Les personnages et autres détails contenus dans cette histoire

Appartiennent en quasi-totalité à la légendaire J.K Rowling

Je n'en possède pas les droits d'auteurs.

Pour répondre à une autre question qui m'a été posée, la vitesse où je publie mes chapitres dépends de mon niveau d'inspiration et du temps que j'ai devant moi, mais je fais le plus vite que je peux!

Les informations concernant ce que les personnages ont fait après Poudlard proviennent de J.K Rowling lors d'une entrevue alors elles sont exactes.

Voici la suite, qui se déroule exactement neuf mois plus tard.

Ainsi donc, j'ai dû modifier la description physique de James, puisqu'il est dit qu'Albus Severus est le seul à avoir les yeux verts d'Harry.

Pardon pour le temps d'attente, je suis très débordé.

Si vous pouviez faire connaître cette histoire, ce serait bien apprécié!

S.V.P laissez des reviews, c'est très motivant!

Harry Potter et le rituel de résurrection

Chapitre 4

La section manquante

Le ciel était d'un noir menaçant, de fins grains de pluies tombaient de temps à autre et un grondement sourd annonça qu'un orage était en route. Le vent glacial fit frissonner Harry qui regretta de ne pas avoir enfilé un veston plus épais. Alors que Ron, Neville, Luna, Hermione et lui s'approchaient de la plateforme 9 ¾, où ils prendraient un train qui les conduirait à Poudlard, Harry repensait aux longs moments qu'il avait passés à Ste-Mangouste, aile psychiatrique, à se faire soigner pour son problème d'alcool. Susan Bones — avec qui il avait fréquenté Poudlard pendant sept ans, ce qui rendait la chose encore plus humiliante — s'était occupée de son cas personnellement. Harry ignorait qu'elle voulait devenir médecin, en fait il ignorait tout de cette fille, et se confier à elle avait été à la fois difficile et libérateur. Difficile, car Harry n'était pas très doué pour s'ouvrir aux gens et libérateur car Susan avait tout de même réussi à le guérir de son problème d'alcool. Harry se sentait redevable, elle était un excellent médecin, ça ne faisait aucun doute.

Il s'était produit beaucoup de choses en neuf mois; plusieurs sorciers, sorcières, et moldus avaient subi des attaques de Mangemorts et certains n'en avaient pas réchappé. Un employé du ministère, espion de l'ennemi, avait été condamné à une lourde peine de prison pour avoir tenté de soumettre le ministre de la magie au sortilège de l'Imperium. Les détraqueurs avaient rejoins le camp de Voldemort et lançaient régulièrement des agressions sur des innocents. Mais par-dessus tout, Rolf, le mari de Luna, et leurs enfants avaient été assassinés.

Harry regrettait de ne pas avoir pu être présent pour lui offrir son support, il avait été très remué par cette triste nouvelle, et selon les dires de Neville, leur amie n'était plus tout à fait la même depuis cet évènement. Harry comprenait très bien sa peine et trouvait étrange à quel point ils vivaient fréquemment des drames similaires. Déjà, lorsqu'ils étaient enfants, Luna et lui avaient perdu un parent et avaient subi les préjugés des autres parce qu'ils étaient différents. Maintenant, leurs familles respectives se faisaient massacrer par des Mangemorts.

— Ça n'arrêtera donc jamais? avait murmuré Harry quand Neville lui avait annoncé la nouvelle.

Fixant d'un regard vide la brume à l'extérieur, Harry s'était senti vidé de toute substance. Il avait eu la pensée ironique que si un détraqueur lui avait donné le baisé de la mort, il n'aurait eu aucune âme à aspirer. Il aurait voulu se sentir triste pour Luna, mais chaque fois qu'il y songeait, le visage de Ginny surgissait dans sa tête et il devait absolument s'occuper à autre chose pour ne pas craquer.

Hermione lui avait pardonné ses erreurs et avait accepté d'héberger ses fils autant qu'il le voudrait, mais Harry sentait bien qu'elle était toujours blessée. Un jour, sans le vouloir, elle avait fait une remarque cinglante au sujet du deuil de Luna, à qui elle avait conseillé d'éviter les pubs, avant de s'enfuir en courant. Harry ne pouvait pas lui en vouloir, il ne se rappelait pas tout ce qui s'était passé entre eux, mais le peu de détails que Ron avait consenti à lui donner avait suffi à le dégoûter amèrement.

L'un après l'autre, ils franchirent la barrière les séparant du Poudlard Express. La locomotive rouge avait aussi fière allure qu'avant. Harry ne put que se rappeler la déveine qu'ils avaient eue, Ron et lui, lors de leur deuxième année, en ratant le train. Dobby, l'elfe de maison au grand cœur, avait bloqué la barrière afin d'empêcher Harry de retourner à Poudlard, où il courrait selon lui un grand danger. Ils avaient été forcés de voyager dans une voiture volante, au péril de leur vie, avec laquelle ils avaient atterri dans les bras du saule cogneur, écopant par le fait même d'une retenue. Ce n'était rien en comparaison de la beuglante que Ron avait reçu de sa mère, ce souvenir le faisait encore sourire.

— … VOLER LA VOITURE! ÇA NE M'AURAIT PAS ETONNEE QU'ILS TE RENVOIENT! ATTENDS UN PEU QUE JE T'AIE SOUS LA MAIN! J'IMAGINE QUE TU NE T'ES PAS DEMANDE DANS QUEL ÉTAT D'INQUIETUDE ON ETAIT, TON PÈRE ET MOI, QUAND ON A VU QUE LA VOITURE AVAIT DISPARU!...

Molly… Son fils Fred était mort pendant la bataille de Poudlard, Arthur avait été attaqué par Nagini, Bill blessé par Greyback et voilà qu'on lui arrachait son unique fille. Harry n'était jamais allé la voir après les funérailles, il en était incapable. Molly avait déjà supporté tant de souffrance par sa faute, il ne voulait pas voir la douleur sur son visage, l'imaginer était déjà suffisamment éprouvant.

Ce n'est pas toi qui as déclenché cette guerre, lui avait gentiment rappelé Neville, et ce n'est surtout pas toi qui as lancé tous ces sortilèges mortels. D'autres gens vont souffrir, il faudra s'y préparer.

Si quelqu'un savait de quoi il parlait, c'était bien Neville. Tout comme lui, il était lié à Voldemort, si l'on en croyait la prophétie, car il était né en fin juillet, un jour avant Harry, de parents ayant combattu le seigneur des ténèbres par trois fois. Néanmoins, c'était sur Harry que Voldemort avait choisi d'appliquer la prophétie. Comme lui, Neville avait perdu ses parents. Frank et Alice Londubat, il y a longtemps, étaient de courageux Aurors s'étant battu aux côtés de James et Lily Potter. Ils avaient échappé à la mort, contrairement aux Potter, mais selon plusieurs, le sort qui les attendait était pire. Les Mangemorts, sachant à l'époque que la prophétie pouvait aussi s'appliquer à leur fils, avaient essayé de leur soutirer de l'information. Sous la torture de l'Endoloris, les Londubat étaient devenus fous et avaient été internés à Ste-Mangouste.

Harry avait souvent accompagné Neville quand il leur rendait visite à l'hôpital. Malgré le temps et tout l'amour que Neville leur témoignait, cela n'avait pas suffi à leur rendre la raison. Frank et Alice ne reconnaissaient pas leur fils, toutefois cette dernière était consciente qu'il s'agissait d'une personne qu'elle apprécie beaucoup; elle lui offrait encore ces fameux papiers de chewing-gum en cadeau qu'Augusta Londubat, la mère de Frank, détestait tant.

Les parents de Neville étaient les vestiges de l'Ordre du Phénix originel, formé longtemps avant leurs naissances, du fait que tous ses membres étaient morts ou avaient disparu. Les restes détruits d'une première guerre dont personne ne se souciait pour ainsi dire plus, c'était ça que Tom Elvis Jedusor laissait derrière lui; tristesse, colère et désolation.

Harry se sentait plus proche que jamais de Neville et Luna, à l'inverse de Ron et Hermione, eux pouvaient comprendre. Par leur souffrance, un lien indescriptible les unissait. Bien sûr, il adorait ses meilleurs amis, mais ils n'avaient jamais vraiment traversé le même genre d'épreuve. Le fait est qu'autour d'Harry, Neville et Luna, les gens avaient une triste tendance à connaître un destin tragique.

Le départ pour Poudlard n'avait rien de joyeux cette année, aucun éclat de rire, aucune accolade, seulement un silence assourdissant et des gens pressés de partir. Il était peu courant pour des adultes de prendre le train, mais Harry avait la certitude que les regards curieux lui étaient personnellement destinés. À l'intérieur, ils choisirent un compartiment voisin à celui de leurs enfants, dans le dernier wagon. Ses fils ne lui avaient toujours pas adressé la parole et Harry ne trouvait pas les mots pour leur demander pardon, il ne s'en sentait pas le courage. James et Albus avaient plus que jamais besoin de lui… il avait failli à son rôle de père.

Une jeune femme d'une grande beauté, les yeux bruns, les cheveux noirs lui tombant au milieu du dos, étaient déjà assise dans le compartiment. Harry eut la surprise de reconnaître Cho Chang, la première fille dont il était tombé amoureux. Elle travaillait à ses côtés au bureau des Aurors et, malgré ce malaise entre eux, ils étaient demeurés de bons amis. Elle avait épousé un moldu du nom de Michael Gordon, mais leur couple n'avait pas survécu. Cho n'avait jamais pu oublier Cedric Diggory, son petit ami qui avait été assassiné par un mangemort pendant le tournoi des trois sorciers. Harry aussi avait encore beaucoup de mal à évoquer sa mémoire, il avait été tué sous ses yeux, à seulement dix-sept ans.

« Souvenez-vous de Cedric. Si, un jour, vous avez à choisir entre le bien et la facilité, souvenez-vous de ce qui est arrivé à un garçon qui était bon, fraternel et courageux, simplement parce qu'il a croisé le chemin de Lord Voldemort. Souvenez-vous de Cedric Diggory. »

C'était le discours qu'avait prononcé Dumbledore en l'honneur du garçon. Personne ne s'était vraiment remis de ce décès, Pomona Chourave, la directrice de Poufsouffle, versait encore quelques larmes en évoquant ces évènements.

— Oh, Cho, fit Hermione en dissimulant difficilement sa surprise, que fais-tu là?

Cho les salua, tout sourire.

— Le ministère m'a chargé de la protection d'Harry.

Ron pouffa d'un rire sceptique.

— C'est ça, et moi je suis une Vélane!

— Tu n'as pourtant rien d'attirant, poil-de-carotte, rétorqua Cho d'un ton cassant, et je n'ai rien à te prouver.

— Mais, c'est moi qui suis chargé de protéger Harry!

— Il semblerait que le ministre soit d'avis que toi seul ne suffis pas à la tâche, fit-elle d'une voix onctueuse. Deux Aurors valent mieux qu'un, tu connais l'expression!

Il n'était déjà pas facile pour Harry d'accepter qu'on veille sur lui sans en plus avoir à vivre avec ces deux là! Ron et Cho ne s'étaient jamais beaucoup aimés, tandis qu'il était immature et plutôt maladroit, elle était délicate et très sensible. Ron caressa son bouc, geste qu'il posait quand il était contrarié, et rougit jusqu'aux oreilles.

— Alors, lança Neville, le train entrant en mouvement. On dirait qu'on va passer l'année ensemble!

Cela se voulait dit d'un air joyeux, mais manquait gravement de conviction. Ils se consultèrent du regard, sans trop savoir s'il fallait en rire ou en pleurer puis Luna prit la parole.

— Toi, tu sortais avec Cedric Diggory, pas vrai?

— Bravo Einstein.

— Et puis tu as épousé Michael Gordon mais il t'a quitté.

— Deux points pour toi.

— Et maintenant, tu es toute seule.

Cho prit une grande inspiration, évidemment cela ne se voulait pas méchant, Luna avait cette habitude troublante d'exprimer à voix forte la réalité, aussi dure soit-elle. En plus de vingt ans d'amitié, Harry avait eu le temps de s'y faire, mais pour ceux qui ne la connaissaient pas, ce n'était pas si facile. À l'école, cela lui attirait souvent les moqueries des autres, Luna était le souffre-douleur favori de ses camarades.

Sentant Cho sur le point d'exploser, Hermione s'empressa de détourner le sujet de la conversation.

— Il y a longtemps qu'on ne s'est pas vues, Cho, qu'as-tu fait ces dernières années?

S'ils devaient passer les dix prochains mois ensemble, autant apprendre à mieux se connaître. Cho leur raconta qu'après la bataille de Poudlard, elle avait rencontré Michael, lors d'une visite dans un musée d'Angleterre, et qu'ils s'étaient mariés quelques années plus tard. Elle avait ensuite décroché un emploi au ministère, en tant qu'Auror, où elle avait un horaire de travail si chargé que son mariage s'était lentement désagrégé.

Luna avait voyagé à travers le monde à la recherche des créatures magiques les plus étranges et les plus rares. Avec peine et misère, elle avait finalement accepté que les Ronflaks Cornus n'existent pas et qu'ils ne fussent que le fruit de l'imagination de son père. Soudainement, Hermione lui accordait plus de respect. Luna était tombée follement amoureuse de Rolf Dragonneau, qu'elle avait rencontré dans les forêts tropicales, ils s'étaient marié et avaient eu deux enfants. C'était grâce à ses talents de naturalistes que Luna avait décroché le poste d'enseignant de soins aux créatures magiques, à Poudlard.

Pour sa part, Hermione avait retrouvé ses parents en Australie et levé le charme qu'elle leur avait lancé afin — et ce pour leur sécurité — qu'ils oublient qui elle était. À son retour, elle s'était appliquée à réformer les lois sur les elfes de maisons avant de devenir haut placée dans le département d'application des Lois magiques, s'empressant de supprimer toutes les lois propres aux sangs purs.

Avant de devenir Auror, Ron avait travaillé quelque temps avec George à la boutique de farces et attrapes, puis avait rejoint son frère Charlie en Roumanie, où il avait pris soins de dragons légendaires. Il était revenu avec une oreille percée et ce bouc sur le menton. Harry l'avait écouté lui raconter des milliers de fois ses récits d'aventures, ses fils ne s'en lassant pas. Ils étaient très proches de Rose et Hugo, les enfants de Ron et Hermione.

Neville avait épousé Hannah Abbott, qui dirigeait maintenant le chaudron baveur, et était devenu professeur de botanique à Poudlard, travaillant en collaboration avec Pomona Chourave. Il aimait bien de temps à autre montrer à ses élèves émerveillés le galion enchanté de l'A.D.

À l'instant où Harry entamait le récit de sa propre histoire, le train s'immobilisa brutalement, les projetant Hermione, Luna et lui sur le sol.

— Qu'est-ce qui se passe? gronda Ron et il déglutit avec difficulté quand les lumières s'éteignirent d'un coup.

Les fenêtres étaient couvertes de givres, l'atmosphère était glaciale. Harry comprit de quoi il s'agissait; des détraqueurs étaient proches. Instinctivement, il sortit sa baguette magique et verrouilla le compartiment dans lequel se trouvaient leurs enfants.

Un cri retentit à leurs oreilles, des têtes curieuses émergèrent des compartiments du wagon. Dans le couloir, Harry constata avec horreur et stupéfaction que seule une partie du train s'était arrêtée. En effet, au loin, le Poudlard Express poursuivait sa route inexorablement et avec un wagon manquant, le leur.

Les contrôleurs du train ne s'en rendraient compte que beaucoup plus tard (lorsque la vendeuse de friandises circulerait entre les wagons et pousserait une exclamation de stupeur en constatant qu'une section avait disparu). Pour l'heure, Harry aperçut un détraqueur filer comme l'éclair sur sa gauche, un autre sur sa droite.

Ils les encerclaient.

— Harry, fit Ron d'une petite voix, qu'est-ce qu'on fait?

— On se bat!

Ils brandirent leur baguette. De leur compartiment les enfants commençaient à s'énerver. À l'autre bout du wagon, les détraqueurs s'infiltraient l'un après l'autre. Leurs capes noires flottaient dans l'air et leur donnait l'aspect de spectres, un râle répugnant s'échappait de leurs bouches. L'un d'entre eux tendit une main couverte de cloques vers lui.

— Harry, répéta Ron sur le point de tourner de l'œil, Harry…

Un frappement sourd les fit sursauter.

— Papa! appela Hugo d'un ton pressant. Ouvre!

— Restez tranquille, ordonna Hermione nerveusement, on fait ça pour votre bien.

— IL Y A UN DÉTRAQUEUR AVEC NOUS!