Merci pour vos reviews ...

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Cela faisait déjà 10 minutes qu'ils étaient sortis d'Atlantis, et la conversation s'était bornée à des « bonjour, bien dormi ??? » … les trucs de base quoi !

John ne savait pas par ou commencer ! Mais quel empoté je fais, c'est pas vrai … Allez Johnny trouve un truc ; mais sa profonde réflexion fut écourtée par la voix de Liz, qui daigna( enfin) parler :

Liz : « Alors, qu'avez-vous prévu ? »

John, tout fier : « Ah ! c'est une surprise ! Mais je suis sûr que vous allez l'apprécier ! »

Liz : « Et comment pouvez-vous en être si sûr ? »

John : « Je commence à vous connaître depuis le temps… »

Elle sourit malicieusement, puis regarda les mains de John sur les commandes :

Liz : « C'est facile à diriger ? »

John : « Quoi ? un jumper ? oui … prenez-les commandes, vous verrez ! »

Liz : « Oh non, je ne suis pas douée pour ça ! on va se planter si c'est moi qui dirige ! »

John : « Mais non, allez-y … »

Il enclencha le pilote automatique, le temps de laisser sa place à Liz :

John : « Bien, maintenant, tenez fermement les commandes, au début ça secoue et ensuite, on s'y fait ! »

Elle s'exécuta et sentit tout de suite, les vibrations du jumper :

John : « Bon, pour maintenir le cap, il suffit simplement de garder vos mains à cette hauteur et cette distance ; si vous les baissez, on descendra et si vous les tirez vers vous, on montera ! C'est aussi simple que ça ! »

Liz, pas rassurée pour autant : « Si vous le dites ! »

Il se posta derrière elle et posa ses mains sur les siennes :

John : « Vous êtes prête ? »

Liz : « Non ! »

John : « Alors, c'est parti ! »

Il enleva le pilote automatique, de légères secousses se firent sentir, puis le jumper perdit un peu d'altitude.

John : « Maintenez bien les mains comme ça. »

Il pressa doucement ses mains sur celles de Liz ; le jumper gagna un peu de hauteur.

John : « Vous vous débrouillez comme une chef ! Ca y'est, vous pilotez toute seule ! »

Il lâcha ses mains ; Liz, trop concentrée, ne parla plus et fixa l'horizon ; elle balbutia :

Liz : « Restez-là John. »

John : « Oh bah, je comptais faire un tour et revenir plus tard … mais si vous insistez ! »

Il garda les mains sur le panneau de contrôle … Elizabeth n'avait pas le gêne des Anciens, sans lequel on ne pouvait piloter le jumper.

Après quelques minutes de vol en solo, Liz redonna les commandes à John.

John : « Alors ? ça vous a plu ? »

Liz : « Oui, c'était une expérience assez … intéressante ! Je comprends pourquoi vous aimez voler … cette sensation de liberté … »

John était ravi de l'effet produit ! Elizabeth avait le sourire, ce qui présageait de bonnes choses pour la suite.

Liz : « Ou allons-nous ? »

John : « Bah je me disais que vous faire sortir de votre bureau était un challenge, et d'Atlantis un exploit ! Je connais un endroit sympa sur le continent, assez reculé et très joli ! Ca va vous plaire !!! »

Liz acquiesça ; elle avait hâte d'arriver, et cela pour 2 choses : la première parce que son dos commençait à la faire souffrir, à cause des sièges assez inconfortables du jumper, et la seconde parce qu'elle avait envie d'être seul avec John… Ils aperçurent le continent à l'horizon ; Liz fut étonnée car John prit le coté ouest, qui avait l'air plus sauvage ! Malgré son inquiétude grandissante, elle ne posa aucune question … elle se contenta d'imaginer ce qu'il avait bien pu lui préparer …

John se posa non loin de la plage, à la lisière d'une forêt plutôt dense …

Liz : « On est ce qu'on va ? »

John : « Vous verrez bien … »

Il ouvrit le sas arrière et Elizabeth sortit ; elle ne vit pas que John avez pris un sac à dos, qu'il avait pris soin de planquer sous son siège avant !

Elle avait du mal à se déplacer avec ses béquilles dans le sable ;

John : « Attendez. »

Il prit les béquilles et souleva Liz ; Gênée, elle n'osa pas le regarder dans les yeux : elle était plaquée contre John, ce dernier ayant posé une main sous les genoux de Liz et l'autre dans son dos, en prenant soin de ne pas lui faire mal.

Tel un prince accompagnant sa princesse à son château, John s'enfonça dans la forêt, Liz dans ses bras. Au bout de 10 minutes de marche, Liz voulu descendre :

Liz : « John, je suis trop lourde, laissez-moi prendre mes béquilles ; c'est plat ici, j'aurais moins de mal que dans le sable, s'il vous plait ! »

A contrecœur, il accepta de la poser à terre :

John : De toute manière, on est presque arrivé ! »

En effet, Liz distingua, entre les chants des oiseaux et le bruit du vent dans les arbres, le son de l'eau qui coulait … John écarta quelques branches et laissa apparaître un spectacle magnifique : une immense clairière ou coulait une rivière. Des fleurs multicolores parsemaient le sol…

Liz : « C'est magnifique John…. Comment avez-vous trouvé cet endroit ? »

John : « En effectuant une mission topographique des lieux en jumper : j'y est vu cette clairière, et depuis, je viens ici, quand Atlantis est trop pesant … Personne ne connaît cet endroit, à part moi … et maintenant vous ! »

Ils s'assirent non loin de la rivière, au milieu de fleurs ressemblant à des pâquerettes, mais bleues ( je vous rappelle qu'on est dans Pégase hein, faut pas l'oublier : donc ici, les pâquerettes bleues et les éléphants roses, ça peut exister !!!). John posa son sac à dos et en sortit une petite nappe, qu'il déploya par terre !

Liz : « Vous avez pensé à tout à ce que je vois ! »

John : « Et encore, vous n'avez rien vu ! »

Il se leva et s'eloigna :

Liz : « John ? »

John : « Je reviens … »

Quelques secondes plus tard, il réapparut, les bras chargés de fruits et de fleurs qu'il posa sur la nappe !

Liz : « Mais qu'est ce que c'est ? »

John : « Les fruits locaux ! Celui-ci rappelle un peu le gout de la mangue, et celui-là, le kiwi ! »

Elizabeth prit un fruit qui semblait être une orange, John sortit un couteau et le coupa en 2 : l'intérieur était vert clair, comme un kiwi ; elle le sentit et passa son index dessus, puis elle le mit à sa bouche : un gout sucré et légèrement acide comme un pamplemousse ! Elle croqua alors une petite bouchée.

John : « Alors ? »

Liz : « Spécial, mais très bon … »

Il sortit du sac une boule d'aluminium :

John : « Désolé pour l'emballage, il y avait pas mieux au mess ! »

Il l'ouvrit : du poulet ! John avait chipé un poulet froid au réfectoire !

Il en découpa un morceau, qu'il offrit à Elizabeth. Ca faisait du bien de manger autre chose que les rations de l'armée ! Ca, ça ne lui manquerait pas une fois revenue sur Terre !!! John se leva et se dirigea vers la rivière, il remplit alors une gourde qu'il tendit à Elizabeth : Elle but une longue gorgée, avant que John ne fasse la même chose.

Après avoir déjeuné, John rangea tout, y compris la nappe ; il s'allongea ensuite, fixa le ciel et posa ses mains, doigts croisées, sur son torse. Elizabeth, elle, resta assise : elle était hypnotisée par le spectacle qui s'offrait à elle ; son regard ne put se détacher des reflets du soleil sur la rivière !

John, regarda le dos d'Elizabeth et aperçut, sous son pull, un pansement qui dépassait, signe des dernières séquelles de la jeune femme. Il hésita, puis passa sa main dans le dos de Liz, frôlant ainsi le bandage. A son contact, elle sursauta et se retourna pour découvrir un John le regard plus sombre, la mine plus grave…

John : « J'aurais dû vous protéger ! »

Liz : « Vous n'y êtes pour rien … j'aurais dû faire attention et ne pas m'approcher de cette vitre … c'est de ma faute, pas de la votre ! Je vous interdis de penser cela ! Vous nous avez sauvé la vie … »

John bascula sur le coté pour regarder Liz en face :

John : « Si jamais, vous aviez … »

Liz était touchée, ils n'avaient pas vraiment reparlé de ce qui s'était passé ce jour là, et les autres … la convalescence de Liz remplaça toute discussion sur ce sujet. John se sentait coupable, même s'il savait qu'il n'aurait rien pu faire à ce moment-là ; mais la voir si vulnérable, elle qui avait toujours été si forte … Il avait eu peur, peur de la perdre …

Sa main était toujours dans le dos de la jeune femme … Il la fit glisser doucement jusqu'au creux de ses reins. Elizabeth était pétrifiée par le regard de John qui se posait sur elle : un regard insistant et doux à la fois … Il se redressa, et passa sa main libre, sur la joue de Liz ; par réflexe, elle ferma brièvement les yeux : Dieu qu'il pouvait avoir les mains douces … Elle posa à son tour, sa main sur celle de John : elle ne voulait pas qu'il arrête, elle ne voulait pas rompre le contact…

A suivre …………..

(Ah, j'ai le don pour arrêter là ou il faut pas !) On m'a dit que l'abus de reviews était conseillé pour la santé et la bonne continuation de la fics ... (enfin moi je dis ca ...)