Rating : T

Disclaimer : Mes plans ont tous échoué TwT Donc Hetalia est à Himaruya

Pairing : PrusHun


Bruits dans le salon

Personnages : Hongrie (Elizaveta Héderváry) - Prusse (Gilbert Beilschmidt) - Nyo!Prusse (Julchen Beilschmidt) - KugelMugel (Aloys Edelstein)

Personnages cités : Allemagne (Ludwig Beilschmidt) - Nyo!Allemagne (Monika Beilschmidt) - Italie du Nord (Feliciano Vargas) - Romano (Lovino Vargas) + quelques autres en implicite


Réponse review :

anonyme : Merci ! Ça me fait plaisir ! Bon, autant prévenir, mais ce chapitre a un ton légèrement différent du précédent ^^ J'espère quand même qu'il te plaira.


Gilbert était heureux de revoir les sables gris de la ville de son enfance. Il aurait préféré un peu de soleil, même si sa peau d'albinos n'aurait pas apprécié, car cet endroit était triste sans une chaleur étouffante et des touristes à tous les coins de rues. Julchen, sa secrétaire, avait abandonné la voiture au bord de la chaussé.

« Herr Beilschmidt, dit-elle en mettant des lunettes de soleil. Ce n'est même la peine d'essayer de reprendre la route.

Il la regarda. Elle aussi était albinos. L'allemande arrangea ses longs cheveux en chignon.

- Vous connaissez le coin, non ? Kehehe, vous avez grandi ici, non ?

Ils se fixèrent dans les yeux. C'est dingue à quel point ils étaient semblables : tous deux albinos, d'origine allemande, avec un petit frère ou une petite sœur blonde aux yeux bleus, partageaient le même nom de famille, étaient orgueilleux et aimant les poussins. Totalement fou. Gilbert l'avait rencontré quand il avait repris l'affaire familiale, après s'être fait radié de l'armée, et Julchen était déjà la secrétaire du père de son patron actuel.

- Kesese, en effet. Allez, suivez-moi, Frau Julchen. Vous avez déjà vu le front de mer de Saint-Judes ? Venez, je vous montre…

Il lui présenta son bras, auquel elle s'appuya. Tranquillement, ce drôle de couple qu'on penserait frère et sœur se dirigea vers la plage.

- Profitez-en, mein Schatz, fit Gilbert. Restez sur la plage pendant que votre génialissime patron trouve de quoi vous logez.

- Profitez-en, mein Guter, répondit Julchen. Promenez-vous dans votre village pendant que votre formidablissime secrétaire vous lâche la grappe ».

Ils rirent quelques instants de leur rire insolite, avant de se séparer sur le front de mer. Gilbert déambula au hasard des rues. Celle des Lilas, des Orchidées, des Anémones… C'était drôle, le fait que toutes les rue se nommaient selon des plantes. Il passa devant l'épicerie, le foyer qui semblait bien vide, l'école primaire. Et, devant la mairie, il croisa une dame à bicyclette qui repartait, essoufflée et à bout de force. Par un mauvais virage, ils se rentrèrent dedans.

« Rah, qu'est-ce que tu fous là connard ! T'aurais pu faire gaffe, merde ! Hurla la femme en époussetant sa robe et remettant ses longs cheveux en place. Bordeeel, ma barrette !

Elle regardait tout autour d'elle, avant de se ruer sur un accessoire en forme de fleur orange qu'elle mit dans ses cheveux. Gilbert fut un peu secoué, et releva le vélo de cette demoiselle qui lui disait quelque chose. Il mit ses lunettes de vue : elle ressemblait beaucoup à Elizaveta, mais il y avait peu de chance que ce soit elle. Après tout, il aurait été logique qu'elle évite son mari, donc qu'elle ne revienne pas ici.

- Excusez-moi, on s'est déjà vu quelque part ? Demanda-t-il, histoire d'être sûr.

La femme releva la tête et le détailla, en écarquillant les yeux sans y croire.

- Gil… Gilbert ? C'est toi ?

Elle fit cligner ses yeux verts.

- Eliza ? Oui, oui ! Personne n'est aussi génial que moi, alors qui veux-tu que ce soit ?

La gifle partit, et une bouche se posa sur la sienne. Une fois séparés, Elizaveta l'enlaça autour de la taille.

- T'es con, Gilbert. Mais je t'aime comme ça.

Gilbert passa ses doigts dans ses longs cheveux bruns, de la même façon que la première fois quand ils avaient douze ans.

- J'aurais jamais cru que tu serais revenue chez toi… Pourquoi ?

- Mon fils.

- Tu as un fils ?

- Oui, il s'appelle Aloys. C'est mon mari qui en a officiellement la garde.

- Donc ? Je ne comprends pas tout, là.

- Roderich est selon la loi le tuteur de mon fils. Je veux le divorce, et la garde de mon fils. Fils que j'ai caché chez mes grand-parents. J'ai fermé la porte, pour éviter que mon mari vienne le chercher en mon absence...

- Mais… Mais... C'est de la séquestration d'enfant Elizaveta !

Il la prit par les épaules.

- La justice va te tomber dessus ! Dans quel pétrin tu t'es fourrée ?!

- J'ai le soutien des Frères Vargas et du curé, donc rien ne m'arrivera.

- Frères Vargas ? Tu veux dire Feliciano et Lovino, c'est ça ?

- Oui. En ton absence, et en la mienne, ils sont devenus religieux. Ils tiennent le foyer, maintenant !

- Kesese, j'l'aurais jamais cru… Autant Lovino, ça passe, mais Feliciano ! Je l'ai trop vu avec mein Bruder dans des contextes qui t'auraient bien plus pour le voir en soutane, kesese.

Elizaveta regarda sa montre.

- Il est déjà tard, il faut que je rentre.

- Attends, je t'accompagne !

- Monte sur le porte-bagage, sourit Eliza en montant sur son vélo.

Gilbert obéit et enleva ses lunettes.

- Tu es sûre que ma personne ne serait pas trop lou… »

Elle commença à pédaler dans la descente de l'hôtel de ville, et fondit à toute vitesse dans la ville. L'albinos s'agrippait à sa belle amie jusqu'à ce qu'elle freine d'un coup et se range contre une maison blanche à toiture rouge. La femme riait, comme une enfant, entraînant son compagnon. Elle déverrouilla la porte et rentra.

« Aloys, mon ange, je suis rentrée !

Un petit être tremblotant sortit de la cuisine, un gâteau dans la bouche et un pinceau couvert de peinture rouge.

- Ma… maman ?

Il semblait un peu apeuré, mais vite rassuré par le sourire doux et le câlin de sa mère.

- Aloys, je te présente Gilbert.

- Bonjour.

Le garçon tourna les talons et repartit en cuisine.

- Qu'est-ce que tu fais, mon ange ?

- Je fais... De l'art !

Il disparut dans l'entrée. Gilbert sourit. Tout à coup, une idée lui traversa la tête. Julchen, il l'avait oublié. Et c'était elle qui avait sous portable. Génial…

- Eliza, je peux prendre ton fixe ?

- Oui, oui, vas-y, vas-y. Il est sur le guéridon », lança Elizaveta en s'affalant sur le canapé du salon.

L'allemand tapa le numéro de sa secrétaire.

« Allo, Julchen ?

- Herr Beilschmidt ? Vous avez trouvé un endroit ?

- Ja. Où êtes-vous ?

- Je vous ai suivi, mais je vous ai perdu. Donc, je suis devant le foyer. Il y a d'ailleurs un cortège de jeunes en noir, quinze-seize environ, tous tirant des têtes d'enterrements. Il y a deux religieux... non, trois religieux avec eux.

- Vous voyez la mairie ?

- Ja.

- Vous tournez côté drapeau et vous suivez la rue qui descend.

- Compris, Herr Beilschmidt. A toute à l'heure. »

La demoiselle raccrocha. Elizaveta jouait avec sa barrette, face à Gilbert qui s'installa à sa droite. Elle se posa contre lui et l'embrassa.

« Ça me fait du bien d'être avec toi. Roderich était trop…

- Chiant ? Emmerdant ?

- Non, trop effacé. Il me passait mes caprices, je crois que c'était le problème. J'avoue ne pas aimer être traitée comme une petite princesse.

- Ben tu vas pas m'aimer, kesese. Car tu es ma petite princesse, ricana-t-il.

- T''es bête quand tu t'y mets.

Elle l'embrassa. Longuement, langoureusement.

- Gilbert ? J'en ai envie.

- Moi aussi. »

Pas le temps de monter dans la chambre. La chemise de l'allemand vola par terre, la barrette de la hongroise le rejoignit.

« Ich liebe dich.

- Szeretlek. »

Et partirent dans une étreinte passionnée.

Dans la cuisine, Aloys peignait. Ce qui lui passait par la tête, ce qui se passait autour de lui. Sur sa toile, c'était un joli bazar, un beau capharnaüm, avec des cygnes perchés sur une gazinière dans une cuisine sphérique, peuplés d'un petit monde de chats, de chiens, de fleurs, de lapins… Et de cet homme, ce Gilbert qui plaisait à sa mère. Et bien sûr sa mère, enfin, deux femmes symbolisant sa mère. Une dame gentille et souriante, et une dame sombre, maussade et surtout complètement folle. Au fond de lui, Aloys se sentait comme ces cygnes enfermés dans cette cuisine : emprisonné, séquestré.

Il posa son pinceau sur la table et regarda ses mains. Couvertes de peinture très rouge, jusqu'au poignet. Il attrapa un couteau de cuisine, pas à sa place, pour le ranger quand des bruits étranges dérangèrent le silence de la maison. Surpris, il lâcha l'ustensile, qui lui transperça le pied. Mais le garçon se tut. Des larmes perlaient sur ses joues. Ne pas crier, sinon maman s'énerverait. Et maman ne devrait pas s'énerver, sinon, ça irait très mal pour lui.


Minute trad ! (pour-la-première-et-certainement-dernière-fois-car-je-suis-bête,-j'ai-une-mémoire-de-poisson-rouge-et-j'ai-un-début-d'Alzheimer-précoce.-Je-plaisante-pour-l'Alzheimer-précoce)

Ich liebe dich = Je t'aime en allemand

Szeretlek = Je t'aime en hongrois (merci google trad !)


J'espère que ça vous a plu, merci de votre lecture !

Mettre en favori = Un tableau d'Aloys !

Follower = Un nouveau vélo à Elizaveta et de nouvelles lunettes à Gilbert !

Reviewer = Une promotion et de nouvelles lunettes à Julchen !