Coucou ! :) Bonne nouvelle, le temps se rapproche entre nous et les nouveaux épisodes de 'Doctor Who' ! Depuis le temps que je dis "Vivement Noël", c'est la première fois qu'on m'offre le Maître sur un plateau. Et je vais en Angleterre pour m'acheter les coffrets DVD (qui en France sont en version française uniquement, urgh !) et certains goodies de boutiques pour enfants ! :D

Merci pour vos reviews, ça me fait chaud au coeur ! :)

Bonne lecture.

FireRox

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Chapitre 4 : Disparition.

Une fois le reste de l'équipe appelée pour voir l'étendue du désastre, le plancher nettoyé des restes de la chose explosée, et le Président mis au courant de la situation, Laure rejoint le Maître occupé à quelques manigances de son cru.

- Le Président a décrété l'état de siège. Je lui ai suggéré de quitter les lieux avec sa femme tant que l'affaire n'est pas résolue, et il a accepté. Nous avons donc le terrain libre pour nos investigations.

Le Maître gardait les yeux fixés sur des tubes de verre, sans donner l'impression d'avoir entendu un traître mot du discours de sa collègue.

- Nuggets m'a fait une déclaration, j'ai bien entendu accepté, et nous avons décidé que notre lune de miel se passerait sur la Lune, justement. Vous en pensez quoi ?

Aucune réaction. Laure soupira. Il allait falloir utiliser la méthode musclée pour le faire réagir. Elle s'approcha discrètement du Gallifréen, jusqu'à se trouver juste derrière son dos. Elle se pencha légèrement en avant, et, sans réfléchir, lui souffla dans le cou.

Elle se recula juste à temps pour éviter de se voir détruire la mâchoire par le sursaut du Maître. Celui-ci se retourna, une expression affolée accrochée sur le visage. La jeune femme ne savait comment réagir devant une telle attitude. Finalement, elle demanda calmement :

- Vous travaillez sur quoi ?

Le Maître mit quelques secondes à calmer les battements de son cœur avant de répondre. Pourquoi avait-il réagit avec une telle violence ? Bien sûr, il l'avait entendue arriver, et déblatérer un monceau de mensonges pour le faire sortir de son mutisme. Il l'avait sentie approcher, mais ne s'était absolument pas attendu à son geste si … Si quoi d'ailleurs ? Il fallait qu'il se reprenne, ou il allait perdre tout sa crédibilité de futur dirigeant de l'univers, bon sang !

Ce fut donc d'une voix neutre qu'il lui répondit.

- Un test d'identification.

- Pour repérer plus facilement les victimes de ces créatures ?

Il acquiesça.

- Excellent ! S'exclama Laure. Et il fonctionne comment ?

- Il suffit de poser une goutte de ce produit sur la peau de la personne suspectée. Si le liquide reste bleu, tout est normal. S'il vire au rouge, alors on pourra commencer à s'inquiéter.

- Impressionnant ce que vous pouvez faire sans le moindre matériel !

Il haussa les épaules, blasé.

- J'ai toujours quelques petits trucs dans mes poches. C'est une habitude que j'ai empruntée au Docteur.

Elle le regardait avec de grands yeux émerveillés, ce qui le rendait de plus en plus mal à l'aise. Il n'avait pas cherché à l'impressionner avec ce test ridiculement facile à mettre en place ! Enfin … Mais non !

« Je deviens beaucoup trop humain, il va falloir que je surveille mes pensées. Pfff … Je déteste les humains ! »

- Bon, vous avez entendu ce que j'ai dit tout à l'heure ? Le bâtiment a été vidé pour la nuit. Il ne reste que nous deux et l'équipe de sécurité. L'affaire doit donc nécessairement être résolue ce soir, ou alors le Président devra trouver une nouvelle résidence officielle.

- Il va falloir penser à un plan pour attirer ces monstres hors de leur tanière.

- Déjà, trouver leur base serait une avancée considérable !

- Je vous signale que nous avons inspecté les plus petits tiroirs et autres boîtes à allumettes de ce fichu bâtiment, sans rien découvrir de plus que des monts de poussière ! S'énerva le Maître en se levant de son siège.

- Pas la peine de hurler pour ça ! Ce que vous pouvez être susceptible ! Remarqua avec amusement Laure.

- C'est la première fois que je suis tenu en échec par une créature à l'intelligence forcément inférieure à la mienne, donc, j'ai des raisons d'être énervé !

Laure éclata d'un rire franc qui résonna dans la pièce comme un écho.

- J'oubliais que Monsieur fait tout mieux que tout le monde ! Ironisa-t-elle, les yeux pétillant de malice.

Le Maître ronchonna, les bras croisés.

- J'ai quand même inventé ce test, grommela-t-il comme un enfant.

- Oooh, et il veut un gros gâteau au chocolat pour se faire remercier, le petit génie ? Susurra Laure, en se retenant de ne pas éclater à nouveau de rire.

- Et une tasse de thé.

- Avec un nuage de lait ? Demanda-t-elle en s'approchant de lui.

- Deux morceaux de sucre et …

- Une gorgée de whisky ! Compléta Laure en souriant.

- Exactement, lui sourit-il en retour.

Ils étaient à présent face à face. Très proches. Trop proches. Lentement, ils s'approchaient sans en avoir conscience. Chacun était plongé dans les yeux de l'autre, sans prononcer un mot. Leurs mains se frôlèrent, puis se réunirent. Leurs visages étaient maintenant bien trop près pour reculer. Ils se rapprochèrent encore plus, et …

- On vous demande dans la salle de réunion pour le piège de ce soir, annonça Nuggets en entrant dans la pièce.

Laure et le Maître eurent chacun un sursaut et se décollèrent l'un de l'autre, gênés.

- Je dérange, peut-être ? Demanda Nuggets, avec un flegme tout anglais.

- Non ! S'exclama Laure vivement. Nous heu … discutions sur le test d'identification que John a finalisé.

- Je vois … ironisa Nuggets en leur faisant un de ses rares sourires. Je vais leur dire que vous arrivez, fit-il en sortant de la salle.

- Attendez, il ne faut surtout pas se séparer ! Lui lança Laure, désespérément.

Se retrouver à nouveau seule avec son collègue lui serait à présent totalement impossible. Mais qu'avait-elle encore fait comme bêtise ? Quelle imbécile ! On ne mélange pas les sentiments et le travail, c'était dans tous les manuels de la bonne petite collaboration !

- Je ramasse mes tubes et j'arrive, annonça le Maître d'une voix éteinte.

Tout en rangeant son bureau, il repensa à ce qui avait failli se produire. Mais bon sang, il était le Maître, pas un stupide humain sentimental ! A quoi pensait-il, tout à l'heure ? Ridicule, voilà ce qu'il était ! Il ne fallait surtout pas laisser avancer cet embryon de sentiment. L'étouffer dès maintenant, voilà la solution.

Ils sortirent du bureau et rejoignirent l'équipe dans un silence pesant.

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- Chacun se souvient de sa position ?

Un mouvement de tête unanime répondit à Pottier.

- Bien. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bonne chance.

Ils se séparèrent, se dirigeant chacun vers leurs positions respectives. Le plan était fort simple. Tous munis d'un tube pour vérifier l'identité de leur partenaire, ils devaient tout bonnement patrouiller entre les différentes salles et signaler quoique ce soit ce suspect.

Un peu trop simple au goût de Laure. Ridicule aux vues du Maître. Vraiment, Pottier avait eu toute l'après-midi pour réfléchir, et voilà qu'il leur sortait un plan qui se résumait en une ligne.

Les équipes étaient les mêmes que l'après-midi, Pottier ayant rejoint celle du Maître pour, disait-il, « apporter une force de poing à ces scientifiques trop facilement impressionnables ». S'il avait aperçu la tête du Gallifréen lorsqu'il avait prononcé cette phrase, il n'aurait pas douté des capacités meurtrières de celui-ci.

Laure et Nuggets étaient censé explorer l'aile Est du bâtiment, tandis que l'équipe de Pottier explorait l'aile Ouest. Richard et Devienne, quant à eux, étaient assignés au premier étage.

- Équipe 2 à équipes 1 et 3, prononça Laure au bout d'une demi-heure dans le talkie-walkie. Rien à signaler, je répète, rien à signaler ici. Stop.

Un grésillement, puis la voix de Pottier lui répondit.

- Équipe 1 à équipes 2 et 3. Rien à signaler.

- Équipe 3 à équipes 1 et 2. Rien à signaler.

- Nouvelle transmission dans un quart d'heure. Terminé, fit Pottier.

- Terminé.

- Terminé, conclut Laure en coupant la communication.

Nuggets était à côté d'elle, toujours extrêmement vigilant. L'aventure ce l'après-midi lui avait appris à quel point ces bestioles étaient vicieuses. Un nouveau quart d'heure passa, puis un autre, et un autre encore. Toujours aucune manifestation des créatures.

Vers minuit, ils réalisèrent une nouvelle vérification.

- Équipe 1 à équipes 2 et 3. Rien à signaler, fit la voix du Maître.

- Équipe 3 à équipes 1 et 2. Rien à signaler.

- Équipe 2 à …

Laure fut interrompue par une cacophonie qui montait dans le couloir. Le cœur battant, elle se retourna vers Nuggets. Toutes les horloges de l'Elysée s'étaient mises à sonner en même temps.

- Qu'est-ce que …

- Laure, vous m'entendez ? Surtout ne bougez pas, j'arrive, et …

Le grésillement caractéristique retentit. La communication était coupée, et, comme ils s'y attendaient tous, l'obscurité envahit le bâtiment.

Laure était agrippée à Nuggets, quand soudain une immense tremblement secoua les murs et leur fit perdre l'équilibre.

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- Laure, vous m'entendez ? Surtout ne bougez pas, j'arrive, et ne lâchez pas Nuggets, surtout pas ! Hurla le Maître dans le talkie-walkie.

Le grésillement remplit le silence qui précédait les ténèbres. Le Maître voulut courir vers l'aile opposée, mais se fit plaquer au sol par le chef de la Sécurité.

- Vous êtes fous ? Nous devons rester ensemble ! Marchand, venez près de moi !

- Lâchez moi ! Hurla le Gallifréen.

- Vous ne bougerez pas d'ici, et …

L'obscurité s'abattit sur les combattants, qui se turent aussitôt. On n'entendait que les bruit de leur respiration saccadée, et les gémissement apeurés de Sophie Marchand, agrippée à Pottier de toutes ses forces.

Le tremblement semblable au souffle d'une explosion les fit basculer à l'autre bout de la pièce, toujours agrippés les uns aux autres. Le souffle court, le Maître n'attendait qu'une chose : que la lumière revienne.

Quand les lampes éclairèrent à nouveau l'Élysée, il repoussa Pottier et courut jusqu'à l'aile Est. Il trouva Laure et Nuggets en train de se remettre debout, apparemment assez secoués.

- Oh merci ! S'exclama-t-il en pressant Laure contre lui.

Si jamais elle avait disparu, que serait-il devenu ? Sa vie dépendait de la bague qu'elle portait à sa main droite, et …

- Oh non.

Le Maître se recula, terrifié.

- Donnez moi votre main.

Laure la lui tendit, une expression d'incompréhension sur le visage. En tremblant, il dévissa le bouchon du tube, et fit tomber une goutte sur la main de la jeune femme.

Une goutte qui vira au rouge.

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Oui, un peu sentimental tout ça. Mais songez que Laure est une (très) jeune adulte, et que le Maîtré découvre sa nature humaine. Alors, forcément, ça peut créer des confusions. Mais rassurez-vous, je garde les caractères des personnages ! :)

A bientôt !

FireRox