Dean était toujours accroché à ses filins et personne encore n'était venu à sa rencontre.

-« J'attendrais les temps qu'il faudra, Mais je vous botterais les fesses quand même. »

Il ne savait pas depuis combien de temps il était mort, ni combien de temps il était accroché à ses filins.

Il ne savait pas non jusqu'à quand ils allaient le laisser pendre là, au milieu de nulle part, suspendu dans le vide.

Tout à coup, des éclairs plus puissant jaillirent, et se mirent à couper dans tous les sens tout ce qui se trouvait sur leur passage, ce qui arracha des cris de douleur et de surprise au jeune homme.

Dean fut littéralement coupé en morceaux, sentant la brulure des éclairs le tranchant au fur et à mesure.

Ces morceaux de corps tombaient dans le vide, chutèrent sans fin, et Dean voyait tout ça, car enfer, perdre connaissance n'était pas permis.

Il ferma les yeux, ne pensant même pas à sa chute vertigineuse, et encore moins à l'arrivée, car plus longue est la chute, plus dur est l'atterrissage.

A un moment, il ne sentit plus aucune douleur, et ouvrit les yeux.

Il eut la surprise de voir son corps en entier, ses plaies pansées, plus aucune trace de brulures et ni de blessures apparentes.

Il n'arrêtait pas de tournoyer dans tous les sens, ne sachant plus le bas du haut, et referma les yeux.

La chute vertigineuse, s'arrêta enfin, nette, brutale, dans un bruit sourd. Ces os se cassèrent en une multitude de petits morceaux, qu'il ressentit partout dans son corps, comme des milliers de petits fragments qui transperçaient ses muscles et certains même sortirent en dehors de sa chair, le transperçant de l'intérieur, comme un couteau faisant le voyage de l'intérieur vers l'extérieur.

Mais il ne perdit pas connaissance, ce qui était le pire en enfer. Il voyait ses os brisés qui dépassaient de sa chair à vif, son liquide vital s'écoulant en filet rouge sans fin de ces plaies, sur le sol terreux où il avait violement atterrit.

Il entendait l'effroyable bruit de « splotch », qui venait de derrière sa tête. Sa boîte crânienne s'était explosée contre un petit rocher, et sa matière grise en dégoulinait par petit paquet.

Il souffrait le martyr, mais il découvrira au fur et à mesure lors de son périple sous terre, que l'on ne meurt pas, car l'âme est immortelle, contrairement au corps, même dans les pires souffrances que mourir n'était pas dans le dictionnaire des enfers.

Il n'eut pas le temps de penser plus, qu'un rouleau géant lui passa dessus.

Il sentit cet énorme engin lui passait sur les pieds, et il hurla de douleur. Il ne voyait pas qui conduisait, mais un rire satirique en montait de la cabine, invisible de Dean.

La machine infernale avança doucement sur son corps, lui arrachant des cris déchirant, se sentant aplatir comme une crêpe et coller littéralement au sol, pour ne faire quasiment plus qu'un avec lui.

Plus il hurlait, plus les rires fusaient. Ça venait de partout, de toutes les directions à la fois, et en même temps de nulle part, car il ne distinguait absolument rien, ce qui le faisait aussi râler, même en pareil circonstance.

L'engin s'avançait doucement mais sûrement, lui arrachant des cris de plus en plus déchirants les uns les autres, sentant chacun de ses muscles et de ses os broyés.

L'engin de la mort arriva au niveau de sa poitrine, et Dean pensait qu'il mourrait en étant asphyxié car plus de poumons ni de cœur pour respirer.

Il avait tort, car quand le rouleau lui arriva au niveau de la tête, il était toujours en vie et respirait encore, difficilement, crachant du sang et des os, sans pour autant se noyer dans son propre liquide.

La machine lui passa enfin sur la tête, ses cris cessèrent mais il sentait sa cervelle s'étalait comme de la pâte feuilletée, ses os broyés comme des amandes pilées, il était aussi plat qu'une feuille de papier sulfuriser.

Enfin le calvaire s'arrêta, il était aussi plat qu'une feuille de platane, et il entendait toujours les rires sataniques autour de lui.

Il sentait qu'on le prenait par le plier, le secouer violement comme un tapis où on enlève la poussière et de redevenir le beau jeune homme qu'il était avant.

La magie de l'enfer, passé de l'état de crêpe à l'état normal sans douleur, en quelques claps.

Il tourna les yeux vers l'ombre qui lui avait redonné forme humaine, et fut à peine surpris par la forme familière qu'il vit.

« - Alastair, fils de pute, c'est comme ça que l'on accueille ses amis ? Çà manque un peu de chaleur humaine tout çà. »

« - Dean, Dean, Dean, toujours le mot pour rire, bienvenue à toi dans les entrailles de la terre, et amuses-toi bien parmi nous. »

« - Merci, j'ai hâte de votre sale trou du cul d'enflure de tronche cramé. »

« - En parlant de chaleur tout à l'heure, tu seras servi ! Attention à ton trou à toi ! »

« - Quel tr…. »

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, qu'un trou béant s'ouvrit dans la terre à ses pieds, ce qui eut pour résultat de le faire basculer dans le vide, mais contrairement à tout à l'heure, il n'était pas sans fin celui-là.

Un liquide jaune orangé qui dégageait une forte odeur d'œuf pourri et une énorme chaleur, bullé au fond.

« Eh merde, je sais maintenant d'où vient l'odeur de soufre de ces dégénérés, et je vais pouvoir toucher le fond de la terre finalement. »

Quand enfin il plongea dans le magma bouillant, il put ressentir les brûlures jusqu'au plus profond de ces cellules, chaque atomes explosés et fondre comme du beurre dans une poêle.

Tout son corps n'était plus que cendres liquide, mais il ressentait toujours cette horrible douleur de carboniser vif, sans mourir, même si ces organes ne faisait plus qu'un avec la lave en fusion.

On le sortit enfin de la lave, mais encore une fois en vie et en entier, et sans aucune trace de blessure ou de brulure.

On finit par l'attacher à un piloris assez pour pas qu'il bouge, mais pas assez pour lui faire mal, même juste assez confortable. Et lui laisser le temps de respirer quelques temps.

« - Bonne nuit Dean, on se retrouvera demain pour une nouvelle journée de surprise et d'aventure. »

« - J'ai hâte d'y être. »

Et il resta là, dans le sens horizontal, à gamberger sur son voyage ici-bas.

Il ne voyait pas son frère, et Alastair ne s'en était pas vanter, donc il pensa au moins que son frangin est pu réchapper à cette pute de Lilith. Ce qui le fit tenir bon.

On le laissa se reposer toute la nuit, mais le défilé des horreurs fit son apparition.

Visiblement, l'ordre avait été donné qu'on ne le touche pas, car personne n'osait s'approcher de lui.

Un des démons avait bien tenté d'essayer, mais un énorme éclair jaillit, et le réduisit immédiatement en cendre, avant qu'une de ces griffes ne puisse le toucher.

Depuis, plus aucun démon n'osait s'approchait à moins de deux mètres, mais le lorgnait de loin, avec plus ou moins d'envie.

Quelles envies, Dean ne le savait pas, mais vu comment certaines démons femelles se passaient la langue sur les lèvres, il était très clair que leurs intentions à elles n'étaient pas très catholique non plus, mais loin d'être pieuses.

Les autres se contentaient de rire ou de danser autour de lui.

Mais le manège cessa à un moment, et Dean malgré une peur cachée, s'endormit de fatigue et d'épuisement.

Le lendemain matin, se fut Alistair même qui le réveilla.

« - Bonjour Dean, bien dormi ? »

« - A part la galerie d'horreur qui s'est présenté, ça peut aller. Pourquoi personne ne m'a touché sous peine d'être réduit immédiatement en cendre ? »

« - J'ai encore une conscience, si tu en doutais du contraire. C'est comme au boulot, t'a droit de te reposer. »

« - C'est très charitable de ta part, je t'en remercie, fit le jeune chasseur avec une moue. »

« - Si tu veux, je peux te torturé sans relâche ou par mes sbires, si tel est ton désir. »

« - Non merci, je préfère quand même me reposer de temps à autres. »

« - Pas de souci, on a toute l'éternité pour s'amuser de toute manière. Je sais être un homme de parole, quand je veux. »

Et il s'en retourna vaquer à ses occupations.

Dean eu droit à un déjeuner, comme il les aimait. Il était servi par de ravissantes jeunes femmes, soumises et pieds et poings liés à des cordes.

En enfer, la torture commencer toujours après les repas, c'était déjà une bonne chose. On pouvait le faire souffrir, comme le choyait à volonté, ce qui n'était pas pour trop déplaire au jeune homme en ce qui concerne la deuxième action.