CHAPITRE 4 : REBELLION


Helena soupira, les bras croisés sur sa maigre poitrine cachée par le vêtement trop grand que Law lui avait donné : une combinaison blanche trop large. La jeune femme était assise sur son lit, un regard froid et dur était fixé sur l'homme qui s'affairait au-dessus de son bureau.

Les mains tatoués et agile du chirurgien traçait à l'aide d'un compas des traits sur une carte, il avait les sourcils joints dans sa concentration et jetait des coups d'œil sur le triple Log Pose ainsi que sur les livres ouverts puis reportait finalement son attention sur la carte. La blanche était assise en tailleur sur le lit, les yeux fixés sur son ravisseur. Elle se décida à parler.

– Pourquoi je ne peux pas venir dehors ?

Le pirate releva les yeux brièvement sur Helena, les yeux gris de l'homme rencontrèrent le regard froid de la jeune femme. Il en fut surpris mais, ne démontra pas, il s'en amusa après la surprise, pour la première fois, sur son visage une véritable expression était présente. Law ne manqua pas de lui faire remarquer avec un ton sarcastique.

– Pourquoi ai-je le droit à un regard comme ça dés votre réveil, Helena ?

– Peut-être que je vais rester enfermer ici toute la journée.

– Votre mauvaise humeur est tout à fait charmante.

– Tant de sarcasme, souffla-t-elle tout bas à l'inattention de Trafalgar. Elle le vit relever les yeux sur elle, sans pour autant bouger la tête. Un sourire amusé avait fleurit sur la mine concentrée de l'homme penché au-dessus des cartes avec le compas dans sa main gauche, de son autre main, son pouce et son index écarté pour prendre une mesure se baladaient sur la carte en suivant une ligne imaginaire.

La jeune femme garda les bras croisés sur sa poitrine, pinça ses lèvres en ligne droite sans lâcher l'homme du regard. La blanche avait compris que Trafalgar était un pirate malsain, un pirate qui se réjouissait de la douleur et de la peine des autres, un pirate qui massacre, un pirate. Il était le genre de pirate dont les docteurs lui avaient parlé. Elle le vit tirer un tiroir pour en sortir quelque chose.

Helena, appela le brun en lui montrant un cube noir dans sa main. Sautant hors du lit dans un mouvement vif, elle avait parfaitement compris ce qu'il tenait dans sa main. Un cube gélatineux noir ; son cœur, il s'en était servi précédemment. Elle avança de quelques pas incertain en direction de l'homme qui lui tendait toujours le cube. Je suppose que vous le voulez.

Helena affirma d'un mouvement de tête que oui, elle avança doucement jusqu'à pouvoir attraper l'artefact sans problème. Elle tendit le bras, voulant reprendre ce qui lui appartenait mais Law ne lui laissa pas le temps, il attrapa le poignet tendu de la jeune femme vers le cube de son autre main tatoué. Sans attendre, le cube noir ne tarda pas à disparaître dans la poche de l'homme qui tenait désormais aisément la jeune femme. Un hochet de stupeur quitta sa gorge tandis qu'il ouvrait l'un de ses tiroirs de bureau, il attrapa une paire de menotte. Un pirate se rappella-t-elle.

Trafalgar, commença la blanche en dévisageant le brun qui tenait la paire de menotte et son poignet. Helena grimaça quand il força sur son poignet pour la faire taire, Law lui jeta un regard froid. Le même regard froid depuis le début ; le sang d'Helena se glaça et par réflexe de défense, son genou alla s'écraser dans le ventre de l'homme.

Mais au lieu de la relâcher, il resserra sa prise sur elle tandis d'un rictus nouveau s'affichait sur son visage. Helena fut surprise elle-même par son coup porté aussi haut, elle en oublia presque la force de l'homme désagréable. Law en profita, la voyant perdue et surprise, pour passer le bracelet de fer sur le poignet qu'il tenait, il tordit le bras de la jeune femme dans son dos pour attraper son autre bras afin d'y passer l'autre bracelet.

Lorsque le second bracelet émis un claquement qu'Helena se détacha de ses pensées, elle tourna la tête vers le pirate avec une grimace de dégoût. La main tatoué du pirate se posa sur son avant-bras afin de la guider. Son regard gris attrapa celui de la jeune femme, un regard blanc maculé de quelques petites tâches noires.

– Pourquoi tu fais ça ?

– Je préfère que vous restiez ici lors de l'immersion, ce serait regrettable de vous perdre.

Helena arqua un sourcil, peu confiante en ses mots. Elle recula afin de se libérer de l'emprise de l'homme, il la laissa faire, reculant jusqu'au bureau de Law, Helena buta dedans et fronça les sourcils sans lâcher du regard. Il jouait avec elle, encore. Le pirate la regarda, s'en amusa ouvertement comme d'un animal en danger et attrapa son tricorne en fourrure posée sur le lit.

– Ne tentez rien.

Sans attendre il quitta la chambre, laissant la jeune femme avec ses menottes. Un bruit de serrure attira l'attention d'Helena. Il venait de ferme, un juron grossier s'échappa de sa bouche.

– Enfoiré, elle se surpris elle-même une nouvelle fois. La blanche changeait totalement, elle opposait résistance et parler grossièrement pour la première fois. Jamais elle n'avait fait ça, pas en laboratoire en tout cas.

La blanche regarda ses poignets emprisonner dans des menottes en ferraille, la chaîne tinta et fit grimacer la jeune femme. Une vibration ébranla le sous-marin, Helena regarda autour d'elle, cherchant une ouverture. Un simple hublot. Prudemment, à petits-pas, elle s'en approcha afin de regarder ce qui ce passait. Les fonds marins disparaissaient pour laisser place à une couleur plus turquoise signifiant la surface. Ses lèvres se pincèrent en une ligne droite, enfermée dans la cabine d'un pirate.

Helena aurait pu s'asseoir, ne rien faire et ne rien dire mais elle en décida autrement. La jeune femme s'approcha du bureau, chercha un objet capable de l'aider à crocheter la porte et ses menottes, elle tomba sur un fil de fer qui servait à tenir des livres ensemble. Le détachant de son support, Helena s'approcha de la porte pour y introduire avec précaution son objet de fortune. Les doigts étonnement habiles commencèrent à tourner l'objet dans la serrure. Des bruits métalliques désagréables s'en échappèrent jusqu'à entendre un clic plus fort.

La jeune femme se redressa doucement, posa sa main sur la poignée et l'enclencha légèrement pour vérifier son travail. La clenche s'abaissa totalement. La pression d'Helena augmenta, elle contredisait pour la première fois l'homme au regard froid. Un sourire perfide s'afficha tandis qu'une autre épreuve s'imposait à elle. Traverser le sous-marin sans se faire remarquer. Les pieds nus de la jeune femme la poussèrent vers le couloir froid.

La prisonnière s'avança lentement, marchant au rythme des vibrations devenues plus fréquentes. Elle regretta un instant d'avoir encore ses menottes au poignet, bloquée. Silencieusement, elle soupira pour évacuer la pression grandissante, si elle se faisait attraper, elle pouvait dire au revoir à sa liberté. La jeune femme continua sa progression sans croiser personne, la combinaison poisseuse et lourde lui collait à la peau la ralentissant dans le moindre de ses mouvements.

Son cœur battait à rythme impressionnant, même il ne se trouvait plus dans sa poitrine, elle pouvait parfaitement sentir sa pression sanguine augmenter. Le brun était toujours en possession de son cœur, un grondement sourd la traversa, comment avait-elle put le laisser faire ?

– Penguin ! Hurla une voix stridente depuis l'autre bout du couloir. Un jeune homme roux, dans la même combinaison blanche se dirigeait vers elle. Il l'aborda naturellement comme si c'était un membre de l'équipage. Dis, toi, tu n'aurais pas vu Penguin ?

– Non, répondit Helena en baissant la tête, pour qu'il ne remarque rien. Un soupir de déception le traversa avant qu'il ne continue sa route sans vraiment regarder la jeune femme.

– Ah, bien, merci !

Il quitta Helena. La blanche soupira doucement, il n'avait pas fait attention à elle, heureusement. Rapidement, elle continua aussi sa route pour croiser personne d'autre. Un vent salé s'engouffra dans la submersible, la poussant à continuer vers la sortie. Se dirigeant avec l'air salé, Helena remonta un bon nombre de couloir jusqu'à enfin voir la porte d'entrée. Ses pas de firent plus rapide, plus pressés vers la sortie. Elle voulait sortir d'ici, quitter le pirate, s'enfuir, respirer l'air salé inconnu, voir la mer, vivre seule. Trafalgar l'avait sorti de son quotidien, elle devait l'avouer, oui, mais pas pour tomber dans un nouveau quotidien.

Helena accéléra, et enfin, sentie les rayons du soleil sur sa peau.

Elle resta éblouie quelques secondes par le soleil, porta sa main devant ses yeux en souriant. Elle l'avait fait, elle était sortie.

– Trafalgar Law, résonna une voix inconnue à la jeune femme. Rapidement, elle pivota et croisa le regard attentif d'un autre homme. Au côté de celui-ci, le pirate. Ses yeux froids se plantèrent dans ceux de la jeune femme, un regard qu'elle n'avait encore jamais vu. Un regard mécontent. L'homme nouveau continua. Le sujet serait mieux entre les mains du Gouvernement.

– Je ne partage pas cet avis.

Les mots montèrent au cerveau encore embrumée par la joie, puis le sang d'Helena se glaça à nouveau, elle sentit ses membres se raidir considérablement. Ils parlaient d'elle. La blanche regarda l'homme et le détailla, une tête de plus que Trafalgar, des lunettes sur le nez et une chèvre à ses pieds ; Sengoku, l'Amiral en chef Sengoku.

– Merde, jura-t-elle entre ses dents avant de s'élancer vers la rambarde en bois. Elle savait parfaitement ce qui l'attendait si elle restait là, retourner dans un quotidien lassant. En courant, Helena zigzagua entre les hommes présents en direction de la rambarde, elle posa un pied sur celle-ci et sauta dans l'eau.

– Que quelqu'un aille la chercher, ordonna Sengoku, surpris de la vivacité de la jeune femme. Law l'imita.

– Bepo va-y.

L'ours et un Marine se jetèrent à l'eau pour aller chercher la blanche considérablement ralenti à cause des menottes encore accrochées à ses poignées et la combinaison. L'homme sauta à l'eau, commença à nager rapidement dans la direction de la concernée mais l'ours, lui, se contenta de l'assommer afin qu'il coule. Bepo nagea vers Helena, il la ceintura en murmurant une excuse et la ramena au navire. Entre temps un autre Marine s'était jeté à l'eau pour sauver son partenaire de la noyade.

– Lâche-moi ! Arrête, laisse-moi partir ! Fiche moi la paix, hurla Helena bloqué par ses menottes et les pattes puissantes de l'ours.

En moins de quelque seconde, son évasion avait foiré, remarquablement foiré. La jeune femme fut remontée à bord sans grand mal vu son poids léger, une fois debout sur le pont, ce fut Trafalgar qui l'attrapa. Il l'attrapa par le bras, sera et murmura dangereusement à sa prisonnière.

– Dommage pour vous, bien essayez. Maintenant vous allez rester avec moi, bien sagement et je me chargerais de votre cas après.

– Enfo.. Le bras de Trafalgar sera si fort qu'elle laissa échapper un couinement de douleur, le pirate ne la lâcha pas, il se redressa et toisa froidement l'Amiral en Chef.

– Je la garde avec moi, si vous y tenez tant, vous n'avez qu'à lancer des avis de recherche sur le gène de kairoseki.

Ses mots, son expression, sa nonchalance assurée étaient provocateur. Trafalgar Law était provocateur. Il savait parfaitement que la Justice ne se risquerait pas à mettre un avis sur Helena, pas sûr le gène de kairoseki, ils ne pouvaient pas se permettre de perdre un élément aussi précieux dans la nature. Le sourire du pirate demeura tandis qu'il se retournait, pour rentrer dans son sous-marin. Helena grogna contre Law, griffa sa main serrée autour de son bras et jura.

Le brun regarda gravement la blanche et perdit son sourire. Ses yeux restèrent fixer sur la jeune femme qui tentait de se défaire férocement de l'emprise de l'homme, elle ressemblait à un petit animal désormais. Un animal sous le contrôle du pirate.

– Je vais m'occuper de votre cas, Helena Swansea.

– Connard, lâche-moi tout de suite ! Vociféra la blanche en griffant une nouvelle fois la main tatouée de l'homme mais, il ne s'en formalisa pas, insensible.

Law l'entraîna avec lui, à travers son submersible, en direction de sa chambre. Son expression froide n'indiquait rien, ses yeux froids, eux, lançaient des menaces de mort à la blanche, trop occupée à lutter contre la poigne puissante de l'homme. Arrivant devant sa chambre, il l'ouvrit et poussa Helena dedans. La blanche, se ramassa par terre mais, se redressa presque aussitôt sur ses pieds pour planter son regard translucide dans celui du pirate.

Trafalgar entra à son tour, et referma la porte. Il découvrit le fil de fer coincé dans la serrure, l'extirpa hors de celle-ci et ferma avec sa propre clef qu'il rangea immédiatement dans sa poche de manteau. Se tournant pour faire face à Helena, il la regarda froidement.

– Pourquoi êtes-vous sortis ?

– Pour me baigner, grogna-t-elle dangereusement, ses yeux lui jetèrent un regard acéré.

Law s'avança, à court de patience, saisit à nouveau le bras de la blanche mais, comprenant ses attentions recula prudemment. Plus vif qu'elle, il lui empoigna durement le poignet menottée et exerça une pression désagréable dessus, une grimace s'afficha sur le visage d'Helena cependant son regard ne changea pas, restant acéré.

– Pourquoi ?

– J'ai déjà répondu à ta question débile Trafalgar !

– Tu me prends pour un con ? Grogna-t-il, la tutoyant et en devant grossier. Il força beaucoup plus fort sur son poignet, la laissant couiner sa douleur et reposa sa question. Pourquoi es-tu sortie ?

– Lâche moi putain !

La pression se relâcha sur le poignet d'Helena et la main du pirata la quitta automatiquement, sans comprendre, la blanche se recula du pirate pour mettre une distance d'écart. Celui-ci fronça les sourcils, regarda sa main puis la jeune femme. Il venait de lui obéir involontairement.

–Qu'est-ce que tu as fait ?

– Je t'emmerde Trafalgar, je fais ce que je veux.

Il n'eut aucune réponse hors un regard froid et accusateur d'Helena qui se tenait désormais le poignet. Law remarqua son bras, sa peau était devenue noir comme son sang ; un hématome. Dû à la force de l'homme, il grogna mécontent et foudroya la blanche du regard qui lui répondit avec le même regard froid. Il venait de découvrir une facette de la jeune femme, une facette désagréable : la rébellion, elle lui avait désobéit.


Bonjour, je suis désolée et encore désolée du retard ! J'ai quelque point important à aborder, je sais, c'est chiant mais je dois vous expliquer deux trois petits trucs. Alors comme Traff Lamy l'a remarqué (encore désolée) j'ai retirée le chapitre quatre et cinq pour la simple et bonne raison que je n'y trouvais aucune suite, ils me bloquaient pour la suite donc, s'il vous plait, oubliez les. :c

Grand merci à ceux qui commentent, c'est super important d'avoir des rendus sur l'histoire que l'on écrit, de savoir que les gens aiment ou non. Encore merci à vous, j'espère que vous y penserez pour les futurs chapitres à venir.

Et dernière chose, je sais que les pouvoirs d'Helena sont complexes. Pour faire simple, Helena possède un gène de kairoseki / granit marin qui a les même effets que la pierre. Lorsqu'elle touche un utilisateur ou se retrouve à proximité de celui-ci, elle l'affaiblit comme du granit. Il existe un moyen pour arrêter ses effets : la mettre en contact avec elle-même, avec du granit marin. Voilà, dites-moi si vous comprenez mieux ou non.

ENCORE MERCI ET MES EXCUSES, je vais essayer d'être plus régulièrement en parallèle de mon autre compte fanfiction. (: Portez-vous bien les tomates, l'été approche ! Pensez à mettre un petit mot sur le chapitre.