En voilà un autre, et celui-là, ben, il est Slash !
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La prunelle de ses yeux
Le souffle coupé, entre deux baisers passionnés, Merlin tentait vainement de reprendre sa respiration.
– Arthur, supplia-t-il, il faut vraiment que je vous avoue quelque cho…
Les lèvres avides du roi l'interrompirent.
Lorsqu'Arthur le relâcha enfin, seuls les bras musclés qui l'entouraient empêchèrent Merlin de s'effondrer sur le sol. Ses jambes ne le portaient plus.
– Rien de ce que tu pourras dire ne pourra m'empêcher de te désirer ni de t'aimer, Merlin ! gronda le roi tout contre son oreille.
Avant de faire subir à ladite oreille la plus délicieuse des tortures.
Un gémissement de plaisir s'échappa de la gorge du plus grand sorcier de tous les temps. Mais la panique ne tarda pas à reprendre ses droits.
Merlin sentait sa magie crépiter, ne demandant qu'à être libérée. Il tenta vainement de se contrôler, mais le plaisir que lui procuraient les baisers d'Arthur était trop puissant.
La magie envahit la chambre du roi, faisant voler dans une folle sarabande tous les objets que contenait la pièce.
Merlin ferma les yeux.
Il sentit qu'Arthur se détachait de lui, observant sans nul doute avec surprise et effroi cet étrange phénomène.
– Merlin, fit soudain le roi, regarde-moi.
Merlin ne voulait pas voir la condamnation sur les traits de l'homme qu'il aimait plus que tout au monde, mais la voix de ce dernier avait pris une telle douceur en disant ces mots qu'il ne put qu'obéir.
Il ouvrit les paupières, sachant pertinemment qu'il verrait se refléter dans le regard du roi la teinte jaune de ses propres prunelles.
– Dis-moi, Merlin, fit nonchalamment Arthur, on ne t'a jamais dit que tu avais des yeux superbes ?
