Me voila de retour ! Il m'est arrivé pleins de choses ces derniers temps donc j'avais pas eu trop le temps, sorryyy !
PDV Alec
Allongé sur le dos, un bras derrière la tête, je regardais la pluie tomber au-dehors. Le temps était maussade, à l'image de mon humeur. Las, je tournais la tête vers la place vide à mes côtés. Magnus était précipitamment parti cette nuit, prétextant une urgence au Pandémonium et il n'était toujours pas rentré. Je n'avais pas l'habitude de me mêler de son « travail ». Ses clients lui demandaient des choses que l'Enclave désapprouverait s'il savait, et je préférais donc fermer les yeux et faire comme si je ne savais rien. C'était mieux pour nous d'eux. Pourtant, cette fois, quelque chose me poussait à agir différemment. Je me levais, enfilais un vieux sweat gris et un bas de jogging, et me saisit de mon portable posé sur la table de nuit. Passant une main nerveuse dans mes cheveux en bataille, je priais intérieurement pour qu'il me réponde. Malheureusement, je tombais sur sa messagerie. Dans ma poitrine, mon cœur battait à tout rompre : depuis qu'on se connaissait cela n'était jamais arrivé. Enfin, si, lorsqu'on avait rompu, mais ce n'était plus jamais arrivé depuis. Je le rappelais à nouveau, faisant les cent pas dans la chambre.
- Réponds, s'il te plaît, répond…
Au bout de je ne sais combien d'appels, je me résignais enfin à laisser tomber et laissais un message, essayant de cacher le plus possible la panique dans ma voix. Peine perdue… De toute manière, avec le nombre d'appels en absence qu'il avait de moi, je m'étais déjà trahi… La porte de la chambre s'ouvrit alors sur un petit ange encore à moitié endormi. Je souris et ouvris mes bras dans lesquels il vint aussitôt se blottir.
- Qu'est-ce que tu fais déjà debout, mon ange ? Lui demandais-je d'une voix douce en embrassant ses cheveux bleus.
- J'ai plus sommeil… Marmonna-t-il en se frottant les yeux.
Je souris.
- Oui, je vois ça.
- Il est où papa ?
Je me tendis et me forçais à lui faire un sourire rassurant.
- Papa travaille, mon cœur.
- On peut l'appeler ?
- Oui, on l'appellera tout à l'heure.
Il leva ses yeux bleus ensommeillés vers moi. Il semblait surpris de ma réponse et je ne m'en étonnais guère. Max était toujours anxieux quand l'un de nous n'était pas là, et de ce fait, peu importe ce que nous faisions et où nous étions, s'il voulait nous appeler, on le laissait faire. M'en voulant d'avance, je choisis de lui mentir.
- Ton papa est au Labyrinthe en Spirale. Les portables ne passent pas là-bas. Mais il va bientôt rentrer, ne t'en fais pas.
- Pourquoi t'es triste alors ?
- Je ne suis pas triste.
Je me levais tout en le gardant dans mes bras. Il passa ses bras autour de mon cou, et posa sa tête contre mon épaule.
- Tu devrais retourner te coucher, je te réveille quand papa rentre, d'accord ?
- Non, j'veux pas dormir. J'veux rester avec toi.
- D'accord. Mais moi je fais dodo, donc toi aussi.
Il hocha positivement la tête et je m'apprêtais à retourner me coucher lorsque j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir. Je me précipitais dans le séjour, alors que Max s'échappait de mes bras.
- Papa !
Il courut dans les bras de son père, un grand sourire aux lèvres. Magnus croisa mon regard, et je sus aussitôt qu'il y avait un problème. Ma respiration s'accéléra et il reposa Max, avant de s'agenouiller à sa hauteur.
- Qu'est-ce que tu fais debout à cette heure-ci crevette ?
- J'voulais être avec toi et dad.
- Et bien on est là maintenant ! Lui fit Magnus en le reprenant dans les bras.
Il lui lut une histoire et Rafael finit par se lever à son tour. La présence de nos enfants m'empêcha d'interroger Magnus et je dus attendre qu'Izzy arrive pour les emmener avec elle. Aussitôt qu'ils eurent quitté l'appartement, je me tournais vers Magnus, décidais à lui faire subir un véritable interrogatoire.
- Tu étais où ?! Pourquoi tu ne m'as pas répon…
- Circus s'est échappé… Me coupa-t-il.
- Quoi ? Comment ça il s'est échappé ?
- Je sais pas… Je ne sais vraiment pas…
- Le Labyrinthe en Spirale n'est pas censé être l'endroit le plus sûr du monde ?! Crachais-je avec ironie. C'est bien ça que tu me disais, non ?! Ça fait juste deux fois qu'il s'en échappe, mais tout va bien, personne ne se pose de questions !
- Si, on s'en pose ! Tu crois quoi ?! Mais… C'est incompréhensible !
- Ouais, ben peut-être que si tu ne l'avais pas menacé de mort, il ne se serait pas tiré, et qu'on n'aurait pas un sorcier fou, capable de modeler le temps, en liberté !
- Je vais le retrouver, Alec. Dois-je te rappeler qu'il s'en est pris à toi et que de ce fait, j'en fais une affaire personnelle ?!
- Non, on va le retrouver. Ensemble.
Je m'approchais de lui et collais mes lèvres aux siennes.
- Ne disparais plus jamais comme tu l'as fait cette nuit…
- Je ne voulais pas t'inquiéter. Je suis désolé.
- Faut que j'aille à l'Institut… Faut que je les prévienne…
- Oui. Je dois retourner voir Joseph. Faut qu'on retrouve Circus le plus vite possible.
- Je sais… Je vais tout faire pour…
- Fais attention à toi.
- Toi aussi…
Je le quittais à regret et pris le chemin de l'Institut après avoir revêtu ma tenue de combat. J'activais ma rune d'invisibilité et traversais les rues embrumées de New York. Un brouillard épais recouvrait la ville, faisant disparaître dans sa brume l'eau glacée de l'East River. Il régnait un froid glacial et le trajet me parut interminable. Arrivé devant l'Institut, je me figeais : l'allée menant à la chapelle était recouverte d'orchidées blanches. Je suivis le chemin qu'elles semblaient tracer et pénétrais dans la chapelle, poussant la lourde porte en bois. Je dégainais mon arc et l'armais, prêt à tirer si besoin.
- Dad…
Je me retournais brusquement et mon cœur rata un battement. Circus se tenait devant moi, tenant mes fils par la main. Ces derniers me lancèrent un regard effrayé, bien que cela semble plus dû au fait que je pointais mon arc sur eux, qu'au sorcier. Je baissais donc mon arme immédiatement.
- Max, Rafael. Pourquoi vous n'êtes pas avec votre tante ?
- Tu as de charmants garçons, Alexander. Me fit Circus en souriant.
Il portait toujours son habit et son maquillage d'arlequin.
- Leur tante s'est malencontreusement endormi, laissant ces adorables enfants sans surveillance. J'ai donc trouvé plus prudent de les surveiller moi-même.
- Éloigne-toi de mes fils… Lui ordonnais-je entre mes dents sans le quitter des yeux.
- Dad, Circus il nous a acheté pleins de bonbons ! Me fit Rafael en me montrant le sachet de sucrerie qu'il tenait à la main.
- Je vois ça… Mon cœur, tu veux bien venir me montrer tout ça ?
Je tendis la main vers lui et il lâcha la main de Circus. Je le pris aussitôt dans mes bras, essayant de cacher le plus possible mon anxiété.
- Max ? Appelais-je. Viens, toi aussi !
Il voulut à son tour lâcher la main du sorcier, mais celui-ci le retenu.
- Lâche-le ! Hurlais-je, faisant sursauter mes fils.
Dans mes bras, Rafael s'agita.
- Dad, qu'est-ce qu'il y a ?
Je ne répondis pas, me contenant de fixer les yeux effrayés de Max.
- Je n'ai pas l'intention de leur faire du mal, tu sais. Ni à eux, ni à qui que ce soit. Me fit Circus en relâchant enfin le plus jeune de mes fils.
Je les écartais alors tous les deux le plus possible de lui.
- Les garçons, rejoignez l'Institut, maintenant !
Ils m'obéirent et je poussais un soupir de soulagement. La colère revint aussitôt que j'eus posé mes yeux sur ce sorcier. L'attrapant par le col de sa veste multicolore, je le plaquais contre l'autel.
- Ne t'approche plus jamais d'eux !
Il éclata de rire.
- Alexander, je les aime bien tes fils, je n'ai aucune envie de leur faire du mal. Je veux juste m'amuser !
Il pencha la tête sur le côté et me dis :
- Ton cœur est blessé et je le comprends. Tu n'as pas pu sauver l'homme que tu aimes, tu ne peux rien faire pour atténuer sa souffrance. Vous souffrez tous les deux. Mais j'ai la solution tu sais. J'ai la solution à tous vos problèmes.… Il y a quelque chose que je veux et que je ne peux obtenir. Et j'ai quelque chose que tu veux et que tu ne peux obtenir. On pourrait peut-être s'entraider, non ? J'ai cru comprendre que tu souhaiterais passer l'éternité aux côtés de ta famille. Je peux t'offrir cela.
- Non, tu ne peux pas. Lui fis-je en le relâchant et en m'écartant légèrement de lui. Personne ne le peut.
- Oh si, je le peux. Mais il faut que votre amour soit sincère et pur. Il faut que vous soyez de réelles âmes sœurs. Et cet amour pourra me permettre de récupérer quelque chose qui m'est très précieux. Cette chose me libérera et te donnera ce que tu veux le plus au monde.
- Quelle chose ? Demandais-je, soudain intéressé.
Il me demanda de me pencher vers lui et me murmura quelque chose à l'oreille. Je haussais les sourcils, surpris.
- Tu te fous de moi, là ?! Fis-je avec un sourire moqueur.
- Oh ne crois pas que cela soit aussi facile. Je te l'ai dit, seul un amour pur peut s'en emparer.
- Et c'est tout ? Tu veux que je récupère ce truc et tu me donnes l'immortalité ?
- Je te donnerai plus que ça, Alexander. Mais avant, je dois m'assurer que votre amour est celui que je recherche.
- Qu'est-ce qu'il faut que je fasse ?
Il me sourit. J'étais peut-être en train de faire une grave erreur, erreur que j'avais déjà commise dans le passé, mais je n'arrivais pas à me résoudre à devoir un jour quitter celui que j'aimais et mes fils. Plus les années passaient, plus cela m'était insupportable, bien que je prétende le contraire à tout le monde.
- Fais-toi aimer de lui.
Je lui souris.
- Il est déjà amoureux de moi.
- Oh excuse-moi, je me suis mal exprimé.
Il tourna autour de moi comme un aigle s'apprêtant à fondre sur sa proie.
- Ton chéri a traversé de dures épreuves avant d'être le sorcier que tu connais aujourd'hui. Il y a une époque où il détestait le monde entier, une époque où il aurait tout donné pour voir les gens de ton espèce, morts. Fais-toi aimer de ce Magnus Bane, et je te donnerai ce que tu veux….
PDV Magnus
Lorsque je pénétrais dans l'Institut, mes fils me sautèrent dessus en riant.
- Hey, mes anges. La journée s'est bien passée ?
- Ouiii ! S'écrièrent-ils avec enthousiasme. On a mangé plein de bonbons !
- Je vois ça… Fis-je en remarquant les emballages de bonbons étalés sur la table de la salle de surveillance.
Jace s'avança vers moi, le visage grave.
- Max, Rafael, allez jouer avec tante Clary ! Leur ordonna-t-il.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Demandais-je, anxieux.
- Circus a approché les enfants et il a disparu.
Je tournais les yeux vers mes fils qui jouaient à présent avec leurs tantes. Ils semblaient aller bien, pourtant, il manquait une personne qui aurait dû être à leurs côtés, à mes côtés, à cet instant même.
- Où est Alexander ? Demandais-je d'une voix tremblante à Jace.
- Je n'en ai aucune idée… Les garçons ont dit qu'Alec était avec Circus dans la chapelle, mais quand j'y suis allé, ils avaient disparu… Tous les deux…
Je fermais les yeux et Jace dut me soutenir pour que je ne m'écroule pas. Mon dieu, Alec, mais qu'as-tu fais ?
PDV Alec- Espagne- 1617
Est-ce que j'avais pris la bonne solution ? Je n'en étais pas certain, pas au début en tout cas. Puis j'avais croisé son regard, et là, là tout était devenu plus clair. Je devais le sauver…
Flash Back
Après suivi le plan que m'avait donné Circus, j'avais franchi les portes de ce qui semblait être un monastère. Tout était en ruine. Les flammes d'un incendie avaient tout réduit en poussière, et de la fumée s'échappait encore des cendres par endroits. Seuls les murs en pierres avaient résisté, noircis par les flammes. Des bruits de pas se firent entendre derrière moi. Tournant la tête, je le vis, là, devant moi, à à peine quelques mètres de moi. Ses yeux se transformèrent et il leva la main vers moi. La seconde d'après, je me retrouvais à l'opposé de l'endroit où je me trouvais, reprenant difficilement conscience. Lorsque je relevais les yeux, il avait disparu….
Fin Flash Back
Marchant dans les rues désertes, commençant à désespérer de le retrouver, je me massais les tempes. Bien que la nuit soit tombée, il faisait toujours très chaud et un mal de tête me vrillait le crâne. Ma vue se faisait de plus en plus floue sans que je sache si cela était dû à la chaleur ou à mon mal de tête. M'appuyant contre une vieille bâtisse, j'essayais de reprendre mes esprits. Peine perdue. Une douleur plus importante que les autres me donna l'impression qu'on me transperçait le crâne en deux. Gémissant, je me laissais tomber à genoux sur le sol. Tremblant, j'appliquais une nouvelle Iratze sur mon bras, mais comme celles qui l'avaient précédée, elle ne fût d'aucun effet. La tête me tourna et je finis par m'évanouir.
Lorsque je me réveillais, je mis un moment avant de me rappeler les derniers événements. J'ouvris les yeux péniblement. J'étais allongé sur un lit, les poignets attachés. Regardant autour de moi, j'examinais la pièce. Enfin, autant que la légère lueur produite par la bougie posée près du lit, me le permettait. La chambre était pratiquement vide, excepté un vieux bureau en bois et des étagères cassées.
- Enfin tu es réveillé…
Mes réflexes de chasseur d'ombres me firent me retourner brusquement vers l'origine de la voix. Visiblement, ma rune de langage demeurait activée, ou alors parlait-il ma langue ? J'avais encore du mal à remettre de l'ordre dans mes idées. Par contre, cela ne m'empêchait pas de le trouver toujours aussi magnifique… Il s'avança plus dans la lumière et retira le capuchon de sa cape, révélant un peu plus son visage. Il paraissait tellement jeune… Si le crayon noir autour de ses yeux était déjà présent, les paillettes et les mèches de cheveux colorées, étaient en revanche absentes.
- Qui es-tu ?
D'accord, là je n'avais plus de doute. Ma rune de langage était encore activée.
- Qui es-tu ? Me répéta-t-il en voyant que je ne répondais pas. Et c'est quoi cette tenue ? Rajouta-t-il en fronçant les sourcils. Et pourquoi me regardes-tu comme ça ?!
L'air enfantin qu'il afficha me fit sourire.
- Je m'appelle Alec Lightwood. M'exprimais-je dans un indonésien parfait.
Parler cette langue me faisait toujours bizarre mais pas plus que l'entendre lui s'exprimer dans celle-ci. Il détestait ce pays et tout ce qui si rapportait, et si parfois il lui arrivait de parler dans sa langue maternelle, cela était très rare et bref.
- Et toi, quel est ton nom ? Lui demandais-je en retenant un sourire.
J'allais peut-être enfin savoir son vrai nom, celui qu'il a toujours refusé de me révéler.
- Peu importe qui tu es, il y a une chose que tu dois savoir. Ici, c'est moi qui poses les questions ! Me répondit-il froidement.
- D'accord, pas de souci. Juste sache que je ne te veux aucun mal, bien au contraire.
- Pourquoi tu me suivais ? Pourquoi tu me cherchais ?! Ce sont eux qui t'envoient, c'est ça?!
- Qui ça « eux » ?
Le voyant s'agiter et craignant qu'il ne fuie à nouveau loin de moi, je me levais tant bien que mal et m'approchais de lui. Erreur. Il recula et je vis, bien qu'elle fût brève, une lueur d'inquiétude traverser ses yeux mordorés.
- Excuse-moi, je ne veux pas t'effrayer. Est-ce que tu pourrais juste… (je désignais mes poignets attachés), me détacher, s'il te plaît ? Je te jure que je ne vais pas m'enfuir.
Il baissa le regard vers ces derniers et je compris aussitôt que ma fuite possible n'était pas la raison de ces liens. Non, il avait peur de moi, il avait peur que je lui fasse du mal. Je décidais donc de reculer sans le lâcher des yeux. A cet instant pourtant, je n'avais qu'une envie, le serrer dans mes bras…
- Je ne te veux pas de mal… Je t'assure… Je sais que tu n'as aucune raison d'avoir confiance en moi, mais regarde-moi dans les yeux, ou… Prends mes mains.
Je tendis mes mains liées vers lui.
- Tu es un sorcier. Sers-toi de tes pouvoirs pour lire la vérité en moi.
Il recula un peu plus en me lançant un regard effrayé.
- Qu'est-ce que tu me veux ?
Je m'assis sur le lit en soupirant. Il allait falloir que je trouve un mensonge très convaincant parce que le « je viens du futur où toi et moi allons nous marier et où on est pères de deux petits garçons », risquerait de ne pas passer.
- Je… Je suis là pour te protéger. Je suis ce qu'on appelle un chasseur d'ombres, je ne sais pas si tu en as déjà rencontré ?
Il secoua négativement la tête.
- Je chasse les démons et je protège les terrestres.
- Les quoi ?
- Les terrestres. Les humains, si… Si tu préfères. Les gens qui…
- T'es un terrestre toi? Me coupa-t-il.
Je souris. Malgré ce qu'il voulait faire paraître, son impatience trahissait son jeune âge.
- Non, moi je suis un demi-ange. Un néphilim.
- Et tu chasses les gens comme moi ?
- Non, je chasse les démons et toi tu n'es pas un démon.
Il s'avança vers moi et leva la main. Une seconde plus tard, une assiette remplie de nourriture et un verre d'eau étaient disposés à mes côtés, sur le lit.
- Si tu as faim… Murmura-t-il.
- Merci. Tu pourrais me détacher pour que je puisse… Je ne vais pas te faire de mal.
- Tu n'espères tout de même pas que je vais te croire ?
- Si. Si, je l'espère.
- C'est quoi ces marques que tu as sur la peau ?
- Ce sont des runes. Elles me confèrent certains pouvoirs à moi aussi. Comme celui de pouvoir parler ta langue.
- Tu parles quelle langue toi ?
- Je te le dis si tu me détaches.
Il se pencha vers moi, ancrant ses yeux dans les miens. Cette soudaine proximité me donna encore plus envie qu'avant de l'embrasser et de le prendre dans mes bras. Je n'étais pas habitué à cette froideur envers moi de sa part et même si je ne le montrais pas, cela me blessait.
- Tu crois vraiment que je vais te détacher alors que tu as avoué chasser des démons ?
- Des démons oui, pas des sorciers !
- Je suis pire qu'un démon… je suis une abomination…
- Quoi ? Non, non ! Magnus, s'il te plaît…
- Comment tu m'as appelé ?! S'étonna-t-il.
- Je…
Je ne savais plus quoi dire. On m'avait toujours dit que je ne savais pas mentir mais je crois que je n'avais jamais vraiment réalisé que c'était à ce point-là.
- Pourquoi m'appelles-tu comme ça ? Tu dois confondre avec quelqu'un d'autre…
Je levais les yeux vers lui. Si la méfiance à mon égard était toujours présente, l'évocation du nom sous lequel je le connaissais, l'intriguait plus qu'autre chose. Visiblement, il n'avait toujours pas croisé la route des Frères Silencieux et donc il ne répondait toujours pas à ce prénom.
- Peut-être oui… Peut-être que tu n'es pas le garçon que je cherche… Mentis-je aussi bien que je le pus.
- Je peux peut-être t'aider…
- C'est vrai ? Tu veux bien m'aider ?
Il eut un sourire enfantin et hocha positivement la tête.
- Oui je vais t'aider à trouver ce garçon.
A suivre
Gros bisoussss
