Quatrième volet qui arrive de, je ne sais où, mais en tout cas, on repart en arrière.
Pas un chapitre vraiment joyeux mais bon, vous connaissez le principe ;).
*-* AN 1916 *-*
Dean tuait parce qu'on ne lui avait pas laissé le choix. La guerre ne lui avait pas accordé ce privilège.
Il comptait ses victimes au début, priant pour leur salut mais très vite, il avait perdu la foi. Il ne l'avait jamais eu, finalement.
Alors, il empoignait sa baïonnette et tiré ou planté sans vergogne.
Après tout, c'était lui ou eux et, lui, ne voulait que survivre.
Le front ne comptait pas de survivants, pas jusque là, mais Dean comptait bien prouver à tous les êtres de ce monde qu'il était un battant et qu'un battant ne mourrait pas. Pas ici, pas comme ça.
Il avait alors dressé son arme devant lui, prêt à appuyer sur la détente. Il n'avait plus que l'index à bouger.
Castiel n'aimait pas la guerre, pas quand elle était irréfléchie et immature comme maintenant. Non, il ne l'aimait pas, peu importe les excuses que le gouvernement pouvait trouver.
Lui, ne souhaitait que le calme et le silence mais tout cela avait disparu. La bataille n'apportait pas de répit, ni de paix.
Et, tout le monde savait que Castiel était un homme de paix, de foi.
Après tout, il était là pour ça, pour prier les soldats mourants, pour leur accorder la pénitence, pour expier leurs péchés, pour leur ouvrir les portes du seigneur.
Il avait accepté sa mission en sachant, pertinemment, que le front n'accordait pas de seconde chance. Une fois à l'intérieur, la lumière ne revenait pas.
Il avait alors levé sa croix vers le ciel, prêt à prier pour une âme torturée. Il n'avait plus qu'à élever sa voix dans les airs.
Les yeux verts du tireur basculent dans les yeux bleus du prêtre et la lumière semble jaillir de nouveau.
Dean pose son fusil.
Castiel pose sa croix.
Dean devient croyant.
Castiel devient guerrier.
Parce que, finalement, peu importe l'époque, Dean et Cas se retrouvaient toujours.
