Hello !
Hop, j'enchaîne vite sur ce coup-là, mais il se trouve que j'étais inspirée... ;) Je dois vous avouer que je me suis beaucoup, beaucoup amusée à écrire ce chapitre. J'espère qu'il vous divertira aussi :)
Ici, nous découvrons l'identité du mec-mystère d'Ichigo, et quant à l'ex-mystère de Byakuya, c'est pour le prochain chapitre :)
Enjoy !
CHAPITRE TROIS : No-Holloween - Partie 3
I
Renji somnolait dans une béatitude presque parfaite quand une voix cruellement familière le tira de sa transe :
« Oï, Renji ! Qu'est-ce que tu fous dans le lit de Byakuya ?! »
Il se redressa brusquement. Ichigo était assis sur le rebord de la fenêtre, sourire goguenard aux lèvres.
« À ton avis, abruti ?! l'engueula Renji. C'est plutôt à moi de te demander ce que tu fiches à sa fenêtre ! »
Ichigo haussa les épaules.
« Il faut que je lui demande si Rukia peut prendre un congé. C'est l'anniversaire de Chad, ce week-end.
— Et moi, tu m'invites pas ?!
— Ah ! C'est vrai qu'il faut que je lui demande aussi, pour toi. »
Renji soupira.
« Il est en réunion... » commença-t-il avant de s'interrompre en voyant son capitaine se matérialiser au pied du lit. Bon sang, ce qu'il détestait quand il faisait ça ! (enfin, même s'il le faisait tout le temps...)
Ichigo, lui, descendit de sa fenêtre et lui marcha dessus au passage sans la moindre considération pour ses cris de douleur et de protestation.
« Yaa, Byakuya. Je te cherchais, j'ai...
— J'ai entendu. »
Le capitaine couva le shinigami remplaçant d'un regard peu amène. Il dépassait les bornes, à s'introduire comme ça chez lui...
« Veux-tu bien sortir d'ici immédiatement ? demanda-t-il froidement.
— Je dirai rien pour Renji et toi et de toute façon j'étais déjà au courant, alors... »
Renji pâlit de deux tons.
« Ichigo ! Ferme-la, bon sang ! »
Byakuya jeta un regard froid sur les deux jeunes hommes.
« Pour ta gouverne, reprit-il à l'intention d'Ichigo, ce n'est pas à moi que tu dois demander l'autorisation pour Rukia, mais à son capitaine. En ce qui concerne Renji, il fait ce qu'il veut du moment que ça n'interfère pas avec le travail qu'il a en cours ou une mission qui pourrait se présenter. Et quant à toi, je t'avertis, et je ne me répéterai pas : la prochaine fois que tu feras intrusion chez moi, tu n'en sortiras que pour te rendre directement à la quatrième division. »
Ichigo déglutit avec difficulté. Il oubliait parfois à quel point Byakuya pouvait être effrayant. Cela dit, il ne comprenait pas la menace et ça l'agaçait :
« Euh... La quatrième division ?
— L'unité médicale, abruti ! souffla Renji dans son dos.
— Oh ! Ah... Je vois. Désolé...
— Je n'ai que faire de tes excuses. Maintenant, sors d'ici.
— Compris ! À plus ! »
Et Ichigo disparut – en passant par la porte, cette fois.
Un silence tendu s'installa entre le capitaine et son lieutenant.
« Je suis désolé, murmura Renji.
— Il a dit qu'il était au courant. Au courant de quoi, au juste ? »
Renji serra les dents. Ichigo l'avait vraiment mis dans la panade. Son ami s'était sans doute imaginé qu'il avait avoué ses sentiments à Byakuya, mais ce n'était pas du tout ce qui s'était passé. Il avait juste cédé à son attirance, mais aucune parole pertinente n'avait été prononcée. Et il n'y avait pas moyen que Byakuyua l'apprenne comme ça. D'une, ça manquait de romantisme, et de deux, il n'était absolument pas prêt à le lui dire. Mais comment se tirer de ce mauvais pas ?
« Il a parlé sans réfléchir. Je... Je lui ai juste confié que je... j'éprouvais de l'attirance pour vous... J'ignorais simplement si c'était réciproque, dit-il en baissant les yeux. Je n'en suis toujours pas certain, à vrai dire », ajouta-t-il dans un murmure.
Une bonne question, pensa Byakuya. À laquelle il n'avait nulle envie de répondre pour le moment. Cela dit, s'il savait se montrer froid, cela ne signifiait pas pour autant qu'il était d'une nature cruelle.
« Nous en reparlerons une prochaine fois, Renji. Le moment est mal choisi.
— B-Bien sûr... Excusez-moi.
— J'ai beaucoup à faire, mais en ce qui te concerne, tu as quartier libre. »
Renji voulut ajouter quelque chose, mais Byakuya avait déjà disparu. Il poussa un gros soupir. S'il n'avait jamais imaginé qu'il finirait aussi facilement dans le lit de son capitaine, et il n'avait pas non plus envisagé que ça entraînerait une telle confusion. Il était un idiot. Et quant à Byakuya... Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il pouvait penser, et ça le contrariait profondément. Mais comme il ne pouvait rien y faire pour le moment, il s'habilla et partit à la recherche d'Ichigo.
II
Il le retrouva à la sortie du bureau du capitaine Ukitake, qui avait donné son accord pour libérer Rukia de ses obligations pour ce week-end. Quand il aperçut Renji, Ichigo lui adressa un sourire d'excuse et se frotta la tête d'un air embarrassé.
« Désolé pour tout à l'heure... Faut dire qu'il est pas commode, Byakuya.
— Comme si t'étais pas déjà au courant ! Franchement, des fois, t'es pas très malin.
— Toi non plus. »
C'était on ne peut plus vrai, et cela ramena un sourire sur les lèvres de Renji. Ichigo et lui, après tout, étaient deux abrutis du même genre qui fonçaient tête baissée sans penser aux conséquences.
« Et puis, reprit Ichigo tandis qu'ils marchaient dans les rues impeccables du Seireitei, à ma décharge, je m'attendais pas vraiment à te trouver là. Tu as finalement trouvé le courage de lui parler, alors ? »
L'expression de Renji s'assombrit.
« On peut pas vraiment dire ça. C'est ce que j'avais prévu de faire, et puis... Je sais pas, quand il est apparu devant moi... J'ai pas pu résister. Je l'ai embrassé. Et puis... voilà.
— Alors pourquoi tu fais cette tête ?! Je t'ai retrouvé à poil dans son lit, donc...
— Oui, soupira Renji, mais je sais pas vraiment ce que ça signifie pour lui. Il est un peu bizarre, ces temps-ci.
— Comment ça, 'bizarre' ?
— Je sais pas... On dirait qu'il est préoccupé par quelque chose. Il est déjà pas très extraverti d'habitude, mais là...
— Hum. Je vois. Bah, ça finira sans doute par s'arranger. Vous finirez bien par en reparler, alors, tu pourras savoir.
— J'imagine, oui.
— ...mais ? J'ai l'impression que y a un autre truc qui te perturbe. »
Renji vérifia que personne ne pouvait les entendre, puis dit doucement :
« C'est moi qui... Enfin... qui était au-dessus, quoi. Et j'ai eu la nette impression que c'était pas la première fois qu'il faisait ça. Parce que... enfin... Tu sais aussi bien que moi que la première fois c'est souvent pas facile. Mais il savait quoi faire... Comment se préparer, tout ça.
— Ah ouais ? Moi je croyais qu'il était hétéro déjà, à la base, alors... À moins qu'il avait des pratiques peu conventionnelles avec sa femme », ajouta-t-il en souriant.
Renji devint écarlate à cette seule évocation.
« Mais bon, quoi qu'il en soit, ça c'est pareil, tu pourras toujours lui demander...
— Mouais... Mais toi, au fait ? T'es parvenu à tes fins, alors? Comme tu me l'as subtilement annoncé dans un texto spirituel de victoire post-coït ? »
Ichigo éclata de rire... tout en rougissant. Bizarre.
« C'est... assez embarrassant à raconter, expliqua-t-il.
— Ça, connaissant tes talents de dragueur et connaissant l'espèce de cinglé que tu cherches à courtiser, ça me surprend pas vraiment.
— Hé, je te permets pas !
— Tu sais que j'ai raison.
— Humpf... Bon, très bien, je te raconte. »
III
Ça faisait un an qu'Ichigo était dingue de ce mec. Il ne comprenait pas pourquoi, d'autant que le type en question le détestait. Peut-être qu'il avait un instinct de contradiction. Ou peut-être qu'il était un peu maso. Toujours était-il que le jour où son fantasme sur pattes avait décidé de s'installer dans le monde réel et qu'il avait reçu de la part de Urahara un super gigai qui lui permettrait de s'intégrer ni vu ni connu dans le monde des humains, ça avait été le plus beau de la vie d'Ichigo. Il venait souvent le voir dans son magasin de disques/bar/salle de concert qui marchait du tonnerre depuis le jour de son ouverture. Il prétendait s'intéresser à la musique, quoi qu'il soit aussi doué que Shuuhei pour tirer des sons d'une guitare – et ce n'était pas une comparaison flatteuse. Seulement, Shuuhei s'obstinait et il était du coup devenu son alibi pour traîner tout le temps dans la boutique, prétextant qu'il ne faisait qu'accompagner son pote. Ce jour-là, cela dit, son alibi n'était pas présent. Mais enfin, quoi ?! Il avait encore le droit d'acheter des disques, non ?
À moitié dissimulé par un rideau de cheveux bleu clair hirsutes avec lesquels il jouait nonchalamment de ses doigts sertis d'anneaux, Grimmjow parcourait son livre de compte en tenant une clope allumée dans l'autre main. Vêtu d'un jean noir qui lui moulait le postérieur et d'une veste en cuir qui mettait sa carrure en valeur, il était incroyablement sexy comme d'habitude. Il leva la tête en l'entendant arriver et lui jeta l'un de ces regards assassins dont il avait le secret.
« Tu veux quoi, Kurosaki ? »
Ichigo ne se laissa pas refroidir par l'accueil : il avait l'habitude. Mais aujourd'hui, c'était spécial : Renji et lui s'étaient promis de passer à l'action. Et il était hors de question qu'il laisse ce grand dadais de shinigami se montrer plus courageux que lui. En plus, avec un peu de chance, son ami se serait dégonflé et ce serait lui qui passerait pour un héros. Enfin... En affrontant les yeux bleus presque turquoise de Grimmjow, soulignés par un eyeliner légèrement plus clair, il se disait qu'on risquait surtout de retrouver son cadavre démembré dans l'arrière-boutique d'ici peu. Comme mort héroïque, on fait mieux.
Ichigo s'approcha du comptoir et s'y accouda nonchalamment. Grimmjow recula, tira une bouffée sur sa cigarette et appuya son coude droit sur son poignet gauche en l'observant comme s'il passait mentalement en revue toutes les façons dont il pourrait l'assassiner.
« Je suis venu t'inviter à boire un verre », lança Ichigo en regardant dans les yeux le Hollow reconverti en disquaire métalleux.
Grimmjow haussa un sourcil dubitatif.
« D'une, je dois sans doute avoir mal entendu, dit-il de sa voix rauque et basse, de deux, si j'ai bien entendu, j'sais pas si t'as remarqué mais je tiens un bar, à côté. J'ai ici tous les verres que je pourrais vouloir. Et il m'en faut un paquet, parce que ce foutu gigai que m'a fabriqué Urahara tient plutôt bien l'alcool !
— Bon, alors dans ce cas, tu m'invites à boire un verre. »
Ce n'était pas une question. Et là, Ichigo vit qu'il avait réussi à déstabiliser Grimmjow. Ce dernier, cependant, reprit vite contenance.
« Je rêve où tu me dragues, Kurosaki ? »
Il fallait probablement la jouer fine. Mais ce n'était pas son truc. Il préférait l'honnêteté brute. Quitte à finir démembré dans l'arrière-boutique.
« Ouais, je te drague. Ça te surprend tant que ça ? Pourquoi tu crois que je traîne toujours ici ? »
Grimmjow écarquilla légèrement les yeux, et en oublia sa cigarette jusqu'à ce qu'un petit tas de cendres tombe à ses pieds.
« Kurosaki... T'es au courant que je peux pas te saquer ? »
Ichigo lui offrit son plus beau sourire de vantard.
« Ouais, dit-il d'un ton nonchalant en croisant les bras sur sa poitrine. À tel point que d'après moi, ça cache un truc. »
Il attendit, le cœur prêt à exploser. Mais le fait était que Grimmjow avait arrêté de le regarder comme s'il était sur le point de l'égorger. Non, il l'observait plutôt d'un air... intéressé ?
« C'est typique, lança Grimmjow d'un ton dédaigneux. Tu te crois irrésistible à ce point, hein ? »
Ça, ce n'était pas un refus. Grimmjow aurait pu l'envoyer balader directement, et à vrai dire, Ichigo était assez surpris qu'il ne l'ait pas fait. Est-ce que ça voulait dire qu'il avait une chance ? En tout cas, ça lui laissait une ouverture. Il jeta un coup d'œil par-dessus son épaule. C'était le début de l'après-midi, et la boutique était vide, et le bar n'avait pas encore ouvert. La voie était libre.
Il fit le tour du comptoir et plaqua Grimmjow contre le mur couvert de posters de groupes aux noms les plus colorés les uns que les autres, de Cannibal Corpse à Suffocation en passant par Napalm Death et Cephalic Carnage. Évidemment, le genre préféré de Grimmjow, c'était le brutal death et le deathgrind. Hollow un jour, Hollow toujours. Ichigo s'était demandé si c'était ce qui l'avait attiré chez lui : après tout, une part de lui était comme Grimmjow.
Il ne laissa pas passer sa chance, peut-être son unique : il happa les lèvres de Grimmjow dans un baiser brusque et enflammé. Son membre se raidit instantanément, ce dont il eut un peu honte, mais enfin, il n'y pouvait rien. Il lui semblait que ça se passait bien, quand soudain, Grimmjow l'attrapa par les épaules et inversa les positions en lui coupant le souffle au passage par sa brutalité.
« Tu te crois où, Kurosaki ? susurra sa redoutable idole aux cheveux azur. Si ça doit se passer, ce sera selon mes termes. »
Ichigo ne put s'empêcher de sourire.
« Alors j'avais raison, hein ? Ça cachait bien un truc !
— Ferme-la, Kurosaki, où je te jure que tu vas le regretter...
— Ah putain si tu savais comme tu me fais bander quand tu me parles comme ça... »
Ok. Cette dernière réplique n'était pas prévue au programme. Il s'était un peu laissé aller, là... Grimmjow avait tout ce qu'il fallait pour faire de lui un psychopathe, il l'était même probablement déjà, ce n'était sans doute pas une bonne idée de l'encourager. Mais en même temps... Il était venu pour s'envoyer en l'air, pas pour lui offrir un dîner et un bouquet de fleurs. Et quand bien même il était amoureux de lui (pour des raisons parfaitement inexplicables), ça ne voulait pas dire qu'il avait envie de lui conter fleurette.
Grimmjow eut un sourire qui le fit frissonner, et il adora la sensation.
« Je dois l'admettre, dit l'Arrancar en se léchant les lèvres comme un fauve devant une proie, tu me surprends, Kurosaki. Je ne pensais pas que tu prendrais un tel risque.
— À toi de me prouver que ça en valait la peine. »
Ça non plus, ce n'était pas prévu au programme. Il devait entrer dans son jeu, pas le défier. Surtout pas le défier !
« Je sais pas si ça en vaudra la peine... murmura Grimmjow. Pas au sens où tu l'entends. Parce que tu viens de te mettre volontairement entre mes griffes et je peux pas te garantir que ça va être agréable... pour toi.
— Pourquoi ? railla Ichigo – qui ne comprenait pas pourquoi il s'obstinait à s'enfoncer. T'as peur de me blesser en exprimant brutalement ta passion pour moi ? »
Il sentit Grimmjow frémir contre lui, puis sa ceinture se défit et son pantalon descendit en un clin d'œil. Woah, il était habile de ses mains, en plus ! L'unique main dont s'était servie Grimmjow se glissa dans son boxer et se referma sur sa verge. Il réprima un hoquet de surprise et de plaisir.
« Je savais pas que je te faisais cet effet... Mais c'est vrai que ça explique tout un tas de trucs... M'enfin comme je te l'ai dit, c'est à tes risques et périls...
— Ça... ça me va... » grogna Ichigo, le visage empourpré par la brusque montée de désir au contact de cette main sertie de métal qui lui emprisonnait la queue.
L'instant d'après, il se retrouva étalé sur le comptoir avec une queue plutôt empressée qui glissait entre ses fesses. Wow... Il s'était représenté ce moment de toutes les manières possibles et imaginables et ça avait à peine commencé qu'il en fondait d'avance.
« Tu... préférerais... peut-être... fermer ta boutique... » se débrouilla-t-il pour articuler tandis que Grimmjow lui mordait la nuque tout en le masturbant avec un entrain qui allait très vite le faire jouir s'il ne ralentissait pas un peu.
Cela dit, le bon sens de sa remarque atteignit même son psychopathe d'amoureux, qui le laissa un instant pour baisser les stores et verrouiller sa porte. Ichigo n'osa pas bouger pendant ce temps-là. Il ne s'était pas vraiment posé la question de comment il aimerait faire l'amour avec Grimmjow. Il voulait que ça arrive, point. Et si c'était selon les conditions de Grimmjow, alors soit. Après tout, quoi qu'il fasse, il ne pourrait jamais lui enlever qu'il l'avait rétamé au combat. Même s'il valait mieux s'abstenir de le lui rappeler. Histoire de ne pas finir démembré dans l'arrière-boutique.
Grimmjow revint aussitôt à l'assaut et en dépit de ses menaces, s'il ne se montra certainement pas « doux », il eut cependant certains égards qui, plus tard, permirent à Ichigo de marcher autrement que comme un canard boiteux. Et même s'il n'en avait pas eu... Ichigo n'était pas sûr que ça aurait fait une réelle différence. Parce que Grimmjow était tellement hot qu'il en avait le vertige. Son amant remonta son t-shirt et il sentit le métal froid du comptoir s'imprimer sur sa peau tandis que les divers flyers qui y traînait se collèrent à son torse moite. Le parfum de tabac, de bourbon et de cuir de son amant envahirent ses narines. Dans les enceintes de la boutique, un quelconque groupe hurlait en sourdine, donnant à ce moment une qualité encore plus irréelle. Il sursauta en se sentant pénétré, ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait mais bon sang sur ce coup-ci, il en perdit aussitôt tous ses moyens. Les mains de son amant lui agrippèrent les hanches avec une violence qui le laissa coi, mais qui augmenta encore son excitation. Si c'était comme ça que ça devait se passer, très bien. Parce que... Il n'y avait pas que son cœur qui était prêt à exploser. Sur ce point précis, ses couilles étaient en concurrence directe.
« Putain... » gémit-il, la bouche collée à un disque qui traînait par-là, avec une illustration particulièrement ragoutante sur la pochette.
Un nouveau coup de rein le fit se cambrer brusquement – il ne savait pas que son dos pouvait être aussi souple.
Et ça continua, encore et encore. Une avalanche de coups de boutoir qui le clouèrent au comptoir auquel il s'accrochait comme à une bouée de survie tandis qu'il sentait un orgasme phénoménal monter dans ses entrailles.
En fait, ça se passait super bien. Beaucoup mieux que tout ce qu'il avait imaginé. Il s'était imaginé des scénarios tendres, des scénarios rock'n'roll, des scénarios sauvages, mais en toute honnêteté, il n'aurait pas cru qu'il prendrait autant son pied avec tant de brutalité. Il était content de s'être trompé.
Un dernier coup de queue le fit jouir comme s'il ne s'était pas masturbé depuis trois semaines, et il sentit que Grimmjow avait atteint l'apogée exactement au même moment. Si ça, c'était pas de l'alchimie...
IV
« Wow. Je suis pas sûr que j'avais besoin d'autant de détails. »
Renji et Ichigo étaient assis au bord d'un petit étang tranquille. La journée était douce et ensoleillée et l'air parfumé par les fleurs de cerisier. Ichigo jeta un caillou dans l'étang et sourit en se rallongeant dans l'herbe.
« Arrête d'être aussi coincé, Renji, ça te ressemble pas. Byakuya déteint sur toi.
— Il ne... Rah ! Laisse tomber. »
Au même moment, un papillon de l'enfer vint leur rendre visite. Son message était pour Renji.
« On dirait que le capitaine a besoin de moi... dit-il en se levant et en s'étirant.
— Ouais, sans doute un problème persistant d'érection dû à tes talents au corps à corps.
— Ta gueule, Ichigo.
— À plus, Renji ! » braillia le jeune shinigami en regardant son ami s'éloigner à grandes enjambées.
