Me revoilà ! Voici la suite de cette fanfiction.
J'espère que je vous ai pas trop fait attendre.
Sinon, je voulais vous remercier pour les reviews que j'ai eu. N'hésitez pas à laisser des commentaires. Par contre, je suis désolé, j'ai pas pu répondre aux commentaires que vous avez laissés à cause d'un problème de connexion. En tout cas, merci pour vos avis et les idées que vous avez concernant cette histoire.
Sur ce, bonne lecture !
Chapitre 4 : Le champ de bataille (ou le colonel est finalement pas si idiot que ça)
Cela faisait dix minutes qu'ils étaient dans la planque des militaires. Ils étaient tous assis autour de l'Adjudant qui leur expliquait la situation :
-Les révolutionnaires se sont regroupés à la suite d'un meurtre de l'un des leurs et ont totalement déclarés la guerre à l'armée.
-Merde, fit le colonel en se mordillant un doigt. J'espère que ça pas se finirent comme à Ishbal !
-C'est pour ça que l'armée à envoyer des troupes d'Alchimistes comme vous deux, dit Fuery en montrant Roy et Ed.
-C'est ridicule ! fit Roy. A Ishbal, les Alchimistes ont été envoyés pour exterminé le peuple. Si on n'a pas été envoyé dans ce même but, je veux bien me déguiser en lapin !
-J'aimerais bien que ça soit faux, dit Havoc, un sourire aux lèvres. J'ai hâte de voir le colonel en lapin !
-Mais ce que dis le colonel est la pure vérité, dit une voix derrière eux.
Tous firent volte-face et se mirent au garde-à-vous, sauf Ed qui regardait toujours la carte.
-Président Bradley !
-Ne vous interrompez pas, je suis juste de passage.
-Une question, président, dit Edward en fixant toujours la carte.
-Qui a-t-il Major Elric ?
-C'est « vous » qui avait demander notre intervention ici ?
Le président eut un vague sourire et répondit :
-Décidément, même déprimé, vous restez égal à vous même ! Oui, c'est « nous ».
Le président jeta un coup d'œil à Roy qui était devenu tout blanc et qui serrait les dents. Puis, il partit remonter dans sa voiture, un grand sourire aux lèvres.
-Qu'est-ce qu'il voulait ? demanda Breda.
-Nous narguer en nous montrant « qu'ils » veulent la même chose qu'à Ishbal, dit le colonel entre ses dents.
-Mais c'est qui « vous » et « nous » ? demanda à son tour Falman.
Ils n'eurent pas le temps de répondre qu'un officier vint vers eux en courant et dit, au garde à vous :
-Colonel, on a besoin de votre équipe sur le front. Vous êtes près ?
-Cinq minutes et on arrive.
Puis Roy se tourna vers son équipe et dit :
-Je n'ai qu'un ordre à vous donner : restez en vie. Si vous êtes trop exposé, fuyez. Et si quelqu'un vous fait des reproches sur cette attitude, dites que c'est un ordre du Colonel Mustang. C'est bon, vous pouvez y aller.
Riza pris deux revolvers en plus et des dizaines de cartouches, Havoc chargea son fusil d'assaut, Fuery vérifia le nombre de ses cartouches…bref, tout le monde se prépara. Roy attrapa Ed par le col de sa veste.
-Attends, Full Métal !
-Hum ?
-Je préfère que tu restes avec moi. C'est la première fois que tu viens sur un champ de bataille et il aussi conseiller que les Alchimistes restent groupés.
-Bien.
Roy vérifia la présence de ses trois gants de rechanges et suivit l'officier qui l'attendait toujours.
0o0
Quelques minutes plus tard, ils étaient dans les tranchées à attendre pour l'assaut.
-Quand vous voulez, colonel ! dit un soldat.
-Allez-y mais essayez de rester en vie.
Ce fut l'assaut. Roy sauta hors de la tranchée, suivit par Edward. Ce dernier avait perdu les rares couleurs qui subsistaient encore sur son visage. Les balles pleuvaient. Les militaires n'arrivaient pas à avancer.
-Full Métal ! dit le colonel.
-Bien compris, répondit Ed en claquant des mains avant de les posés sur le sol. Un énorme mur apparut devant tout les militaires.
-Reculez ! ordonna Roy qui, lui, avançait, suivit par Ed.
Les militaires bâtirent en retraite.
-A trois, Ed ! Un, deux, trois !
Le mur disparut. Les révolutionnaires étaient presque tous sortit de leur tranchés et regardèrent avec surprise Roy.
-AH ! hurla l'un d'entre eux. C'est le Flamme Alchimiste et le Full Métal Alchimiste ! Fuyez !
Roy déglutit avec difficulté et claqua des doigts. Les corps des révolutionnaires se retrouvèrent en combustions. Le temps était à l'orage et on ne voyait que ses corps en train de brûler dans l'horrible craquement et de cris déchirants. Roy baissa les yeux et sursauta : Edward était prostré par terre, recroquevillé sur lui-même, les mains sur les oreilles. Il s'agenouilla à côté du jeune homme.
-Edward ! Ca va ? Edward ! Edward, répond-moi !
Mais ce dernier ne bougea pas et continua à trembler. Les révolutionnaires firent un nouvel assaut.
-Putain, Ed, tu vas y passer si tu reste là !
A ses mots là, Edward releva la tête et Roy tomba à la renverse. Encore le même regard. Edward transmuta un immense champs de mine. Les révolutionnaires explosèrent. Soudain, le regard de détermination se transforma en regard plus qu'horrifié. Roy le pris par le bras et le tira de force dans la tranchée. Il ne s'arrêta pas et courut jusqu'à la base. Il ferma brusquement la porte et se tourna vers Edward en reprenant son souffle.
-Ca v…
Il n'y pas le temps de finir sa phrase que Edward l'encercla de ses bras, le visage enfouit dans son uniforme. Surpris, le souffle coupé, Roy mit un certain temps à comprendre ce qu'il lui arrivait. Edward avait été terrifié par la guerre, Edward avait encore tués des gens, Edward était terrorisé, Edward était en train de pleurer, Edward s'était jeté dans ses bras… Attends, QUOI ? Edward PLEURAIT dans ses bras ? Oulà ! Vite un aspirine !
N'ayant pas d'aspirine à proximité, Roy baissa les yeux Ed qui lui serrait la taille de plus en plus, en proie à une énorme crise de larmes.
-Calme-toi, Ed, ça va. Il n'y a plus personne.
Ne cachant pas quoi faire, Roy lui caressa les cheveux. Edward eut un énorme sanglot et, lâchant la taille du colonel, s'effondra par terre.
-WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
-Calme-toi Edward ! S'il te plait ! Calme-toi !
-VOUS COMPRENEZ PAS ! Je viens, je viens…
-Edward, contrôle-toi ! S'il te plait !
-Je viens…JE VIENS DE TUER PLUS DE CINQUANTE PERSONNES ! AAAAAAAAH !
Roy était vraiment embarrassé. Qu'est-ce qu'il pouvait faire pour calmer le jeune homme ? De plus, voir Edward exprimé ses sentiments d'un coup après deux semaines de regard vide, c'était un sacré choc !
Roy s'assit à côté de Edward, ne sachant pas quoi faire. Une odeur nauséabonde lui apparut alors. Il en chercha la provenance mais n'eut pas trop à faire. Il eut un mouvement de recul. Edward, qui venait de relever la tête, encore baignée de larmes, demanda :
-Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
-R…Rien du tout ! s'écria le colonel en lui attrapa la tête pour la plaquer contre lui.
Dans l'état dans lequel le jeune homme était, il valait mieux qu'il ne voit pas ce qu'il y avait derrière lui : les responsables de transmissions radio étaient toujours à leur poste, mais dégoulinant de sang, morts.
-Mais bon sang, qu'est-ce qu'il s'est passé ? murmura le colonel entre ses dents.
-C'est une bonne question, colonel, fit une voix derrière lui.
Il tourna la tête et vit Envy et Gluttony.
-Vous ! Qu'est-ce que vous venez faire là ? s'injuria le colonel.
-Je peux les manger, dis ? demanda Gluttony.
-Non, répondit Envy. On vient voir comment ça se passe sur le front.
-En quoi ça vous concerne ? demanda Roy entre ses dents, tenant toujours Edward serré contre sa poitrine, ce dernier sanglotant toujours.
-Je peux les manger, dis ?
-Non ! On vérifie l'efficacité des éléments principaux pour le sacrifice.
-C'est ridicule ! Et c'est vous qui les avez tués, eux aussi ? fit Roy en désignant de la tête les officiers morts à côté d'eux.
-Je peux les manger, dis ?
-Non ! Euh, pour vous, colonel, oui, c'est nous.
-Pourquoi ?
-Je peux les manger, dis ?
-PUTAIN, Gluttony, TA GUEULE ! explosa Envy. Et vous, colonel, vous êtes bien curieux, je trouve !
-C'est toi qui viens ici, j'ai bien le droit de te poser quelques questions, non ?
-Oui, bien sûr ! Mais sinon, je voulais vous féliciter !
-Ah ? Et pourquoi ? demanda Roy, septique.
-Vous êtes bien digne du titre du « Héros d'Ishbal » ! Tuer ces gens sans la moindre hésitation, bravo !
En entendant ça, Edward fut pris d'un haut le corps. Envy le vit enfin et un immense sourire sarcastique apparut sur ses lèvres.
-Le Full Métal Nabot m'a surpris aussi. Sans hésitation, c'était grandiose ! Mais il semble en bien piteux état, le minus !
Ed se dégagea des bras du colonel et sauta sur ses pieds :
-C'EST QUI QUE T'AS TRAITE DE NABOT ?
Envy recula, surpris par la soudaine vivacité de l'adolescent.
-Oh ! Calme-toi ! fit-il.
Roy se leva à son tour et attrapa Edward par l'épaule. A ce contact, Ed se calma et fondit en larme, en tombant sur les genoux. Envy regarda Ed avec stupeur. Il s'accroupit devant lui et demanda au colonel :
-Il a quoi ? Il me ferait presque peur, là !
Roy soupira. Il ne se voyait pas trop taper la discut' avec un mec qui venait de trucider des militaires dans la même pièce.
-On dirais qu'il nous fait un complexe du champ de bataille, fit Envy d'un ton doc.
-Un complexe du champ de bataille ? répéta Roy, un sourcil levé.
-Ben, c'est le fait d'être mort de trouille sur les champs de batailles au début des combats quand tu commence à tuer d'autre gens, fit Envy en mode t'es-un-super-ignorant-et-je-suis-meilleur-que-toi-de-toute-façon-pov'-larve.
Roy n'apprécia pas trop mais ne releva pas. Il s'accroupit à son tour et mit ses mains sur les épaules d'Edward. Ce dernier fut pris d'un violent haut-le-cœur et vomit sur les pieds d'Envy.
-WAH ! Connard ! s'écria ce dernier. Il m'a dégueuler dessus ! J'vais te buter !
-Mais tais-toi, idiot ! s'écria Roy.
Envy en fut choqué. Alors qu'il allait sortir au colonel une réplique cinglante de son cru, il vit la tête du Full Métal et se calma aussitôt.
-Mais purée, il a quoi, ce nain ?
-Un complexe du champs de bataille, voyons, répondit sarcastiquement Roy en prenant Edward pour l'allonger.
Envy fusilla le colonel des yeux.
-Vous vous foutez de ma gueule, colonel ?
-Non, à peine ! Par contre, si ce ventre à pattes pouvait sortir d'ici, il sent vraiment trop le fer.
-Le fer ? répéta Envy.
-Le sang, quoi !
-Il y a du fer dans le sang ?
-Mais t'es idiot ou quoi ?! s'écria Roy. Et sors-moi ce gros plein de soupe !
-Oui ! Tout de suite ! s'exclama Envy, surpris du ton furieux du colonel.
Pendant que Envy raccompagnait Gluttony dehors, Roy allongea Edward par terre, la tête sur ses genoux. Le jeune homme sanglotait toujours mais semblait plutôt sur le point de tombé dans les pommes.
Soudain, la porte s'ouvrit brusquement…
(On ne frappe pas l'auteur !)
