Et me revoilà, chers amis, pour un 4e chapitre riche en émotions ! (j'm'y crois, là , j'm'y crois à fond… enfin, bref… XD )
Je suis tellement heureuse d'avoir des reviewers que je vais leur répondre rapidement et personnellement. En plus, je leur avais promis de leur dédicacer ce chapitre, il me semble…)
Serleena : ma première revieweuse ! Merci, merci, merci de m'avoir laissé une review pour chaque chapitre, ça me remplit de joie !!!
Lilou-chan : qui m'a aussi laissé trois reviews, et qui semble apprécier mon travail… Même remarque : merci, j't'adore, vive toi… merci, merci !!! XD
Sam-star : à toi aussi, merci… Et voilà la suite !
Ichigo-loveuse : qui m'a laissé deux reviews… Pour l'idée du canular avec un Ed déguisé… C'est pas mal du tout comme idée, mais comme ça a déjà été fait plusieurs fois… Et je ne pense même pas qu'ils auront besoin d'un canular pour enfin savoir avant la fin de la fic… XD Mais si d'autres me proposent la même idée, je la reconsidérerais ! Merci pour tes reviews, merci de lire ma fic… et continue à me proposer tes idées délirantes !
Dracosplendens : j'espère que j'ai pas fait de fautes en recopiant ton pseudo… Voilà le chapitre 4, fraîchement importé de mon ordi, j'espère que tu l'aimerais autant que les autres… Pour le yaoi, euh… oui, bien sûr… dans pas trop longtemps, mais je rappelle que ce sera du trèèèès très soft ! XD vraiment pas grand-chose, mais je vais bien me marrer en l'écrivant, et j'espère que vous aimerez le lire !
Didilove37 : Merci pour ta review ! Et profite bien de ce nouveau chapitre.
Enfin, la dernière : Darkan : C'est probablement ta review qui m'a fait le plus plaisir… XD Je pensais pas que j'arriverais vraiment à faire rire les gens autant que moi je me marre en écrivant mes délires sur les rumeurs qui circulent sur le colonel… J'espère que mes prochains chapitres te feront autant rire ! (si c'est pas le cas, tu as le droit de me mentir… XD )
Je dédie donc ce chapitre aux personnes citées précédemment. And now, enjoy !
UNE MISSION POUR LE MOINS INCONGRUE
Chapitre 4 : Départ vers de nouveaux horizons
Finalement, Ed avait réussi à boire tout son scotch, et Tessie avait re-remplit son verre par quatre fois de suite (il en aurait bien reprit encore, ce jeune dépravé, mais Hughes, qui restait inexplicablement sobre, l'en empêcha). Ils se quittèrent devant La Licorne Bleue vers 3h du matin, après moult discussions philosophiques sur la vie, la mort, l'alcool et les femmes. Havoc et Falman étaient partis en chantant à tue-tête, bras dessus bras dessous et d'une démarche incertaine, tandis que Hughes avait arrêté un taxi pour les ramener, lui et Edward, dans sa maison de banlieue où les attendait Alphonse. Edward était allé se coucher dans un état second, la tête encore pleine de projets pour faire souffrir le colonel.
C'est donc avec une sacrée gueule de bois que le FullMetal Alchemist retourna au QG le lendemain, aux côtés d'un Hughes souriant et parfaitement en forme.
- Mais comment tu fais… grimaça Ed en se frottant les tempes.
- Ahaaaa, c'est une excellente question ! Il n'y a pas beaucoup de gens à qui je le dirais, mais après tout, tu n'es pas n'importe qui….
Hughes se mis soudainement à chuchoter, bien qu'ils soient les seuls dans l'escalier.
- Eh bien voilà… Mon secret, c'est l'aspirine… et, pour illustrer ses dires, il sortit de sa poche une boîte métallique noire, qu'il ouvrit, dévoilant aux yeux du blond une colonie entière de petits comprimés blancs. J'ai découvert ça pendant ma mauvaise grippe, poursuivit le Major avec malice, et depuis, je ne m'en sépare plus.
- Génial… allez, file m'en une, exigea Ed en tentant en vain d'attraper la boîte que Hughes tenait hors de sa portée.
- Tututt, c'est pas pour les petits…
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Un cri résonna dans tout le QG, ravivant d'un coup les migraines de Falman et d'Havoc qui avaient presque réussi à les oublier. Tous deux se recroquevillèrent de douleur dans un même geste.
- C'est pas vrai… Ils sont obligés de faire tout ce boucan ? fit Havoc en écrasant dans son poing un verre de café qui agonisa dans un chuintement horrible pendant que son contenu se répandait sur la moquette.
- Au moins, on est prévenus de leur arrivée, on risque pas de les louper…
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La matinée se fit longue. Le moindre bruit d'une feuille de papier froissée à l'autre bout du QG faisait grincer à l'unisson les dents de trois des subalternes du colonel Mustang. Hughes faillit se faire assassiner à deux reprises parce qu'il s'était mis à siffloter innocemment. Une vingtaine de cafés perdirent tragiquement la vie, avalés sans pitié par un Havoc aux traits tirés qui, de surcroît, fumait trois cigarettes en même temps, et jamais le bruit des pas du colonel dans les couloirs ne fut plus haï par le FullMetal que ce jour-là.
Après l'épreuve quasi insurmontable du repas de midi, avec tous les bruits de conversations et de couverts, la petite troupe s'était retrouvée convoquée chez le colonel, alors que la migraine (presque) générale atteignait son apogée.
Mais l'air grave de Mustang les empêcha de protester de quelque manière que ce soit.
- On vient de me faire passer un message, leur expliqua-t-il lentement. Ceux que j'avais envoyés en mission dans l'Est ont disparu il y a de cela trois jours. C'est de mauvaise augure, et je pense que cela pourrait se révéler très, très grave pour vos collègues. Je vais dire les choses simplement. Vous quatre, sans exception, allez me suivre dans l'Est. Nous allons tirer cette affaire au clair. Hughes, je te charge de nous trouver un endroit ou dormir pendant notre séjour. Nous ne serons que cinq.
- Si je peux me permettre, colonel, tenta Havoc en murmurant, histoire de ne pas brusquer son pauvre crâne encore plus, si on est que cinq… euh… ça ne risque pas d'être difficile ?
- Bien sûr que ça le sera… Seulement, je refuse de mettre le führer au courant. Je n'ai pas confiance en nos supérieurs… De plus, je ne suis pas persuadé que nous aurons vraiment besoin de renforts. Si nous travaillons dans un bon esprit d'équipe, et avec intelligence, cela devrait être vite réglé. D'autres questions ?
- Pourrait-on savoir en quoi consistait la mission du lieutenant Hawkeye et de ses hommes ? murmura Falman, à l'image de son collègue.
- Vous le saurez bien assez tôt. Bien ! Je vous donne quartier libre pour cet après-midi : rentrez chez vous, prenez du repos, et préparez vos bagages. N'emportez que le strict minimum, cela va de soi. Nous prendrons le train de 6h45 demain matin et voyagerons toute la journée.
Sur ces mots, la réunion prit fin, et tous rentrèrent (avec soulagement pour trois des militaires) chez eux. Ed rentra avec Hughes et expliqua la situation à son frère.
- Je suis désolé, Al… avec cette histoire, je vais devoir te laisser seul pendant une durée indéterminée.
- Ce n'est pas de ta faute, Ed, c'est tes obligations en tant qu'alchimiste d'état… Mais ne t'inquiète pas, ça ne me pose pas de problème. J'attendrais votre retour en prenant soin d'Elysia !
- Gracia ne devrait pas tarder à rentrer, renchérit Hughes qui pleurait toutes les larmes de son corps en serrant sa fille contre lui, totalement anéanti par l'idée d'une séparation qui pourrait être longue. Une fois de retour, elle t'aidera à s'occuper de mon petit trésor…
- Oui… je serais bien, ici. Ne t'en fais pas pour moi, Nii-san, pense plutôt à toi et sois très prudent. Si tu me reviens amoché…
- J'imagine que tu me feras passer un sale quart d'heure ! grimaça Ed.
- Allons, frérot, je ne suis pas notre maître…
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Le lendemain, Edward et Hughes retrouvèrent les autres vêtus en civils sur le quai de la gare. Falman les salua avec un sourire. Havoc, lui, semblait totalement perdu dans ses pensées, et tirait sur sa cigarette d'un air absent. Le colonel les rejoignit bientôt, faisant une tête d'enterrement.
- Eh bien, Roy ! s'exclama Hughes en lui administrant une grande claque dans le dos. Tu as les traits tirés… T'as pas bien dormi ?
- Hummm, lui répondit le Flame Alchemist avec mauvaise humeur.
- Oooh, je vois… fit Hughes tandis que des étoiles de mauvaise augure apparaissaient dans ses yeux. Tu as besoin d'un remontant…
Rapide comme l'éclair, il dégaina l'une de ses innombrables photos d'Elysia.
- Regaaaarde ! Là c'est hier soir, avec Al, elle jouait aux petits chevaux… N'est-elle pas trop choupiiiiiiiiii ?!?
Roy se contenta d'un soupir, puis dévia habilement le sujet de conversation.
- Tu nous as trouvé un endroit où dormir ?
- Oui, répondit Hughes en rangeant sa photo d'un air soudainement si sérieux qu'il semblait cacher quelque chose. Je nous ai trouvé un hôtel pas trop cher où nous serons bien… Le patron n'est pas du genre curieux, et puis, il m'a fait une réduction…
- Bien. Bon, on va embarquer. Voici vos tickets…
Après avoir procédé à la distribution des tickets, ils montèrent tranquillement s'installer. Personne ne sembla remarquer que Hughes gardait un sourire en coin depuis sa conversation avec le colonel…
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Cela faisait maintenant trois heures qu'ils roulaient. Havoc, Falman et Hughes avaient eu le temps d'épuiser tous les sujets de conversation éventuels, mais ni Ed ni Roy n'avaient ouvert la bouche depuis le départ. Ed, pour une fois, ne passait plus son temps à imaginer divers moyens de faire souffrir le colonel avec ce qu'il avait apprit, mais s'inquiétait à présent pour son frère.
Après tout, il n'a que 14 ans… Il donne l'impression d'être fort, dans cette armure, mais peut-être qu'il n'arrivera pas à s'occuper d'une petite fille comme Elysia pendant tout ce temps… C'est vrai qu'avec moi comme frère, il est habitué à chaperonner quelqu'un, mais je suis doute de même beaucoup plus autonome que la petite… Et puis… Avec ce corps, il n'y a pas moyen de savoir ce qu'il ressent. Peut-être que… peut-être qu'il ne voulait pas que je parte… Peut-être qu'il aurait voulu que je reste, j'aurais dû insister pour être sûr… S'il m'avait dit que ça le rendait triste, j'aurais envoyé Mustang au diable et serais resté à ses côtés.
Le blond soupira.
Pourvu que Gracia rentre vite…
Hughes n'avait rien perdu de la déprime du FullMetal. Ca allait bientôt faire une heure que ce dernier fixait le paysage à travers la fenêtre avec un air sombre, probablement ressassant de mauvaises pensées.
Il fallait trouver un moyen de le divertir un peu. Et justement, Havoc et Falman était en train d'envisager un petit passage au wagon restaurant.
Manger, voilà, quelle bonne idée ! Ca requinquerait n'importe qui !
- Ed, fit-il d'une voix autoritaire. Viens manger un morceau avec nous.
Ed tourna lentement un regard voilé vers le Major, qui ne se laissa pas perturber et lui fit un clin d'œil et affirmant :
- T'as le cafard ? C'est qu't'as faim ! (petite dédicace à la Demoiselle d'Avignon… XD ) Ou bien que t'as besoin de voir l'une des ravissantes photos de ma délicieuse petite Elysiaaaaaaa, rajouta-t-il, des étoiles plein les yeux, tandis que sa méchounette se balançait joyeusement.
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Manger… pourquoi pas ? Ca me changerait les idées.
- Ok, je viens, répondit Ed en se levant. Mais tu peux ranger tes photos.
- Génial ! jubila Hughes, fier de son coup. Et toi, Roy, tu ne veux pas venir ? Youhou, Roooy ! Je te parle !
Ed jeta un œil au colonel. Celui-ci sembla émerger avec difficultés de ses pensées et se retourna vers Hughes d'un air absent.
- Hein ? Quoi ? Vous allez au wagon restaurant, c'est ça ? Hum, allez-y… je garde les sacs.
Hughes haussa les épaules et partit, accompagné de Falman et d'un Havoc à l'air satisfait, sans doute à l'idée de manger. Ed trottina pour les rejoindre (chibiiii ! chibi chibi chibi ! XD ) et, ensemble, ils entrèrent dans le wagon restaurant, d'où s'échappaient divers fumets très appétissants.
Dès qu'ils se furent assis à une table libre, après avoir rempli leurs plateaux de tous les plats du buffet sans exception, Havoc rengagea la conversation en faisant remarquer que la serveuse de nouilles était plutôt mignonne, et en se demandant à voix haute s'il avait une chance.
- Hum… Je ne sais pas, répondit Hughes en jetant un regard à la dérobée vers ladite serveuse. Tu sais que Roy n'est pas loin, il pourrait te la chourer avant même que vous n'ayiez vraiment fait connaissance… Quoiqu'il n'a pas l'air très dans son assiette, ces temps-ci…
- Il doit s'en faire pour le lieutenant Hawkeye et ses hommes, suggéra Havoc en séchant ses larmes de désespoir.
- Ou bien c'est autre chose… fit alors Falman sur un ton perfide.
Une lueur à présent bien connue s'alluma alors dans leurs yeux, et tous se penchèrent en avant, y comprit Ed qui cette fois ne voulait pas en rater une miette. Falman sorti alors de sa poche un petit carnet relié de cuir noir et le posa entre les plateaux.
- Qu'est-ce que… ? commença Hughes, mais Falman le coupa.
- Ce précieux carnet regroupe toutes les rumeurs qui courent sur notre supérieur…
La lueur se fit plus vive dans les yeux de chacun, et certains haussèrent même les sourcils plusieurs fois de suite.
- Eh bien, poursuivit lentement Falman, savourant son effet. Il circule certains bruits qui pourraient très bien expliquer son humeur laconique…
- Vas-y, vas-y ! le pressa Hughes, n'en pouvant plus d'attendre.
Il tenta d'attraper le carnet, mais Falman l'avait déjà retiré de sa portée. Il l'ouvrit alors à une page dont le coin était plié.
- Eh bien, certains disent que… D'abord, vous vous souvenez de la rumeur dont nous avons parlé, l'autre soir, à la Licorne Bleue ?
- Quoi, celle comme quoi le colonel porterait des lentilles ? s'exclama Havoc, qui n'avait toujours pas digéré l'information. Oh oui, je m'en souviens, c'était vraiment une révélation qui m'a…
- Non, coupa Falman. L'autre.
Un « oooooooh » général se fit entendre autour de la table et quelques sourcils se re-haussèrent.
- Oui, on s'en souvient… intervint Ed. Alors ?
- Eh bien, certains disent que… vous êtes sûrs que vous vous en souvenez ?
- Bon, accouche ! s'énerva Hughes en pétant un câble.
- Eh bien… répéta Falman, cette fois un peu plus rapidement, tout en jetant de temps en temps des regards inquiets vers le Major. Certains disent que le colonel, notre supérieur… serait amoureux de toi, Havoc ! termina-t-il sur un ton dramatique tout en pointant ledit Havoc d'un doigt accusateur.
Plus un bruit ne s'entendait dans le wagon. Un ange passa tranquillement, se servit d'une part de gâteau aux cerises dans le buffet et s'éloigna d'un air nonchalant. Puis, doucement, les personnes présentes dans le wagon recommencèrent à bouger, et se mirent à chercher le fieffé coquin qui avait dérobé une part de gâteau sans la payer.
- Bref, poursuivit Falman sans prêter attention au scandale culinaire qui se déroulait en arrière-plan. On raconte que, s'il fait mine de te piquer tes conquêtes, c'est pour que tu ne voies plus que lui… … Havoc ? Eh, Havoc, tu te sens bien ?
Le dénommé ne s'était apparemment toujours pas remis de la nouvelle. La lueur de son œil avait disparu et semblait éteinte à jamais. Pâle comme un drap, il ouvrit lentement la bouche et parla d'une voix blanche :
- Euh… c'est quoi, ces rumeurs débiles ? C'est pas drôle si ça m'inclut dedans !
- C'est ce qu'on dit, c'est tout, conclut Falman en se redressant et en avalant d'un air noble une gorgée de jus de fruits multi vitaminé, riches en vitamines B3, B2, B5 etc et en fer, tandis qu'Ed et Hughes tapotait du même air sombre l'épaule du pauvre Havoc qui en avait laissé tomber sa cigarette.
- Mais ce n'est pas tout ce qu'on dit, reprit Falman en se repenchant en avant. Les autres suivirent, y compris Havoc qui semblait s'être soudainement remit de son trouble psychologique (et sa lueur s'était même rallumée).
- En effet, on raconte aussi que le colonel Mustang serait allergique à la cerise !
Hughes se redressa d'un coup et démentit immédiatement cette supposition.
- Ridicule ! J'ai déjà entendu cette rumeur-ci, et je peux vous assurer que, quand il vient manger chez moi, Gracia lui sert toujours une salade de fruits riche en cerises, et c'est d'ailleurs son fruit préféré. Il ne faut pas croire tout ce qu'on raconte, non plus…
Après quelques autres débats sur diverses rumeurs, ils mirent fin à cette discussion et repartirent en direction du wagon (sans oublier d'emporter des vivres). A leur arrivée, Roy avait toujours l'air aussi lointain et n'avait pas bougé d'un centimètre.
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Je redoute le pire…
J'ai peur que le lieutenant et les autres… j'ai peur qu'ils ne souffrent. J'ai peur de les avoir envoyés à une mort certaine…
Je n'aurais jamais dû leur confier cette mission… c'était trop dangereux. J'ai surestimé le lieutenant, et maintenant… Si jamais il leur arrivait quoique ce soit, je… je ne me le pardonnerais pas. J'ai déjà fait tellement de conneries dans ma vie… Et voilà que je continue encore et toujours. C'était ridicule de les envoyer là-bas… Je n'aurais pas dû… non… Roy, tu es vraiment un imbécile…
Et maintenant, regarde ! Tu en emmènes d'autres avec toi, d'autres que tu conduis à une mort certaine… Hughes… il a une famille qui l'aime et qui a besoin de lui, il ne peut pas mourir… Havoc… j'aurais dû attendre au moins qu'il ait une copine qui dure, le pauvre… Falman… il lui reste encore tant de définitions à apprendre dans le dictionnaire ! Je ne peux pas le laisser mourir… Quant à FullMetal, il… il est si jeune ! Il a encore tant de choses à vivre, tant de choses à découvrir…
Vraiment, mon pauvre vieux Roy, tu deviens de plus en plus con avec l'âge… Tu causes de plus en plus de tracas et de morts… Et… tu n'as même pas le courage de mettre fin à ta vie, tu te réfugies derrière une excuse comme quoi tu veux rester et devenir généralissime pour « rattraper tes erreurs »… Parce en plus, tu es lâche… Oui, tu es lâche, trouillard, bête, et par-dessus tout tu…
- Colonel, vous voulez un biscuit à la fraise ?
Roy se retourna en coup de vent, furieux, vers Havoc qui lui avait gentiment proposé de se substanter, l'interrompant ainsi dans un délire psychologique tragico-dramatique (lol chuis pas sûre que ça se dise…).
Pourtant, le sous-lieutenant ne recula pas devant le regard ardent du Flame Alchemist et continua à lui tendre le paquet de gâteaux.
Roy prit une grande inspiration pour se calmer.
- Non, Havoc, je ne veux pas de biscuit à la fraise… Maintenant, tu pourrais me laisser tranquille ?
Havoc rangea ses biscuits d'un air résigné.
- Ben, calmez-vous colonel, après tout… jvoulais juste être sympa, moi… Et tenter désespérément de sauver mes pauses-cafés !
Havoc se retourna vers les autres qui le fixaient comme s'ils étaient sur le point d'exploser de rire. Falman sortit avec empressement un carnet noir de sa poche et se mit à y écrire frénétiquement, sous le regard interrogatif du colonel.
Pfff… Vivement qu'on arrive et qu'on puisse se reposer à l'hôtel, pensa Roy avec fatigue en se retournant à nouveau vers la vitre derrière laquelle la nuit commençait à tomber.
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Deux heures plus tard, ils posaient le pied sur le quai du village miteux dans lequel ils avaient atterri.
- Ouf ! Pas fâché d'être enfin arrivés ! soupira Edward en s'étirant.
- Oui, fit le colonel avec un sourire de soulagement. Bon, nous voici donc arrivés dans le village de Monikesi, dans lequel se trouve notre hôtel. La ville dans laquelle le lieutenant et les autres avaient l'ordre d'agir est la ville voisine : Irusa. Nous nous y rendrons demain. En attendant, direction l'hôtel ! Hughes ?
Le Major acquiesça, et son sourire en coin se raccrocha à ses lèvres tandis qu'il commençait à marcher devant les autres pour leur montrer le chemin.
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- C'est ici !
- Wooaaah… se permit de s'exprimer le sous-lieutenant Havoc, soufflé par tant de médiocrité.
- Euh… Hughes… Tu… tu te moques de moi ou quoi ? Tu as réservé des chambres là-dedans ?
- Eh, je t'avais bien dit qu'on m'avait fait un prix, répondit Hughes à un Roy totalement désemparé.
Car l'hôtel devant lequel ils se tenaient n'avait rien d'un hôtel. A vrai dire, il s'agissait en fait d'une sorte de minuscule auberge moisie et qu'on aurait pu croire désaffectée si un homme de grande taille et assez imposant ne venait d'en sortir, se dirigeant à présent droit vers eux.
- Ah, salut patron ! le salua Hughes en le gratifiant d'une chaleureuse poignée de main.
- C'était vous au téléphone ? Pour les deux chambres ? grommela le patron d'une voix si grave qu'elle était presque incompréhensible.
- Tout à fait ! sourit Hughes. Bon, on y va ?
Ils s'engagèrent alors dans l'endroit, craignant à tout moment qu'il ne s'effondre sur eux. Pour cette raison, Roy n'osait même pas laisser éclater sa colère contre son ami, qui rigolait dans sa barbe.
Après avoir réussit à escalader des escaliers raides et moisis sans qu'ils ne se désagrègent sous leur poids, ils arrivèrent enfin devant les portes dont Hughes possédait à présent les clés.
Deux clés.
- Hughes… commença le colonel, sentant une rage bouillir en lui. Combien de chambres as-tu…
- Eh bien, j'ai pris ce qui restait de libre, c'est-à-dire deux, répondit le Major en glissant l'une des clés dans sa serrure correspondante.
Il tourna la poignée et donna un coup d'épaule dans la porte pour l'ouvrir. Le battant grinça horriblement mais pivota, laissant les militaires catastrophés découvrir une chambre meublée uniquement d'un grand lit deux places.
- Hum… Evidemment, ce n'est pas de tout confort, mais… La déco est plutôt originale, non ? lança Hughes avec un grand sourire, pointant du doigt les tâches de moisissures de couleurs différentes qui recouvraient les murs et le plafond. Bien, poursuivit-il en laissant tomber la clé de la chambre dans la main du colonel. Ca, c'est votre chambre, à toi et à Ed…
- QUOI ?!? hurla Edward, comprenant soudain.
- Ben quoi ? (le sourire en coin était revenu à sa place, maintenant expliqué) Vous êtes deux hauts gradés, vous aurez plus de confort que nous, à trois dans un lit deux places… Ca risque d'être plutôt drôle… si les pieds du lit veulent bien tenir. Bon, alors, on vous laisse… Prenez vos aises !
Et Hughes disparut dans un grand éclat de rire, bientôt suivit par Havoc et Falman qui jugèrent plus prudent de s'esquiver avant que la colère de leurs supérieurs n'éclate.
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Roy laissa tomber son sac à ses pieds et serra les poings.
- Eh bien, FullMetal… fit-il, tremblant de fureur. Je… te laisse choisir le côté du lit que tu veux.
- Parce que vous comptez qu'on dorme tous les deux dans ce lit pourri ? Il ne supportera peut-être même pas nos poids !
- Je crois bien que, pour ce soir, on n'a pas le choix. Tu peux toujours dormir sur le plancher si tu veux, je n'y voit aucun inconvénient…
- Plutôt crever… et vous laisser tout le lit ? Jamais !
- Eh bien, dans ce cas, choisit ! Et dès demain, je nous chercherais un autre hôtel. Mais pour cette nuit, il faut se résigner…
Edward ne répondit pas et s'assit lourdement sur le lit, quand un crac inquiétant se fit entendre. Roy jugea qu'il avait besoin d'air et sortit sur le pas de la porte.
Il y rencontra Havoc, qui fumait tranquillement sa cigarette, apparemment nullement troublé par le fait que Hughes se soit ainsi joué d'eux.
Roy soupira et se laissa glisser contre la porte. Puis il se tourna vers le sous-lieutenant et lui demanda d'une voix lasse :
- Havoc, dis-moi… Il te reste l'un de ces biscuits à la fraise ?
Mouahaha ! Encore un chapitre que j'attendais avec impatience et que j'ai adoré écrire ! J'espère que vous aurez aimé autant que moi… XD
C'est à partir de là que ça va devenir vraiment intéressant… Je ne sais pas encore si l'idée qui a lancé toute cette fic sera dès le prochain chapitre… J'en ai bien envie, mais faut aussi que je prenne mon temps pour pas le gâcher… (ahlàlà, pauvres petits personnages qui doivent subir de telles humiliations à cause de fans stupides comme moi… Gomenasai Roy, Edward-kun… Mais vous savez bien qu'au fond, j'vous aime… au fond, hein ! XD )
Enfin bon bref. Ce serait super sympa et super généreux de votre part si vous me laissiez une review… Et j'aimerais vraiment beaucoup avoir votre avis sur ce chapitre qui me tient beaucoup à cœur ! Allez, une ptite review… ça coûte rien…
A bientôt !
