Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


POINT DE VUE DE BELLA :

J'étais assise sur mon nouveau lit en train de lire pour la énième fois Les Hauts de Hurle-Vent, quand on frappa à ma porte. Je posais mon livre et allais voir qui c'était. C'était la jeune fille blonde de tout à l'heure.

« Bonjour Bella, je m'appelle Jane ! » me dit-elle d'une voix enfantine. « Je peux entrer ? »

« Fais comme chez toi ! » lui dis-je en retournant à mon ouvrage.

« Je ne sais pas ce que tu as en tête par rapport à Demetri, mais je veux que tu saches que je suis à cent pour cent avec toi ! » m'avoua-t-elle.

Je posais le livre une deuxième fois, et la regardais en fronçant les sourcils.

« Explique-toi ! » la pressai-je, curieuse.

« Disons que, de le voir perdre les pédales à cause d'une humaine, ça m'amuse, et je ne suis pas la seule à le penser ! » expliqua-t-elle. « D'ailleurs, tu plais beaucoup à Félix ! »

« Même si j'avoue qu'il est plutôt pas mal, je n'ai pas du tout envie de me caser. J'ai plutôt envie de m'amuser ! » dis-je.

« Avec Félix, il n'en sera pas autrement ! » ricana-t-elle.

Je la suivis dans son hilarité quand elle me dit :

« Allez, dis m'en plus sur toi ! »

Au moment d'ouvrir la bouche, mon estomac se manifesta.

« C'était quoi ça ? » prit peur Jane.

« Mon estomac. L'humaine doit se nourrir ! » répondis-je.

« On a fait remplir les cuisines exprès pour toi. Viens avec moi ! » me dit-elle, un sourire en coin.

Je la suivis donc à travers les couloirs, mais contrairement à Demetri, elle marcha à mon allure. Nous arrivions dans une cuisine, et je lâchais un :

« Wow ! »

Jane se mit à rire devant mon, étonnement. Ouais on va dire ça !

« Fais comme chez toi ! » me dit-elle. « Je reviens dans dix minutes alors, essaie de ne pas te blesser pour pas que tous les vampires de château ne rapplique ! »

« Je vais essayer ! » lui dis-je en faisant un clin d'œil.

Elle quitta les cuisines et je regardais donc ce qu'il y avait dans les placards et l'immense frigo. J'avais le choix. Je décidais donc de me faire quelque chose d'assez simple. Je pris une casserole que je remplissais d'eau avant de la faire bouillir, et de préparer une petite sauce bolognaise à côté. Je suis en Italie alors, autant cuisiner italien. Au bout de vingt minutes, je sentis une présence derrière moi au moment où je versais la sauce sur mes pâtes, donc je me retournais et sursauta avant d'étouffer un juron. A l'entrée de la cuisine se trouvait le jeune garçon qui était près de Jane dans la salle du trône.

« S'il y a bien une chose que je déteste chez vous les vampires, c'est de toujours arriver dans notre dos sans vous annoncer ! » répliquai-je.

« Navré, Miss Bella. Je ne voulais pas vous faire peur ! » s'excusa-t-il.

« Fais comme tout le monde et appelle-moi Bella tout court. Miss ça fait un peu trop princesse et je n'aime pas trop ça ! » lui dis-je en m'installant à table.

« Comme vous voudrez ! » acquiesça-t-il.

« Et arrête le vouvoiement. D'accord t'as plusieurs décennies, voir des siècles d'avances sur moi, mais ce n'est pas une raison pour faire des démonstrations de jeune homme bien éduqué ! » lui sommai-je.

« Bien, Bella ! » dit-il en souriant.

« Et, tu es ? » demandai-je.

« Alec. Je suis le frère de Jane ! » répondit-il.

« Ok et, en parlant de Jane, elle est où ? Elle devait me rejoindre ! » m'étonnai-je.

« Elle ne va pas tarder, elle aura juste un peu de retard car elle s'entretient avec nos Maîtres ! » m'expliqua-t-il.

« Ok ! » fis-je simplement avant de m'attaquer à mon repas.

Pendant que je mangeais, je ne pouvais m'empêcher de détailler Alec. Il était très attirant.

« Tu devrais arrêter de me regarder comme ça si tu ne veux pas que Demetri devienne méchant avec toi ! » me dit-il.

« Qu'est-ce que ce prétentieux vient faire là-dedans ? » demandai-je tout en détaillant son visage.

« Je n'ai pas le droit de t'en parler. Il faudra attendre de discuter avec les Rois, et surtout avec Marcus qui te dira les liens que tu entretiendras avec chacun d'entre nous ! » me répondit-il.

Je me mis à rire tellement la situation était ridicule.

« Qu'est-ce qui te fait rire ? » demanda-t-il.

« Alors ça c'est la meilleure. Je vais me faire dicter ma conduite par des vampires ! » ironisai-je.

« Ce n'est pas une dictature de conduite. C'est seulement pour t'aider à savoir quels genres de relations tu auras avec les gens au sein du château. Relation amicale, fraternelle, une relation amoureuse ! » expliqua-t-elle.

« Alors là tu vois, j'ai déjà eu le cœur brisé une fois, et je n'ai pas l'intention de m'attacher à qui que ce soit, et encore moins de tomber amoureuse. Ce que je veux, c'est m'amuser et me payer du bon temps ! » lui dis-je en lavant mon assiette.

« J'en connais un à qui ça ne va pas plaire du tout ! » dit Alec.

Je me retournais vers lui, curieuse.

« Tu parles de Demetri ? » questionnai-je. Il acquiesça. « Et bien tu vois mon cher Alec, je n'en ai rien à faire de ce qu'il peut penser. Maintenant sois gentil et reconduis moi à ma chambre. Je risque de me perdre ! »

Il m'aida à rejoindre ma chambre, et une fois devant ma porte, je lui fis face, et décidais de le remercier d'une façon, peu commune.

« Merci ! » lui dis-je.

« De ri… »

Je ne lui laissais pas le temps de répondre que je posais ma bouche sur la sienne. Le baiser était gentil, et comme il ne réagissait pas comme je le voulais, je détachais ma bouche de la sienne et lui dis :

« La prochaine fois, sois plus réceptif ! »

Je l'embrassais une dernière fois avant de rentrer dans ma chambre et de poursuivre ma lecture avant de me mettre en pyjama et de me coucher. Après tout, je suis encore humaine !

POINT DE VUE DE DEMETRI :

Je sortais du bureau de Marcus qui souhaitait me voir pour me parler, et j'étais complètement choqué. Bella était mon âme-sœur. Celle que je cherchais depuis si longtemps. C'est donc pour ça que je ressentais cette attirance envers elle, et ce besoin constant d'être auprès d'elle. Je me dirigeais donc jusqu'à sa chambre pour lui parler, mais je sentis l'odeur d'Alec mélangée à celle de Bella. Arrivant dans le couloir où était la chambre de Bella, je me figeais net devant la scène qui s'offrait à moi. Bella était en train d'embrasser Alec. Je me cachais pour ne pas qu'ils m'aperçoivent, et attendis.

« La prochaine fois, sois plus réceptif ! »

Elle va voir elle plus réceptif. Elle est à moi, et à personne d'autre. J'entendis des pas et je reconnu Alec. Quand il passa près de moi, je lui barrai la route en le plaquant contre le mur, une main sur la gorge.

« Demetri, écoute, c'est elle qui m'a embrassé ! » me dit-il.

« Oh oui, je vois. Pourtant tu sais ce qu'elle représente pour moi ! » grondai-je.

« Putain Demetri, je le sais très bien ! » s'énerva-t-il en me repoussant. « Et si elle compte autant pour toi, tu devrais arrêter de coucher avec ma sœur et Heidi ! »

« Merci du conseil, c'était prévu ! » crachai-je avant de me diriger vers la salle d'entraînement.

J'avais vraiment besoin de me défouler. Cette fille va me rendre cinglé !

POINT DE VUE DE BELLA :

Je fus tiré de mon sommeil par la sonnerie de mon téléphone portable. J'ouvris donc les yeux en grognant de frustration et prit l'appareil. Je ne pris même pas la peine de regarder qui c'était, et décrochais.

« Allô ? »

« Bella ? »

Je me redressais à l'entente de cette voix que je n'avais pas entendue depuis plus de six mois.

« Alice ? »

« Oh Bella, Dieu merci tu vas bien. Tu peux me dire ce que tu fais chez les Volturi ? »

« Aro a entendu parler de moi et de ma faculté à résister à certains pouvoirs alors, il m'a envoyé son toutou fidèle à Turin, et me voici ! »

« Ouais, j'ai vu Demetri te sauver de Victoria mais, attends, pourquoi tu l'appelles le toutou ? »

« Parce qu'il réagit comme un chien de garde, et parce qu'il m'emmerde ! »

Elle éclata de rire, et j'entendis une autre personne rire.

« Qui est avec toi ? »

« C'est Jasper. D'ailleurs il t'embrasse ! »

« Est-ce qu'il est dans les parages lui aussi ? »

« Non. Jazz et moi sommes seuls. On est en Australie ! »

« Tu diras bonjour aux Kangourous de ma part ! »

« Ecoute Bella, sache que je n'étais pas d'accord pour partir. Emmett et les autres non plus mais, Edward est tellement borné et convaincant ! »

« C'est bon Alice, j'ai décidé de ne plus me laisser pourrir la vie par lui. Je vais donc profiter de mes derniers jours d'humanité avant de commencer ma nouvelle vie ! »

« Je vais appeler Aro pour lui demander si je peux venir te rendre visite ! »

« Ce serait génial ! »

« Alors écoute-moi, je vais te dire un petit truc au sujet de Demetri et de ce que tu as l'intention de lui faire subir : je suis à fond avec toi ! »

« Même s'il en vient à me tuer ? »

« Il ne te tuera pas Bella. Tu es sa vraie compagne ! »

« Wow, wow, wow, tu peux répéter ? »

« Marcus ne te l'a pas encore dit ? »

« Non, il ne m'a rien dit parce que comme je l'ai dis à Alec, je me fou de savoir quels genres de liens je vais avoir avec eux. Je refuse de me faire dicter ma conduite. Demetri est mon âme-sœur ? »

« Oui Bella ! »

« Oh Mon Dieu. Je crois que je vais vomir ! »

Je l'entendis ricaner.

« Bella, si tu as envie de t'amuser et si tu n'es pas prête à être avec lui, alors fais comme bon te semble. D'ailleurs, j'ai eu une petite vision de toi, et ce n'est pas ce que va te dire Marcus qui va t'empêcher de le faire ! »

« M'empêcher de faire quoi ? »

« A méditer ma chère Bella. Je te laisse deviner ! »

« Je ne suis pas extra-lucide comme toi, Lilice ! »

« Que veux-tu, y en a qu'une des comme moi ! »

« Un conseil, arrête de faire les magasins ! »

« Oh, tu veux ma mort ou quoi ? Qu'est-ce que je deviendrai moi sans magasin ? »

« T'es désespérante Alice ! »

« Jane va arriver. Je te laisse ! »

« Au revoir Alice. Tu me manques ! »

« Tu me manques aussi Bella ! »

A peine je raccrochais, que la porte de ma chambre s'ouvrit sur Jane.

« T'as de la chance que je sois descente ! » m'amusai-je.

« Désolé Bella. Je suis juste venu pour te dire que les Rois désirent te voir ! » me dit-elle.

« Laisse-moi le temps de me doucher et j'arrive ! » dis-je en me levant.

« Je t'attends devant la porte ! » dit-elle avant de sortir de la chambre.

Je pris le nécessaire et parti sous la douche. Ça faisait un bien fou ! Je me séchais les cheveux à la va vite, me brossais les dents et m'habillais d'un jean, d'un débardeur noir et d'une paire de converse. Je mis mon téléphone dans ma poche et rejoignis Jane.

« Tu n'as pas faim ? » me demanda-t-elle alors qu'on arrivait à l'accueil.

« Pas pour l'instant ! » répondis-je.

Elle ouvrit les portes de la salle du trône.

« Bonjour Bella. Comment trouves-tu ta chambre ? » demanda Aro.

« Elle est parfaite. Merci ! » répondis-je.

« Jane va t'emmener faire du shopping ! » me dit-il.

« Oh non ! Pitié tout mais pas ça ! » réfutai-je.

« Il te faut des vêtements ! » m'informa Aro.

« Je déteste faire les magasins ! » avouai-je.

« Je suis navré Bella, mais tu n'as pas le choix ! » me contredit-il.

« Je suis maudite ! » marmonnai-je.

Et voilà comment deux heures plus tard, je me retrouvais dans le plus grand centre commercial de Milan en train de chercher des vêtements pour ma nouvelle vie.

« Comment se fait-il que tu sois la seule à être venu pour le shopping ? » demandai-je en prenant un jean qui me plaisait.

« Chelsea est en mission et Heidi ne t'aime pas ! » répondit-elle du tac-o-tac.

« Et je peux savoir ce que je lui ai fais à cette Heidi ? » m'étonnai-je.

« Demetri ! » dit Jane.

« Demetri ? » répétai-je.

« Elle est amoureuse de Demetri depuis des siècles, mais Demetri n'est avec elle que pour le sexe. C'était pareil avec moi et ça ne me gênait pas, jusqu'à ce que j'apprenne un truc que tu sauras un peu plus tard ! » m'expliqua-t-elle.

« Je lui laisse volontiers ce prétentieux ! » dis-je en allant aux cabines d'essayages.

Après une pause déjeunée, pour moi, on partit dans une boutique de lingerie, et une boutique de chaussure, avant de rentrer à Volterra. J'avais les pieds vraiment en compote.

« Combien il y a de sacs au faites ? » demandai-je.

« Trente sept ! » répondit Jane.

« C'est le nombre de sac que rapporte Alice en une seule journée de shopping, et rien que pour elle ! » riais-je.

Jane accéléra et je maudissais intérieurement cette manie qu'avaient les vampires de toujours rouler trop vite. Chargés de sacs, nous traversions les couloirs du château jusqu'à ma chambre quand la réceptionniste nous interpella.

« Qu'y a-t-il Gianna ? » questionna Jane.

« Les Maîtres veulent vous voir ! » informa-t-elle.

Nous partions dans la salle du trône et une fois dans la salle, Félix étant à ma droite, je lui tendis mes sacs.

« Tiens rends-toi utile et prends-les. C'est trop lourd pour moi ! » me plaignis-je.

« Mais avec plaisir ! » me sourit-il.

Il me prit les sacs et je lui déposais un baiser sur la joue pour le remercier. Un grognement sourd se fit entendre et en regardant à ma gauche, je vis Demetri.

« Rentre tes crocs et regarde ailleurs si ça ne te plait pas ! » lui dis-je avant de m'avancer jusqu'à Jane.

« Comment s'est passé cette journée ? » demanda Aro.

« Très bien Maître ! » affirma Jane.

« Parle pour toi, t'es infatigable ! » soupirai-je.

« Bella, j'ai eu un très curieux appel téléphonique tout à l'heure. Alice Cullen m'a appelé ! » me dit-il.

« Ah bon ? » m'étonnai-je.

« Ne prends pas cet air étonné Bella. Elle m'a dit qu'elle t'avait téléphoné ! » sourit-il.

« Je vois ! » soufflai-je.

« Bien entendu, j'ai accepté sa requête de venir te rendre visite. Elle sera là dès demain matin ! » poursuivit-il.

« Merci de me laisser l'opportunité de la revoir ! » remerciai-je.

« C'est tout naturel Bella ! » s'exclama-t-il. « Maintenant, il nous faut parler de ta future transformation ! »

« D'accord euh, qui me transformera ? » questionnai-je.

« Ce sera Demetri ! » répondit-il.

Plutôt crever !

« Plutôt me jeter au milieu d'une armée de nouveau-né que de le laisser planter ses crocs dans ma nuque ! » rétorquai-je.

Le grognement sourd et familier de Demetri retentit.

« Tu sais rien faire d'autres que grogner ? » m'exaspérai-je.

Du coin de l'œil, je vis Jane réprimer un fou rire.

« Nous en reparlerons, en attendant, je crois que tu as besoin de te reposer Bella ! » me dit Aro.

J'acquiesçai et suivis Jane hors de la salle, Félix à nos basques. Une fois dans ma chambre, je me laissais tomber sur le lit.

« C'est bon Félix, tu peux nous laisser ! » entendis-je dire Jane.

La porte se ferma.

« Tu veux que je t'aide à ranger tes affaires ou tu le feras ? » me demanda-t-elle.

« Je le ferai ! » répondis-je.

« Appelle-moi si tu as besoin de quelque chose ! » me dit-elle.

« No problemo ! » répliquai-je.

La porte s'ouvrit et se referma. Je fermais les yeux durant quelques minutes, quand j'entendis la porte s'ouvrir de nouveau.

« Jane, je t'ai dis que je me débrouillerais ! » soufflai-je.

Une main glacée sur ma gorge me fit sourire.

« Qu'est-ce qui te fait sourire ? » demanda-t-il.

« Demetri, tu as de drôle de manière de traiter une femme ! » m'esclaffai-je avant d'ouvrir les yeux.

Son visage était dur, et il était très en colère.

« Qu'est-ce que tu veux ? » demandai-je à mon tour.

« T'as embrassé Alec ! » grogna-t-il.

« Ouais, même s'il n'a pas vraiment réagit. Peut-être que Félix réagira ! » ricanai-je.

La poigne autour de ma gorge se resserra, me faisant taire.

« Pourquoi tu fais ça, alors que tu es à moi ? » gronda-t-il.

« Je n'appartiens à personne. J'ai déjà assez souffert par amour, et je ne veux pas que ça se reproduise. C'est pour ça que je flirte avec Alec et Félix, et que je te rends la vie impossible. Parce que ça m'amuse ! » répondis-je en posant mes mains sur son torse.

« Alec et Félix seront comme des frères pour toi, alors n'y pense même pas ! » me dit-il.

« T'as fini ? » demandai-je.

« Pas encore ! » dit-il.

Il posa sa bouche sur la mienne et m'embrassa fougueusement. Pourquoi chaque fois qu'il m'embrasse, je me sens fondre de part en part ? Il a beau être mon vrai compagnon comme me l'a dit Alice ce matin, mais je refuse de tomber amoureuse une nouvelle fois. Lorsqu'il rompit notre baiser, me laissant sans voix, il me chuchota :

« Je reviendrais te voir ce soir, et te faire ressentir ce qu'aucun homme à part moi ne pourra te faire ressentir ! »

Je ne répliquai pas.

« Et ne dis plus jamais que tu n'appartiens à personne, parce que c'est faux ! » termina-t-il. « Tu m'appartiens ! »

Il m'embrassa une dernière fois avant de sortir de ma chambre. Complètement chamboulée parce qu'il venait de se passer, je pris quelques minutes avant de me ressaisir et de ranger minutieusement tous les vêtements et chaussures que m'avait acheté Jane. N'ayant pas très faim, je troquais mes vêtements actuels contre un pantalon de survêtement et un-t-shirt avant de me caler sous la couverture. Je pris mon I-Pod et je m'endormis au son de My Love de Sia !

POINT DE VUE DE DEMETRI :

« Vous m'avez demandé Maître ? » demandai-je en entrant dans le bureau de Marcus.

« Oui mon garçon ! » acquiesça-t-il. « Comment cela se passe-t-il avec Bella ? »

« Elle est têtue, orgueilleuse, bornée ! » lui dis-je.

« Un peu comme toi ! » dit-il.

« Il y a forcément une erreur. Comment cette fille peut-elle être ma compagne si elle se met à flirter avec Félix et Alec ? » m'étranglais-je.

« Elle a beaucoup souffert à cause de ce Edward. Elle a juste besoin de temps ! » me dit-il.

« Mais moi je n'en peux plus de la voir agir comme ça. Le ton sur lequel elle me parle est assez difficile à supporter, mais de la voir embrasser Alec sans gêne me donne envie de tuer le premier venu ! » m'emportai-je.

« Elle ne pourra pas continuer éternellement ce jeu-là. Aie confiance mon garçon. Prouve-lui qu'elle peut avoir confiance en toi ! » me conseilla-t-il.

Il me congédia et je décidais de retourner voir Bella pour lui parler mais gentiment cette fois. En chemin, je croisais Heidi.

« Demetri, enfin je te trouve ! » minauda-t-elle.

« Que me veux-tu ? » demandai-je, pressé.

« Je voulais te proposer d'aller dans ma chambre et de nous amuser un peu tous les deux ! » me dit-elle en souriant.

« Ecoute, Heidi, c'était bien toi et moi mais, ce n'était que du sexe, du moins pour moi. Je ne suis pas amoureux de toi ! » répliquai-je.

« C'est cette sale petite humaine qui te fais réagir comme ça ? » cracha-t-elle.

« Prends garde à ce que tu dis ! » le prévins-je.

« Elle s'immisce entre nous, et te détourne de moi. Je vais la tuer ! » grogna-t-elle.

Avant qu'elle ne puisse faire un mouvement, je la plaquais contre le mur et resserrais ma prise sur sa gorge.

« Tu touches à un seul cheveux de Bella, et je te tue de mes propres mains ! » la menaçai-je.

Je vis dans son regard qu'elle avait peur. Parfait ! Je la relâchais et partis en direction de la chambre de Bella. Je tapais à la porte, mais rien. J'entrais donc et la chambre était plongée dans le noir. Je m'approchais du lit, m'accroupis et un sourire se dessina sur mes lèvres. Bella dormait paisiblement, la musique dans les oreilles. J'avais prévu de lui montrer à quel point je l'aimais à travers des caresses et des baisers, mais en la voyant dormir aussi bien, je me ravisais et m'assis sur une chaise près du lit et la regardais dormir toute la nuit.