RAR:
Serpent d'ombre: Merci pour ta review. Tes mots me réconfortent vraiment. Pour le passé de Kuroko, je me suis dit que je ne pouvais pas ne pas expliquer les détails de comment il en était arrivé là. Quant à Akashi, je suis rassurée que tu ne l'ais pas trouvé OOC.
Ellie27: Merci pour tes encouragements. C'est vrai que je n'aurais pas aimé vivre la même chose que Kuroko, surtout à l'âge où il l'a vécu. Quoi que si c'est pour être avec Akashi pour toujours, ça peut se négocier! Et Merci à Midorima et à Aomine pour avoir aidé notre Akashi-chou à prendre conscience de ses sentiments. Je me suis dit que si je ne les faisais pas intervenir, on était pas sorties de l'auberge, vu qu'il s'agissait du premier amour de notre rouge orgueilleux préféré. Et comme il fait toujours les choses en grand, forcément, le premier rencard est forcément dans un resto de luxe! Du pur Akashi, quoi! En tout cas, je suis ravie que tu apprécies toujours l'histoire et la direction que je lui donne.
Licht-sama: MERCI! Un énorme merci pour ta review. Elle m'a reboosté un max. C'est vraiment le genre de message qui vous remonte à bloc tout en vous faisant monter les larmes aux yeux. Alors, franchement, merci pour chaque mot que tu m'as écrit.
Note de l'auteure:
L'histoire entre Kuroko et Akashi avance un peu plus vite que dans ma précédente histoire (C'est toi que j'attendais) car, de 1, le cadre est différent. Kuroko est l'employé d'Akashi qui est un parrain de la mafia et de 2, j'ai prévenu que cette fic ne ferait que quelques chapitres et que je ne me relancerais pas tout de suite dans une fic aussi longue que la précédente (11 chapitres). À vue de nez je dirais trois ou quatre, peut-être cinq, grand maximum. Mais je tablerais plus pour quatre.
Rating: M
Pairing: Aka/Kuro
La tentative d'enlèvement ayant lamentablement échouée, ils ne sont toujours pas à moi. Mais un jour, Akashi sera à moi! Je l'aurais! Et je préviendrais ellie27.
CHAPITRE 3
Kuroko était allongé dans son lit. Il se reposait comme on le lui avait ordonné. La surveillance autour de lui s'était renforcée et il n'avait pas eu le choix. De toute façon, il ne lui restait plus que deux jours à tenir avant la dernière visite médicale. Il pourrait ainsi reprendre le travail.
Cela dit, il s'était beaucoup moins ennuyé ces derniers jours. Son Boss était venu lui rendre visite plus souvent qu'il ne l'aurait cru. Durant les huit derniers jours, Akashi était passé le voir chaque jour afin de déjeuner avec lui. Il était passé également plusieurs fois le soir. Ils avaient discuté de littérature, de cinéma, de sports. Chacun fut étonné des points communs qu'ils se découvraient. Ils en avaient bien plus qu'ils ne se l'étaient imaginés.
Chaque moment passé ensemble était un peu comme une bulle dans laquelle ils s'enfermaient pour un temps. Temps limité, bien-sûr, mais ô combien agréable. L'attirance et les sentiments qu'ils éprouvaient ne faisaient que grandir, sans pour autant oser l'avouer à l'autre, de peur de briser cette intimité qui s'installait doucement entre eux. Ils auraient aimé, chacun de leur côté, pouvoir oser plus, mais ils étaient bien ensemble et s'en contentaient. Pour l'instant, du moins. C'était ce qu'ils se disaient, repoussant sans cesse le moment de la confession.
Il n'était plus question de fierté, mais simplement de peur. La peur de perdre ce qu'ils avaient récemment acquis. Et pour le rouge, s'ajoutait une autre crainte. Celle que cet amour ne se retourne contre lui. Que ses sentiments ne deviennent un point faible que ses ennemis pourraient utiliser contre lui. Et il se doutait bien que le bleuté ne se laisserait ni enfermé ni materné. Et même s'il était un yakuza émérite, personne n'était invincible. Preuve en était la balle qu'il avait prise à sa place et qui avait bien failli lui coûter la vie. Le chef de clan se battait contre un cruel dilemme. D'un côté, sa raison lui disait que le clan passait avant son bonheur personnel, mais de l'autre, son cœur lui disait qu'on ne trouvait un amour comme ça qu'une seule fois en plusieurs vies. Que s'il laissait passer sa chance, plus jamais il n'aimerait comme il aimait cet homme.
Ce fut, encore une fois, son Wakagashira qui lui vint en aide. Alors qu'il rentrait du bureau, un soir, son bras droit l'interpella.
- Akashi-sama, pourrions-nous parler quelques instants en privé?
- Bien-sûr Daiki. Allons dans le petit salon.
Une fois les deux hommes installés et seuls, les formalités d'usage furent abandonnées, prouvant les liens d'amitié puissants qu'ils avaient tissé au fil des ans.
- Akashi, tu t'es déclaré?
- Non, pas encore.
- Alors, c'est lui qui l'a fait?
- Non plus.
- Alors il faut que l'un de vous deux se décide! Ça ne peut plus continuer comme ça. Tu reportes sans cesse tes dossiers, certaines réunions et tu as mêmes reporté un rendez-vous avec un chef de clan allié. Cet amour te ronge et te rongera tant que tu n'auras pas tiré les choses au clair, et par là j'entends te déclarer. Tu dois lui dire, parce-que tous ces non-dits affectent ta façon de diriger le clan!
- Je n'ai pas besoin que tu me dises ce que j'ai à faire.
- Mais ouvre les yeux bon sang! Vous êtes faits l'un pour l'autre! C'est la première fois que je te vois faire passer ta vie privée avant un quelconque travail. Même pendant ta scolarité, tu faisais passer tes études avant tout. Me dis pas que t'es même pas capable de voir à quel point t'es mordu, quand même! Parce-que s'il y a bien un truc dont je suis sûr, c'est que t'es loin d'être un idiot!
- Je sais tout ce que tu dis. J'en suis parfaitement conscient. Mais tu as pensé une seconde à ce qui arrivera quand notre relation deviendra public? Quand tout le milieu sera au courant? Ne penses-tu pas qu'alors, il deviendra la cible de nos ennemis?
- Bien-sûr. Mais il en irait de même avec quelqu'un d'autre. Et tu le sais parfaitement. Quelque soit la personne qui viendrait à partager ta vie, le résultat serait le même. Alors quoi? Tu comptes rester célibataire le restant de tes jours? Tu comptes choisir un successeur parmi les membres actuels du clan, comme Shirogane avec Imayoshi? Je comprends que pour toi, le clan passe avant tout. Mais tu dois comprendre une chose. Le clan ne peut pas aller bien si toi, tu ne vas pas bien. Et nous sommes parfaitement capables de vous protéger tous les deux. En plus, Tetsu est parfaitement capable de se défendre. Il a été formé par Saitō Hajime, qui avait la confiance absolue de ton père en matière de sécurité. Il est certainement le meilleur élève qu'il ait jamais eu. Alors, avec tout le respect que je te dois, Akashi-sama, tu vas bouger ton cul et aller lui dire tout de suite que tu l'aimes et que, jamais, tu ne le laisseras partir!
Aomine avait été volontairement ironique, en utilisant le suffixe "sama" alors qu'ils avaient une conversation informelle où ils se tutoyaient mutuellement. Il voulait appuyer ses dires et les faire comprendre à son supérieur qui était avant tout son ami.
Alors qu'il reprenait son souffle, son interlocuteur analysait ce qu'il venait de lui dire. Et bien malgré lui, il dût bien admettre qu'il avait raison sur toute la ligne.
Sans un mot, il se leva et se dirigea vers la chambre du convalescent. Il essayait de préparer les mots qu'il allait utiliser. Tout cela en vain, évidemment. Quelque soit la tournure de phrase, cela lui semblait incorrecte. Il se décida donc à improviser, même si cela lui était inconfortable. Il n'avait pas l'habitude de l'inconnu. Il planifiait toujours tout à l'avance. L'improvisation n'était pas un terrain connu pour lui. Cependant, il inspira un grand coup et frappa deux coups à la porte avant d'entrer.
- Akashi-sama. Cela me fait plaisir de vous voir.
- Oui, moi aussi, Tetsuya. Mais peut-être pourrais-tu arrêter d'ajouter sama, après mon nom.
- Je ne comprends pas. Vous êtes notre Oyabun, il est normal que je vous témoigne tout le respect qui vous est dû.
- Eh bien, justement. Peut-être que j'aimerais être plus que cela pour toi.
La voix de Kuroko se fit moins assurée, légèrement tremblante. Il avait peur de comprendre et n'osait y croire réellement.
- Je ne suis navré, mais je ne suis pas sûr de comprendre, Akashi-sama.
Le chef de clan jurait intérieurement. Il le faisait exprès ou quoi? Il ne pouvait pas lire entre les lignes? Il était toujours si sûr de lui et si charismatique. Mais là, il était confus et n'arrivait à dire ce qu'il voulait. Il se sentait mal à l'aise pour la première fois de sa vie et il détestait ça. Ça ne lui ressemblait tellement pas! Il tenta de reprendre son calme.
- Ce que j'essaie de te dire, Testuya, c'est que j'éprouve certains sentiments envers ta personne, et que j'aimerais que l'on essaie de devenir des compagnons.
- Vous … Vous m'aimez, Akashi-sama? Je veux dire, vraiment?
- Oui, Tetsuya, vraiment. Et toi?
- Moi aussi, Akashi-sama. Depuis tellement longtemps, que je n'ose y croire.
- Tu peux y croire, Tetsuya. Mais n'oublie pas ce que je t'ai demandé, à propos de mon nom.
- Oui, Akashi?
- Seijūro serait mieux, assurément. Oh, et tu vas me tutoyer aussi.
- Je ne sais pas si ...
- Ce sera parfait.
- D'accord, … Seijūro.
- Tu vois, je te l'avais dit. Parfait.
Et sur ces mots, le rouge se pencha sur son compagnon nouvellement acquis et s'empara de ces lèvres qui lui faisaient envie depuis si longtemps. Kuroko répondit d'abord timidement au baiser puis se fit plus sûr de lui. L'échange se fit plus passionné au bout d'un moment et finit par s'arrêter, les deux ayant besoin d'air.
Ils se regardèrent amoureusement jusqu'à ce qu'Akashi ne pose une question.
- Tu as dis que tu m'aimais depuis longtemps. Puis-je savoir depuis quand?
Le bleuté rougit, le roux le trouvant adorable en cet instant.
- Depuis … depuis notre première année de lycée.
- Oh. Cela fait donc six ans.
- Oui.
- Et tu as réussi à le cacher pendant tout ce temps. Je te tire mon chapeau. Moi qui pensait être un maître dans la maîtrise de soi.
- Je n'ai pas tant de mérite que ça. Je me suis fait tirer dessus comme un débutant. Si mes émotions n'avaient pas pris le dessus … J'aurais dû être capable de vous protéger sans me faire toucher. J'ai été imprudent et ça, ça ne pardonne pas.
- Je ne peux pas t'en vouloir. D'ailleurs, personne ne t'en veux, et tu ne devrais pas t'en vouloir non-plus. Tu as agi sous le coup d'une impulsion. Tu as réagi en un quart de seconde et c'est cette rapidité de réaction qui m'a sauvé la vie. Si tu avais pris, ne serait-ce qu'un centième de seconde de plus pour réfléchir, je serais sans doute mort. Cela dit, je ne veux plus jamais ressentir la peur que j'ai eu de te perdre. Plus jamais.
- Cela veut-il dire que je ne serais plus ton garde du corps?
- Non, ce n'est pas cela. Bien-sûr que tu resteras mon garde du corps. C'est le meilleur moyen pour que tu restes à mes côtés sans éveiller les soupçons de nos rivaux. Cependant, tu ne seras plus en première ligne. Enfin, officiellement si. De cette manière, tu resteras au plus près de moi. Mais officieusement, ce ne sera qu'une couverture. Tu ne seras pas celui qui agiras en cas de problème.
- Mais, je ne servirais plus à rien! Ce boulot, tout ça, c'est tout ce que je sais faire. Je ne sais rien faire d'autre.
- Je t'apprendrais à faire autre chose. J'ai remarqué que tu étais intelligent et que tu avais un sens inné de l'analyse ainsi qu'un sens de l'observation hors du commun. Tu m'assisteras. Si Daiki est mon bras droit au sein du clan, toi tu seras mon bras droit dans les affaires. Tu me seconderas dans tous les entretiens que j'aurais et nous étudierons tous les dossiers ensemble. Cela te va? Tu penses pouvoir t'y habituer?
- Oui, je pense. Même si cela risque de prendre un peu de temps.
- Et puis-je savoir pourquoi?
- Le manque d'action. Depuis mes douze ans, on ne m'a entrainé que pour le combat. Alors passer à un travail de bureau, c'est vraiment un virage à 180°.
- Oui, c'est vrai. Mais tu verras. Négocier un contrat, ce n'est jamais qu'une autre manière de combattre. C'est différent, mais ça reste un combat tout de même. Seules les armes sont différentes. Au lieu d'utiliser tes poings ou ton glock, tes armes seront les mots. Et crois-moi, ils peuvent faire bien plus de dégâts.
Le temps passait et plus les semaines s'écoulaient et plus Kuroko s'habituait à son nouveau job. Il s'était avéré un excellent négociateur, manipulant avec beaucoup de talent l'art de la rhétorique. Il maniait les mots avec une aisance que son apparence n'aurait pas laissé soupçonner. Akashi en était plus que ravi. Les hommes avec qui ils négociaient n'étaient pas de taille et chaque contrat signé était très avantageux pour le clan. Le Kumichō avait su déceler ce talent que personne n'avait vu et cela était très bénéfique pour leur Famille. Et cela rendait le bleuté encore plus intéressant et encore plus attirant aux yeux de son compagnon.
Étant deux à abattre le travail, celui-ci avançait forcément plus vite et leur laissait plus de temps de libre. Akashi planifia donc, en secret, un petit week-end en amoureux. Il avait tout prévu, même la garde rapprochée qui serait réduite au minimum afin de garder un maximum d'intimité.
Ce fut donc en pensant se rendre à un énième rendez-vous d'affaires que Kuroko monta dans la voiture ce jour-là. Il était tellement plongé dans le dossier qu'il avait entre les mains, qu'il ne fit pas attention à la route que le véhicule empruntait.
Il ne se rendit compte de la destination qu'une fois arrivé à celle-ci. En voyant qu'ils étaient sur le tarmac d'un petit aérodrome, devant le jet privé de son petit-ami, il ouvrit les yeux en grand, restant silencieux, les mots refusant de sortir de sa bouche.
- J'ai pensé que quelques jours de repos ne nous feraient pas de mal. Qu'en penses-tu?
- Je ne sais pas quoi dire.
- Eh bien, imagine. Juste toi et moi, une villa au bord de l'eau, la plage, le soleil, et seulement Dazai et Murasakibara qui nous accompagnent. Et tu sais à quel point ils savent se faire discrets. Depuis que nous sommes en couple, nous n'avons pas vraiment eu l'occasion de nous retrouver en amoureux. J'ai pensé que cette surprise te ferait plaisir.
- Elle me fait très plaisir. Je pense que c'est une idée fabuleuse.
Les deux hommes se sourirent, s'embrassèrent tendrement et montèrent dans l'avion qui ne tarda pas à décoller pour s'envoler en direction d'Okinawa.
Ils arrivèrent à destination en seulement deux heures au lieu des deux heures quarante-cinq minutes qu'aurait demandé un vol commercial. Avoir un jet privé était vraiment un luxe très pratique. Une voiture les attendait pour les emmener jusqu'à la villa qui avait été préparée rien que pour eux. Le personnel de maison avait été réduit au maximum et ne se résumait donc qu'au majordome d'Akashi, arrivé la veille afin de pouvoir préparer la venue de ses maîtres.
Les tourtereaux purent donc s'installer rapidement avant d'aller profiter de la plage où ils se promenèrent tranquillement et, pour la première fois, main dans la main.
Ce fut détendus comme jamais qu'ils rentrèrent pour déguster le dîner aux chandelles préparé par Tanaka, leur majordome. Ils finirent sur la terrasse, chacun une tasse de thé à la main.
Étant donné que c'était le majordome qui s'était occupé de leurs bagages, Kuroko ne découvrit sa chambre qu'au moment d'aller se coucher. Quand il se rendit compte qu'il partageait la même chambre que son petit-ami, il rougit légèrement, ce qui fit apparaître un petit sourire en coin sur les lèvres du roux. Il adorait le voir rougir. Cela le rendait encore plus mignon.
Cependant, ce dernier ne fit aucune remarque et se contenta d'enlacer Tetsuya par derrière, collant ainsi son dos contre son torse. Il déposa une série de baisers papillons le long de son cou et de sa mâchoire, tout en caressant ses abdominaux par-dessous son T-shirt. Il fit dévier sa bouche sur le lobe de l'oreille gauche de sa victime consentante, lui arrachant, au passage, quelques soupirs de bien-être. Ses mains étaient déjà remontées le long des flancs, les flattant de caresses aériennes, et avaient fini leur course sur les pectoraux, titillant et pinçant les boutons de chair qui se dressaient déjà de plaisir.
Le maillot se faisant sentir de trop, le plus grand ne se gêna pas pour le retirer et le jeter plus loin dans la pièce, avant de reprendre ses activités "manuelles". Les gémissements de son futur amant étaient, pour lui, la plus douce des musiques. Il désirait les entendre encore et encore, jusqu'à la fin de ses jours. Tout en lui déboutonnant son pantalon, il l'entraîna vers le lit où il le fit basculer de manière à le surplomber. Il s'empara alors voracement de ses lèvres en un baiser des plus passionné.
Quant à Kuroko, non seulement il pouvait sentir l'excitation de son partenaire, mais il sentait aussi sa propre érection pulser dans son pantalon qui devenait sérieusement trop étroit, bien que déboutonné. Il retint un soupir de soulagement quand il lui fut retirer, ne lui laissant que son boxer pour seul vêtement. Mais lorsqu'il voulut caresser, lui aussi, son vis-à-vis, il se rendit compte qu'il était le seul dénudé.
- Seijūro, pourquoi suis-je le seul nu? J'aimerais, moi aussi, pouvoir te toucher.
- Eh bien, si tu y tiens tant que cela, déshabille-moi, Tetsuya.
Le plus petit ne se fit pas prier et commença, fébrilement, à déboutonner la chemise qui lui cachait cette peau pâle si attirante. Il déposa un léger baiser à chaque bouton défait. Il finit par, lui aussi, jeter ce morceau de tissu au loin. Il s'attaqua ensuite à la ceinture et au pantalon, sentant son membre durcir un peu plus à la vue de la bosse plus que conséquente de l'autre, qu'il pouvait apercevoir à travers le textile du caleçon. Il ne put s'empêcher de caresser cette proéminence du bout des doigts, faisant se crisper le rouge.
Enfin tous les deux nus, le chef de clan reprit ses activités là où il les avait arrêtées. Il recouvrit de baisers le torse du bleu avant de recommencer à torturer les grains de chair dressés. Ses mains caressaient sensuellement l'intérieur des cuisses, contournant habilement la verge dressée, frustrant volontairement son propriétaire.
Il avait attendu ce moment tellement longtemps, qu'il voulait le faire durer le plus longtemps possible. Son amant avait beau gémir et supplier pour en avoir plus de sa part, il poursuivit à son rythme, faisant durer les préliminaires et n'oubliant aucune parcelle de peau. Il voulait découvrir ce corps dans son entièreté avant de le faire sien.
Il savait aussi qu'il s'agissait de la première fois pour Kuroko. Il voulait donc que ce soit un souvenir inoubliable pour lui. Il voulait le faire se sentir bien. Si bien qu'il n'éprouverait jamais le besoin de se donner à un autre. Il était le premier et il serait le seul. Il ferait tout pour garder son homme avec lui à jamais.
Lorsqu'il jugea que les préliminaires avaient suffisamment duré, il se saisit d'un flacon de lubrifiant dans la table de chevet et s'en enduit trois de ses doigts. Il reprit le membre érigé dans sa main gauche, le caressant doucement, alors qu'il glissait son index droit à l'intérieur de l'intimité palpitante du corps sous lui. Le plus petit se tendit un peu, surpris par l'intrusion, plus étrange que douloureuse. Il se crispa un peu plus à l'insertion du majeur, un certain inconfort commençant à se faire ressentir, surtout quand les appendices commencèrent à écarter ses chairs. Il serra les dents à l'entrée du troisième et dernier doigt, l'inconfort se transformant en douleur.
Son seme détourna admirablement bien son attention en prenant son membre entièrement en bouche. La chaude moiteur de cet antre buccal lui procurait tellement de bien qu'il en oublia la sensation de brûlure qui étirait son intimité. Il bougea les hanches, cherchant à approfondir le contact avec cette langue joueuse et ô combien experte. Mais il arrêta tous mouvements, lâchant un cri de pur plaisir, alors qu'une décharge électrique lui traversait le corps, remontant le long de sa colonne vertébrale.
Akashi était ravi. Il venait de trouver la prostate de son cher et tendre. Il la taquina encore un peu avant de retirer ses dactyles, sous un grognement insatisfait de son uke. Il combla, cependant, rapidement le vide ressenti avec quelque chose de plus imposant et de plus gros que des doigts, ayant, au préalable, enduit sa verge de lubrifiant. Il pénétra son amant d'un coup, puis patienta, le temps pour l'autre de se détendre et de s'habituer à sa présence. Il savait que la première fois pouvait être particulièrement douloureuse pour le soumis, surtout si le dominant ne faisait pas attention. Or, il voulait que cette première fois soit une bonne expérience pour son aimé, alors il faisait tout ce qu'il pouvait pour amoindrir la douleur au maximum.
Au bout d'un certain temps, qui lui parut être une éternité, il sentit les chairs autour de son membre se détendre. Il tenta, alors, un premier mouvement, puis un second et enchaîna quand il entendit les gémissements de Kuroko. Il retrouva rapidement la petite boule de nerfs et s'appliqua à buter dedans à chaque pénétration. Les allers-retours, d'abords lents et langoureux, devinrent plus rapides et profonds, sur la demande de Tetsuya qui voyait des étoiles et sentait sa libération plus proche que jamais.
Le jeune chef de clan se saisit des jambes de son amant et les mit sur ses épaules, amplifiant ainsi ses coups de bassins qui se faisaient de plus en plus bestiaux. La chaleur de la pièce s'était augmentée de manière significative, les deux corps bouillants ne faisaient plus qu'un et les cris de plaisirs se répercutaient contre les murs de la chambre. Les soufflent étaient rapides et les deux jeunes-hommes sentaient qu'ils ne tiendraient plus très longtemps. Le rouge saisit le sexe de son amant et y appliqua des coups de poignets au même rythme que ses coups de reins, qu'il accéléra encore. Ce fut en criant chacun le prénom de l'autre qu'ils jouirent, le bleuté entre leurs deux corps en sueur, et le plus grand à l'intérieur de son aimé, en de longs jets brûlants.
Il se retira et s'allongea à côté de celui qui était désormais sien. Il le prit dans ses bras, dans un mouvement protecteur et possessif. Oui, il était à lui, et à personne d'autre, et même s'il savait que cet homme avait été entraîné à se battre, il le protégerait quand même, quoi qu'il arrive, et quel que soit l'ennemi.
Il pensa aussi que, pour la première fois, il n'avait pas mis de préservatif. Cela le fit sourire. Il avait vraiment marqué ce corps comme étant sien. De toute façon, Kuroko était vierge et, comme tous les membres du clan, ils faisaient, tous les deux, des check-up régulièrement. Il n'y avait donc pas de soucis à se faire de ce côté-là. Et puis, de toute façon, il n'y avait plus que Tetsuya dans sa vie. Il lui appartenait, tout comme il appartenait à Tetsuya. Il avait enfin trouvé son âme-sœur.
Ce fut sur ces pensées qu'il s'endormit, se calant sur la respiration lente et régulière du bleuté qui avait sombré avant lui.
*Voilà donc le troisième chapitre, un peu court, je vous l'accorde. J'essaierais de faire mieux pour le prochain. J'avoue qu'il est un peu, voire beaucoup fluffy pour un univers de yakuzas. Mais voyez cela comme un moment de douceur dans un monde de brutes! Et puis, ils n'allaient quand même pas s'envoyer en l'air au beau milieu d'une fusillade. Retour dans le monde des mafieux au prochain chapitre.
J'espère quand même que ça vous a plu, surtout à toi, ellie27 ;). Je vous donne donc rendez-vous la semaine prochaine.
Bises.
