Époque 2 Cynthia

Les soldats jetèrent les prisonniers par terre avec brutalité. Ces derniers commençaient à se relever quand les soldats les repoussèrent par terre.

- On s'agenouille devant Pharaon!

Cynthia leva les yeux et vit un vieil homme qui portant une jupe blanche immaculée attachée à l'avant. Il était complètement rasé et portait un chapeau très haut avec un rebord et décoré à l'avant par un cobra dressé. Ses yeux était maquillé avec du khôl. Il portait aussi une genre de collerette multicolore autour du cou. Elle se sentit frappée par en arrière.

- Femme! Comment oses-tu lever les yeux sur Pharaon.

- Garde, dit alors le monarque. Sortez! Et laissez-nous seuls.

Cynthia entendit des bruits de pas s'éloigner.

- Vous pouvez vous relever, reprit alors le vieil homme, et même me regarder.

Elle se releva en tremblant, secouée par la brutalité de son arrestation. Le docteur se relevait aussi, mais il semblait plutôt étonné et même un amusé.

- Pa-Ramessou, s'exclama-t-il joyeusement en regardant le Pharaon. J'aurais du savoir que c'était vous.

- Docteur? C'est incroyable! Vous n'avez pas changé, ni même pris une ride. Mais pourquoi êtes-vous revenus? Vous savez à quoi vous vous exposez en revenant.

- J'ai laissé ici une œuvre inachevée.

- J'ai réussi à maintenir le secret de votre arrivé pour l'instant. Votre Tardis est en sécurité dans mon tombeau, maintenant qu'il est achevé, personne n'y mettra les pieds. Mais je doute que les soldats gardent ça longtemps pour eux.

Le vieil homme sembla de plus en plus amical, Cynthia se dit que finalement leur situation n'était pas si grave.

- Je suis désolé de vous mettre dans cette situation mon vieil ami, continua le galiferien. Pa-Ram… devrais-je plutôt dire Ramsès?

Le digne vieillard confirma d'un signe de tête.

- Je suis un pantin entre leurs mains, comme l'était le jeune fils d'Akhenaton. On m'a dit trop vieux pour diriger. Mon fils Séthi assume la régence et ils se servent du don d'Aton pour le manipuler.

- Je suis venu pour y mettre fin, dit enfin le docteur. Je ne pouvais pas changer l'histoire à l'époque, alors j'ai laissé aller les choses. Maintenant…

Le viel homme se leva brusquement, visiblement effrayé.

- Non! C'est trop dangereux. Je vais demander à ce qu'on vous ramène au tombeau, vous pourrez repartir. Garde!

Époque 1 Rose

Le temple d'Aton était, en fait, une vaste court intérieure encerclée de hautes colonnes qui soutenait un plafond absent. La foule s'engouffrait dans l'impressionnant bâtiment.

- On dirait que ces colonnes soutiennent le ciel, fit remarquer Rose.

- Et c'est une chance, ajouta le docteur, il ne faudrait pas qu'il nous tombe sur la tête.

Rose ricana en se frayant un chemin au travers la foule de croyants au bras du voyageur du temps. Ils avancèrent jusqu'à la place centrale du temple qui était surélevée et encerclée de colonnes magnifiquement peintes.

Une homme et une femme furent conduit vers le centre portés sur des chaises surélevées vraisemblablement plaquées or et encadrées d'un détachement importants de soldats. L'homme portait un haut chapeau circulaire alors que le chapeau, aussi haut, de la femme était plus arrondit et se terminait en pointe. Tout deux étaient richement vêtus et portaient des bijoux. Cependant, l'homme était difforme. Sa tête était allongée; son cou, anormalement long et ses hanches, étrangement large. À cela il fallait ajouter un ventre bien rond qui ajoutait à la difformité du personnage.

- Qui est-ce, demanda Rose au docteur?

- C'est le pharaon et son épouse, répondit ce dernier. Le pharaon est l'unique intermédiaire entre Aton et son peuple. Nul ne peut s'adresser à ce dieu que par le roi. C'est donc lui qui officiera la cérémonie.

- Pourquoi a-t-il l'air si bizarre?

- C'est sûrement génétique. Pour garder le sang royal pur, il y a souvent eut des mariages entre frères et sœurs dans les lignées des pharaons d'Égypte. Après plusieurs génération, il est normal qu'il y ait des aberrations.

Des serviteurs arrivèrent portant des jarres apparemment pleines. Le pharaon mit sa main dans l'une d'elle et en sortie une poignée de grains qu'il leva au ciel. Il regarda vers le soleil levant.

- Ton apparition est belle à l'horizon du ciel, ô soleil vivant qui a vécu le premier... Tu es beau et grand, tu étincelles et tu es au-dessus de tout Pays. Tes rayons entourent les pays autant que tu en as créés. Prends ces offrandes, ô Aton, prends ce blé qui est sorti des flanc du Nil.

La reine leva une petite amphore vers le ciel.

- Prend cette huile parfumée et ces aromates, en hommage aux beautés que tu as créés.

La lumière du soleil levant devint soudain si éblouissante que tout devint blanc, cela dura quelques secondes puis la luminosité redevint normale. Les offrandes avaient disparues.

- Voilà qui est intéressant, murmura le galifrérien.

Rose ne lui répondit pas. Elle avait l'étrange impression d'être observée. Elle leva les yeux et vit que Akhénaton la regardait fixement.

- Ses cheveux sont les rayons vivants du soleil. Ils éblouissent le matin.

- Quoi, s'écria le docteur!

- Soit loué Aton! Tu m'as envoyée une femme digne de ton serviteur.

- Quoi, s'écria à nouveau le seigneur du temps!

Rose ne répondait pas, elle regardait fixement le pharaon.

- Viens, dit-il en tendant son bras vers elle.

Elle n'avait plus de volonté autre que celle de venir vers cet homme et de prendre la main qui lui était tendue. Elle fit un pas.

- Rose, lui souffla le docteur, que faites-vous?

Sans entendre ce qui lui disait ce dernier, elle avançait vers le seul être qui existait dans son esprit : Akhénaton. Le docteur se précipita à sa poursuite. Le monarque fixa alors le docteur, mais ses yeux s'écarquillèrent soudainement pour faire place à une réaction de stupeur. Il se ressaisit rapidement.

- Garde! Arrêtez cet homme et jetez–le au cachot.