CHAPITRE TROIS :

Daniel fixa la bougie pendant un long moment, puis ses yeux parcoururent la chambre.

- Oma ? Oma, es tu là ?

Il n'y eu aucune réponse à son appel. Son regard retourna vers la bougie. Que ce passait il ici ? Avait il vraiment reçu la visite de Oma ou avait il rêvé ? Si cela était un rêve qui avait éteint la bougie ? Peut être l'avait il accidentellement « teinte durant son sommeil. C'était l'explication la plus logique. Mais devait il accepté la réponse logique ?

Daniel repensa à ce que Oma lui avait dit. 'Le pouvoir est dans le savoir, et dans le savoir se trouve le pouvoir.'

Tout à coup, Daniel se rappela ce que le prêtre lui avait dit lorsque Jack avait demandé si l'homme pouvait lui apprendre à allumer des bougies et bouger les choses par la pensée.

- Je ne peux vous apprendre ce que vous savez déjà.

Soudain, réalisant ce que Oma et e prêtre avaient tenté de lui faire comprendre, Daniel fixa de nouveau la bougie éteinte. Bien que cette fois ci cela soit plus difficile à cause de son excitation, il se replongea dans l'état d'esprit où il se trouvait avant de s'endormir. Sans quitter des yeux la bougie, il concentra toute sa volonté sur l'action de l'allumer. Un instant plus tard, la mèche s'enflamma. Daniel la fixa. Il l'avait fait. Il avait vraiment allumé la bougie. Se forçant à rester calme, Daniel tenta de l'éteindre. Il ne lui fallut que l'espace de deux seconde pour y parvenir.

- Ok, tout ceci est, heu…intéressant, dit tout haut à la pièce vide. Oma, si tu es ici et que tu me joue un tour, s'il te plait cesse immédiatement. Tout ceci est très sérieux et je ne suis par d'humeur à plaisanter. De nouveau aucune réponse ne se fit entendre.

Daniel se releva et ramena la bougie dans la cuisine. Il s'assit à la table qui s'y trouvait pendant un long moment, repensant à tout ce qui venait de se passer. Sur Kheb, il avait vraiment cru que c'était lui qui avait tout fait, qu'il avait le pouvoir de contrôler le feu et de déplacer les objets avec son esprit. Mais ici, dans la simple réalité de sa maison, c'était un peu plus dur à croire. Non pas qu'il ne croyait pas que les humains n'est pas la faculté d'y arriver. Non, il avait toujours cru que l'esprit des humains avait la capacité d'évoluer au-delà des limites modernes et d'aller encore plus loin. Il avait juste un peu de pal à assimiler le fait qu'il y soit arrivé. Et maintenant quoi ? Avait il toujours eu cette capacité ou quelque chose avait il changé ? Une idée se présenta dans l'esprit de Daniel. Et ci c'était le fait de son ascension

Daniel avait suspecté que son aptitude au biofeedback pouvait avoir un rapport avec son ascension mais il n'en avait aucune preuve. A présent, de nouveau, il se demandait si lors de son retour il était bien redevenu tout à fait humain.

Les yeux de l'archéologue se posèrent sur une fourchette qui traînait sur le plan de travail. Presque instinctivement, il calma son esprit, abaissant ses ondes cérébrales jusqu'à ce qu'il atteigne le niveau des sensations précédentes. Il ordonna à la fourchette de bouger. Ce qui se passa ensuite lui ficha la trouille. La fourchette fit un vol plané à travers la cuisine et la salle à manger tel un missile avant de rencontrer le mur à l'opposé, ses dents fichées profondément dans le plâtre.

L'archéologue fixa bêtement la fourchette émergeant du mur, pétrifié par ce qu'il venait d'accomplir.

C'est à cet instant précis que Daniel prit peur.

Abandonna rapidement la chaise, il se dirigea vers la fenêtre et resta à observer la nuit. Il aurait pu tuer quelqu'un. Si une personne c'était trouvé ici avec lui la fourchette aurait pu la percuter. Les dangers de ce genre de pouvoir pour les autres voir même pour lui se formèrent dans son esprit.

Daniel savait qu'il devait en parler à quelqu'un au SGC, et après ? Il pouvait très bien imaginer ce qui se passerait. Il serait transformer en rat de laboratoire, son cerveau étudié et testé afin de percer les secrets de ses pouvoirs. On pourrait aussi le retire de l'équipe SG-1 et le transférer dans un programme spécial.

Tout à coup, Daniel souhaita ne jamais avoir découvert ce qu'il pouvait faire. Mais cela n'était pas quelque chose qu'il pouvait facilement ignorer ou faire comme si cela n'existait pas. Cependant, peut être pouvait il le garder secret, tout du moins pour un moment, jusqu'à ce qu'il trouve ce qu'il ferait une fois que tout le monde serait au courant.

Sa décision prise, Daniel alla se coucher. Mais le sommeil ne vint pas. Allongé éveillé dans le noir, il se demanda si il n'avait pas découvert une autre facette de sa vie tout en perdant celle qui lui tenait le plus à cœur.


Sam jeta un coup d'œil à Daniel en grimaçant. Depuis son arrivée sur la base hier matin, l'archéologue semblait distrait. Ils étaient sortis la veille au soir pour un de leur dîner en équipe, et Daniel s'était révélé particulièrement silencieux, apparemment profondément perdu dans ses pensées. Jack, bien sûr, l'avait lui aussi remarqué et avait tenté de tirer le jeune homme vers la réalité, sans succès.

A présent, ils se trouvaient dans la salle de la Porte, attendant que les chevrons finissent de s'enclencher. Jack blaguer à propos de quelque chose, et Daniel semblait complètement ignorant de ce fait. Voyant que sa blague ne rencontrait pas le succès attendu auprès de l'archéologue, le Colonel resta silencieux et rencontre le regard interrogateur de Sam, tout en faisant un signe de la tête vers Daniel. Sam sa contenta de hausser les épaules. Elle ne pouvait pas répondre à sa question silencieuse.

Tout ce que Jack aurait pu dire à Daniel fut interrompu par l'activation de la Porte des Étoiles. Le son fit apparemment revenir Daniel à ce qui l'entourait, et il observa la Porte avait une expression légèrement surprise.

Avec un dernier regard dans sa direction, ses coéquipiers passèrent avec lui à travers le vortex. Ils arrivèrent de l'autre côté dans une ville en ruines.

Jack observa les alentours et demanda blasé :

- Alors, tu nous as dit que cette ville ressemblait à quoi déjà, Daniel ?

Ce dernier lui jeta un coup d'œil, puis redirigea son regard vers les ruines.

- L'architecture ressemble à ce qui se voit en Mésopotamie, une ancienne région de ce que nous appelons maintenant l'Iraq.

Son esprit à présent complètement tourné vers les trésors archéologiques auteur d'eux, Daniel continua de faire part de ses pensées et ses idées à propos des gens qui habitaient là et de donner des précisions sur l'époque à laquelle ils avaient été emmenés de la Terre. Jack jeta à Sam un sourire d'autosatisfaction, se félicitant d'avoir fait réapparaître le Daniel bavard qu'ils connaissaient. Souriante, Sam commença à explorer les ruines avec ses coéquipiers.

Au bout d'une heure de marche, ils atteignirent le centre ville. Daniel fit une grimace en voyant quelque chose qui ne collait pas avec le reste de l'architecture.

- Heu, Teal'c, tu devrais venir jeter un coup d'œil à ça, dit il.

Le Jaffa le rejoint.

- C'est d'origine Goa'uld.

- Oui, c'était assez visible, n'est-ce pas ?

- Oh super, murmura Jack. Il étudia la colonne de pierres noires qui se dressait devant eux. Alors, qu'est-ce que ça dit ?

Daniel et Teal'c s'approchèrent afin de déchiffrer les gravures en Goa'uld.

- C'est un avertissement, répondit Teal'c. Le peuple de cette planète défia les Goa'uld et fut détruit par Imhotep.

- Imhotep ? Cela me semble familier. On ne l'a pas tué ?, demanda Jack.

- En fait c'est Teal'c qui l'a fait, lui rappela Daniel. Imhotep était le Goa'uld qui se faisait passer pour un Jaffa sur Cal Mah et qui a réussi à avoir tout les rebelles Jaffa en les faisant le suivre.

- Oh, ouais. Il se faisait appeler Kato, hein ?

- K'tano.

- Si tu veux. De toute façon il est mort alors nous n'avons pas à nous inquiéter de le voir rappliquer ici.

Teal'c acquiesça légèrement.

- Vrai. Imhotep ne reviendra plus jamais sur cette planète et a payé pour la mort de ces gens.

- Bien, car je ne suis vraiment pas d'humeur pour…

Le son tout ce qu'il y a de plus familier de Jaffa approchant coupa la phrase de Jack.

- Pour ça !, siffla-t-il.

Avant qu'il ne puisse dire autre chose, un tir vint cogner contre une structure proche. SG-1 chercha immédiatement à se mettre à l'abri, plongeant derrière un mur bas en pierres.

- Vous savez, je vais avoir une très longue discussion avec les gens qui fabriquent les UAV puisque apparemment ils ne détectent pas ce qu'ils devraient détecter, hurla Jack en ouvrant le feu sur les Jaffas qui venaient d'apparaître.

- Il n'y avait aucun signe d'activité des Goa'uld, Monsieur, lui répondit Sam en tirant elle aussi. Ces Jaffas doivent juste venir d'arriver.

Jack s'aplatit tandis qu'un autre tir de Jaffa lui passait un peu trop près à son goût.

- Et ils ont choisi maintenant évidemment pour se pointer ?

Sam tira sur les Jaffas, qui avançaient lentement vers leur position.

- Nous sommes coincés, Monsieur, et il n'y a aucune chance pour que nous puissions retourner à la Porte. Les Jaffas sont entre elle et nous.

Plus de tirs de Jaffas commencèrent à détruire le mur derrière lequel ils se trouvaient.

- Nous devons trouver un meilleur endroit pour nous abriter !, hurla Jack.

Daniel jeta un coup d'œil au bâtiment le plus proche.

- Si nous pouvions atteindre ce bâtiment nous serions plus à l'abri.

Jack observa la structure en question. Elle se trouvait à une centaine de mètres, et rien pour s'abriter en chemin. Pouvaient ils y arriver ?

- Carter, à mon signal, jetez une grenade au milieu de ces Jaffas et courez vous y abriter. Daniel, tu vas avec elle. Teal'c et moi vous couvrons. Une fois que vous serez en sécurité, j'utiliserai une autre grenade, et vous nous couvrez.

Sam prit une des grenades de sa ceinture et agrippa l'amorce. Elle attendit alors le signal de son officier commandant. Il arriva quelques secondes plus tard. Arrachant l'amorce, Sam attendit un court instant, puis envoya la grenade, qui atterrit en plein milieu des Jaffas. L'explosion en envoya plusieurs faire un vol plané. N'attendant pas que les survivant se regroupent, Daniel et Sam coururent aussi vite que possible vers le bâtiment, tirant sur les Jaffas en cours de route. Depuis leur abri, Jack et Teal'c arrosaient leurs ennemis de balles et de tir de lance Goa'uld.

Daniel passa en trombe l'entrée de la structure, Sam sur ses talons. Se mettant à l'abri derrière un mur à gauche de la porte, ils ouvrirent le feu sur les Jaffas, couvrant ainsi leurs équipiers. Une seconde grenade, traversa l'air et fichu la pagaille chez les Jaffas. Jack et Teal'c se précipitèrent immédiatement vers le bâtiment. Jack faillit être touché par un tir ennemi, qui le frôla d'assez près pour lui roussir les cheveux. Après cela il se jeta presque dans le bâtiment.

- Bon sang ! C'est passé beaucoup trop près, dit il, haletant, tandis qu'il se cachait derrière le mur, de l'autre côté de l'entrée, à droite. Teal'c l'y rejoignit.

- Est-ce que cet endroit supportera les tirs des lances ?, demanda Sam.

- Les murs sont assez épais, cela devrait suffire pour le moment, répondit Daniel. Mais cela ne tiendra pas indéfiniment.

- Alors nous devons trouver un moyen de sortir d'ici, constata Jack. Il tira sur un Jaffa qui s'était montré un peu moins prudent et s'était exposé. Nous ne sommes pas attendus avant encore six heures. Je ne suis pas sûr que nous tiendrons si longtemps. Il regarda Daniel. Je suppose qu'il n'y a aucune chance pour qu'il y ait un passage secret par ici qui nous reconduirait vers la Porte.

- Désolé, Jack. J'en doute.

- Y a-t-il une porte de derrière ?

- C'est possible. Si c'est le cas, il est possible que nous réussissions à semer les Jaffas dans les ruines et les contourner jusqu'à la Porte.

- Très bien, tu vas voir si il y a un autre moyen de sortir d'ici. Nous tiendrons nos invités indésirables occupés.

Daniel se mit immédiatement à la recherche d'une autre issue. Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver une porte secondaire. Pour son plus grand malheur, cependant, il découvrit qu'elle était bloquée par un morceau écroulé du toit. Une recherche dans le reste du bâtiment lui indiqua qu'aucune autre issue n'était présente. Il retourna vers ses coéquipiers.

- J'ai trouvé une autre porte, mais elle est bloquée et je ne pense pas que Teal'c lui-même pourrait la débloquer, leur dit il.

- Merde, jura Jack. Quelqu'un a une autre idée ?

- Je cale, Monsieur, admit Sam. Il se peut que nous devrons rester ici en espérant que nous tiendrons jusqu'à ce que Hammond nous contacte et envoi de l'aide.

- Si ces Jaffas sont venus par la Porte des Étoiles, il se peut qu'ils appellent du renfort, constata Teal'c. Il est possible aussi que d'autres Jaffas se trouvent déjà sur cette planète et font route vers nous.

Jack lâcha une nouvelle rafale de balles.

- Ouais, c'est bien ce dont j'avais peur.

Tandis qu'il prononçait ces paroles, une autre troupe de Jaffas arriva. Les tirs de l'ennemi redoublèrent d'un seul coup.

Agenouillé derrière le mur, Daniel jeta un coup d'œil dehors. Ils étaient coincés, avec l'ennemi en surnombre et sans moyen de s'échapper. Si plus de Jaffas arrivait, leur position serait vite détruite. L'archéologue regarda ses coéquipiers. Si quelque chose n'était pas fait, ils allaient sans doute mourir aujourd'hui. Jack, Sam et Teal'c étaient à cours d'idées, mais il y avait une option qu'il ne connaissaient pas. La question était, Daniel pouvait il la risquer ?

Espérant ne pas faire d'erreur et ne sachant pas si il pouvait faire quelque chose pour aider, Daniel ferma les yeux et tenta de calmer son esprit. Les bruits des coups de feu et des lances Goa'uld rendaient la tâche extrêmement difficile, et pendant un long moment il pensa qu'il allait échouer. Mais soudain, il sentit les changements s'opérer dans son esprit, le calme s'installant dans son âme et son corps. Il calma un peu plus son esprit, atteignant l'endroit d'immobilité où il avait trouvé le pouvoir.

Réalisant que Daniel n'avait pas tiré depuis un moment, Jack lui jeta un coup d'œil. Le jeune homme était agenouillé sur le sol, complètement immobile, les yeux clos. L'étrange expression de sérénité sur son visage rappela une expression similaire qu'il avait vu avant, mais il ne pu se rappeler quand.

- Daniel, que…

Jack n'eu pas la chance de finir sa phrase, car, sans prévenir, une grosse boule de feu se forma dans l'air et chargea les Jaffas. Les cris de ces derniers étant incinérés leurs parvinrent quelques instants plus tard.

- Mon Dieu !, cria Sam.

Choqué par ce qui venait de se passer, Jack jeta un coup d'œil dans la direction de la jeune femme, mais son regard fut attiré par le tableau que représentait Daniel. La lumière du feu se reflétait sur ses lunettes, et soudain Jack se rappela où et quand il avait vu cette expression sur le visage de l'archéologue avant. Il tourna la tête juste à temps pour voir une autre boule de feu prendre vie et se diriger vers les Jaffas. Apparemment choisissant de vivre que l'alternative assez désagréable, les hommes effectuèrent une retraite rapide, poursuivit pendant plusieurs mètres par les flammes.

Le silence qui suivit fut assourdissant. Tandis que la poussière retombait, Jack porta son attention sur Daniel. Le linguiste fixait les restes des Jaffas qui avaient péris calcinés, une expression d'agonie sur son visage.

- Daniel ? Que se passe t il ?, demanda doucement Jack. Oma se cache t elle dans les parages ?

Daniel se remit debout.

- Non Jack. Oma n'est pas là. Il rencontra le regard du Colonel avec un regard qui semblait avoir pris plusieurs années d'un seul coup. C'est moi qui ai fait ça. Puis, il sortit du bâtiment et s'éloigna de la destruction.

Stupéfaits, Jack, Sam et Teal'c s'entreregardèrent. Puis ils se précipitèrent après leur coéquipier. Le premier à atteindre Daniel, Jack agrippa son bras, arrêtant l'homme dans sa progression.

- Attend un peu. Que veux tu dire bon sang, par « c'est moi qui ai fait ça » ?

- Exactement ce que cela veut dire, Jack, répondit Daniel avec lassitude.

- Daniel, comment est-ce possible ?, demanda Sam.

- Tu pensais que c'était toi avant, et tout compte fait c'était Oma, lui rappela Jack.

- Je sais Jack, mais je ne pense pas que ce soit Oma qui est empalé cette fourchette dans mon mur avant-hier soir.

- Hein ?

- Mardi soir dernier, je méditais, en utilisant les techniques de biofeedback que j'ai appris avec le Docteur White. Durant nos sessions, j'ai atteins une fréquences d'ondes cérébrales qui m'avait fait ressentir quelque chose de familier, quelque chose que j'étais sur d'avoir déjà ressentit avant, mais sans pouvoir me rappeler quand. J'ai de nouveau atteint cette fréquence mardi soir, et, cette fois ci, je me suis rappelé. C'était la même chose que ce que j'avais ressentit sur Kheb lorsque le prêtre m'enseignait comment allumer des feux et bouger les objets par des commandes mentales. Peu après avoir réalisé cela, je me suis endormi et j'ai rêvé.

- Quel était ton rêve ?, lui demanda Sam.

- Oma me parlait. Elle m'a dit : 'Le pouvoir est dans le savoir et dans le savoir se trouve le pouvoir.'

- Aussi clair que du jus de chaussette comme d'habitude, remarqua Jack.

- Jack, te rappelles tu ce que le prêtre t'a dit lorsque tu m'a demandé si il pouvait t'enseigner à allumer des bougies et bouger des choses rien qu'en y pensant ?

- Euh, non, pas vraiment.

- Il a dit : 'Je ne peux vous apprendre ce que vous savez déjà.'

- Ce qui n'a aucun sens.

- Oh que si Jack. Cela a un sens très précis. Le problème c'est que je l'avais oublié après. Beaucoup de personnes pensent que les humains possèdent ce que l'on pourrait appeler des habilités paranormales. C'est juste que ces dons sont latents, et la plupart des gens n'ont pas la capacité d'y accéder consciemment.

Sam le fixa.

- Et tu veux nous dire que maintenant tu peux ?

Le regard de Daniel se reporta vers la destruction dans le lointain.

- Oui. J'ai réalisé que tout ce que j'avais à faire c'est de croire que je pouvais le faire.

- C'est quoi cette histoire de fourchette dans ton mur ?, demanda Jack, ne croyant toujours pas ce que Daniel lui disait.

- J'ai…expérimenté un peu et il y a eu une sorte de fausse manœuvre. J'ai envoyé la fourchette à travers la pièce et elle c'est plantée dans mon mur. De nouveau les yeux de Daniel se fixèrent sur l'endroit où il avait tué les Jaffas. Je ne voulais pas les tuer, dit il péniblement, se détournant.

- Oh, Daniel, murmura Sam. Elle ne savait pas si elle devait croire que c'était vraiment Daniel qui avait crée ces boules de feu, mais il le croyait, et il agonisait d'avoir accidentellement tué les Jaffas de cette manière. Elle posa une main réconfortante sur son épaule.

Jack se rapprocha.

- Écoute Daniel. Ce n'est pas que je ne te crois pas. Je pense simplement que ton ami Oma est derrière tout cela. Peut être qu'elle ne veut pas que tu saches qu'elle est dans les parages et qu'elle te laisse croire que tu es celui qui peut faire tout cela.

Daniel l'observa.

- Dans quel but Jack ? Pourquoi le faire ? Quelle raison aurait elle ?

- Je ne sais pas Daniel. Peut être qu'elle c'est improvisé ton ange gardien, mais qu'elle ne veut pas que les autres le sachent.

- Jack, elle m'a laissé mourir atrocement d'un empoisonnement radioactif alors que nous savons tous maintenant qu'elle aurait pu me guérir au lieu de me convaincre de m'élever. De plus, ce n'était pas par peur de défier les lois des Anciens. Elle l'a déjà fait plusieurs fois. Elle voulait que je m'élève. Alors pour maintenant vouloir me garder en vie ?

- Comme je te l'ai dit Daniel, je ne sais pas. Mais c'est quelque chose que nous pourrons tenter de résoudre plus tard. Nous devons rejoindre la Porte avant que les Jaffas qui se sont enfuis n'amènent des copains.

SG-1 se dirigea vers la Porte des Étoiles. Par respect pour Daniel, Jack emprunta un autre chemin, un qui ne passait pas devant le carnage qui c'était produit.

La Porte des Étoiles était gardée par huit Jaffas, qui, selon Jack, prouvaient combien les Jaffas étaient stupides parfois. Si il avait été attaqué par des boules de feu géantes apparues de nulle part, il aurait disparu par la Porte plus vite qu'il ne faut de temps pour dire « barbecue Jaffa ».

SG-1 parvint à s'occuper des huit gardes. Tandis que Daniel entrait les coordonnées, les autres surveillaient. Ils ne se relaxèrent qu'en arrivant en entier au SGC.

Hammond s'approcha d'eux.

- Colonel ? Votre retour n'était pas prévu avant cinq bonnes heures.

Il observa leurs allures échevelées.

- Vous avez rencontrez des problèmes ?

- Oh, ouais, vous pouvez dire ça. Quelques uns des Jaffas amicaux du coin ont décidé de se ramener et de venir nous dire salut.

- L'un d'entre vous est il blessé ?

- Non, Monsieur, nous sommes tous entier.

- Très bien. Allez à l'infirmerie pour votre visite post mission puis allez vous lavez. Débriefing dans une heure.

- Oui, Monsieur.

SG-1 se dirigea vers l'infirmerie, tous pensant à ce qui allait se passer durant le rapport qui venait.