Chapitre 4 : Le temps des souvenirs
La dernière semaine au camp se déroula comme les autres, avec la nostalgie en plus. Je redoutais de plus en plus ce dernier jour qui serait synonyme de séparation. Ce matin là, je restais dans mon lit à rêvasser et à faire des plans sur la comète, comme on dit. Je me voyais avec Edward en fac, à la fin de nos études nous décidions enfin de nous marier et de fonder une famille. Le bonheur simple !
Mon portable me sortit de ma rêverie « Tu me manques terriblement, il me tarde de te voir et de passer la journée avec toi. E » Il était adorable avec moi depuis le premier jour de camp, je n'en revenais toujours pas d'avoir rencontrer un garçon pareil à des kilomètres de chez moi. Sans parler de toute la bande … Ils étaient absolument géniaux et je ne regrettais qu'une chose : qu'ils ne soient pas avec moi pour ma rentrée à Forks. Heureusement, Jacob sera là et je savais que je pouvais compter sur lui pour être là pour moi. On se console comme on peut.
Au bout de quelques minutes de flânerie, je me décidais enfin à me lever et à rejoindre la salle de bain. Je préparais un bain avec plein de mousse, allumais des bougies parfumées et mis de la musique douce. Je me glissais dans l'eau chaude et me laissais aller. Après une bonne heure de barbotage, je sortis de la baignoire, m'habillais et rejoignis les filles au salon. On sentait bien que la fin du camp approchait, nous avions toute la même tête … déconfite.
- Salut les filles
- Salut Bella, me dirent-elles
- On dirait qu'on a pas le moral par ici …
- Ben la fin du camp approche et je ne veux pas me séparer de Jasper …
- Pareil pour moi avec Emmett
- Idem pour Jacob et moi
- Je n'imagine pas vivre loin d' Edward. Non mais de quoi on a l'air toutes les 4 ? ironisais-je
- Pauvres malheureuse que nous sommes … répondit Alice
- Allons retrouver nos rayons de soleil, il faut en profiter au maximum, dit Leah malicieusement.
Nous partîmes toutes les 4 rejoindre les garçons. Nous avions besoin de réconfort ce matin là, et eux seuls pouvaient nous l'apporter. Lorsque je croisais le regard d' Edward, toute la mélancolie qui avait prit possession de mon âme ce matin au réveil, disparut comme par enchantement. Je craquais pour son sourire en coin et, une fois de plus, je me liquéfiais sur place.
- Bonjour, me susurra-t-il à l'oreille. Je sentis son souffle sur ma joue, je me laissais aller contre lui, j'étais bien .
- Bonjour, lui répondis-je avec un sourire
- Bien dormi ma belle ?
- Oui, mais j'ai moins aimé le réveil …
- Explique moi tout
- Nostalgie du camp, blues du départ …
- Ne t'inquiète pas ma belle, je ne t'oublierai pas et je viendrai te voir pour les vacances, me rassura-t-il en me déposant un baiser sur la tempe
- Merci Edward, moi non plus je ne t'oublierai pas et je t'attendrai …
Le petit déjeuner se déroula dans le calme général, on sentait bien que nous étions tous dans le même état d'esprit. Une seule sortie était prévue pour cette dernière semaine, le reste du temps nous resterions au camp à préparer « The final day ». La dernière soirée des vacances avait pour thème « le bal de nos vacances » dont la décoration devait rappeler les traditionnels bals de promo de nos lycées américains. Sam nous avait donc demandé de nous répartir en petits groupes afin d'organiser cette dernière soirée. Comme une évidence, nous nous retrouvions tous les 8. Notre groupe était responsable de la décoration de la grande salle.
A la fin du petit déjeuner, Victoria nous demanda de la rejoindre à l'écurie. Quelques minutes plus tard, alors que nous étions en train de soigner la marmotte, elle nous indiqua que son état de santé était satisfaisant. Nous pouvions donc la relâcher, d'un comme un accord avec elle, il fût décidé que « The final day » était le moment idéal. Après lui avoir donné à manger et à boire, nous rejoignîmes les autres à la grande salle.
Alice menait notre petit groupe comme un vrai chef et elle nous répartit les différentes tâches : Rosalie et Emmett était responsables de la décoration des tables du buffet, Jacob et Leah étaient en charge des murs et plafonds, Alice et Jasper s'occupaient des fleurs. Edward et moi avions été désignés pour « le coin photo » : un photographe devait être présent ce soir là afin d'immortaliser cette soirée. Ainsi, les couples, groupes d'amis auraient la possibilité d' avoir un souvenir. Alice comptait sur notre « côté romantique » pour créer un décor parfait. J'étais ravie de travailler sur ce projet avec mon amoureux, nous passions le plus de temps possible ensembles. Je m'occupais des tentures et Edward du côté bricolage. Je le regardais discrètement travailler, mais il ne fût pas dupe.
- Dites donc mademoiselle, c'est comme ça qu'on travaille ? Me dit-il
- Mais bien sûr monsieur ! En fait, je cherche l'inspiration et vous regarder m'aide …
- Ah oui ? Je devrais peut être en faire autant alors … me répondit-il en prenant dans ses bras. J'étais bien contre lui et me sentais en sécurité.
- Et si Alice nous voit ? Lui demandais-je
- Ce n'est pas grave, mon ange, je suis prêt à parier qu'elle en fait de même, rigola-t-il. Viens par là d'ailleurs. Il m'entraîna et je me retrouvais sur ses genoux. Calée contre son torse, je profitais de ce moment de tendresse.
- Merci, chuchotais-je
- Pourquoi ?
- Pour être là pour moi et pour tout ce que tu m'apportes. Je me rappellerai ces moments là lorsque je me sentirai seule, ça me donnera la force de t'attendre, lui répondis-je.
- Moi aussi je penserai à toi, il me tarde déjà les prochaines vacances, me dit-il en déposant un baiser sur ma tempe.
- Embrasse moi, lui demandais-je les yeux plongés dans les siens. Il s'exécuta et posa ses lèvres sur les miennes. Elles étaient douces et chaudes. Je sentais sa langue caresser mes lèvres, je les ouvris et il prit possession de ma bouche. Le ballet de nos langues me transporta dans un voyage émotionnel d'une puissance inconnue. Le besoin de respirer nous fit abandonner ce moment d'extase.
- Ma belle … me chuchota-t-il
- Oui …
- Dis moi qu'on se retrouvera à la fin de nos études, me supplia-t-il
- On se retrouvera, lui dis-je droit dans les yeux.
Après ce moment de complicité et de tendresse, nous reprîmes le travail, jusqu'à la pause déjeuner. Ce dernier se déroula une fois de plus dans la joie et la bonne humeur, Emmett jouant l'animateur. L'après midi était identique à la matinée. Le jour suivant également.
Le mercredi matin, nous partîmes pour la dernière sortie du camp. Sam avait prévu une visite de Volterra. Nous attendions cette journée avec impatience, elle était le point final de ce camp. Une fois les bus garés, nous descendîmes, Sam nous donna le programme de la journée.
- Bon alors les jeunes, aujourd'hui nous allons découvrir cette magnifique cité, qu'est Volterra, nous déjeuneront dans un restaurant typique de la région. Vous aurez ensuite un quartier libre de 2 heures, durant lesquelles vous serez libres. Inutile de vous préciser que la dernière soirée du camp à lieu vendredi, n'est ce pas mesdemoiselles … dit-il le sourire aux lèvres.
- Cool, on va pouvoir faire du shopping ! s'enthousiasma Alice
- Oh non la tornade Alice est lancée ! rigola Leah
- Et les filles ça sera notre dernière soirée, alors on ne va pas se priver pour se faire plaisir, sans compter que nos amoureux seront là … répondit Rosalie
- Ok, dis-je. Profitons de cet après midi pour faire tourner la tête aux garçons !
Nous formions un groupe assez imposant, mais nous étions suffisamment disciplinés. Le guide nous racontait l'histoire de la cité, les petites anecdotes à connaître. Je l'écoutait à peine. Je tenais Edward par la main, nos doigts entrelacés. Je me sentais légère et bien, j'étais avec l'homme de mes rêves, dans la ville la plus romantique que je connaisse. Seul point noir, nous étions accompagnés malheureusement ! Je profitais pleinement ce ces instants passés avec lui, sachant très bien que d'ici quelques jours nous serions séparés.
Pour le déjeuner, le guide nous amena dans une pizzéria style « la belle et le clochard », en un mot magnifique ! Cette journée restera un des meilleurs souvenirs de ces vacances. Nous avions été autorisés à s'installer par petits groupe a des tables différentes. Nous en profitâmes pour nous mettre tous les 8 comme d'habitude.
Emmett anima le repas de ses blagues légendaires, nous rigolâmes de bon cœur. C'était agréable de vivre un telle expérience, à ce moment précis j'aurais tout donné pour qu'on se retrouve tous à la rentrée … La réalité pourtant était tout autre : je ne retrouverai que Jacob.
A la fin du repas, Sam nous libéra pour notre quartier libre et nous donna rendez vous aux bus pour 16h précises. D'un comme un accord, les garçons partirent de leur côté et nous du nôtre, non sans oublier de nous faire ce tendre baiser dont nous étions toutes complètement accrocs.
Nous suivions Alice, qui semblait être attirée par les boutiques de robes de soirées, comme si elle avait un radar pour ça ! Elle était impressionnante, un vrai zébulon ! Elle finit par trouver LA boutique qu'elle cherchait et nous en étions soulagées, mine de rien suivre Alice à la vitesse où elle arpentait les rues de Volterra relevait du sport de haut niveau. Après plus d'une heure d'essayage nous sortîmes enfin de la boutique, nos bras chargés de paquets, tous prévus pour cette dernière soirée. Les garçons étaient déjà aux bus et avaient rangé leurs achats dans les coffres. Lorsqu'ils nous virent arrivées, chargées comme des mulets, ils se précipitèrent pour récupérer nos paquets et allèrent les ranger avec les leurs. Nous prîmes place dans le bus en attendant les autres et le départ pour le camp. Je me calais dans les bras de mon apollon.
- Rappelle moi de ne jamais te laisser seule dans les boutiques, me dit Edward
- Pourquoi ?
- Vu ce que tu as ramené en 2 heures à peine, je n'ose imaginer une journée entière …
- Figure toi que c'est Alice qui m'a forcé à acheter tout ça, lui répondis-je
- Mais bien sûr, ironisa-t-il
- Si si je t'assure, c'est une vrai furie dans les boutiques, rigolais-je
- Dis moi au moins que tu as trouvé ton bonheur
- Oui j'ai tout ce qu'il faut pour cette soirée, j'espère juste que …
- Oui ? Me demanda-t-il
- J'espère que ça te plaira, lui dis-je en rougissant
- Sur ce point là je ne me fais absolument aucun soucis, me dit-il en soulevant le menton d'un doigt. Il s'approcha de moi et m'embrassa tendrement. Aux contacts de nos lèvres, je quittais la terre et me retrouvais, une fois de plus, dans une bulle de douceur et de tendresse. Il s'écarta doucement de moi.
- Et toi ? Tu as trouvé ton bonheur ? Lui demandais-je
- Oui je pense …
Nous étions tous revenus au point de rendez vous, les bus prirent naturellement la direction du camp. Une fois de retour, nous déchargeâmes toutes nos emplettes et les ramenèrent à nos villas respectives.
Les garons avaient proposé de porter nos colis jusqu'à la porte, ce qui nous arrangea. Une fois à l'intérieur, nous partîmes chacune dans sa chambre. Je fermais ma porte et laissais tomber mes paquets. J'étais épuisée par cette journée, je m'allongeais sur mon lit, les bras croisés sous la tête. Tant de choses me passaient par la tête que j'en avais le tournis. Je tombais dans les bras de Morphée sans même m'en apercevoir. Quelques instants plus tard, je me réveillais et décidais enfin de ranger mes achats. La tâche accomplie, je partis rejoindre les filles au salon.
- Ah ben te voilà enfin ! me dirent-elles toute en chœur
- Désolée les filles, gros coup de fatigue
- Ha ça pour être gros, il était gros … Tu as vu l'heure ? Me demanda Alice
- Non pourquoi ?
- Ben il est juste 23h30, me répondit-elle
- Quoi ? Mais ce n'est pas possible ! Mais pourquoi vous n'êtes pas venues me réveiller ? criais-je
- Mais on a bien essayé, mais tu dormais si profondément qu'on y est pas arrivé Bella, me dit Leah
- Désolée les filles, leur dis-je une fois de plus. Du coup, j'ai loupé le repas hein ?
- Oui, d'ailleurs il y en a un qui était fou d'inquiétude de ne pas te voir, on a eu beau lui dire que tu dormais, il était super inquiet, m'expliqua Rosalie
- Je vais lui envoyer un texto pour le rassurer, merci les filles de vous être occupées de lui.
Nous discutâmes une bonne partie de la fin de soirée et vers 1h00 du matin, nous décidâmes d'aller nos coucher. Je mis mon pyjama et me glissais sous les draps. J'attrapais mon portable pour envoyer un message puis, soudain, je me rendis compte que j'avais besoin d'entendre sa voix. Je pris le risque de me faire pincer et composais son numéro.
- Edward ? chuchotais-je
- Bella ? demanda-t-il
- Oui, je t'appelais pour m'excuser de mon absence au repas.
- Ce n'est pas grave ma belle, je m'inquiétais surtout
- Vu la journée qu'on a eu je me suis écroulée de fatigue, rien de grave rassure toi
- Je comprends, mais tu m'as terriblement manqué tu sais
- Oui je sais, je n'ai pas pu résister à entendre ta voix avant de m'endormir
- Tu n'imagines pas le bien que tu me fais, je crois que je n'aurais pas pu dormir sans avoir de tes nouvelles, me dit-il
- Heureuse de t'apporter un peu de réconfort
- Je vais te laisser dormir ma belle, fais de beaux rêves
- Je suis sûre qu'ils seront fabuleux, à demain mon ange
- A demain
Ce coup de fil me permit de m'endormir l'esprit léger, je me laissais aller à des rêves de plus en plus explicites. Tout cela était tellement nouveau pour moi …
Le lendemain matin sonnait comme une journée pleine de tristesse et de nostalgie, malgré le soleil qui perçait à travers les rideaux. Même si ce ressenti me suivait depuis le début de la semaine, je sentais bien qu'aujourd'hui serait bien pire. Je décidais de me lever et d'aller me préparer. Après une bonne heure dans la salle de bain, je rejoignis les filles au salon. Bizarrement, la villa était calme, étonnement calme … Les filles étaient comme moi : l'air maussade, les yeux pleins de larmes et à fleur de peau. Nous évitions de nous regarder, nous savions que cela pouvait déclencher les chutes du Niagara de la part de nous quatre. Nous finîmes par nous mettre en route vers la grande salle, sans grand enthousiasme. Heureusement, nous savions que nos hommes seraient là et c'était bien notre seul réconfort ce matin là.
Nous passâmes la porte et les têtes des garçons se levèrent dans notre direction. A leur têtes, le petit déjeuner ne s'annonçait pas sous les meilleurs hospices. Edward me tendit la main, je m'empressais de la saisir.
- Bonjour, me susurra-t-il
- Bonjour, lui répondis-je tendrement
- Comment vas tu ce matin ?
- On fait aller … Et toi ?
- On fait aller … me répondit-il
- Je vois que nous ne sommes pas les seuls
- Non en effet …
- Tu as bien dormi ?
- Oui très bien, et c'est grâce à toi et ton appel. Je crois que je pourrais m'y habituer, me dit-il à l'oreille
- Pourquoi pas ? Ça nous permettra peut être de mieux supporter cette séparation, lui répondis-je
- A coup sûr ! Par contre va falloir changer de forfait, rigola-t-il
- Outch ! Je n'y avais pas pensé mais oui il vaudrait mieux en effet si on ne veut pas avoir de problème avec les parents, lui dis-je en souriant. Il me regardait tendrement, mon dieu que j'aimais ça !
- Tu sais que j'aime te voir sourire comme ça, je te propose quelque chose
- Oui quoi ?
- Essayons de ne pas penser à l'inévitable moment que nous redoutons tous, et profitons de ces derniers jours pleinement. Qu'en penses tu ?
- Très bonne idée, lui répondis-je en lui déposant un baiser sur la joue. On devrait peut être le proposer à nos mais, tune crois pas ?
- Oui tu as raison, serrons nous les coudes ! Me dit-il. Hey les copains ! On vient de penser à quelque chose avec Bella
- Oui quoi ? Demanda Jasper
- Nous sommes tous d'accord pour dire que nous redoutons tous la matinée de samedi
- Ça c'est sûr! dirent-ils tous en chœur
- Je vous propose donc qu'on profite au maximum de ces derniers jours, histoire de n'avoir aucun regret et de garder de magnifiques souvenirs de ce camp. Je l'écoutais parler et me perdais dans son ténor si doux et si censé.
- Tu as raison Edward, on aura bien le temps de se miner le moral, alors vivons pleinement ces 2 derniers jours ! dit Emmett
Sur ces paroles, Emmett reprit du poil de la bête et se remit à animer le petit déjeuner comme à son habitude. Nous rîmes aux éclats et ça faisait du bien. Nous étions tous sur la même longueur d'onde et bien décidés à s'éclater jusqu'au bout !
Après le petit déjeuner, nous reprîmes la préparation de la salle pour « The final day ». Nous étions tous très appliqués dans nos activités respectives, avec Alice qui nous surveillait pas question de faire une boulette. Nous avions tous le même but caché : ne pas réveiller le démon Alice ! Mais nous voulions surtout que cette soirée soit inoubliable, raison pour laquelle nous y mettions tout notre cœur à la préparer.
Avec Edward, nous avancions assez bien dans notre projet : l'arche était prête, le fond pour les photos aussi. Nous avions choisi une couleur parme irisée et des roses, blanches et roses pastel, ainsi que du gypsophile pour garnir l'arche. Le tout s'accordait parfaitement et respirait la tendresse et la douceur. C'était impeccable. Je m'imaginais déjà au bras d' Edward, lui en smoking, moi dans la robe que j'avais trouvé à Volterra, prêts pour la photo souvenir, que je n'oublierai pour rien au monde de prendre à la fin de la soirée.
La journée se déroula donc au rythme des préparatifs et des repas. Le soir venu, nous passâmes un très bon moment à table. Emmett assurait toujours autant l'ambiance, je ne me lassais pas de ces blagues. A la fin du repas, nous décidâmes de partir tous les huit pour une ballade au clair de lune avant de se séparer pour la nuit.
Cette escapade nocturne, était agréable et romantique, et ce malgré le fait que nous étions tous ensembles. Nous passions en revues tous les moments forts de ce camp, les fous rire, les coup de blues. Nous prîmes tous beaucoup de plaisir à se remémorer ces instants clés. A minuit, les garçons nous raccompagnèrent à la villa et nous souhaitèrent bonne nuit. Nous fîmes de même et regagnâmes nos chambres.
Le lendemain matin, le soleil vient caresser mon visage et me réveilla tout en douceur. Au moment où j'ouvrais les yeux, mon portable vibra. Je lus le texto d' Edward « J'espère que tu as bien dormi ma belle, j'ai hâte d'être à ce soir et de te découvrir dans ta robe. E ». Je lui répondis rapidement et lui dis qu'il me tardait moi aussi de le voir ce soir. Je me levais, me préparais et retrouvais les filles pour partir au petit déjeuner. Nous étions excitées comme des puces. Ce soir était le grand soir « The final day ».
Nous passâmes un très bon moment pendant le repas, puis repartîmes tous à nos ateliers. Il fallait que tout soit prêt pour 18h maximum, Sam et Victoria s'occupant des finitions. La journée passa à une vitesse folle, et arriva le moment tant attendu du retour à la liberté de notre marmotte. Un feu de camp avait été organisé, Edward et moi étions aller chercher l'animal pour la ramener avec nous. Sam fit un petit discours, puis tous les vacanciers firent une haie d'honneur qui partait du feu jusqu'à l'orée de la forêt qui bordait le camp. Edward et moi remontions cette allée, la marmotte dans les bras. Arrivés au but, nous la déposâmes délicatement au sol, lui caressâmes la tête et la laissâmes s'éloigner dans les fourrés. Ce moment était plein d'émotion, nous étions tous heureux qu'elle puisse enfin retrouver la liberté. Nous rîmes un peu de temps pour redescendre sur terre après ce moment de communion avec la nature.
Sam nous signala qu'il était l'heure de partir se préparer, nous regagnâmes tous nos villas. Chez nous, Alice prit les choses en main, encore ! Rosalie était en charge des coiffures, Leah du maquillage, moi des bijoux et Alice des tenues. Après 2 heures de préparation, nous étions enfin prêtes, Alice vérifia que tout était en place et parfait. Elle nous autorisa enfin à nous regarder dans les miroirs et là ce fut le choc. Nous étions magnifiques, de vrais princesses modernes. Nous la remerciâmes chaleureusement. Après cette effusion de sentiments, nous prîmes nos étoles et nos pochettes. Nous sortîmes et partîmes en direction de la grande salle.
