Sur terre, dans une structure hermétiquement fermées, coupant tout contact à l'atmosphère irrespirable, le président Forthright écoute les explications de son assistant : »…nos sondes sont revenues avec des nouvelles plus que mauvaises au sujet de l'état de la planète, qui ne semble pas en voie de se régénérer.
-Il semblerait que je n'ai pas le choix d'envoyer un message aux vaisseaux d'exil comme quoi cette planète est plus qu'inhabitable.
- Nous devons être patients, laissons la nature faire son travail.
- Vous plaisantez ? Avez-vous réfléchit aux conséquences ?
- !
- Imaginez que ça soit vrai, comme dans mon précédent message. Les gens reviendront, et est-ce qu'ils consommeront comme avant ? Sûrement pas !
- Alors, vous avez menti ?
- Oui et non. Je les tiens dans le creux de la main, ils continuent de consommer BnL. Je refuse que cela s'arrête.
- Et si la planète fini par se régénérer ?
- Même si c'est le cas, je vais instaurer un protocole bien spécial, je vais de ce pas envoyer le message. Que l'on démarre mon vaisseau privé !
- Bien Monsieur. »
Sitôt dit, le message fut enregistré et envoyé au vaisseau mère.
Le lendemain, Sarah était en train de travailler dans le laboratoire. Auto, la contact : » Bonjour Sarah, comment vas-tu ce matin ?
- Bonjour, Auto.
- Je…J'ai comme qui dirait reçu un message étrange.
- D'accord, je termine ce que je fais et j'arrive. »
Sur le pont, Auto montre ce qu'il a eu. La vidéo est diffusée sur l'écran, et sur le coup, Sarah tape du poing sur le pupitre en balbutiant : » Ce n'est pas possible !
- Sarah…
- Il n'a pas le droit, je suis sûre que c'est une de ces stratégies dont il a le secret ! Trop c'est trop ! » Sarah, tape sur le clavier et ouvre une vidéoconférence avec le PDG de BnL en personne, celui constate la liaison et s'adresse à Sarah : » Oh…Bonjour, Mlle Reaves, comment allez vous ? Et votre père ? Puis-je connaitre la raison de notre entretien si soudain ?
- Balivernes ! Je vais droit au but ! C'est quoi ce message ridicule que nous venons de recevoir…
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
- Directive A113, complète Auto.
- C'est une idée intéressante, mais…non.
- Arrêtez, c'est quoi cette histoire que nous devons rester dans l'espace ?
- Ainsi, vous avez pris connaissance du message censé être top secret. Comment l'avez-vous obtenu ?
- Cela ne vous regarde pas.
- Bien au contraire ! Cet exil devait durer seulement quatre petites années !
- C'est dans votre intérêt à tous que j'ai inscrit de procédé. Et d'ailleurs, j'ai donné cet ordre à votre pilote automatique. » Elle se retourne vers Auto et lui demande : » Est-ce vrai Auto ?
- Oui.
- Alors oublie ce qu'il a dit et ordonné ! Il cherche à nous manipuler !
- Désolé Sarah.
- Pas de panique, je vais te retirer ça…, s'approchant du pupitre, quand à vous…, Fixant le PDG, vous n'avez pas fini d'en entendre parler !
- C'est que nous verrons, » Il appuie sur une touche et des robots de sécurité font éruption sur le pont. Il dit d'un ton macabre : » Emmenez la.
- Hein quoi ? Non !» elle se fait saisir, Auto donne l'ordre : » Stop !
- Inutile, pilote automatique, j'ai ordonné qu'ils m'obéissent en priorité.
- Vous êtes…le diable en personne… !
- Je vois que ta programmation dépasse toutes mes espérances. Trop même.
- Lâchez Sarah, tout de suite !
- Elle en sait trop, c'est pour le bien de tous. »
Auto revoit la scène où Sarah pleure d'avoir abandonné son foyer. Et reprends : » Mais ces gens ont leur racines sur Terre, leur maison, leur patrie…
- Silence ! Tu ignores tout. Si tu refuses d'obéir, tu sais ce qui t'attends.
Il regarde Sarah qui a les yeux emplis de larmes. Auto se déploie et hurle : » Je ne veux plus jamais voir Sarah pleurer ! » Il sort son électrochoc et menace les robots de sécurité. Il dit d'un ton plus calme : » Relâchez-la. ». Le PDG entre dans une colère noire et donne l'ordre : » Détruisez-le.
- Auto, fuis ! Les robots et les machines n'ont aucun droit, et tu le sais., elle fini par se dégager et essaie d'ouvrir la porte, oh non c'est fermé.
- La situation devient critique. »
Les robots soumis s'approchent armes pointée sur Auto. Sarah tente de supplier le PDG : » Arrêtez, pour mon père, c'est toute sa vie. Vous n'avez pas le droit.
- Je ne tolère pas son attitude.
- C'est bien plus qu'un frère pour moi ! C'est… » Elle regarde son meilleur ami avec un regard profond.
Auto souhaite de tout son être de lui rendre son regard. Les robots exécutent les ordres et tirent, Sarah se met en travers de la trajectoire.
Auto la voit tomber sèchement. Le PDG ouvre de grands yeux avec un visage d'horreur et se déconnecte. Il donne l'ordre à son bras droit : » Cette affaire ne doit surtout pas s'ébruiter.
- Bien monsieur, je fais le nécessaire. »
Sur l'Axiom, Auto fait fuir les robots et se penche sur Sarah qui agonise. Il regarde les taches rouge sur sa blouse et dit : »Tu saignes. Ce n'est pas grave au moins… ?
- Auto, ce n'est pas juste de simple petites coupures.
- Tiens bon ! » Les infirmiers frappent à la porte toujours verrouillée. Il tente de les ouvrir à distance mais en vain, l'ouverture a été codée. Sarah caresse le visage de son ami et dit avec douceur : »Je suis si fière de toi.
- J'ai une idée bouge pas. » Il fait sortir un caisson et soulève la jeune femme puis la dépose dans le réceptacle. Au pied de lit, tapotant sur un clavier, il ajoute : » La cryogénisation a non seulement le pouvoir de maintenir en vie mais aussi de soigner. Dans quelques jours, tu iras mieux, tu verras.
- Alors, bonne nuit Auto.
- Bonne nuit, Sarah. »
La vitre se referme sur elle, et la couchette se remplie d'une fumée blanche. Et elle réapparait comme figée. La couchette est envoyée dans la section de stase.
Le PDG réapparait visiblement toujours en colère et ajoute : » Tiens, tiens, qu'as-tu fais de ta petite protégée mourante ?
- Trop tard, elle vient de mourir. Elle a été emmenée…dans le plus grand secret pour l'intérêt des siens» menti Auto.
- He bien tant mieux, ricane-t-il, j'ai justement de quoi te consoler.
- Qu'est-ce ?
- Un reformatage.
- Comment ?
- Puisque tu ne peux être détruit, et qu'il faut arrêter ce gâchis. J'ai décidé de réécrire ta personnalité en obéissant aveuglément à ce que J'AI décidé !
- Non, arrêtez ! »
Le processus se met en marche. Auto se sent vidé de tout ce qui lui est cher. Les images de toute son existence défilent dans son esprit mais à l'envers. L'image de Sarah qui s'efface en lui, il ressent également la sensation de tristesse. Puis, tout devient noir.
