Auteur : JCM-EFD (Jes Cullen-Malfoy et Emmoirel-For-Drarry)
Titre : Ce que…
Rated : M (scènes de sexe explicites entre hommes)
Couple : Severus / Harry
Genre : Romance
Béta correctrice : Abby915
Particularité : Cette fanfiction est écrite à 4 mains, les deux d'Emmoirel écrivent tout ce qui concerne Harry, les deux mains de Jes Cullen-Malfoy, elles, écrivent en revanche tout ce qui concerne Severus.
Note de Jes Cullen-Malfoy : Bonsoir à toutes et tous ! Comme Emmoirel le dit, je vous souhaite une bonne saint-valentin. Sinon, pour parler franchement, cette suite a failli ne pas voir le jour. Et je vais le dire ici. Vous m'avait pratiquement tous fait beaucoup de peine. Pratiquement chaque review reçu pour la suite écrite "Ce que je n'aurais jamais voulu savoir" ne faisait que demander une suite, sans me dire si vous aviez aimé ou pas. Remerciez Emmoirel qui m'a remonté le moral. En gros, sachez juste que mon moral est tombé bien bas. Pour finir, je vous souhaite quand même bonne lecture.
Note d'Emmoirel-For-Drarry : Tout d'abord, bonne St Valentin à tous, même si ce texte n'a rien à voir avec la St-Valentin, lol. C'est juste qu'on voulait vous le poster pour ce jour là. Nous l'avons écrit hier et nous avons fait une correction ce soir. Mais il repartira surement chez notre béta correctrice après. Nous le postons tard, car comme je suis fleuriste, je suis rentrée tard du boulot, désolée. Je vous retrouve plus bas, bonne lecture.
Chapitre 3 : Ce que… nous nous sommes dit
POV Harry
A son départ, je me laissai tomber au sol, des larmes menaçant de couler. J'étais confus et en colère. Contre lui et contre moi. Contre moi pour deux raisons. La première étant de lui avoir envoyé cette maudite lettre à la fin de Poudlard. La deuxième, de ne pas avoir accepté tout de suite qu'il me prenne à même le mur du couloir, même avec violence.
Cette pensée m'horrifia. J'étais plus atteint que ce que j'imaginais. Être prêt à accepter cette violence, à me laisser bafouer par l'homme que j'aimais... mais qui ne m'aimait pas. Cette fois j'avais bien compris la leçon. Il ne m'aimait pas et ne le ferait jamais. Il me haïssait à un point, que même mon père n'avait sûrement pas réussi à atteindre.
Cette prise de conscience, contrairement à ce qu'il aurait dû se passer, stoppa mes larmes qui avaient commencé à couler et me redonna un peu de force. Je me relevai et me dirigeai vers la salle de bain. Sous la douche, je réfléchis à mon avenir, qui s'annonçait bien comme je l'avais imaginé dans ma lettre. Mais je n'en voulais pas, ou plus, il était trop triste, morne, sans joie et sans amour. Alors je pris une décision, j'allais quitter Londres !
Je choisis les États-Unis comme destination. Mais avant de partir, il fallait que je règle plusieurs choses. Je sortis de ma douche, fort de cette décision et de mon nouveau regain d'énergie. Je ne voulais pas rester là à m'apitoyer sur mon sort. Je savais que je ne l'oublierais peut-être pas, mais la distance me permettrait peut-être d'y arriver. Le jour ne s'était pas encore levé et je n'avais pas été me recoucher après sa fuite. Je planifiai sur parchemin tout ce que je devais faire avant mon départ et la liste était longue.
Voulant me détendre les muscles, je me levai de mon fauteuil et gagnai la cuisine dans l'intention de me faire un café. Je m'aperçu que le soleil avait fait son apparition depuis un moment déjà, je regardai l'heure par curiosité, 8h52.
Mes pensées se dirigèrent automatiquement vers Sev... Snape en me disant qu'il allait bientôt commencer son cours. Je me giflai mentalement de penser encore à lui et retournai à ma tasse de café en me concentrant sur la liste que je venais d'établir.
J'entendis, peu de temps après, des coups sur la fenêtre du salon. Je m'y dirigeai, baguette en main, et vis un hibou avec un parchemin dans ses serres. J'ouvris la fenêtre et il alla se poser sur le dossier du fauteuil. Je pris le parchemin et le gratifiai d'une gratouille sur sa tête tout en m'excusant de ne pas avoir de miamhibou à lui offrir, n'en ayant plus depuis la mort d'Hedwige.
Le parchemin encore roulé en main, je m'installai sur le canapé pour le lire. J'eus un mouvement de recul en reconnaissant l'écriture, mais je lus la missive quand même, avec un infime espoir qu'il ait changé d'opinion sur moi.
« Potter,
Je vous écris cette missive pour me faire pardonner de mon attitude de cette nuit. Je n'ai pas d'excuse mis à part le taux d'alcool présent dans mon sang et… et l'envie de vous en vouloir pour cette lettre envoyée à la fin de votre scolarité.
J'aimerais me faire pardonner, même si cela est certainement impossible. Pouvons-nous convenir d'un rendez-vous pour discuter ?
Sachez que je suis prêt à me rendre au ministère pour répondre de mes actes. Merlin, j'ai failli vous violer Potter et je l'aurais fait.
Dans l'attende d'une réponse, S.S »
Sa lettre avait fait renaître la colère que j'avais réussi à apaiser après ma douche. L'alcool n'était pas une excuse ! Il n'avait pas le droit de s'en servir, ni d'utiliser ma lettre comme deuxième excuse, pour minimiser ce qu'il avait failli faire. Il n'avait pas à utiliser ces prétextes et venir chez moi pour prendre violemment quelque chose que je lui aurais donné sans broncher, si ça s'était passé autrement. Alors que là, j'avais dû accepter pour qu'il arrête de me faire mal, pour le calmer. Et dire que j'avais été prêt à me soumettre. Il avait clairement écrit et nommé ce que j'avais failli subir, un mot que je n'avais pas osé penser, viol.
Mon sang ne fit qu'un tour et je lui répondis sur un coup de tête :
"Je n'irais pas vous trainer au ministère pour ce que vous avez fait. Ce n'est pas pour vous épargner, c'est parce que je ne veux tout simplement pas faire encore une fois la une de la gazette.
Je vous accorde une rencontre, pour que vous puissiez vous excuser et m'expliquer ce qui vous a pris. Mais sachez qu'après ça, je ne veux plus voir, jamais.
Je ne veux pas non plus qu'on se rencontre en public, je vous attendrai donc ce soir chez moi."
Je donnai ma lettre au hibou, qui attendait en somnolant, et qui prit son envol en tenant bien serré mon parchemin. En le regardant partir au loin, je me dis que j'avais peut-être était un peu rude dans mes mots. Mais je me rattrapai en pensant que c'était nécessaire. Il fallait que je me barricade, que j'enferme mes sentiments pour pouvoir me confronter à lui.
En attendant que le soir arrive, je passai ma journée à trier les affaires que je voulais emmener avec moi et celles que je voulais laisser ici. Je m'arrêtai seulement quand j'entendis quelqu'un marcher au rez-de-chaussée. Snape, pensai-je en lançant un tempus et en constatant qu'il était 21h25. Je m'armai de courage, respirai un grand coup et entamai la descente des escaliers qui me conduiraient à lui.
POV Severus
Quand la réponse de Potter m'était parvenue, une autre vague de culpabilité m'avait frappée. Encore plus forte. Et de par ce fait, ma journée de cours fut rude, longue et éprouvante.
Je ne cessais de me fustiger pour ce que j'avais osé faire, voulu faire à Potter cette nuit. Ce que j'avais presque réussi à lui faire faire contre sa volonté, à ce qu'il m'avait semblé.
Chaque minutes qui étaient passées, m'avaient rendu crispé. Je ne savais pas du tout comment aborder les choses pendant notre rencontre et devoir le faire sur le lieu de mon presque crime, ne m'enchantait guère.
Mais j'étais un homme, un adulte et je devais assumer mes actes, quels qu'ils soient.
Ce fut donc déprimé au possible et la tête bourdonnante, qu'après le repas du soir, je pris la direction des grilles de l'école. Le chemin dans la noirceur de la nuit et la fraicheur me firent penser que j'avançais vers la mort. Idée idiote. Potter n'allait certainement pas me tuer. Enfin, je l'espérais.
Une fois arrivé, je transplanai pour Grimault Place, près du parc. Je pouvais voir d'ici l'endroit où était dissimulée la maison de Potter. Je restai là, à contempler les numéros 11 et 13. Je regrettais d'avoir envoyé ce parchemin ce matin, cause de ma venue ici, à cette heure de la nuit.
Je n'étais pas un homme qui... avait dû s'excuser dans sa vie, ou si peu, que la chose devenait toujours un combat.
Prenant mon courage à deux mains, me disant qu'un gamin de son âge n'allait pas me faire peur, je traversai la rue vers sa maison. Le vent soufflait dans mes cheveux et à peine étais-je devant la maison dissimulée, qu'il commença à bruiner.
Je récitai l'adresse et les murs bougèrent pour faire apparaître le numéro 12. Je n'attendis pas, et passai la barrière pour frapper à la porte. Il ne fallu que quelques secondes pour que cette dernière s'ouvre. C'était ce maudit elfe qui avait ouvert. Quand il me vit, il secoua la tête et sans plus de cérémonie, disparu dans un bruit de transplanage.
Je pénétrai dans l'entrée de la maison de Potter, où il n'y avait pas âmes qui vivent. Je me mis à marcher vers la première pièce et y jetai un coup d'œil, mais il n'y avait personne.
Sans trop comprendre, je me mis à faire les cents pas dans l'entrée, heureux de ne plus entendre cette bonne vieille Walburga vociférer des insanités.
Je fus interrompu dans ma volonté d'user le plancher déjà abimé, par la voix de Potter qui sonna si... différente à mes oreilles tout à coup :
- Suivez-moi ! Je n'ai pas l'intention de parler avec vous dans ce couloir.
- Bien, dis-je avec froideur devant son ordre.
Je le suivis et il nous fit pénétrer dans le petit salon qui avait changé. Il était plus clair, moins vieillot. Il sentait aussi meilleur que cette ancienne odeur de renfermé.
- Comme je n'ai pas que ça à faire, je vous écoute. Dites ce que vous avez à dire, et vite ! Me dit-il en s'appuyant, les bras croisés, contre la table.
Je le regardai, étonné de son aplomb. Je ne pus que misérablement le dire, et je le regrettai :
- Je suis sincèrement désolé d'avoir eu un tel comportement envers vous Potter.
- Et moi je suis désolé de voir que vous en êtes arrivé à une telle extrémité.
- Pensez-vous sincèrement que j'ai agi comme ça envers vous de gaité de cœur ? Demandai-je.
- Je ne sais pas. Mais en tout cas vous l'avez fait ! Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous l'avez fait ?
- Votre lettre Potter, voilà pourquoi ! Savez-vous ce qu'elle a engendré, votre si belle lettre ? Demandai-je avec ironie.
- Une haine encore plus forte qu'avant ? C'est ce que j'ai compris de votre répartie cette nuit.
- S'il n'y avait que ça, Potter, je ne serais pas venu ici cette nuit, avouai-je en prenant tout à coup place dans le premier fauteuil venu.
La fatigue m'avait rattrapée maintenant que le stress n'était plus là.
- Qu'est ce que cette lettre à engendré de plus alors ? Dites le moi une bonne fois pour toute. Libérez-vous de ce qu'elle a fait et oubliez. De toute façon je vais vous faciliter la tâche, vous pourrez oublier, je quitte Londres dans un mois, me dit-il en s'asseyant sur le fauteuil face au mien.
- Oublier ? Oublier, dis-je en haussant la voix. Mais je ne désire que ça Potter. Oublier vos mots, cette scène décrite. Je voudrais dormir, enfin, une nuit complète sans être hanté par des images que jamais je n'aurai eues sans votre lettre. Alors, dites moi comment oublier ? Vous qui êtes si intelligent. Moi, ça fait trois mois que je vis un enfer, sans sommeil, devenant l'esclave de mon...
Je m'arrêtai là, allant dire « de mon sexe ». Je ne préférais pas qu'il sache cela. Je n'en revenais pas non plus, qu'il ait le toupet de me dire d'oublier. Je ne désirais que ça, depuis ce fameux jour où mes yeux s'étaient brûlés en lisant cette satanée lettre !
- Et vous croyez que moi j'en voulais de ces images ? Vous pensez peut-être que cette situation me plait ? Moi aussi je les vois et les revois toutes les nuits. Moi aussi je dois vivre avec elles et mes sentiments... Mais attendez ! Ne me dites pas que vous insinuez que je suis le fautif de ce qui est arrivé cette nuit ? Que c'est arrivé parce que je vous ai écrit cette lettre ? Me demanda-t-il en se relevant vivement.
- Oui... non, ajoutai-je. Potter, je suis bien conscient qu'on ne choisit pas la personne qu'on aime. Bien que je n'ai jamais vécu moi-même l'expérience. Mais, vous n'étiez pas obligé de m'en faire part de cette manière. Votre lettre à simplement pourrit mon quotidien !
Je peinais à reprendre ma respiration. J'avais parlé d'une traite, sans reprendre de l'air et là, devant son regard furieux, je me sentis petit. Encore plus petit que quand j'étais face à Voldemort. Comment faisait-il ?
- Et bien désolé d'avoir pourri votre quotidien, alors que quand je vous l'ai fait parvenir j'espérais, comme un imbécile amoureux que j'étais, qu'elle vous ouvre les yeux sur moi, et que peut-être il existait une infime chance que mes sentiments soient réciproques. D'ailleurs, maintenant que je le dis à haute voix, je me rends bien compte du ridicule de mon espoir.
J'ouvris et fermai ma bouche. Cet idiot m'avait fait vivre cet enfer juste pour « m'ouvrir les yeux ». Chose totalement impossible. Je ne pus retenir mon corps de bouger seul et je fus devant lui en moins de deux. Il recula contre la table et en faisant abstraction de la peur que je vis dans ses yeux, je dis, en lançant des éclairs avec mes yeux :
- M'ouvrir les yeux ? Tout ce que vous avez fait Potter, c'est me rendre dingue. C'est... c'est me faire faire des choses que je ne veux pas. C'est me faire me réveiller la nuit et m'obliger à me soulager si cela ne s'est pas fait dans mon sommeil si rare. C'est me rendre amorphe parce que je ne fais que penser à vous, à votre corps et votre lettre. C'est m'avoir amené à vouloir aller dans un bordel afin de perdre mon pucelage. Alors Potter, votre envie de m'ouvrir les yeux n'a fait que me plonger en enfer. Un enfer peuplé de plaisir non voulu et de dégoût de soi.
- Vous ne pensez qu'à moi ? Me demanda-t-il en souriant.
- Pardon ?
- Vous venez de dire que vous ne pensez qu'à moi.
- J'ai dit une telle chose ?
Je savais bien ce que j'avais dit et sur le coup, l'entendre me dire cette constatation, me fit voir la vérité en face. Et elle faisait mal. Était-ce là son but premier ? Me rendre fou ? Je n'allais tout de même pas lui dire, la bouche en cœur « Oh Potter, je ne pense qu'à vous chaque jour... je pense à vous étriper, à vous découper, vous et votre lettre. Sans oublier que je souhaite vous faire manger toutes les plumes du monde sorcier et plus encore ». Non décidément, je ne pouvais pas dire une telle chose. Et là, j'avais envie, plus que tout, de lui faire ravaler son sourire.
- Oui. Et aussi que vous vous adonniez au plaisir solitaire dans votre lit. En pensant à moi là aussi ? Et puis que vous êtes encore puceau. Je peux d'ailleurs vous aider à remédier à ce problème vous savez, me dit-il en retournant s'asseoir sur son fauteuil.
- N'avez vous rien compris de ce que je vous ai... avoué ici même Potter ? Demandai-je tout en me disant que non, il n'avait rien compris.
Ou plutôt l'avait-il fait, mais comme il le souhaitait.
- Si ! Mais je fais semblant de ne pas avoir clairement compris que vous ne supportez pas l'idée que j'ai pu vous amener à sortir de votre vie de moine abstinent. J'ai fait sauter un engrenage dans votre train-train quotidien et rien ne va plus pour vous. Et ce qui vous abject sûrement le plus, c'est que c'est moi qui ai fait ça, en vous imposant mes sentiments que vous ne voulez pas.
Je... je... Je ne pouvais que courber l'échine devant cette vérité qui faisait mal. Potter avait trouvé...
Je me sentis las et m'enfonçai dans le fauteuil, fermant les yeux. Je voulais revenir à avant, avant cette lettre, avant ce changement si important dans ma vie. Je voulais retrouver mes habitudes, celles qui m'avaient aidé à garder la tête haute avec la guerre.
Je ne voulais pas de ce que Potter avait engendré, je ne le désirais pas. Alors pourquoi ne pouvais-je pas oublier ?
Je ne sus depuis combien de temps, mais je me rendis compte que je pleurais à l'eau salée heurtant mes lèvres. J'ouvris les yeux et vis l'inadmissible. Je... j'avais pleuré devant Potter, pour une chose aussi futile que ça ! Ma honte n'en était que plus forte en cet instant. Je me levai pour partir loin d'ici, mais une fois debout, je chancelai.
POV Harry
Quand j'avais vu les larmes couler de ses yeux, je n'avais pas osé bouger. C'était la première fois qu'il me montrait un sentiment autre que la haine, même si c'était sûrement involontaire de sa part. J'étais moi même bouleversé de voir ce que ma lettre avait engendrée. Si c'était à refaire, je ne le referais pas. Je n'avais pas voulu le faire souffrir en faisant ça, et c'était apparemment ce que j'avais réussi à faire.
Pourtant, malgré tout, une partie de moi était un peu heureuse de voir que je l'avais fait réagir. Mais pas assez, le fait qu'il ne pense qu'à moi, ne voulait pas dire ce que j'aurais aimé. Quand il ouvrit les yeux, des émotions que je n'aurais pas voulu voir, passèrent dans ses yeux et il se releva. Mais il chancela, alors je me précipitai pour lui éviter une chute. Je le pris dans mes bras et le forçai à se rasseoir. Quand ce fut fait, je me tournai vers le bar et nous servis deux Whisky pur feu. Je revins vers lui et lui tendis un verre en lui disant :
- Tenez, je crois que vous en avez besoin.
Il prit le verre et le porta à sa bouche si fine, si tentante, si... Stop ! Je ne devais pas laisser mes sentiments prendre le pas ! J'allai me rasseoir, toujours face à lui et bus une gorgée à mon tour. Je n'étais plus en colère contre lui, contre ce qu'il avait fait, mais j'étais triste de voir ce que je lui inspirais. Une idée me vint alors en tête et je la lui exposai, en essayant de ne pas laisser ma voix trahir ce que je pensais réellement de cette idée :
- Vous êtes tout excusé pour cette nuit. Je suis désolé d'avoir perturbé votre vie. Si vous le souhaitez, je peux vous lancer un sort d'oubliette. Je vous promets que vous n'entendrez plus jamais parler de moi ou de mes sentiments.
- Je ne suis pas pour ce sort, il est trop instable. Je vais vous laisser, je vous ai assez prit de votre temps précieux.
Il avala cul sec son verre et grimaça. Il le posa sur la table basse et prit ensuite le chemin de la sortie.
- Attendez ! Lui criai-je en me précipitant à sa suite.
- Que voulez-vous ?
- Je... Non, rien. Désolé. Rentrez bien, lui dis-je en enfouissant, de gène, la tête dans mes épaules.
- Vous n'allez tout de même pas me torturer avec un non dit ! Crachez le morceau, entendis-je.
Cracher le morceau ? Mais je n'avais pas eu l'intention de lui dire quoi que se soit. J'avais voulu, dans un élan suicidaire, aller l'embrasser. Et là, je ne pouvais pas faire ce que je souhaitais si ardemment une minute auparavant. Merlin, que c'était compliqué ! Pourquoi avait-il fallu que je tombe amoureux de la seule personne qui ne pouvait pas accepter ce fait ?
- Ce n'était pas important, laissez tomber.
- Soit.
Le voyant prendre le couloir vers la porte de sortie, je le suivis, étant quand même quelqu'un de poli qui se devait de raccompagner son hôte sur le pas de la porte. Quelle excuse minable j'utilisai à ce moment précis. La seule raison pour laquelle je le suivais, était que je voulais profiter des derniers instants en sa présence. Mais quand il posa sa main sur la poignée de la porte d'entrée, ma raison me laissa tomber et je lui criai précipitamment, une nouvelle fois :
- Attendez !
- Allez-vous enfin me dire ce que vous avez à dire au lieu de crier ainsi !
- Je... je... Et merde !
Sans me préoccuper de ce que je venais de dire, je l'attrapai par les épaules, le tournai complètement face à moi et posai mes lèvres sur les siennes.
Il resta immobile et ne répondit pas à mon baiser. Je savais que je devais m'attendre à cette réaction, alors je le relâchai et m'éloignai de lui. Je baissai les yeux et attendis qu'il cri après moi pour ce que j'avais osé faire.
Au lieu de ça, je sentis mon visage être redressé et une bouche se posa sur la mienne.
Surpris, ce fut à mon tour de ne pas répondre à ce baiser, mais je redescendis vite sur terre quand je l'entendis grogner de mécontentement contre mes lèvres. Je passai mes bras autour de son cou et me collai à lui en y répondant enfin. Je fis jouer ma langue contre ses lèvres pour qu'il me cède le passage, voulant intensifier l'échange. Mais il ne le fit pas et se recula pour me fixer et me dire :
- Ne me demandez pas pourquoi...
Il reprit ensuite mes lèvres et c'est lui qui me demanda le passage, que je lui accordai avec plaisir. Nos langues se cherchèrent violemment, essayant de prendre le pas sur l'autre. Ne voulant pas le mettre en rogne, je lui cédai le soin de mener la danse. Et ce fut plus doucement que sa langue entraina la mienne. Je me sentis fondre sous les sensations de ce baiser, et mes jambes commencèrent à flageoler. Il passa ses bras autour de ma taille et me maintint contre lui, m'évitant ainsi une chute. Quand il arrêta le baiser pour reprendre son souffle, je lui demandai, ayant l'esprit embrouillé :
- Et maintenant, je dois faire quoi ?
- Faites comme si vous rêviez, me répondit-il dans un souffle.
- Et si je ne veux pas que se soit un rêve, que je veux que ce soit du concret, qu'est ce que vous allez faire ? Fuir ?
Il secoua la tête et me dit :
-Je ne sais pas, peut être, oui, non. Je suis perdu Potter et je vous conseille de profiter de cette occasion le temps que mon désir surpasse ma raison.
- Donc vous me désirez en fin de compte ? Demandai-je avec un petit sourire détaché.
- Non. Je désire ressentir ce que votre lettre fait ressentir à mon corps la nuit.
- Et ça ne revient pas au même ? Vu que je suis l'auteur de cette lettre.
- Arrêtez avec vos questions et faites ce que vous avez à faire !
Je souris et m'avançai pour retrouver ses lèvres si tentantes. Mais juste avant de l'embrasser, je lui dis :
- J'ai donc raison, vous me désirez !
Je ne le laissai pas répliquer et l'embrassai. Comme avant, je le laissai mener le baiser à son rythme, ne voulant pas prendre plus, en m'imposant, que ce qu'il voulait bien m'offrir.
Voilà, la suite tant demandée, est postée ! Elle fait 11 pages et 4.172 mots.
Nous attendons avec impatience vos impressions !
Jes Cullen-Malfoy : Et bien voilà, vous êtes au bout de cette suite à la suite, lol. N'ayez crainte, il y en aura une autre. Mais pas tout de suite. J'espère que celle-ci vous a plu. Je ne vais pas tarder et vous donne rendez-vous demain pour nos lecteurs et lectrice de la fanfiction "Harry Potter 6, De la Haine à l'Amour". Bisous (^-^)
Emmoirel-For-Drarry : Voilà, j'espère que ce petit chapitre vous aura plu. N'hésitez pas à nous le dire en review ^^. Je vous souhaite une bonne semaine, et je dis à demain à celles et ceux qui suivent "HP 6, de la haine à l'amour" ^^
(^-^) Jes Cullen-Malfoy
ET
Emmoirel-For-Drarry and Emmoirel-For-Snarry
**Doublement « Yeux de chat Potté »**
**Laissez-nous une review please**
Version corrigée mise en ligne le 9 février 2012
