Âmes sensibles, SURtOUT, s'abstenir! D'abord, je tiens à rappeler que je suis nulle en latin. Ainsi, si les termes pour les titres sont inexacts, blâmez Google! J'ai fait ce que j'ai pu!
Le premier chapitre portait sur le fait que Dietrich était au bord de la mort et qu'il devait réaliser, même s'il le savait sans doute déjà, qu'il était loin d'être IMmortel. "Memento Exitus", le deuxième chapitre, portait sur le fait qu'il ne doit pas oublier qu'il y aura toujours des conséquences pour ses actes, et celles-ci peuvent dépasser ses bonnes actions ou carrément les ignorer. "Memento Dominus", le troisième chapitre, qui a pu vous sembler excessif, portait sur le fait que Die-chan ne doit pas oublier qui commande, qui est son maître. XD "Memento Amor", ce quatrième chapitre, porte sur le fait qu'il ne doit pas oublier que malgré tout, il n'est pas détesté et il sera pardonné quoi qu'il arrive, tant qu'il sera en vie.
^^ Oui, j'ai été très dure avec Die-chan dans le chapitre précédent... alors voici, pour me racheter, un petit goodie... enjoy!
Je n'ai plus froid. Sous moi, ce n'est plus le sol dur et froid de ma cellule. Je sens la chaleur d'un autre corps sur le mien et c'est une sensation si enivrante... Suis-je mort? Je n'en sais rien. On ouvre ma bouche et on y fait couler un liquide chaud, merveilleusement savoureux. Ma soif s'emballe. Du sang? Pourtant, c'est infiniment meilleur que ce qu'on me servait pendant que j'étais dans ma cellule. Aveuglément, je cherche la source. J'en veux encore, j'en veux plus. J'entends un rire, un ricanement... léger, amusé... On me couvre la bouche et on y fait de nouveau couler de ce sang si délicieux. Un baiser, ardent et hésitant à la fois. L'excitation monte en moi, je gémis. Je tente de suivre ces lèvres alors qu'elles s'éloignent. Je sais qu'il s'agit de lèvres. Je ne peux pas bouger, mes poings sont liés au-dessus de ma tête. Je me sens encore si faible, mais j'en veux plus. Le ricanement reprend, se rapproche.
"Qu'est-ce que tu attends? Donne-lui-en plus, Radu," murmure une voix, oh si familière, tout près de mon oreille. "Regarde comme il est pathétique, mon petit Dietrich..."
Je reconnais cette voix. Même si ça me semble impossible, je ne peux pas me tromper et son nom s'échappe de mes lèvres en un gémissement alors que je sens l'excitation monter en flèche. "Isaak...!"
"Ouvre les yeux, Dietrich," me murmure-t-il à l'oreille, son souffle me chatouillant doucement. "Je ne suis pas seul."
J'ouvre doucement les yeux, quoique avec quelque difficulté. Devant moi, tenant une grande coupe à la main, se tient Radu, avec cet air amer qu'il fait toujours quand on le force à faire quelque chose qu'il n'aime pas. Il prend une gorgée du liquide et s'approche de moi, se penche, si près. Il pose ses lèvres sur les miennes et fait glisser sa langue dans ma bouche. Je n'offre aucune résistance. Je l'accueille alors qu'il fait couler le sang dans ma bouche et je gémis, je frissonne à la sensualité du geste. Je tente de jouer avec sa langue mais elle se dérobe, il se redresse. Et Isaak rit doucement à mon oreille. Je sens ses mains caresser mon torse, titiller mes tétons, doucement, si doucement, trop doucement. Et Radu nous regarde de cet air répugné qui m'a toujours donné envie de plus. La main d'Isaak encercle mon membre dressé et je remarque pour la première fois que je suis nu. Mes mains sont enchaînées au plafond et je suis assis sur une chaise et oh, comme c'est bon, mais si seulement, si seulement il pourrait être plus rude, me maltraiter un peu. Mais non. Il continue ses mouvements doucereux, de lents mouvements de va-et-vien sur ma peau et je brûle. Oh oui, je brûle, de ce contact peau contre peau qui m'a été nié trop longtemps pendant mon emprisonnement, je brûle de désire pour lui, pour eux. Isaak fait un signe de sa main libre et Radu fait une moue boudeuse et reste immobile, comme hésitant, pendant quelques instants avant de commencer à se dévêtir. Isaak me lâche, me laisse. Je le vois aller devant moi, vers la petite table où repose la grande coupe. Il me fait un sourire de prédateur et je frissonne. Je ne peux pas bouger. Pas seulement à cause de mes liens mais aussi suis-je figé alors que ses mains caressent la peau dénudée de ma marionette. Leurs mouvements sont sensuels alors qu'Isaak le caresse, prenant bien soin que je voie tout, mais il n'use d'aucune douceur. Et bientôt, devant mes yeux, Radu halète et gémis, frémissant de désir et il est tellement beau. Isaak me lance un regard, je le supplie du mien. Il prend la coupe dans une main et guide Radu vers l'avant de l'autre, vers moi. Que compte-t-il faire? Il prend du sang dans sa bouche et embrasse ma marionette et j'en salive, mais pas seulement à cause de ce sang délicieux qu'ils s'échangent. Puis Isaak pose son menton sur l'épaule de Radu et me regarde intensément.
"On dit qu'après avoir distribué une punition à un enfant, il faut lui démontrer que ce n'était pas un simple geste de cruauté, mais que c'était plutôt pour son propre bien," me dit-il, un sourire malicieux aux lèvres. "Cette démonstration se fait habituellement par un câlin, or nous somme de grandes personnes et je crois bien que tu ne verras pas d'inconvénients, mon petit Dietrich, à ce que cette démonstration se fasse comme ceci."
Radu sait visiblement ce qu'Isaak veut faire et ça ne semble pas lui plaire du tout, mais contre Isaak, ni lui ni moi ne pouvons faire quoi que ce soit. Isaak le guide vers l'avant, lui fait écarter les cuisses et avancer de telle sorte qu'il aie une jambe de chaque côté de moi et soudain je comprends, mais c'est tellement hors du commun, tellement singulier...
"Tu n'as jamais pénétré qui que ce soit auparavant, n'est-ce pas mon petit Dietrich?" Je pourrais jurer qu'il ronronne en disant cela.
Il pose la coupe au sol, agrippe mon membre d'une main et force Radu à descendre de l'autre. Je suis figé, pétrifié. Pourquoi est-ce qu'il fait ça? Je sens Radu tenter de résister, ses jambes trembler, alors que mon membre touche à peine à son intimité et soudain je le pénètre, doucement, alors qu'Isaak le force à descendre au complet et c'est une sensation incroyable. Je rejette la tête en arrière et gémis longuement. C'est si chaud, si bon à l'intérieur de ma marionette. Je suis transi d'extase alors que je tente de me retenir, de faire durer le plaisir. Je sens des doigts sur mon menton et j'ouvre les yeux. Quand les avais-je fermés? Je vois Isaak qui se penche, à l'envers, et il m'embrasse. Il fait couler du sang dans ma bouche et comme par réflexe à cause de ma position présente, je donne un coup de rein. Radu gémit en réponse et il se soulève doucement avant de se laisser retomber, s'empaller entièrement sur moi et je gémis dans le baiser d'Isaak. Je n'arrive plus à penser, je sais seulement que c'est si bon. Le baiser d'Isaak est rude, demandant, entièrement dépourvu de douceur, juste comme je les aime, et soudain je sens Radu planter ses ongles dans mes épaules, Isaak pincer cruellement un de mes tétons et c'en est trop. Je jouis à l'intérieur de ma marionette, ma vision tournant au blanc pendant quelques secondes. Lorsque je reviens à moi, Radu est toujours là, empallé sur moi, mais il y a plus. Isaak me soulève un peu, s'installe sur la chaise sous moi et je le sens s'alligner et soudain la douleur m'envahi. Cette agonisante douleur qui me fait planer, dont je ne peux me passer et je l'entend grogner dans mon cou. Je n'ai pas été touché à cet endroit depuis des jours, des semaines... peut-être même des mois. Je n'en ai pas fini, je suis toujours dur en Radu et lui n'a pas encore joui et c'est si bon de finalement pourvoir de nouveau sentir Isaak en moi. Isaak donne un puissant coup de rein qui se communique à Radu et le fait gémir. Il est tellement beau, mon Radu. Je sens les mains d'Isaak s'ancrer sur mes hanches, serrer jusqu'à me faire mal et j'adore ça. Cette plaisante douleur mêlée au plaisir amené par cette activité m'ennivre et un rire s'échappe de ma gorge. Je sens ses ongles se planter dans ma chair en réprimande et Radu se penche pour m'embrasser et je ne veux plus rien. Rien d'autre que ce moment et je veux que ça dure pour toujours. Et je l'aime, oh, comme je l'aime. Comme je les aime tous les deux, mais lui encore plus et lorsque les lèvres de Radu libèrent finalement les miennes, son nom s'échappe de ma bouche comme un mantra. Cette proximité m'avait manquée. Cette intimité m'avait manquée. Son être tout entier m'avait manqué. Et je ne peux retenir les mots alors que je jouis pour la seconde fois.
"Ich liebe dich, Isaak!"
