Lissant une dernière mèche rebelle, Hishigi resta un instant devant la porte, ne sachant pas trop s'il devait annoncer sa présence ou non, et, après un temps de réflexion, entra sans même prendre la peine de frapper. Il trouva Shihodo allongée sur le dos, installée sur un énorme nuage qui devait lui servir de matelas. Elle était en train de boire une étrange mixture oscillant entre le rouge et le rose bonbon, et chantonnait une chanson très certainement grivoise, à en juger par les quelques mots que le sage parvenait à saisir. Lorsqu'elle le vit, elle fit disparaitre son nuage d'un léger mouvement de la main et se rétablit sur ses longues jambes musclées. Elle eut un sourire, et dit d'une voix qu'Hishigi jugea comme mélodieuse, à mi-chemin entre le râle du camionneur qui fume trop et le bruit de la porte qui grince :

«Hishigi ! Quelle bonne surprise ! Arquant un sourcil, elle continua : C'est rare de te voir trainer par ici. Tu as perdu le chemin de ton labo ?

-Non.»

Shihodo, dans l'expectative d'une suite à ce «Non», attendit. Voyant que rien ne se passait, elle se rapprocha encore un peu du sage, dont la fixité était à la limite du cadavérique, et secoua rapidement sa main devant ses yeux. Hishigi se sentait incapable d'expliquer à la sage pourquoi il venait lui rendre soudainement visite ; il refusait de lui avouer qu'il voulait la remercier pour sa gentille attention. Cela faisait maintenant trois jours qu'il dormait et se roulait sur son lit avec la peluche en poussant de petits gloussements de contentement. Ses bonnes manières le poussaient à remercier Shihodo pour ce cadeau. D'un autre côté, il n'était pas le genre de personnes à se confondre en remerciements et Shihodo l'intimidait beaucoup trop ; face à ses remerciements, quelle serait sa réaction ? Le sage restait persuadé qu'elle nierait avoir fabriqué cette peluche, elle irait sûrement même jusqu'à se moquer grassement de lui. Dans la peur qu'une telle situation se produise, il réfléchissait à une excuse plausible, qui expliquerai efficacement sa présence.

«J'ai besoin de toi.

-Rohohoho. Shihodo lui donna un coup de coude dans les côtes avec un air grivois. Je vois ce que tu veux dire...

-Non! Non, je ne crois pas. J'ai besoin que tu m'aides pour une expérience.

-C'est de mieux en mieux... Quel genre d'expérience ? Tu veux que je t'attache à ton bureau ? Que je joue le rôle de la dominatrice ? Tu sais, mes poches sont remplies de tours à essayer... »

Shihodo, tout en parlant, se rapprochait dangereusement du sage, qui tentait de reculer imperceptiblement vers la sortie, se reprochant intérieurement d'avoir tourné ses phrases de façon à ce qu'elles soient bourrées de double sens. Soudain, dans un mouvement rapide et souple, Shihodo colla ses hanches à celles du sage, le poussant contre un mur. Elle saisit rapidement ses poignets et appuya son corps au sien, sans cesser un instant de sourire et d'inventer des expériences à connotation sexuelle très forte, qu'elle lui soufflait à l'oreille en insistant bien sur certains mots. Choqué par ce mouvement totalement inattendu, Hishigi n'avait eu le temps ni de réfléchir ni de se défendre. Maintenant qu'il était bloqué par la poigne étonnamment vigoureuse - tel un bûcheron sous hormones, songea Hishigi - de Shihodo, son visage se décomposa légèrement. Qu'était-elle en train de faire ? S'imaginant déjà étouffant, le visage compressé par un nuage de la sage tandis qu'elle lui arracherait son pantalon, Hishigi parvient à émettre un guttural «Mais qu'est ce que tu fous ?» alors qu'il sentait la bouche de Shihodo se rapprocher de son menton. Elle éclata alors de rire, relâcha la pression qu'elle exerçait sur le sage, se recula et croisa les bras ; son visage affichait le même air narquois que d'habitude lorsqu'elle lui lança :

«Alors, chaton ? On ne se défend pas ?»

Effectivement, Hishigi n'aurait eut aucun mal à la faire reculer l'envahissante femme. Malheureusement pour lui, ses hormones avaient décidés de se réveiller, et lui avaient bien fait comprendre qu'un corps pressé contre un autre était agréable, surtout lorsque l'un des deux appartenait à une femme aux jambes infiniment longues... Il préféra toutefois éviter de lui avouer ce qui lui traversait actuellement l'esprit, sous peine de se laisser bien trop aller et de la renverser sur le sol afin de se serrer à nouveau contre elle. Il était pratiquement sûr que son plan était voué à l'échec ; Shihodo ne se laisserait pas faire aussi facilement que lui, surtout maintenant que l'effet de surprise était passé.

«Comme d'habitude, tu ne réponds pas. C'est vraiment énervant de parler avec toi ; je me demande comment tu fais pour être ami avec Fubuki et Muramasa.»

Disant cela, Shihodo lui tourna brusquement le dos, légèrement vexée du manque de réaction du sage, et repris son verre qu'elle avait posé au sol lorsque Hishigi était entré. Elle aspira bruyamment le contenu tout en s'éloignant d'un pas rapide, donnant des coups de pieds au fleurs de nuages qui avaient le malheur de se trouver sur son chemin. Hishigi soupira et parti à sa suite, enjambant les miettes cotonneuses que Shihodo semait sur son passage.

«Je voulais juste te remercier. Pour la peluche. Elle... est très mignonne. Et...» Le sage ne savait plus vraiment quoi ajouter, alors il lança à tout hasard : «Elle sent bon.»

Shihodo s'arrêta brutalement, et se tourna vers lui.

«Alors tu aimes la sentir ?

-... Heu... Oui, je suppose. Hishigi fronça un instant les sourcils - de quoi étaient-ils en train de parler exactement?

-Parfait. Comme ça, j'espère que tu vas t'étouffer et mourir, le nez rempli de filaments nuageux.

-C'est sympa ce que tu dis là.»

Le sage nota avec satisfaction que Shihodo ne semblait plus bouder, mais qu'elle avait désormais l'air prête à se moquer de ce qu'il venait de dire, avec force blagues, mouvements graveleux et commentaires désobligeants. Il se demanda si il n'aurait pas mieux fait de la laisser grogner dans son coin.

Après avoir quitté l'antre de Shihodo, où cette dernière ne s'était miraculeusement pas moquée de lui à propos de la peluche, Hishigi était remonté dans son laboratoire pour se changer les idées, mais il avait incapable de se concentrer sur autre chose que le souvenir du corps de la sage contre le sien. Il avait alors décidé d'étudier le phénomène de l'attirance physique entre deux personnes, et il faisait un sujet de test parfait. Il nota de façon beaucoup trop explicite ses sensations et son ressenti sur l'expérience avec Shihodo, sans omettre de changer les noms en «sujet A» et «sujet B». Personne ne devrait jamais trouver ce rapport. Il songea à piéger son bureau au cas où quelqu'un tomberait sur ces documents.

...

Muramasa entra dans la pièce, suivie par une femme qui lui ressemblait beaucoup ; même cheveux, visages présentant des traits communs, même bienveillance émanent de leur être... Tout montrait qu'il s'agissait bien de sa soeur. Fubuki et Hishigi attendaient avec impatience depuis près d'une heure le retour du sage, échafaudant mille hypothèses quant au physique et la personnalité de la soeur du sage, hésitant même à faire des paris. Son entrée fut particulièrement remarquée, un silence pesant s'installant tandis que Fubuki et Hishigi la détaillait longuement, l'un ne disant rien par habitude et l'autre bien trop subjugué par la beauté d'Hitoki pour être capable de dire quoique ce soit de cohérent. La soeur de Muramasa s'inclina devant eux tandis qu'ils se levaient afin de la saluer à leur tour, Fubuki se baissant tellement que ses cheveux touchèrent le sol.

Hishigi nota mentalement que le comportement de son ami avait bien changé. Il examina scrupuleusement toutes les réactions et les mimiques du sage, afin de compléter son étude sur les rapports amoureux. Il s'intéressa tout particulièrement à l'attitude d'Hitoki, afin de déterminer si son ami avait une chance de lui plaire. Sa surveillance pointue des mouvements des deux individus lui valut quelques regards interrogateurs de la part de Muramasa, qui se demandait si Hishigi était à ce point sous le charme de sa soeur qu'il ne parvenait pas à en détacher les yeux, de Fubuki, qui s'inquiétait de la vue visiblement déclinante de son ami, qui devait apparemment plisser les yeux pour distinguer les visages, et enfin d'Hitoki elle-même, légèrement mal à l'aise avec ces deux sages visiblement si peu habitués aux présences féminines qu'ils en développaient un comportement étrange - pour ne pas dire effrayant. Elle jeta un regard effaré à son frère, tandis que Fubuki babillait à tout va sur tout et n'importe quoi - la plantation de légumineuses, les kimonos en soie, le soleil et la lune...

...

«Sa sœur n'avait pas l'air si fatiguée que ça... Je ne comprend pas pourquoi Muramasa nous a mis dehors ?

-Je ne sais pas moi, sûrement parce que tu l'as fixée sans mot dire toute la soirée, tel un prédateur chassant une jeune proie ?

-Tu peux dire. Moi au moins, je n'ai pas passé mon temps à parler sans arrêt, sans même lui laisser le temps d'en placer une...

-J'essayais de détourner son attention de ton regard inquisiteur.

-La belle excuse ! Tu voulais juste qu'elle tombe sous ton charme, pas vrai ? Ca se voit qu'elle te plait.»

Fubuki ouvrit la bouche pour répondre, mais la referma bien vite. Son ami avait raison, Hitoki lui plaisait énormément. Enfin surtout physiquement pour le moment, puisqu'il ne lui avait pas vraiment donné l'occasion de parler. Il failli se frapper le front et se traiter d'imbécile, mais il attendrait d'être seul pour cela. A la place, il choisit de contre-attaquer.

«Oui, peut-être, et alors ? Je ne suis pas le seul à agir bizarrement quand une fille me plait.

-Je ne vois pas de qui tu parles. Hishigi croisa les bras et haussa les épaules.

-Vraiment ?

-Vraiment.

-Et si je dis Shihodo ? Et toi ?»

Fubuki pointa un index victorieux en direction du visage de son ami, qui avait pris une délicate sous-teinte rosée à la mention du nom de la sage. Hishigi donna une tape au doigt accusateur et invita son ami à venir discuter de tout ça chez lui plutôt que de rester plantés au milieu du couloir, au vu et su de tous. Ce n'est qu'une fois Fubuki confortablement et solidement installé au beau milieu de la pièce lui servant de salon que Hishigi pensa à la peluche qui devait trôner en bonne place sur son lit. S'ensuivit un instant de panique pour le sage, qui devait absolument empêcher son hirsute ami d'entrer dans sa chambre. Se rendant compte que de toute façon, Fubuki n'avait aucune raison logique de vouloir aller dans cette pièce, sauf peut-être dans la ferme intention de lui voler sa couette, ce qui était hautement improbable, Hishigi se calma. Il ouvrit une fenêtre pour aérer, vint s'assoir près de son ami, alluma une cigarette, tira une bouffée et la passa au sage aux cheveux blancs. Ne sachant pas trop comment reprendre leur précédente conversation, il décida d'entrer dans le vif du sujet tout de suite en demandant à Fubuki ce qui l'avait poussé à une imaginer que Shihodo lui plaisait. Ce dernier eut un petit rire, pas trop méprisant mais assez moqueur.

«Facile. Tu parles un peu trop d'elle en ce moment.»

Hishigi resta un instant songeur. En y réfléchissant, c'est vrai que ces derniers temps, il aimait beaucoup parler de Shihodo à Fubuki, malgré le fait que son ami supporte difficilement la simple mention de son nom. En quelques jours, cette diablesse avait su réveiller les plus bas instincts d'Hishigi, et il pensait maintenant beaucoup trop à elle pour pouvoir travailler correctement. Pourtant, il refusait de l'admettre et ne voulait pas retourner la voir depuis la dernière fois où elle l'avait plaqué au mur et lui avait fait de drôles de propositions, beaucoup trop émoustillantes pour le jeune sage inexpérimenté qu'il était. Il décida de raconter quelques morceaux soigneusement choisis à Fubuki, en omettant volontairement de mentionner la peluche, ce qui casserait considérablement son image de beau gosse ténébreux. Il lui narra le moment où il avait laissé son regard trainer sur les fesses rebondies et les jambes galbées de la sage ainsi que la plaquage du corps de Shihodo contre le sien, tentant de lui expliquer à quel point c'était agréable. Fubuki l'écoutait sans mot dire, surpris d'entendre le sage parler si longtemps, d'une voix hésitante qui contrastait énormément avec sa flegme habituelle.

«Et même si c'était vraiment agréable, c'était dans le même temps... troublant. C'est la première fois que quelqu'un s'approche si près de moi, enfin se colle autant à moi. Je crois que le pire dans tout ça, c'est le fait que ses propositions graveleuses ont finalement réussi à me faire perdre tous mes moyens. A la base, je me disais que quoiqu'elle fasse, ça ne marcherait jamais sur moi parce qu'elle est plus vieille, qu'elle est vulgaire, qu'elle vit dans un labyrinthe délabré dans les bas-fonds du palais...»

Hishigi pris sa tête entre ses mains dans un soupir d'exaspération, avant de continuer ses explications, notamment sur son changement d'avis vis-à-vis de Shihodo, passée d'une camarde de travail sympathique mais sans plus à une femme terriblement attirante et gentille dans le fond, malgré ses propositions déplacées qui en étaient devenues excitantes. Il s'en voulait un peu de ne pas savoir résister aux charmes de la sage ; il allait bientôt devenir l'un des quatre grands sages, il n'avait pas de temps à perdre avec une relation ambiguë et bourrée de tension sexuelle.

«Surtout que je n'y comprend pas grand chose, aux relations amoureuses, ou quoi que cela puisse être d'autre.

-Moi non plus, tu sais. Fubuki souffla lentement la fumée de sa cigarette, qu'il avait gardée tout le temps du discours de son ami. Je pense que servir le Roi Rouge est notre mission principale, mais cela n'empêche pas les relations annexes.

-On peut voir ça selon le schéma suivant : on attend d'être nommés en tant que garde rapprochée du Roi, et seulement une fois que notre position est bien acquise, on se permet un peu de... détente ? Hishigi, dont le visage affichait un léger sourire, jeta un regard en biais vers son hirsute ami.

-Exactement. Enfin, rien ne nous empêche de commencer nos travaux de rapprochement avec la gente féminine maintenant, tant que cela ne nous détourne pas de notre voie...

-Cela me parait être un excellent plan. Cela me permettra en outre d'en savoir plus sur ce mystère universel qu'est la femme. J'ai d'ailleurs déjà commencé à prendre des notes sur... Avisant l'air curieux et vaguement effaré de son ami, Hishigi coupa court aux explications : Sur les relations humaines.

-Parfait. Nous nous épaulerons mutuellement dans ce nouveau défi - comme nous le faisons déjà pour tout le reste. »

Sur ces derniers mots, Fubuki tourna un regard triomphal vers Hishigi ; un instant leur suffit pour se lever et lancer les paumes de leurs mains l'un vers l'autre. Leurs mains claquèrent bruyamment entre elles. Toute à leur joie, ils s'exclamèrent beaucoup trop bruyamment pour des individus supposés être les guerriers les plus craints et respectés du clan Mibu.

« On va enfin découvrir les joies des relations amoureuses et du sexe !»

Trop occupés à faire de petits bonds réjouis et à glousser comme deux adolescents stupides - ce qu'ils étaient un peu malgré tout- , ils n'avaient pas remarqué qu'une personne était entrée dans la pièce au moment de leur bruyante acclamation. Ce ne fut que lorsqu'ils entendirent un toussotement qu'ils réalisèrent que le Roi Rouge se tenait devant eux. Rougissant dans un bel ensemble, ils s'inclinèrent aussitôt, leurs fronts frôlant le sol. Honteux d'avoir été pris en flagrant délit de comportement totalement inapproprié, ils n'osèrent ni relever la tête, ni parler, de peur que le Roi Rouge fasse une quelconque remarque. Ce dernier n'en fit pourtant rien, déclarer seulement avoir à parler à Hishigi. Fubuki s'éclipsa alors sans demander son reste, restant soigneusement incliné jusqu'à sa sortie de la pièce. Il se demanda tout le reste de la soirée ce qui avait pu se dire entre le Roi et son ami.

...

«Hishigi ? Hishigi !?»

Trainant dans les couloirs du palais, Fubuki était à la recherche de son meilleur ami. Il venait de finir son entraînement matinal et souhaitait discuter de sa nouvelle technique de combat avec quelqu'un ; et étant donné Fubuki ne faisait confiance qu'à un peu près une seule et unique personne au monde, il lui fallait bien la trouver pour pouvoir en parler. Il ouvrit une porte un peu au hasard. Comme le hasard fait bien les choses, il vit Hishigi attablé, une montagne de produits frais devant lui. Ce dernier ne leva même pas la tête. Fubuki leva un sourcil interrogateur vers la marmite bouillonnante.

«Ah ben t'es là ! Mais qu'est ce que tu fous ?

Ben, tu vois, je cuisine. Le Roi Rouge vient manger.»

D'un geste sûr et avisé, Hishigi trancha la base d'un poireau avant de l'émincer en fines lamelles qu'il ajouta à un bouillon où flottaient déjà, entre autres, carottes, pommes de terre, algues wakame et oignon. Hishigi reprit :

« C'est bien l'un de tes plus grands rêves les plus fous, non? »

Fubuki, tout à sa joie contenue, ne savait plus quoi répondre. Manger avec le Roi Rouge, cela signifiait qu'ils étaient en excellence position pour devenir l'un des quatre grands sages ! Retenant une réaction de joie comprenant force frottements de mains et rire grinçant, il se contenta de tendre son bras vers le ciel, la paume de la main face à Hishigi, dans une position de high five bien peu orthodoxe pour un guerrier de son rang. Nonobstant son statut de meilleur ami mystérieux et détaché, Hishigi abandonna les légumes à leur triste sort et répondit d'une frappe magistrale.

«Tu te rappelles cette fois où nous avions voulu frapper dans nos mains ainsi et que cela c'était mal terminé ?

-Comme si c'était hier !»

Après un instant de silence, le temps qu'il fallu aux deux sages pour se rendre compte qu'effectivement, c'était bien le jour précédent ce déjeuner que la situation de honte intense qu'ils avait vécue était bel et bien arrivée, Hishigi repris sa place derrière les fourneaux.

«Après ton départ précipité hier soir, il m'a expliqué, sans faire aucune allusion à ce qu'il avait entendu précédemment, qu'il viendrait déjeuner avec nous avant d'officialiser nos rôles de sages. Tu te rends compte ?

-Alors cet après-midi, si tout se passe bien, nous ferons partie des quatre sages ?»

Fubuki avait du mal à y croire. Le Roi Rouge avait enfin décidé de leur donner leur chance, depuis le temps qu'ils attendaient d'être enfin reconnus comme des guerriers dignes de défendre leur souverain ! Il attrapa un second couteau qui trainait, et se mit à l'ouvrage. Il fallait qu'ils préparent un repas digne de ce nom, et qu'ils évitent de refaire une bourde, et tout irait bien.

Normalement.