Quoi de neuf, les gens. Je tiens à remercier tout le monde pour les commentaires, c'est vraiment encourageant et apprécié, n'hésitez pas, ça ne peut me faire que plaisir.

Marina Ka-Fai : Merci beaucoup. Moi personnellement, j'adore Cersei et Joffrey tout court. Même dans la série, je sais que tout le monde les déteste mais moi j'étais triste quand Joffrey est mort. J'aimais ce personnage par son sadique, c'est vraiment un personnage intéressant, Cersei aussi. Elle est imprévisible, froide et quelle classe, cette femme *_*. Je ne peux pas imaginer Cersei humilié mais j'aime aller là où personne n'y pense donc...On verra :)

Ladyblack29 : Merci beaucoup, tout d'abord. Ensuite moi aussi j'adore Sansa/Sandor. Et voilà le chapitre que tu attends :DD. Tu as découverts Game of Thrones, récemment. Moi j'en avais entendu parler mais ce n'est que cet été que je m'y suis mise et...Comment dire ? J'ai juste adoré. Comment ne pas aimer Game of Thrones ?

J'ai pris un peu de temps avec ce chapitre 4, mais vous comprendrez avec la fin. Vous comprendrez aussi le titre à la fin. Enfin, je vous laisse lire et à la prochaine.

Emma.


4. « The Game of the Deaths »

"Le jeu des morts"

-Ces robes sont plus somptueuses les unes que les autres, déclara Margaery à la couturière, qu'en pensez-vous, ma reine ?

Sansa, assise sur une chaise devant le défilé de robes, leva le regard sur Margaery et la couturière qui était assez silencieuse, se contentant de sourire et de remercier doucement Margaery, probablement intimidée par la présence de la reine.

-Elles sont magnifiques, acquiesça Sansa, mais même en portant une robe sale et déchirée, vous seriez splendide, Margaery.

La dame de Hautjardins sourit à la reine des sept couronnes et lui retourna, avec sincérité, le compliment puis continua d'observer les luxueuses robes.

-Je comptais en prendre une quinzaine pour avoir de nouvelles choses à porter et peut-être commencer le dessin de ma robe de mariage pour qu'on me la couse avant le grand jour, murmura à voix haute Margaery, vous ne comptez pas prendre de nouvelles robes, ma reine ?

-Quelques jours après notre mariage, Joffrey m'a offert trois énormes coffres remplis de robes et de bijoux, je crois que c'est assez, sourit doucement Sansa.

-Mais pour une reine, rien n'est jamais assez, déclara Margaery en prenant les mains de son amie et en la faisant lever, vous devez avoir les plus belles, les plus somptueuses robes du royaume pour que toutes les femmes rougissent de jalousie en vous voyant !

-Ne le sont-elles pas déjà puisque je suis mariée au bon et magnifique roi, Joffrey ?

Margaery et Sansa échangèrent un regard presque complice à ses mots ironiques et Sansa s'avança vers les robes de la couturière, elle leva ses yeux bleus sur une robe couleur saumon et observa la forme de la robe, découvrant les épaules, des manches très grandes, et très longue.

-Il est vrai qu'elles sont magnifiques, souffla Sansa à l'intention de la couturière qui remercia la reine en s'inclinant incroyablement mal.

-S-Si votre grâce désire acheter quoi que ce soit, je me ferais un plaisir de…

-Cette robe, murmura Sansa en prenant la robe couleur saumon, tout me plaît chez elle, mais…J'aimerais qu'elle est des motifs. Des motifs de fleurs, de lions et de cerfs, brodé avec de l'or.

-Oui, je vais…Je vais aller arranger cette robe dès que lady Margaery aura fait ses choix et je viendrais vous la montrer après que je l'ai arrangée.

Sansa hocha la tête et Margaery sourit à son amie avant de continuer son choix.

Margaery choisit des robes essentiellement bleue et verte, ces couleurs étaient certainement celles qu'elles préféraient de toutes et qui lui allaient le mieux. Elle commanda un second rendez-vous pour la couturière dans quelques jours afin qu'elle lui montre ses dessins pour sa robe de mariage à elle et à sa grand-mère, Olenna.

-Si cela vous plairait, déclara Margaery, vous pouvez toujours venir donner votre avis sur ma robe de mariage ma grand-mère et moi-même serons dans le jardin pour cela dans quatre jours, ma reine.

-Je ne promets pas d'être là, j'ai plusieurs choses à faire, mais j'essaierais quand-même de venir vous voir, il fait si longtemps que je n'ai pas passé de temps avec vous et votre grand-mère, j'adorerais.

La couturière partit après que Margaery ait payé ses nouvelles robes et que une de ses domestiques vint les ranger dans son placard, tandis que Sansa observa les robes légères dévoilant la splendide peau laiteuse de Margaery.

-Comment faites-vous pour porter des habits si…légers ? Sourit Sansa, rougissant un peu à sa question puérile.

Margaery esquissa un sourire et une pensée malicieuse lui traversa l'esprit.

Sansa est peut-être devenue reine, mais elle possède toujours une grande naïveté…

-Trouvez-vous les robes trop légères, ma reine ? Demanda Margaery, faussement inquiète, si jamais vous trouvez cela indécent, je ne les mettrais pas en votre présen…

-Non, Margaery, j'adore vos robes, mais je ne pourrais jamais porter de telles choses, je ne suis pas assez à l'aise avec mon corps…

-Quelle erreur, ma reine ! Vous êtes si jolie, je connais des femmes qui si, elles avaient votre corps, se mettraient pratiquement nue pour le montrer.

-C'est très indécent, commenta Sansa.

-Oui, ça l'est, rit Margaery, mais vous comprenez ce que je veux dire.

-Oui, bien sûr, mais je crois que le roi n'apprécierait pas le changement, mon corps lui appartient et je ne crois pas qu'il aimerait voir les yeux d'autres hommes se poser dessus.

Margaery plissa les yeux et hocha la tête, elle se tourna vers Sansa et lui sourit.

-Lorsque je serais marié à Tyrion, je serais votre tante, par alliance, et rien ne me fait plus plaisir que d'avoir un lien de parenté avec vous, votre grâce.

-Arrête de m'appeler comme ça, appelle-moi Sansa.

-Pourquoi, donc ? Vous êtes la reine, c'est votre titre, pourquoi voudriez-vous le retirer ?

-Vous êtes mon amie, Margaery, vous n'avez pas besoin d'être si formelle avec moi…

-Comme il vous plaira, sourit Margaery, je dois aller rejoindre mon frère, si vous m'excusez.

-Bien sûr, allez-y, on se reparlera plus tard, Margaery.

Sansa quitta les chambres de Margaery et marcha dans le couloir, suivie de ses gardes, silencieux comme des chats.

Margaery était comme une sœur pour Sansa, elle l'adorait, elle voulait tant disposer de son indépendance et de sa confiance en soi.

-Depuis combien de temps Arya Stark est portée disparu ? Demanda Sansa à ses gardes, derrière elle.

-Hum…Une quinzaine de lunes, votre grâce. Mais personne n'a retrouvé son corps ou quoi que ce soit, prouvant qu'elle soit morte. Des gens pensent l'avoir aperçus, mais ils n'ont aucune réelle preuve.

Sansa acquiesça silencieusement et continua de marcher jusqu'aux bureaux de la main du roi, elle y entra bien rapidement, salué par un Tywin Lannister très respectueux.

Elle devait tenir sa parole auprès de Tommen, ce jeune garçon devait avoir sa mère auprès de lui.

-Ma reine.

-Lord Tywin, je souhaiterais vous parlez. C'est important.

Roose Bolton serra le poing et froissa le papier apporté par un corbeau le matin même, avant de le jeter à son fils bâtard, Ramsay, qui fronça les sourcils sous le regard froid de son père.

-Si on refuse de céder le Nord à Sansa Stark, les Lannister nous déclareront la guerre. Leur force est bien plus grande que la nôtre, les maisons Tyrell, Martell, Baelish et bien sûr leurs maisons bannerets viendront en renfort pour tous nous tuer…

-On pourrait combattre, et même les battre, s'écria Ramsay Snow, on pourrait, nous aussi se faire respecter, comme les Lannister et…

Lord Bolton roula des yeux et se leva de sa chaise, sous le regard interrogateur de son fils.

-Tu es vraiment un idiot, siffla son père en se tournant vers la fenêtre de la salle de conseil vide, personne n'osera défier les Lannister, leur force est trop grande. Tous leurs ennemis ont été vaincus, Robb Stark, Balon Greyjoy, Renly Baratheon sont morts et Stannis a perdu la moitié de sa flotte ! Ce serait de la folie de les défier !

Le dirigeant de la maison Bolton resta silencieux pendant une minute et se tourna vers son fils, le regardant dans les yeux pendant plusieurs longues secondes.

-Walder Frey a insulté Sansa Stark, dans une lettre, il l'a insulté de putain Stark, il n'a pas eu de représailles après avoir demandé au roi Joffrey de tester la fidélité de sa femme de je-ne-sais-quelle manière tordue. Se débarrasser de la reine sera bien plus facile qu'on ne le pense, car si le roi aime se faire craindre des sept royaumes, il aime encore plus maltraiter sa reine…

-Comment…

-Sansa Stark a été battu devant toute la cour, du temps où Robb Stark était encore en vie après l'une de ses victoires face à l'armée Lannister…Le roi se donne un plaisir à l'humilier, elle en particuliers. Il aime voir les gens souffrir, il aime la voir souffrir. Tu vas te rendre à King's Landing et leur faire croire que l'on accepte de rendre le Nord à condition d'en être les gardiens jusqu'à ce que le second fils du roi soit en âge !

-Je ne veux pas aller à la cour d'un nouveau roi fou, père, que faire si ils comprennent la ruse ? Siffla Ramsay en fronçant les sourcils, n'avez-vous donc aucune affection pour moi pour m'envoyer dans la gueule du lion ?!

-J'en aurais, gronda Roose Bolton, lorsque tu auras tué Sansa Stark sans qu'on ne puisse soupçonner que ce soit toi. Tu la tueras, elle et son bébé !

Ramsay Bolton n'osa rien dire et hocha la tête à son père, les lèvres sèches.

-Bien. Dans 3 jours, j'aurais préparé une troupe qui t'emmènera à King's Landing, le voyage sera long, mais tu devrais y être dans quatre mois.

Ramsay ne répondit rien et sortit de la salle de conseil, sans un mot, la colère bouillonnant en lui.

Le regard vert de Joffrey, cruel et sournois, observait le chevalier, debout devant le trône, sous les yeux de toute la cour plaider pour son innocence.

Les yeux aussi verts que ceux du roi, appartenant au chevalier, ne reflétaient que de la peur et de l'effroi, une goutte de sueur roula sur son front et tremblant, il ouvrit ses lèvres pâles.

-Votre grâce, je vous en prie, lady Cersei était parfaitement consentante, elle me l'a demandé, je n'ai rien fais contre sa volont…

-Taisez-vous, ordonna Joffrey en se levant du trône, Ser Assos, vous êtes en train de dire que lady Cersei ment, c'est cela ?

-M-Mon roi, balbutia le chevalier d'une voix tremblotante.

Joffrey claqua des doigts et l'homme reçut un coup de poing dans le ventre de la part de Ser Meryn, le faisant tomber au sol, à genoux, sous la douleur. Il releva le regard, vers les escaliers menant au trône de fer, le roi le regardait, méprisant, il s'assit de nouveau sur sa chaise de fer. Les deux femmes de chaque côté de son trône avaient un regard si différent que Ser Assos resta interloqué pendant quelques secondes.

À la droite de Joffrey, se trouvait Cersei Lannister, assise à la place de la main, ses yeux verts brillants de sournoiserie, la même que celle dans les yeux de son fils.

Mais à la gauche de Joffrey, sa reine était assise sur un siège aussi, son regard bleu scintillant de pitié pour lui, d'une pitié ne signifiant qu'une chose.

Il était condamné.

-Une de mes sources les plus fiables m'a rapporté que vous étiez avec ma mère contre un arbre, il y a encore deux jours, vous le niez ?

-Non, votre grâce, mais votre mère…

-Je suis allé voir ma mère pour demander des explications, le coupa sèchement Joffrey, elle n'avait pas l'intention de vous dénoncez, comme son cœur trop tendre de femme lui dictait ou plutôt comme son instinct de survie lui dictait. Vous vous rendez compte que vous avez fait ?!

-Je n'ai jamais rien fais de tel !

-Vous avez donné des herbes aphrodisiaques à la mère de votre roi pour pouvoir satisfaire vos plaisirs malsains et puis quand elle a reprit ses esprits, vous l'avez menacé et maintenant, vous croyez que je vais vous croire quand vous me dites que lady Cersei est une menteuse ?

-Votre Altesse, je n'ai rien donné à lady Cersei, absolument rien, je vous le jure ! Demandez à un mestre si je lui en ai commandé, récemment, aucun ne vous dira que oui, car je n'ai jamais fais ça !

-Ce n'est pas un alibi valable, Ser Assos, Ser Jaime Lannister vous a vu recevoir une commande louche, il y a quelques jours, n'est-ce pas Ser Jaime ?

Jaime Lannister, capitaine de la garde royale s'avança devant le trône et croisa le regard vert de sa sœur. Elle mentait, il le savait. Elle lui avait demandé de le faire. Et il était piégé.

La malédiction d'éprouver un tel amour pour sa sournoise sœur, cette femme haineuse devant lui,

-Oui, j'ai vu Ser Assos payer un homme inidentifiable, déclara Jaime sentant le goût amer du mensonge envahir sa bouche, il a prit le paquet et a tué l'homme, il a du le jeter dans la Néra…

Ser Assos était interloqué par le mensonge, par la ruse, par le piège dans lequel il était tombé, il regarda Cersei Lannister qui soutint son regard sans flancher jusqu'à ce que son fils se retourne vers elle.

-….Et c'est pour cela qu'il exige qu'on vérifie les commandes de chaque Mestre de Port-Réal, ayant tué celui qui aurait pu témoigner contre lui, Ser Assos n'a plus rien à craindre, termina Cersei en joignant ses deux mains ensembles sur ses cuisses recouvertes du tissu de sa robe.

Joffrey racla sa gorge et déclara d'une voix sans appel :

-Il sera condamné à mort demain matin, exécuté à la place publique afin que chacun comprenne que personne n'a le droit de faire du mal à la mère de votre roi, ou il sera gravement puni. Elle n'est peut-être plus reine, mais elle reste la femme qui a mit au monde votre roi, et pour que durant cette nuit il ne puisse pas dormir et comprendre la valeur de son crime, il sera dépouillé de ses mains pour avoir profité de lady Cersei et de sa langue pour avoir mentit ! Chien, Ser Bord, tenez le prisonnier, Ser Meryn, vous vous chargerez de couper.

Jaime observa le chevalier se faire maintenir au sol par les gardes du roi, et Ser Meryn s'avancer, son épée en fer scintillante, il releva les yeux vers Cersei, mais celle-ci regardait le Ser innocent qu'elle avait condamné.

-Joffrey, on m'a apprise à être miséricordieuse, envoie-le au mur, murmura Cersei à l'oreille de son fils, pas besoin de le tu…

-Taisez-vous, mère. Personne ne reste impuni sous mon règne.

Le cri fut affreux lorsque la première main de Ser Assos fut retirée et Jaime sentit une boule remonter dans sa gorge, son regard vert fusillant sa sœur du regard, il ne voulait plus la suivre dans cela, plus la couvrir. Plus jamais.

Sansa posa ses yeux sur Sandor, dont les yeux vides n'exprimaient aucune compassion, il releva ses yeux, à son tour, et croisa le regard de son petit oiseau, remplit de crainte et de tristesse.

La seconde main du Ser suivit rapidement et des larmes dégringolèrent sur ses joues pâles, tandis qu'il hurlait qu'il était innocent, lorsque Ser Bord ouvrit sa mâchoire, afin que sa langue soit visible, le chevalier se débattit autant qu'il put, mais Sandor lui donna un coup dans les côtes pour qu'il cesse.

Il ne pouvait pas regarder Sansa en faisant cela, mais il devait obéir ou sinon ce serait lui qui se retrouverait à la place de Ser Assos, Ser Meryn attrapa sa langue et Sansa baissa vivement le regard sur sa robe saumon.

Joffrey afficha un sourire à la vision devant lui, son sourire s'élargit quand un hurlement à couper le souffre retentit dans la salle du trône, l'homme ne pouvait plus parler, mais ses cordes vocales étaient encore en marche, exprimant l'intensité de sa douleur.

-Emmenez-le dans les cellules noires, ordonna Joffrey, demain, à 10 heures, il sera tué.

C'est tout pour aujourd'hui, je suis fatigué. Je rentre dans mes chambres…

Lorsque Joffrey se leva, il descendit les marches suivit de ses gardes et quitta la salle du trône, sans un mot, ses sujets s'inclinant à son passage.

Sansa se leva aussi et, soulevant sa longue et splendide robe, et appela d'un ton froid par sa voix cassée son amie présente avec sa famille dans le public de la cour :

-Lady Margaery, venez.

Margaery hocha la tête et se dirigea vers sa reine et toutes deux quittèrent la salle silencieusement, suivies des domestiques et des gardes de la reine.

Cersei, elle, vit son frère sortir rapidement par les portes, presque pas remarquer par la cour, qui avait les yeux braqués sur elle, Cersei descendit les marches et suivit son frère, sentant, enfin, une culpabilité l'envahir. Mais pas pour les bonnes raisons…

-Jaime ! L'appela t-elle en courant après lui dans le long couloir, peinant à cause de sa longue robe rouge Lannister.

Jaime entra dans une salle et sa sœur le suivit, fermant la porte à clef.

-Pourquoi tu as dis qu'il t'avait menacé ? Tu ne m'as jamais parlé de cela !

-Pour pas que Joffrey soupçonne quoi que ce soit sur le fait que je ne lui avais rien dit, j'ai dû trouver une bonne raison !

-Ho mais arrêtes un peu, tu aurais pu simplement dire la vérité à Joffrey, que tu es étais une trainée qui s'envoyait avec tous les nobles assez beau pour les yeux de mademoiselle, au lieu d'envoyer cet innocent qui t'a simplement obéis droit à la mort !

Cersei clignota plusieurs fois des yeux, puis mit ses mains sur ses hanches, les sourcils froncés, la mâchoire serrée.

-Le dire à Joffrey ? Tu es devenu fou ?! Il m'aurait…Il m'aurait…

-Il t'aurait quoi ? Hein ?! Tu es sa mère, et malgré sa cruauté sans limite, Joffrey ne ferait jamais rien à toi, sa mère, il t'aurait confiné dans tes chambres, et sûrement envoyé le chevalier au mur !

-Joffrey aurait tué le chevalier, pour ne pas qu'il parle ou juste pour que Joffrey puisse satisfaire ses besoins d'exprimer son pouvoir, alors si un homme doit mourir, autant que je ne perde pas ma crédibilité auprès de notre fils !

-Tu aurais pu t'assurer que le garde soit exilé en vie et avec assez d'or pour refaire sa vie dans les cités libres d'Essos !

-Ce n'est p…

-Tu as été stupide et maintenant un pauvre innocent qui a satisfait ta petite chatte sous tes ordres a été gravement puni et va mourir ! Cersei, c'est terminé, je ne te couvrirais plus, plus jamais. Je t'aime, je t'aime comme un fou et j'en veux encore aux dieux de me faire aimer une femme comme toi, une femme si haineuse !

Jaime Lannister s'éloigna de sa sœur, bouillonnant de colère, mais Cersei l'attrapa par le poignet et plongea dans les yeux de son frère, identiques aux siens.

-Jaime, je ne veux pas qu'on se déchire pour une idiotie…

-La mort de quelqu'un est une idiotie pour toi, ricana Jaime, tu es plus cruelle que je ne le pensais, je comprends mieux pourquoi Joffrey est comme ça !

Jaime sortie de la chambre brutalement, claquant la porte au nez de Cersei.

La reine mère resta là, en silence, le cœur battant, des larmes perlant à ses yeux verdâtres.

Les gémissements de plaisir résonnaient à travers la porte, alors que les doigts pâles et longs de Petyr Baelish cognaient contre le bois massif du bureau de son bordel. Il roula des yeux en entendant les gémissements pitoyables d'une jeune putain prenant un de ses premiers clients.

Tout l'agaçait en ce moment même, il ne voulait rien, n'avait goût à rien, tout semblait si fade, une colère froide l'assaillait lorsqu'il pensait à ce qu'il désirait, en ce moment.

Il voulait tout. Il voulait le pouvoir, il voulait le savoir, il voulait tout. Mais ce qu'il désirait le plus, en ce moment, c'était Sansa Stark.

Comment pourrait-il s'attirer les grâces de la nouvelle reine ?

Qu'est-ce qu'il pourrait apporter à Sansa, la rendant reconnaissante à jamais à lui ?

Sansa avait perdu tellement de choses, si il avait pu, il lui aurait ramené, sans aucun doute, mais il aurait ramené Catelyn pour lui et lui uniquement.

Petyr s'était déjà demandé comment on devait se sentir lorsque l'on posait son fessier sur le fer froid du trône de fer, quand une couronne d'or était déposée sur notre tête et que chacun s'agenouillait devant nous. Il n'aurait jamais l'occasion de siéger sur le trône de fer, jamais.

Mais il obtiendrait le pouvoir, d'une façon ou d'une autre.

Littlefinger se leva et s'avança vers la petite fenêtre de son bureau donnant sur la ville. Cette ville, toute cette ville obéissait au roi. Mais il n'était pas roi, et malgré là où quelqu'un comme lui en était rendu, cela ne lui suffisait pas.

Il devait avoir quelque chose que le roi n'avait pas…

L'amour de la reine.

Sansa était si naïve, la moindre personne gentille et honnête avec elle ferait partie de ses amis et voilà où tout le problème de Petyr tournait.

Sandor Clegane.

Il était bien trop proche de Sansa au goût de Petyr, et bien trop appréciée de la reine…

Et si…Sansa l'aimait déjà ?

L'homme attrapa un vase et le lança violement contre un mur le faisant éclater en morceaux. Ses poings serrés, ses yeux plissés, il mordit sa lèvre et releva les yeux vers la porte où les gémissements continuaient.

La seule chose qu'aucun homme ne lui a offert, ni Sandor Clegane, et sûrement pas Joffrey, était une nuit de plaisir, une nuit d'amour, où de suite, elle tomberait amoureuse. Elle associerait tout ce bonheur à lui, Petyr Baelish, et tomberait amoureuse.

C'était risqué, si quelqu'un les surprenait, ils étaient tous deux morts mais il tenterait le coup.

Il sortit de son bureau, d'un pas décidé, une lueur dangereuse dans ses yeux.

Un hennissement de cheval perça le silence permanent de la forêt, faisant sursauter Arya, elle lança un regard à son compagnon de voyage et suçota sa lèvre inférieure, alors que leurs regards sombres se croisèrent.

Ils s'approchèrent discrètement du bruit et aperçurent trois chevaux attachés à une barrière contre le mur en pierre d'une taverne.

-Ils appartiennent forcément à quelqu'un, murmura Arya en observant les chevaux ennuyés.

-Et alors ?

-Si ils nous voient voler leurs chevaux, et bien, on est fichu !

-Je n'en serais pas si sûre…

Arya releva les yeux vers son compagnon et fronça les sourcils, alors qu'il sortait une épée de son fourreau, s'approchant doucement des chevaux, d'un pas lent et silencieux.

Les chevaux ne firent pas plus de bruits en le voyant l'homme qu'avant, ils se contentèrent de le dévisager, mendiant avec leurs yeux d'animaux de la nourriture.

Arya rejoignit prudemment son escorte qui détacha délicatement la corde du premier cheval, évaluant sa réaction.

Il donna une légère tape sur le derrière du premier cheval pour qu'il s'enfuit et détacha le second, avant de tendre la corde à Arya du cheval.

-Tu as déjà montés un cheval ?

Arya roula des yeux et se hissa sans peine sur le cheval, qui ne broncha pas.

Le jeune homme devant Arya haussa un sourcil et s'inclina, montant, à son tour, sur le dernier cheval, il lança un regard vers le mur de l'auberge où un son de chanson résonnait.

-Ils sont saouls comme des porcs, ils ne s'apercevront que demain que leurs précieux chevaux ont disparus !

Arya donna une secousse légère avec son pied et le cheval s'élança, et Arya partit à toute allure, sans attendre son escorte.

Joffrey observa sa coupe de vin et releva ses yeux verts vers une jolie dame, brune, un sourire sournois aux lèvres.

-Ne suis-je pas un roi juste et bon ? Murmura doucement Joffrey en caressant les joyaux sur sa couronne, posée devant lui.

-Oui, mon roi. Votre dévotion pour la famille est admirable, je suis sûre que votre mère est rassurée, désormais, rétorqua automatiquement Rani d'une voix faussement tendre.

Joffrey observa la prostituée devant lui et lécha ses lèvres sèches.

-Je serais encore plus dévoué à mon fils ! Se vanta Joffrey en buvant une gorgée de vin.

-Oui, bien sûr.

-Pensez-vous que le royaume me craint, désormais ?

-Je crois que le royaume vous respecte et vous aime mais sait que vous punissez ceux qui doivent être punis, répondit intelligemment la prostituée.

Joffrey se sentait flatté, il sourit, heureux de la réponse de la femme et but une gorgée de vin, ne lâchant pas Rani du regard.

-Assez parlé de politique, il fait un long moment que je ne me suis pas reposé, et vous êtes là pour ça…M'aider à me reposer.

-Oui, mon roi, je ferais tout ce que vous voudriez pour que vous soyez bien, sourit la jeune femme, commençant à retirer sa robe légère.

-Attendez, l'arrêta brutalement Joffrey en la dévisageant étrangement.

-Oui, mon roi, répondit simplement Rani sous la lueur étrange du regard de Joffrey.

-Je suppose que vous avez entendu ce qui s'est passé avec cette putain rousse, comment se nommait-elle déjà ? Roxie, Roxane, Rox ?

-Ross, mon roi.

-Savez-vous ce qu'elle a fait pour mériter ce traitement ?

-N-Non, mon roi, déglutit la catain, ses yeux traînant sur le sol.

-Vous n'avez pas à savoir…Mais feriez-vous quelque chose qui me forcerait à vous faire subir le même sort ?

-Je ne ferais jamais une telle chose, mon roi !

Joffrey ne répondit rien, il se contenta de baisser les yeux sur les seins visibles à travers la robe légère, presque transparente de Rani.

Il baissa les yeux sur son pantalon et défit sa ceinture, laissant échapper son érection devant les yeux de la prostituée, soulagée de voir que c'était un homme, en simple demande de plaisir.

Elle se mit à genoux, sans demander son reste, et enfonça la royale virilité de Joffrey entre ses deux lèvres, la faisant glisser sur sa langue experte.

Joffrey observa Rani, ses yeux clignotèrent à la marrée de plaisir qui envahit son corps et ses mains vinrent saisir les boucles brunes de la jeune femme, laissant échapper un premier gémissement.

Mais Joffrey était dominé, et Joffrey détestait être dominé.

-La vérité c'est que Ross n'a pas réellement été puni…

Les yeux de Rani se relevèrent, malgré elle, vers Joffrey, perdu dans les limbes du plaisir, son regard interrogateur fit presque rire Joffrey, mais il était dans un sentiment de plaisir inouï.

C'est presque aussi bon que le pouvoir…Mais, rien n'équivaut le pouvoir d'être roi. Rien.

Rani continua son doux supplice sur Joffrey, attendant une suite de la part du roi à ses propos. Elle effectua un léger faux gémissement lorsqu'elle lécha la base de la virilité dressée de gouverneur des sept royaumes.

-Elle a simplement été malchanceuse, déclara Joffrey avant de venir dans la bouche de Rani.

-Que voulez-vous dire, mon roi ?

Les sourcils de Rani se froncèrent alors que le sourire de Joffrey s'agrandit, alors qu'il remettait son pantalon et se dirigeait vers la porte.

-Je crois que vous savez très bien ce que je veux dire. Le seul crime dont Ross a été puni, et bien…

Joffrey ouvrit la porte et deux gardes imposants s'avancèrent vers la prostituée qui trembla de peur, avant de crier lourdement lorsqu'elle reçut un coup dans le ventre.

-…C'est d'avoir été une prostituée, tout simplement.

Une gifle fut donnée sur sa joue par Ser Meryn puis Ser Borros plaqua Rani sur le mur, prit une partie de ses cheveux, les leva sur le mur et planta son couteau dedans, afin qu'elle tienne sur le mur, il répéta l'opération jusqu'à ce que Rani fut suspendu par les cheveux, sanglotant silencieusement de douleur.

-Attachez aussi ses mains, ordonna doucement Joffrey alors que la prostituée cria de peur.

Mais deux couteaux traversèrent ses deux paumes et se plantèrent dans le mur après avoir transpercés ses deux mains, ce qui fut immédiatement répondu par des cris abominables faisant rire Joffrey.

Elle hurla de douleur mais Joffrey n'y prêta pas attention, il se dirigea vers un meuble et en sortit son arbalète en or, parfaitement cirée.

-Vous me dégoûtez, chacune d'entre vous. Vous vendez votre corps, et bien, je déteste cela, alors, dès que cela m'insupporte trop, ou quand je m'ennuie, je paye une somme bien plus élevée à votre supérieur et je vous achète pour ensuite…Vous tuez, sourit doucement Joffrey, mais avant…Ser Meryn, enlevez-lui ses vêtements et battez-la jusqu'à ce qu'elle saigne !

-J'imagine que je n'épargne pas son visage, à celle-là ?

-Bien sûr que non, rétorqua Joffrey, ma reine est belle, cette pute est affreuse, battez-la. Spécialement au visage.

Le souffle de Rani se coupa et ses yeux se relevèrent vers l'imposant chevalier qui l'observait.

Le garde arracha brutalement sa robe légère, il n'eut aucune difficulté, et enfonça son poing sur sa joue, faisant hurler Rani. Il cogna ses côtes, ses jambes, il laissa des coupes avec son épée le long de sa jambe, le long de son corps.

Joffrey buvait du vin à ce spectacle, assit, son arbalète à ses côtés, totalement divertit et un sourire cruel sur les lèvres.

Rani cria de toutes ses forces alors qu'un nouveau coup l'assaillit. Plaidant miséricorde.

-Immonde créature, tu mérites d'être puni de la sorte, siffla Joffrey, et le roi fait toujours ce qui est juste…

-J'arrêterais de vendre mon corps, je m'exilerais dans les cités libres d'Essos, par pitié, laissez-moi ! Sanglota t-elle, la tête baissée.

-Tu redeviendras une pute à Essos, tu le sais. Et je le sais.

Elle cria à nouveau, éclatant en un long sanglot insupportable aux oreilles de Joffrey.

-Tais-toi, les cris de femmes m'insupportent !

-Mon roi, êtes-vous prêt ou dois-je continuer ? Demanda l'un des gardes.

-Je crois que je suis prêt, sourit Joffrey en posant son verre et en attrapant son arbalète.

Les yeux de Rani s'écarquillèrent et des larmes coulèrent le long de ses joues pâles et froides.

-Dans une autre vie, vous auriez pu être une femme de haute naissance, belle et d'une maison importante. Je vous aurais probablement épousé, mais…Ce n'est pas vous qui a eu cette chance, c'est Sansa Stark. Elle n'est pas la femme rêvée, et j'aime autant la battre que vous, mais elle, est de haute naissance, et elle est si belle, je ne peux laisser des marques sur elle ou la transpercer avec des couteaux…

-Pitié…

-N'ai je pas raison, Ser Meryn, ma reine n'est-elle pas magnifique ?

-Elle est ravissante, rétorqua aigrement le garde de sa voix rauque.

-Oui, elle l'est. Mais notre putain, ici, n'a rien d'une reine. Même pas la reine des putes !

Rani haleta, tremblante, elle ouvrit sa bouche, cherchant à articuler quelques mots avec sa langue douloureuse :

-Laissez-moi, pitié…Laissez-moi. Plus jamais vous n'entendrez parler de moi, soyez miséricordieux, je vous en supplie !

Joffrey plaça son arbalète et les deux gardes s'éloignèrent de la jeune femme qui hurla, effrayée.

Rani lança un regard mortifié à Joffrey, et à nouveau, essaya de le convaincre d'avoir pitié d'elle.

-Je vais vous envoyer quatre flèches. Une près de votre sexe de dépravée, l'autre sur votre sein gauche, la troisième dans le cou et la dernière dans votre tête.

-Messire…

-Arrêtez de me supplier, cela m'agace au plus au point.

Joffrey plaça son arbalète de sorte que le derrière de sa flèche était dans son champ de vision et que le bout pointue de celle-ci fut visée vers les poils pubiens entourant le sexe de Rani, il prit une grande inspiration et se concentra avant de lâcher la première flèche.

Un hurlement de pur souffrance résonna, tandis que Ser Boros apportait la seconde flèche à Joffrey et il se remit en position, visant, cette fois le sein gauche, il cligna plusieurs fois des yeux et lécha ses lèvres sèches, puis lâcha la seconde flèche, provoquant la même réaction chez Rani et des larmes à n'en plus finir.

La troisième flèche ne suscita qu'un bruit d'étouffement de la part de Rani, s'étouffant dans son propre sang, puis quelques secondes plus tard, une dizaine de seconde avant que son cœur ne lâche pour de bon, il envoya la quatrième flèche et un cœur dans la pièce cessa de battre brutalement.


J'écoute "The Rains of Castamere" ou "Cities in Dust" pour écrire C'est tellement inspirant...