Chapitre 4

Ils l'avaient finalement retrouvé, Harry ne les avaient pas vu arriver, pas avant qu'ils n'atteignent le manoir et après c'était trop tard. Deux sorciers du ministère américain de la magie s'étaient présentés pour parler au professeur. Lorsqu'Harry eut conscience que des personnes étrangement habillées et étant à la recherche d'un jeune homme aux yeux verts étaient arrivés au manoir, il s'était aussitôt précipité en direction du bureau du professeur. Et se fut sous sa forme de lion qu'il enfonça la porte du bureau lâcha un puissant rugissement avant de sauter sur le bureau du professeur le protégeant des sorciers.

- Tout va bien, rassura aussitôt Charles en attrapant la queue du lion, tout va bien.

Harry se calma peu à peu en voyant que les sorciers n'avaient pas leurs baguettes sorties et en les voyant assis dans des fauteuils. Le jeune fauve lâcha un dernier feulement avant de descendre du meuble, puis il fit le tour, se retrouvant à la droite des sorciers et pour n'être gêné par aucun meuble en cas de problème.

- Vous disiez, invita alors Charles avec un léger sourire.

- Heu… oui, bafouilla l'un des hommes, vous nous disiez être au courant de l'existence de notre monde.

- C'est exact.

- Bien, dans ce cas cela va nous faciliter les choses. Nous savons que l'un de vos élèves est un sorcier et nous devons le trouver.

- Pourquoi ? demanda Charles en gardant son attention sur le sorcier en face de lui.

- Parce qu'il est en danger.

Si cette remarque ne fit pas bouger Charles, Harry, lui, s'était redressé de sa position menaçante.

- En danger ? demanda Charles.

- Oui, il s'avère que le jeune homme que nous cherchons est un héros de guerre qui a été accusé à tort par le ministère britannique de la magie. Il a été condamné à mort par privation de magie. Malheureusement, nous n'avons été au courant de cela que bien trop tard. Et nous pensions que monsieur Potter était mort, jusqu'à ce qu'on nous informe par une source anonyme qu'il avait survécue et qu'il était en fuite. Vous devez comprendre Monsieur Xavier que ce garçon a sauvé beaucoup de vies, bien plus qu'il ne l'aurait imaginé. L'homme qu'il a combattu avait des vues sur notre pays et pour ce que nous en savons, il avait prévu une centaine d'attentats sur notre territoire. Attentats qui ont pu être évités grâce à monsieur Potter.

- Je vois, vous voulez donc que je vous livre un jeune homme qui a été injustement accusé de crime qu'il n'a pas commis. Mais qu'est-ce qui me prouve que vous ne lui ferez aucun mal ? Harry est l'un de mes élèves maintenant et je ne vous laisserais pas l'approcher à moins d'avoir des garantis.

- Oui, bien sûr nous comprenons, professeur Xavier. Pour tout vous dire, monsieur le Ministre a été particulièrement soulagé lorsqu'il a compris que Monsieur Potter avait trouvé refuge chez vous. Nous vous connaissons et nous savions qu'il serait en sécurité dans votre école.

L'homme posa alors une enveloppe sur le bureau.

- Vous trouverez dedans des papiers d'identité américains pour Monsieur Potter, la nationalité américaine lui a été accordée tant dans notre monde que dans le vôtre. Nous avons aussi pris la liberté de faire transférer ses coffres dans notre pays. Nos… banquiers ont bien entendu fait en sorte que l'or qui avait été volé à Monsieur Potter lui soit rendu avec les intérêts. Il n'aura donc pas à se soucier de problème d'argent. Et étant donnée la bêtise de certains de nos compatriotes britanniques, nous avons aussi accordé à Monsieur Potter une immunité pour lui permettre de se défendre sans crainte en cas d'attaque.

- C'est généreux de votre part, nota Charles.

- 257 000, c'est le nombre de personnes approximatives qui auraient été victimes des attentats de Voldemort, selon nos voyants. C'est autant de vies que Monsieur Potter a sauvé et notre pays a une immense dette envers lui. Et pas que le nôtre, de nombreux autres seraient prêts à accueillir Monsieur Potter en cas de besoin. Vous avez parmi vos élèves un véritable héros, professeur. Vous pouvez être fier de lui.

- Je suis fier de tous mes élèves, répondit distraitement le vieil homme en parcourant les papiers qu'il avait sortie de l'enveloppe.

- Ces papiers semblent authentiques, remarqua doucement Charles en tendant son esprit vers le fauve. Que veux-tu faire ?

- Je ne sais pas, répondit Harry. Je ne veux pas me retransformer.

- Mais veux-tu qu'ils sachent pour tes nouveaux pouvoirs ? Pour ta nouvelle apparence ?

- Qu'en pensez-vous ?

- Professeur Xavier, interrompit sans le savoir l'un des deux hommes, nous devons voir Monsieur Potter et lui assurer de notre soutien. Il doit savoir qu'il est le bienvenu dans notre nation.

- Il le sait déjà, répondit Charles après un instant de réflexion, le rituel dont vous m'avez parlé n'a pas fait que lui prendre sa magie, mais a également réveillé le gène X qui sommeillait en lui. Harry est un mutant avec un pouvoir de métamorphe. Pour être plus précis, il se transforme en animal.

Aussitôt les deux hommes se tendirent avant de jeter un coup d'œil en direction du fauve qui les avait menacés depuis leur entrée dans le bureau. Ce dernier jeta un regard en direction du professeur avant de revenir à ses côtés, il se dressa sur les pattes arrières et posa ses pattes avant sur le bureau pour examiner à son tour les papiers sans reprendre forme humaine. Harry faisait confiance au professeur, si celui-ci estimait que sa nouvelle apparence et son nouveau pouvoir pouvaient être dévoilés, alors qu'il en soit ainsi.

- Mr Potter, c'est un honneur, commença l'un des hommes. Le ministre aimerait beaucoup vous parler, juste pour vous assurer de tout notre soutient.

- Ca risque d'être difficile, remarqua Charles.

- Pourquoi ? S'étonna le fonctionnaire.

- Parce qu'Harry a décidé qu'il ne reprendrait pas forme humaine. Et, connaissant son passé, je peux le comprendre.

Les sorciers échangèrent un regard, avant que le second fonctionnaire, qui n'avait pas dit un mot depuis le début n'acquiesce vivement.

- Dans ce cas, le ministre sera prévenu.

Les deux hommes se levèrent alors.

- Nous n'allons pas vous déranger plus longtemps, professeur. Nous savons que vous avez des classes à donner.

- Des barrières.

- Je te demande pardon, fit Charles en tournant son regard vers Harry.

- Demandez-leur s'ils peuvent mettre en place des barrières de protection autour du domaine, demanda Harry en vrillant les sorciers du regard.

- Harry demande s'il est possible de mettre en place des barrières de protection autour du domaine, relaya Charles.

- Bien sûr, affirma le fonctionnaire, nous vous enverrons nos meilleurs agents pour cela et vous discuterez directement avec eux du type de barrière qu'il vous faut.

Puis, il se tourna vers le lion.

- Y-a-t-il quelque chose d'autre donc vous auriez besoin ?

Harry nota avec stupeur qu'il n'y avait pas d'ironie dans sa phrase, seulement une réelle préoccupation. Le jeune homme pencha doucement la tête, avant de penser à sa demande. Charles haussa un sourcil, puis transmit le message d'Harry.

- Il voudrait un hibou ou une chouette, bien que je ne comprenne pas pourquoi.

- C'est notre moyen de communication, notre "poste" si vous préférez. Et nous vous ferons parvenir un hibou rapidement.

Le fauve le remercia d'un mouvement de la tête avant de descendre du bureau et de rejoindre la banquette de fenêtre sur laquelle il s'allongea. Les deux hommes saluèrent une nouvelle fois le professeur avant de quitter la pièce et le manoir. Le professeur lui, rassembla les documents et les rangea soigneusement dans un coffre avant de s'approcher du fauve.

- Comment te sens-tu ?

- Je ne sais pas, lorsque j'ai refusé de reprendre forme humaine au début c'était par crainte d'être repris par les sorciers. Et maintenant, je n'ai plus rien à craindre d'eux, du moins pas les sorciers américains. Est-ce que je devrais reprendre forme humaine ?

- C'est à toi de décider Harry, mais au moins maintenant tu as un second choix acceptable et tu es protégé et pas uniquement à l'intérieur du domaine, mais aussi à l'extérieur.

- Ils ne vont pas abandonner, remarqua doucement Harry, ils sont stupides et têtus, ils me chercheront jusqu'à être sûr que je sois mort ou entre leurs mains.

- Nous ne les laisserons pas faire, assura Charles.

- Je sais et une part de moi est touchée par cela, mais une autre en est inquiète.

- Tout ira bien.

Le fauve observa le professeur rejoindre son bureau alors que des élèves y entraient pour leur prochain cours, certains jetèrent un regard en direction d'Harry. Le jeune homme lui réfléchissait à la situation actuelle, tout allait beaucoup trop vite à son goût. Et il ne savait pas si les choses s'arrangeaient ou si elles devenaient pires encore.

X

Décidemment pires, songea Harry en esquivant une fléchette tranquillisante et en assommant un soldat ennemi d'un coup de patte. Les sorciers chargés de mettre en place les boucliers de protection autour du domaine devaient venir dans deux jours. Deux malheureux jours et entre temps une organisation gouvernementale lançait une attaque contre le manoir au moment où le seul adulte présent était Logan. Scott et le professeur étaient partie voir Magnéto dans sa prison et Jean et Tornade étaient en route pour ramasser un nouveau mutant.

Prenant rapidement sa forme d'anaconda, il immobilisa un autre soldat, l'étouffant jusqu'à ce qu'il ne s'évanouisse et permettant de gagner un peu de temps pour que les enfants puissent fuir par les tunnels dissimulés dans tout le manoir. Tout à coup une main l'attrapa et Harry se tourna aussitôt vers son agresseur tous crocs dehors avant de se calmer en avisant Logan.

- Faut pas rester ici, gamin.

Harry avisa Malicia, Bobby et Pyro derrière Wolverine, il prit alors son apparence de lion et les rejoignit avant de les pousser vers le passage.

- On peut pas laisser Logan tout seul, fit alors Malicia avec une touche de panique.

Harry lâcha un grondement sourd avant de faire demi-tour. Avec l'aide des pouvoirs de Bobby, ils réussirent à sortir Logan de là et à rejoindre le garage. Arrivé là, Harry prit sa forme de Fennec (l'une des dernières en date) et sauta dans les bras de Malicia alors que cette dernière s'installait dans la voiture. Puis, ils quittèrent le domaine dans un silence pesant en direction de Boston.

Arrivé là, Bobby les fit entrer dans sa maison avant de monter à l'étage pour trouver des vêtements à Malicia. Harry lui, avait pris une forme plus discrète en se transformant en husky. Il observait autour de lui, regardant les photos et la seule chose qu'il pouvait penser était que cette famille était trop parfaite pour accepter la différence de Bobby. Ça allait mal se finir.

Il y avait des jours où Harry aimerait que ses instincts ne soient pas aussi précis, des jours où il aimerait se tromper et avoir une bonne surprise. Malheureusement ça ne fut pas ce jour-là, songea le jeune homme en montant dans le Blackbird à la suite de Bobby après que ce dernier ait été rejeté par sa famille. Harry reprit sa forme de lion et vint poser sa tête sur le genou d'Iceberg, laissant ce dernier enfouir ses mains dans sa fourrure.

Profitant du calme du vol, Harry remarqua la présence d'un nouveau mutant à la peau bleue et à la queue de diable. Curieux, le fauve s'approcha de ce nouvel arrivant faisant se tendre celui-ci.

- C'est Harry, présenta Malicia en voyant le mutant bleu si inquiet.

- C'est l'un des nôtres, rassura alors Tornade par-dessus son épaule.

Le diable bleu se força alors à se détendre et il tendit une main à trois doigts vers Harry.

- Enchanté je suis Kurt Wagner.

Le fauve plaça alors sa patte dans la main de Kurt et laissa se dernier la serrer. Puis le lion sauta sur le fauteuil à coté de lui et examina sa queue avec curiosité en la voyant se balancer légèrement. Et prit par son instinct il essaya de l'attraper, laissant pendant un cours moment le félin prendre le dessus. Ce ne fut qu'une fois qu'il l'eut dans sa gueule, sans pour autant serrer trop fort les mâchoires qu'il se reprit et la lâcha le plus dignement possible, sous le rire amusé de Malicia et le rictus moqueur de Logan. Kurt, qui se présenta également comme Diablo, se contenta de sourire avec indulgence tout en faisant rouler les perles de son chapelet entre ses doigts.

X

Et quand on pense avoir touché le fond on plonge encore. Le Blackbird avait été touché par un missile de l'armée de l'air américaine et fonçait à grande vitesse vers le sol. Harry, qui s'était transformé en serpent pour s'enrouler solidement autour du bras de Bobby, observa avec stupeur quand l'arrière détruit du jet se referma avant que l'avion ne se stoppe en douceur à quelques mètres du sol.

Ce fut comme ça qu'Harry fit la connaissance de Magnéto. Il sentit tout de suite l'hostilité des autres à son égard et à l'égard de la femme bleue qui l'accompagnait. Mais lui prit quand même le temps de le remercier d'une inclinaison polie de la tête. Ce fut Marie qui lui raconta ce que Magnéto avait fait pour elle l'an passé et qu'elle était les idéaux du vieil homme.

Il ne valait pas mieux que Voldemort, à vouloir à tout prix la suprématie de sa race. Plus tard ce soir-là, comprenant que le vieux mutant allait rester avec eux pour les aider à sauver Charles, kidnapper pendant sa visite à Magnéto, Harry s'assura de bien vérifier régulièrement les étudiants de l'institut et les X-men.

- Tu sembles nerveux, remarqua alors une voix cultivée derrière lui.

Harry se contenta de répondre par un grondement sourd et menaçant. Il ne lui faisait pas confiance.

- J'ai appris que tu pouvais prendre n'importe quelle forme animale, c'est un pouvoir remarquable. Tu es un dieu au-dessus des insectes.

Harry se figea un instant, c'était ça, sa phrase de recrutement. Les lions ne peuvent pas rire comme les humains mais pendant un moment on aurait dit qu'ils pouvaient. En tout cas le son qui sortit de la gueule d'Harry était clairement moqueur. Magnéto se tendit mais il ne chercha pas à attaquer le fauve. Harry se reprit et secoua la tête avant de plonger son regard dans celui du vieil homme. Lui faisant comprendre tout le dégout qu'il éprouvait pour les tyrans comme lui. Avant de se détourner la tête haute et de rejoindre les tentes pour reprendre sa surveillance.

X

Ils avaient finalement atteint la base d'Akali Lake où était retenu le professeur et avaient réussi à entrer grâce à Mystique. Malheureusement, ils avaient dû se séparer et Harry marchait maintenant d'un pas vif aux côtés de Magnéto, Mystique et Jean. Il sentit l'attaque quelques secondes avant qu'elle ne frappe et eut tout juste le temps de l'esquiver, pendant que Jean utilisait ses pouvoirs pour projeter les deux autres en avant. Ils venaient de retrouver Scott.

- Je m'en occupe, trouvez le professeur, annonça Jean.

Magnéto fit alors une remarque sur les disputes de couple, mais Harry n'y prêta pas attention et reprit sa marcha rapidement. Il devait trouver le professeur et vite. Il avait un très mauvais pressentiment. Le fauve s'arrêta à l'embranchement d'un couloir. Il pouvait entendre le souffle de plusieurs hommes qui gardaient ce qui semblait être la pièce où était retenu Charles. Jetant un regard en direction des deux autres mutants se fut pour les voir l'observant et en attente. Quoi ? Sérieusement ? Il voulait observer ses capacités maintenant ? Harry lâcha un grondement sourd avant d'observer autour de lui, de toute évidence, c'était à lui d'ouvrir le chemin. Repérant les tuyaux au-dessus de lui, Harry les suivit du regard et eut un rictus en voyant qu'ils allaient dans le couloir qui l'intéressait. Prenant appuis sur les tuyaux qui courraient le long du mur, il se hissa jusqu'à ce que ses pattes avant reposent sur les tuyaux du plafond, puis il se transforma. Et tout ce que Magnéto put voir fut la queue d'un serpent, quelques minutes avant d'entendre les cris dans le couloir puis le silence.

Le fauve réapparut à l'angle du mur et haussa un sourcil vers Magnéto. Ce dernier s'avança alors et eut l'agréable surprise de voir que tous les soldats étaient morts.

- Bien, l'un des enfants de Charles peut être intéressant, commenta le mutant.

Harry leva les yeux au ciel avant de donner un coup de patte à la porte en fer. Erik, magnanime l'ouvrit d'un mouvement du poignet avant d'entrer. Le jeune fauve le suivit aussitôt avant de se figer devant une salle vide. Qu'est-ce que …? Harry jeta un regard à Magnéto et vit que ce dernier avait son attention concentrée sur quelque chose qu'il ne pouvait pas voir. Magnéto lui jeta un regard amusé avant de porter sa main à son casque.

- Ceci me protège contre les pouvoirs comme ceux de Charles.

Harry comprit alors. Bien sûr, seul un télépathe pouvait contraindre le professeur et seul un télépathe pouvait créer de telles illusions en si peu de temps. Harry ne perdit pas plus de temps, il savait que pour maintenir une illusion parfaite il fallait être très concentré, c'était du moins ce que le professeur lui avait dit. Il ne lui restait plus qu'à mettre la théorie en pratique. Prenant une profonde inspiration, Harry lâcha un rugissement puissant qui résonna sur les parois de métal de la pièce et pendant un bref moment, deux fauteuils roulants furent visibles. Harry ne perdit pas de temps avant de refermer ses puissantes mâchoires autour de la gorge de l'autre homme.

- Relâche-le, ordonna-t-il avec un grondement menaçant.

Le télépathe ne sembla pas l'entendre dans un premier temps, puis l'illusion tomba et le professeur fut de nouveau visible et alors qu'Harry s'était éloigné pour rejoindre le vieil homme il entendit une voix distinctement.

- Tue-moi.

Harry se retourna vers l'homme qu'il avait attaqué et prit alors conscience que peut-être il était autant une victime que le professeur.

- Tue-moi, s'il te plait.

Harry jeta alors un regard en direction du professeur, ce dernier ne semblait toujours pas avoir repris conscience du monde qui l'entourait. Le jeune homme s'approcha alors de l'autre mutant et avec douceur il prit le cou de ce dernier dans sa gueule.

- Tout ira bien, rassura Harry.

Une larme coula le long de la joue du mutant avant qu'un craquement sonore ne se fasse entendre. Harry relâcha alors doucement le cou de sa victime et l'observa un instant. Avant de rejoindre le professeur, il devait le sortir de là et vite.