Désolée pour le retard dans le courrier, les facteurs étaient en grève hier, impossible d'ouvrir la page pour ajouter le nouveau chapitre... Grrr.
Berenice Julien : Merci beaucoup pour ta review et pour son contenu. J'espère qu'elle continuera à te plaire. Et non, je ne compte pas abandonner en route. :) (je finis toujours mes histoires)
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Te souviens-tu de ces trois premiers mois ?
Trois mois où je t'ai fais souffrir, j'en suis conscient, mais toi, tu n'avais aucunement idée d'à quel point tu me faisais souffrir aussi. Tu hantais ma vie, jour et nuit. Tu étais dans mes pensées le jour et dans mes rêves la nuit. J'ai imaginé toutes sortes de scénarios nous impliquant, toi et moi, le plus souvent nus. Dans la douche, je pensais à toi, ta main à la place de la mienne sur ma virilité. Même quand je baisais d'autres filles, c'était toi que je baisais. Peu importe si ça fait de moi un pervers.
Angéla a quitté le lycée peu de temps après ton arrivée, tu t'es retrouvée seule et les moqueries qui avaient cessé après ton arrivée reprirent... contre toi, cette fois. Toi, la copine de la paria était devenue la paria. Les jeunes n'ont jamais aimé les personnes différentes, et tu l'étais. Tu ne te maquillais pas, tu ne t'habillais pas en suivant la mode. Tu donnais l'impression d'avoir juste pris le pantalon et le haut le plus en haut de ta pile de linge. Cela dit, tu ne t'es jamais laissée faire. Ils ne s'attendaient pas à ce que tu aies de la répartie ni à ce que tu leur cloues le bec avec tes remarques sarcastiques.
Ils avaient ton attention quand ils se moquaient de toi ou quand ils te faisaient de sales blagues. Et même si j'ai apprécié tes joutes verbales avec Lauren ou tes vengeances à l'encontre de Jessica, je refusais qu'ils aient ton attention alors que celle-ci devait être centré sur moi.
J'ai donc fait la seule chose que je connaissais pour que tu prennes conscience de mon existence. Après avoir fait comprendre aux autres que tu serais mon bouc-émissaire personnel, j'ai commencé à te mener la vie dure. Je t'ai poussée, je me suis moqué de tes fringues, j'ai mis de la colle dans ton manuel d'histoire.
À la base, je dois t'avouer que je comptais le faire sur ton livre mais en voyant qu'il s'agissait d'orgueil et préjugés, je n'ai pu m'y résoudre. Tes goûts littéraires étaient parfaits.
tu répondais chaque fois avec une détermination sans faille. Plus ça allait, plus mes attaques étaient virulentes mais jamais tu ne m'as dénoncé, tu contre-attaquais, parfois tu craquais et tu allais t'isoler dans la forêt pour pleurer.
Je te suivais à chaque fois, je restais près de toi et t'écoutais pleurer. Je ne peux pas te dire que je m'en réjouissais, bien au contraire, mais je ne savais pas comment faire autrement pour avoir ton attention alors le lendemain, je recommençais.
Oh, jamais je n'utilisais tes moments de faiblesse contre toi, je m'attaquais seulement à ce que je savais que tu pouvais encaisser.
Ça n'aurait pas dû se passer comme ça, entre toi et moi. Si seulement tu m'avais porté un peu d'attention, tout cela ne serait pas arrivé.
Ooo
Je ne suis pas sûre que Bella ait la même vision des choses concernant ces trois premiers mois... Des lettres qui sont déjà écrites, c'est celle que j'aime le moins, Edward a vraiment été un abruti, pour le coup.
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