Elle courait dans la neige et les rues sombres, loin, le plus loin possible, son masque froid et impassible oublié en chemin…

Ses larmes coulent et ses pensées tourbillonnent, insensées. Mais elle arrête sa course, « pop » Pour devenir un chaton blanc, une tache claire qui s'élance dans la nuit…

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Dans la chambre, maintenant sombre, Minerva n'avait pas bougé, attendant depuis des heures le retour de son élève. Elle se leva et s'approcha de la fenêtre. Dehors il neigeait, les lourds flocons recouvrant déjà les pavés…

A des rues de là, Hermione contemple ce qui fut une fois sa maison, envahie peu à peu par les souvenirs…

« Voldemort est de retour » Elle arrête de parler et regarde, anxieuse, ses parents, sa mère a l'air désorientée. Son père la fixe furieux, elle a peur mais quand il s'avance vers elle en criant, elle ne bouge pas, sachant que si elle le fait ce n'en sera que pire…

Elle vit dans une bulle de silence et de douleur, ses parents ne lui ont pas reparlé, sa mère ne la regarde même plus et son père…

Depuis sa fenêtre elle regarde le jardin, en bas son père a entrepris de brûler une grande partie de ses affaires. Les lires se consument, les parchemins noircissent… Hermione ravale ses sanglots tandis que tout ce qui la rattache au monde sorcier se consume devant ses yeux, elle n'a pu sauver que sa baguette…

Son père l'a punie pourtant un matin un hibou amène ses résultats de buses, il est furieux et elle ne connaîtra pas ses résultats… Elle ne pleure plus, les bleus deviennent moins douloureux et si elle met des manches longues on ne verra pas les cicatrices sur ses bras…

Elle regarde une dernière fois la maison sombre avant de se détourner.

Hermione avance dans les rues de Londres, progressant à travers le froid et la couche de neige toujours plus épaisse. Elle arrive enfin au numéro 12, ouvre la porte, traverse les couloirs silencieux et gravit les escaliers avant de parvenir à sa chambre.

Il y a des pas quelque part. Minerva se retourne et rencontre le regard surpris d'Hermione.

L'espace de quelques secondes le silence règne, lourd.

Hermione finit par se détourner et esquisse un pas vers la porte mais une main légère sur son épaule la retient.

« Vous êtes gelée » ce n'était pas une question mais la voix était douce.

Hermione se retourna vers son professeur « c'est ridicule, je suis parfaite » dit elle avant de s'écrouler.

Minerva la rattrapa au vol et la guida doucement vers le lit, son cœur se serrant à la vue devant elle : Hermione maintenant assise sur le lit grelottait, les vêtements trempés et les lèvres bleues.

« Professeur, ça ira, un charme chauffant fera l'affaire »

« Non » Minerva poursuivit au regard interrogateur et blessé de son élève

« Votre température est bien trop faible, vous risquez un choc thermique et vu votre état de fatigue, je doute que vous puissiez jeter un sort ».

Hermione baissa la tête les yeux brillants de larmes, Minerva soupira avant de relever doucement le menton de la jeune fille.

« Hermione, laissez moi vous aider » c'était presque une supplication et Minerva maudit les tremblements de sa voix. Hermione se perdit dans les yeux inquiets de son professeur avant d'hocher légèrement la tête en réponse.

Minerva sourit et se redressa. Elle lança rapidement un charme séchant avant de métamorphoser les vêtements d'Hermione en un pyjama, elle invoqua une couverture qu'elle mit sur les épaules de la jeune fille.

Hermione se laissait faire, se détendant peu à peu sous les gestes doux de son aînée.

Minerva s'assit à côté de la jeune fille et entrepris de lui peigner les cheveux et de les tresser. Hermione jeta un regard surpris à son professeur mais ne reçu qu'un sourire doux en réponse.

« Vous devriez allez au lit » Hermione fit un léger signe de tête.

« Mais peut être voulez vous ouvrir votre cadeau ce soir ? » Hermione regarda le paquet que Minerva lui tendait, à cours de mots.

« Merci » chuchota t-elle. Minerva lui fit un grand sourire regardant la jeune fille défaire lentement le paquet, découvrant un manuel avancé de métamorphoses et Hermione haussa les sourcils : un jeu d'échec ?

Il s'agissait d'une version sorcier, les pièces blanches finement ouvragées étaient longues et richement décorées.

« Je joue toujours avec les noirs, j'ai pensé que nous pourrions jouer ensemble et que vous pourriez peut être ainsi infliger à Mr Weasley la défaite qu'il mérite »

une fois de plus merci pour les reviews =)

J'espère que ce chapitre vous a plu et si vous avez des conseils, des remarques, des critiques ou des propositions…n'hésitez pas !