'était pas le commun de la maison.

Elle s'habilla, ajusta sa cravate rayée verte et argent, enfila sa cape noire et épingla l'écusson des Serpentards.

C'était facile finalement.

Elle sortit de la salle de bain, et découvrit une Sofia souriante qui l'attendait. Emily et Pansy étaient déjà parties.

- Tu as bien dormi ? Je ne t'ai pas vue rentrer hier, avec les Carrow s'était comment ?

- Hum, Malefoy m'a disons... Sortit de ce faux pas. Qu'est ce que tu as fait à ton visage ?

En effet, Sofia avait une ecchymose sur le visage. Une trace violacée sous l'œil. Elle perdit soudain le sourire et passa une main sur son visage, effleurant la marque.

- Ce... Ce n'est rien.

Puis la brunette changea de sujet.

- Alors comme ça, c'est Malefoy qui t'a aidé... Curieux venant de lui, on ne peut pas dire que c'est son habitude. Tu lui tape peut être dans l'œil !

Elle pouffa devant la mine ahurit d'Hermione.

- Ne t'inquiète pas, je rigolais !

Hermione ne répondit rien. Oui. Ça, elle ne l'avait pas pensé. Mais, même pour sa mission, elle ne voulait pas finir sur la tableau de chasse de Malefoy. Durant les dernières années, il traitait les filles comme des jouets, des objets réutilisables à sa guise, jetables aussi, lorsqu'il n'en avait plus besoin.

Loin de sa chambre, Drago Malefoy sourit. La première partie de sa vengeance était en place.

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- On a cours avec qui, demanda Hermione à sa nouvelle amie alors qu'elles descendaient les escaliers pour aller en Métamorphose.

- Gryffondor ! Répondit Sofia avec joie.

Aussitôt, la transformée se rembrunit. Avec les Gryffondors, comme avant. Avec ses amis. Avec la haine dans leurs yeux quand il la verrait.

Il y a un an, c'était à elle de détester les cours avec les Serpentards, à se plaindre d'eux. Si elle avait su. Su que Dumbledore mourrait. Que Harry et Ron partirent sans elle. Et qu'elle... Qu'elle irait avec les Serpentards. Qu'elle devrait sympathiser avec eux.

Non. Jamais elle ne l'aurait imaginé. Elle était trop insouciante. Elle aurait du croire Harry. Il avait deviné les attentions de Malefoy. Il les avait prévenu et elle, elle avait balayé cette idée d'un revers de la main. Miss-je-sais-tout, imbécile de surnom; Elle ne savait rien. Rien du tout. Elle apprenait des livres, de la magie, des connaissances mais son esprit était tellement fermé. Tellement rigide.

Hermione Granger ne croyait pas aux contes de fées. Elle n'y avait jamais cru. Pas de princes dans son enfance, pas de poussières étoilées et méchantes sorcières. Juste une soif de connaissances, pour échapper à la vie, aux moqueries des autres.

Oui, Hermione Granger était rigide. Ne croyait qu'a ce qu'elle voyait, qu'a ce qui était écrit dans un livre approuvé par des scientifiques. Pourtant elle avait toujours cru à la magie. Toujours, du plus loin qu'elle se rappelait.

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Hermione entra dans la salle de Métamorphose, suivit de Sofia, elle s'installa le plus loin possible des Gryffondors, malgré les protestations de Sofia. Puis elle regarda Minerva Mcgonagall. La dame lui sembla fatiguée. Ses traits plus tirés qu'a l'ordinaire lui donnait un air extrêmement sévère. Elle croisa les yeux verts d'Hermione et planta quelques secondes sont regard à l'intérieur.

Juste quelques secondes. Aussitôt, un immense soulagement envahit la jeune fille. Elle sourit de façon infime et Minerva lui rendit ce semblant de sourire.

- Tu l'avais déjà rencontrée ? Chuchota Sofia intriguée.

- Non, s'empressa de répondre Hermione.

Devant le malaise soudain de sa voisine, Sofia jugea préférable de ne pas insister.

- Bonjour à tous et à toutes, commença le professeur Mcgonagall, aujourd'hui, nous allons apprendre à transformer un rat en tasse. C'est une révision de l'année dernière que je voudrais que vous effectuez en groupe de deux. Malefoy avec Patil. Parkinson avec Brown. Mclee, avec Londubat.

A l'instant où son professeurprononça le nom de Neville et le sien dans ma même phrase, Hermione crut défaillir. Tout le monde. Elle aurait accepté jusqu'à Lavande. Mais pas lui. Pas Neville. Pas tant qu'elle était à Serpentard. Pas tant qu'il la considérait comme une ennemie.

Neville n'était pas plus enchanté qu'elle, elle rassembla ses affaires pour le rejoindre. Au passage, elle entendit Malefoy parler.

- Pauvre Mclee, être obligé d'aider Londubat. Cet imbécile ne sait même pas différencier le rat de la tasse...

Il avait parlé bien fort. Tout le monde avait entendu et Hermione s'arrêta automatiquement. Elle se retourna vers Malefoy avec une envie de meurtre. Elle lui lança un regard noir et commença à s'avancer vers lui, avant de se raviser. Elle ne devait pas écouter son cœur. Une Serpentarde n'aurait jamais défendu Neville. Une Serpentarde aurait rit.

Alors, avec une douleur immense pour forcer sa bouche, elle esquissa un sourire, légèrement tordu. Malefoy lui rendit en plus sincère.

Et elle s'avança vers Neville, évitant soigneusement tout regard.

Comme d'habitude, il fut médiocre. Elle fit semblant d'avoir du mal, puis lança son sort avec nonchalance.

Elle ne regarda pas Neville. Elle n'osait pas.

Après une demie heure, il lui adressa la parole.

- Alors comme ça, tu as massacré la chambre de Pansy ?

Dans un geste machinale, la jeune fille releva la tête et croisa son regard. Le choc l'a brisa. Ces yeux. Cette lueur mauvaise dans son regard si doux habituellement. Ce ton. Cet air ironique. Cette colère qui lui déformait les traits.

Elle voulut détourner les yeux. Elle aurait voulu quitter les deux abimes qui la fixait, dénuées d'amitié.

Mais elle n'y parvint pas. Elle était paralysée.

Elle aurait voulu hurler. Elle était sur le point de hurler. De crier qu'elle s'appelait Hermione Granger. Elle aurait voulu hurler que Neville se trompait. Elle aurait voulu le secouer, lui dire qu'il n'avait pas le droit. Pas le droit de la regarder comme ça. Pas le droit de la traiter comme une Serpentarde.

Elle refusait. Refusait d'entendre des moqueries. Elle aurait voulu aller casser la figure de Malefoy. Lui arraché la langue pour ce qu'il avait osé dire et ce qu'il dirait encore. L'étriper. Étriper Pansy. La vider de ses entrailles et les bruler devant ses yeux. En proie à une envie de vengeance, elle aurait souhaité pouvoir tuer Pansy et Malefoy. Pourrir la vie de ces deux êtres. Les frapper pour chaque mauvaise action. Chaque moquerie.

Elle s'imagina avancer dans la pièce. S'approcher de Malefoy et Parkinson. Elle s'imagina, planta sa baguette devenue poignard dans leur peau. Elle imagina le bonheur qu'un tel geste lui procurerait. L'euphorie, engluée de sang.

Mais elle s'appelait Hermione Granger. Et Hermione Granger ne tuait pas ses ennemis. Hermione Granger ne hurlait pas. Hermione Granger ne torturait pas et tuer ne lui procurerait jamais de plaisir. Hermione Granger était trop faible pour tout ça.

Alors Hermione Granger se tut. Elle ignora la question de Neville.

Et lorsqu'elle fut seule dans les toilettes entre deux cours. Hermione Granger pleura. Elle déversa sa haine, son chagrin à travers les larmes. Et c'est ainsi qu'Hermione Granger se mit à détester Anna Mclee. A lui souhaiter la mort.

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Bon, cette fois je me suis amusée pour ce chapitre. Enfin, pendant l'épisode des Carrow. J'étais mort de rire en imaginant la tête de sœur Carrow ! C'est vrai que franchement, il me font pas peur ces deux là. Je les ai un peu changé. J'aime bien jouer des contrastes entre eux.

Pour la partie avec Neville, j'ai vraiment essayé de rendre la scène crédible. Je ne sais pas si ça rend bien.

Alors ? Reviews ? Qu'est ce que vous en pensez ?

Pour ceux qui aime Pansy, désolé mais elle n'est pas une fille très sympathique dans cette fiction.

Pas énormément de Drago dans ce chapitre, je sais mais bon...

Sur ce, bonne journée bonne soirée et bonne fêtes.

Bis !