Bonjour, bonjour. Voilà, un nouveau chapitre.
Enjoy please.
Pov Bella
Je grignotai tranquillement mes frites tout en réfléchissant à ce que je devais faire. Waw, non seulement tu peux réfléchir mais en plus, tu fais plusieurs choses en même temps. La, la, je n'entends rien, je suis libre, il n'y a pas de petite voix énervante dans ma tête. Si, mouahahaha. Va te faire foutre. Lucius fronça les sourcils et me regarda étrangement. Oups, je l'avais dit à haute voix.
_ Si c'est avec toi, moi je veux bien. Mais pourrai-je au moins en connaître la raison ?
_ Parce que tu as l'air très frustré, Lucius chéri, gloussai-je faussement.
_ Tu commences à me faire peur, là. Qu'est-ce que tu as mangé au petit déjeuner ? fit-il en se levant.
Il marcha jusqu'à moi et posa une de ses mains, froide sur mon front.
_ N'ai-je pas le droit de plaisanter ?
_ Tu ne glousses jamais. Même en plaisantant tu ne le fais pas…
Je haussai les épaules et me levai à mon tour. Sa main était toujours sur mon front et son visage à quelques centimètres du mien. Je souris.
_ Lucius, dis-je gentiment. C'est toi qui m'inquiète, là. Tu ne t'en fais jamais pour moi, d'habitude.
Il haussa les épaules et regagna sa place. Je soupirai et me rassis. Je recommençai à grignoter mes frites et lui à manger son hamburger.
_ Tu comptes faire quoi de ta journée, demain ? dis-je soudain.
_ Je ne sais pas. Je vais peut-être te suivre.
Oups…
_ Tu n'es pas inscrit au lycée, tentai-je.
_ Et alors ?
_ Je ne veux pas que tu traînes dans mes pattes.
Dis plutôt que tu ne veux pas qu'il voit ton humain. Je n'essayai même pas de la faire taire, c'est dire combien j'étais inquiète.
_ Je vais aller faire quelques courses. Ne t'inquiète pas.
_ Je ne le suis pas, dis-je calmement. Juste agacée.
_ J'adore te faire de l'effet. Au moins, ce n'est pas de l'indifférence.
_ Tu es vraiment tordu, soupirai-je.
Il haussa les épaules nonchalamment. On dirait que c'était sa réponse à tout. Je ramassai tous les déchets, vestiges de notre repas, et les jetai à la poubelle. Je montai rapidement les marches de l'escalier menant à l'étage donc à ma chambre. Je me laissai tomber sur mon lit. Je souris en pensant que c'avait été juste. Quelle longue journée pleine d'aventures. Je m'entourai de mes protections avant de sombrer dans un sommeil réparateur.
La caresse du soleil me lécha le visage très agréablement. Je soupirai de plaisir… Soleil ? J'ouvris les yeux et bondis gracieusement sur mes pieds. J'écarquillai les yeux avant de sauter en criant. Soleil signifiait pas de vampires et tenue très glamour sans avoir froid. Lucius déboula dans ma chambre l'air près à se battre, il regarda partout au tour de lui espérant trouver la menace sans succès.
_ Bella, tu vas bien ?
_ Merveilleusement bien, m'écriai-je en l'embrassant sur les deux joues.
_ …
_ Allez viens, on va au lycée, dis-je enthousiaste.
Je me figeai soudain. Ai-je vraiment dit ça ? L'expression de son visage tend à me faire croire que oui. Merde. Oui, c'est le mot pour résumer la situation. Je termine ses phrases maintenant. Je me fais peur. A qui le dis-tu ?
_ Bella… commença-t-il.
_ Euh… marmonnai-je.
_ Oui ?
Il me regarda les yeux à peine entrouverts, tout en arrondissant la bouche.
_ C'est le soleil.
_ Ha, dit-il comme si ça expliquait tout.
_ Maintenant, tu ferais mieux de sortir de ma chambre pour que je puisse m'habiller.
_ Oui, je vais en profiter pour en faire de même.
Sur ce il quitta la chambre en secouant la tête. Et bien, je n'ai plus qu'à assumer ma bêtise. Et quelle bêtise. Je soupirai et entrepris de garder un peu de ma bonne humeur. Un T–shirt mettant en valeur mon piercing au nombril, un short et des sandales Stiletto, le tout noir et rouge, plus tard, j'étais prête. Je me regardai dans le miroir et décidai de changer de coiffure. Style japonaise « Kawai » avec une mèche et tout. Et tout ça ne me prit pas plus de cinq minutes. Je descendis et trouvai Lucius déjà près. Il portait des vêtements dans le même style que le mien. Je le regardai suspicieusement.
_ Comment se fait-il qu'on soit assortis ?
_ Mes dons de voyants ?
Je le regardai l'air de dire « Ben voyons ». Il sourit et m'offrit son bras comme si on était encore au 19e siècle. Je lui rendis son sourire et on sortit.
Je me garai à une place vacante et me dépêchai de sortir.
_ Je m'incruste incognito dans tes cours où je suis obligé de m'inscrire ?
_ Tu réfléchis des fois ?
_ Euh… c'est une question piège ?
_ Pourrais-tu arrêter ?
_ Arrêter quoi ? dit-il innocemment.
_ De répondre à mes questions par des questions.
_ Ah…
_ Oui. Bref, ce lycée est si petit que tout le monde connait tout le monde, tu te fais déjà remarquer, alors si tu t'incrustes…
_ Je me fais remarquer moi ?
Il sourit en montrant ses dents blanches. Son sourire fût si éclatant qu'il fit disparaître toute sa personne, et pendant quelques instants il ressembla au chat de Cheshire. J'éclatai de rire et il fronça les sourcils.
_ Qu'y a-t-il de si drôle ?
_ Toi.
_ Ah, très drôle.
_ Oui, comme tu le dis, c'est très drôle.
_ Bella…
_ Lucius…
Il soupira.
_ Au risque de me répéter, pourquoi dis-tu que je me fais remarquer ?
_ Tu te répètes donc ce n'est plus un risque mais une réalité.
_ Bella, ne fais pas ta philosophe.
_ Bon d'accord, souris-je. Petit mignon, ajoutai-je pour le faire un peu chier. Tu n'as vu tous les regards posés sur toi, chou ?
_ Hum, si. Chou ?
_ Tu es mignon quand tu es en colère, expliquai-je
_ Et toi, tu es vraiment de bonne humeur.
_ C'est le soleil, dis-je encore. Maintenant, va au secrétariat et inscris-toi.
_ D'accord, Ma'am.
Il était sur le point de s'en aller lorsque je le retins.
_ Tu as un papier d'identité sur toi au moins ?
_ Oui, je dois avoir ça.
_ Vas-y, on se voit plus tard, chou.
Il secoua la tête devant ma bêtise et s'en alla enfin. Je sentis quelqu'un s'approcher de moi. Non, en fait je le sentis.
_ Qui est-ce ? demanda-t-il de sa voix velouté.
_ Bonjour, playboy.
_ Salut, mon ange tentateur, sourit-il. C'était qui ?
_ Pourquoi ? demandai-je narquoise.
_ Est-ce si mal de poser une simple question ?
Si je n'avais pas si bien observé son visage, je n'aurais pas remarqué la petite touche d'anxiété qui y siégeait. Je souris sournoisement.
_ Je serais bien tentée de croire que…
_ Que ?
Je posai deux doigts sous son menton et lui jetai un regard brûlant.
_ Que tu es jaloux, playboy.
Il déglutit bruyamment.
_ Qui ne le serait pas dans de telles circonstances ?
_ Mais je ne le sais pas. N'est-ce pas toi qui devrais éclairer ma lanterne ?
_ Euh…
Je me retirai aussi soudainement que je m'étais rapprochée et me dirigeai vers mon cours de musique. Il a fallut du temps pour qu'Edward réalise que je partais, et un peu moins pour qu'il me suive.
_ Tu as Musique, maintenant ?
_ Puisque je me dirige vers la salle de musique, je suppose que c'est le cas, répondis-je l'air agacé.
Il m'attrapa par le bras pour m'arrêter. Tout serait bien passé si mes sens n'avaient pas pris le dessus. Je tirai sur son bras et d'un mouvement fluide le plaquai contre le mur. Je grognai en retroussant mes lèvres sur mes dents. Edward écarquilla les yeux lorsqu'il eut émit le même son. Je fronçai les sourcils et le regardai en reniflant. Il sentait l'humain et pourtant arrivait à grogner. Ce n'était pas du plus normal. Il semblerait que les Cullen, Lucius et moi ne soyons pas les seules créatures magiques dans le coin. Il y avait vraiment un truc qui clochait avec cette ville. Non, sans blague. Elle était de retour. Et ouais. Je soupirai et relâchai mon pauvre prisonnier.
_ Chi sei tu ? dis-je en l'incendiant de mon regard. (Qui es-tu ?)
_ Non lo so, sourit-il. (Je ne sais pas)
Il parle italien ?
_ Tu sei pazzo, dis-je avec conviction. (Tu es fou)
_ …di te, dit-il en se rapprochant de moi. (De toi)
Comme je refusais d'avoir l'air d'une proie, je ne reculai pas. Résultat : son corps sculpté touchait le mien. Je pris une grande inspiration, qui n'eût pas l'effet escompté. Ma poitrine touchait la sienne, et ma respiration se fit saccadée, n'améliorant pas la situation. Je souris doucement. Mon doigt alla rejoindre son menton, comme s'il était doté d'une intelligence propre. Ma bouche se cola à son oreille et lui susurra :
_ Trovato qualcun altro. (Trouve, quelqu'un d'autre)
_ Il mio cuore è tuo, répondit-il sa bouche contre mon cou. (Mon cœur est à toi)
_ Non la mia, dis-je avant de me retirer et de rentrer dans la salle de musique, le laissant pantois. (Pas le mien)
Pov Edward
Qu'est-ce que ça voulait dire ? Qu'il appartenait à l'autre ? Et d'abord, qui était cet autre ? J'avais l'impression que ma tête allait exploser. Mais je ne pus m'empêcher de sourire. Alors comme ça, elle était italienne, Bella mia.
Je me remis à marcher vers mon cours de… français. Je soupirais, je m'ennuierai encore une fois. A quoi cela servait-il de prendre des cours d'une langue que je maitrisais déjà ? Peu importe, on dirait que c'était bien parti pour deux heures d'ennui. J'entrai dans la salle en me disant que ça ne peut pas être pire. Seulement, j'avais tord. Il était là. L'autre. Il renifla l'air et posa sur moi son regard en fronçant les sourcils. Je parcourus la salle du regard à la recherche d'une place où m'assoir sans succès. La seule place vacante était près de lui. Je soupirai en considérant mes chances de sécher mais pas de chance : la prof était arrivée. Je soupirai encore et résigné, allai m'assoir.
_ Bonjour, je m'appelle Lucius, dit-il en me tendant sa main.
Je la regardai longuement, puis le regardai lui. Je secouai la tête.
_ Edward Mason, dis-je simplement.
Il inclina la tête sur le côté et me regarda comme si j'étais un nouveau genre d'équation, un genre qu'il s'efforcerait de résoudre. Je levai les yeux au ciel, enfin je ne pouvais voir que le plafond mais bon… C'est ce moment là que choisit la professeure pour m'interroger.
_ Pouvez-vous répéter ? Je n'ai pas très bien entendu votre question, madame, dis-je avec un français parfait.
Elle cligna des yeux un instant, puis sembla réfléchir à quelque chose de peu singulier à voir son expression. Finalement, elle reporta son attention sur moi.
_ Il semblerait que tu doives traduire un certain texte. Peux-tu…
Je regardai devant moi et remarquai qu'il y avait une feuille qui ne s'y trouvait pas quelques instants plutôt. Cherchez l'erreur. Je m'en emparai et en souriant à Madame, je traduisis la feuille. Elle parlait d'une pièce de théâtre… Lorsqu'elle me laissa enfin tranquille, Lucius prit le relais. Mais que se passait-il ? Ils s'étaient tous donné le mot pour pourrir ma journée, ou quoi ?
_ Tu étais avec elle, dit-il.
Je clignai des yeux.
_ Elle ?
_ Bella.
_ Ah…
Je secouai la tête. Ce type n'était pas normal. Non vraiment, il ne l'était pas. Comment le saurait-il ? Il était déjà parti quand je l'avais abordée.
_ Il est à toi ? dis-je après quelques minutes de silence.
_ A moi ?
Je soupirai en me disant qu'il ne devait pas savoir de quoi je parlais.
_ Laisse tomber, dis-je juste avant que la sonnerie ne retentisse.
Je me levai et sortis de la salle de cours si rapidement que je me demandai si c'était normal. Je me dirigeai vers la salle de musique. Lorsque j'y arrivai, Bella n'était pas encore sortie. Pendant toute l'opération, Lucius m'avait suivi. Je tournai mon regard agacé vers lui. Il me sourit, ce qui n'eût d'autre effet que de m'agacer d'avantage.
_ Va-t-en.
_ Explique-moi, si tu veux que je m'en aille.
Je fermai les yeux, essayant de me calmer. En vain. Lucius me toucha et ce fût ce qui déclencha tout. Mon pied partit se loger dans son ventre ce qui l'envoya valser quelques mètres plus loin. Je n'avais pas réfléchi, c'était juste un réflexe. Mais il riposta. Il se déplaça à une vitesse hallucinante, son poing jaillit de nulle part et comme par magie, mon bras le retint juste à temps. Je virevoltai alors qu'il essayait de m'asséner une gifle du dos de sa main, je ne le fis pas assez rapidement et ce fut à mon tour d'aller valser ailleurs. S'ensuivit, une pluie de coups magistraux. Aucun de nous deux n'avait l'avantage. Je pouvais dire que nous étions pratiquement de forces égales, même s'il avait plus de technique que moi. J'étais tellement concentré sur ce que je faisais que je n'étais attentif à rien d'autre que ce combat. C'est pour ça que je fus si étonné d'entendre sa voix.
_ Arrêtez, tout de suite.
Sa voix retentit froide, glaciale. Je me figeai en même temps que Lucius et relevai la tête. Son regard était vide et empli de colère. C'était un vrai exploit. Elle n'avait pas l'air très content.
Oh, oh. Je n'aime pas ça, je n'aime pas ça du tout.
Merci d'avoir lu.
