Je vous appelle pour vous annoncer le décès de votre mère,son corps a été retrouvé ce matin dans son domicile.
Le téléphone tombe dans un bruit inexistant sur le matelas. Mon corps lui, s'assoit par terre, le temps s'arrête autour de moi, des larmes coulent sur mes joues. Le monde devient d'un coup figé, recouvert de gris. La seul chose que j'entends, est un sifflement sourd dans les oreilles et ma respiration devenant de plus en plus forte et mon corps de plus en plus lourd.
Je souffre.
Mon cœur me fait horriblement mal, si mal que je cris, je le tiens dans ma poitrine et mes larmes se transforment en rivière de douleur. Comme si on me plantait des coups de couteau sur tout le corps, à plusieurs reprises. Je vois flou, la rivière s'est transformée en un torrent plus violent qu'avant, mes cris deviennent de plus en plus fort, je perds la notion du temps. Je ne sais pas à quel moment le prof est arrivé dans la chambre. Je ne sais pas si il est arrivé en courant ou en marchant, si il était affolé ou juste en colère. Tout ça n'a aucune importance en ce moment. Tout ce que je vois dans le gris qui m'entoure est le visage de ma mère, son sourire, ses yeux, ses cheveux. Je ne veux pas croire que son sourire à disparu, que ses yeux se sont fermés pour toujours. Ses beaux yeux remplis d'une lumière bienveillante et d'une douceur hors du commun. Je ne veut pas croire que cette lumière s'est éteinte à jamais. Ça y est, je revient légèrement à moi. Je sens la présence du prof contre mon dos, de ses bras entourant mon corp. Je lève la tête, muet, je le regarde ouvrir la bouche sans entendre aucun sons y sortir. Ma vision déjà devenu flou et grisée, sombre dans le noir le plus complet, le torrent ne veux pas s'arrêter de couler. Je reste bloqué sans pouvoir bouger aucune partie de mon corp, des flashs de mon rêve surviennent de tans à autres. Ma mère à terre, son corp baignant dans son propre sang. Mes mains salis par ce liquide vermeille. Ses yeux encore et toujours sauf que cette fois-ci, cette fois-ci ils se ferment pour ne plus jamais s'ouvrir, sa lumière s'est envolée dans le ciel.
Puis ces flashs s'arrêtent pour laisser place à une couleur plus sombre que le noir lui-même.
Eren
J'entends sa douce voix m'appeler, je n'ai jamais autant apprécié sa voix qu'en cette instant précis.
Eren,mon ange
Maman, maman m'appelle, elle m'appelle, où es-tu maman? Pourquoi me laisse-t-elle tout seul?
Eren, mon ange, maman va partir
Maman! Où es-tu maman ?! Maman ne me laisse pas! Pourquoi tu repars! Pourquoi m'abandonnes tu?
Eren, mon ange. Maman va partir. Soit fort mon cœur, on se reverra dans plusieurs années. Maman pleure mais elle est contente parce que son trésor est en sécurité. Maman t'aime fort Eren. Maman t'aime plus que tout au monde. Alors sèche tes larmes et rassure le.
Maman! Je ne veux pas que tu partes! Ne m'abandonne pas! Ne me laisse pas! Maman! Qui dois-je rassurer ? Maman! S'il te plaît ne pars pas! Je t'en prie maman!
Au-revoir Eren, mon ange.
Maman!
Les larmes. Je sens mes larmes en premiers, puis une chaleur protectrice ensuite. Je retrouve tour à tour mes sens. Ma voix revient en première, se réveillant par des hoquets de tristesse, ensuite mon ouïe, entendant des paroles incompréhensibles puis la vue, laissant mes yeux s'ouvrir sur un visage qui, étonnamment, me rassure légèrement.
Je le sais. Je le sais que tout ce qui c'est passé n'est pas un rêve; seulement je ne veux pas admettre que ma mère est... Je ne veux pas.
Je tends mes bras engourdis vers le torse de l'adulte (de petite taille) qui se trouve derrière moi, une lueur d'inquiétude dans les yeux.
Le pauvre, je dois lui en faire voir des choses:hier soi...enfin, il y a deux jours, ce matin et maintenant cet appelle. Ce qui est bizarre et à la fois rassurant c'est que, à chaque fois que je me réveille où que j'ouvre les yeux, il est là, me tenant dans ses bras, avec toujours ce regard d'inquiétude. Je sais que ça ne fait que la deuxième fois mais...je ne sais pas comment décrire cette chaleur venant prendre place dans mon ventre. Je sais très bien que je dois l'inquiéter... ou pas. Je le connais, c'est un sadique, si ça se trouve, il jubile intérieurement... gloque. Enfin bref, je dois encore une fois jouer la comédie. Allez Eren, ce n'est pas comme si..tu ne t'étais pas habitué à ce rôle. Sors ton plus petit sourire mon vieux.
Je lui expliqua la situation, comme je me l'avais prédit, il m'offra ses plus sincères condoléances. Maman, maintenant que tu es partie, je suis confronté à moi même, le masque que je mets et que je retire d'habitude, cette fois-ci, ne quittera jamais mon visage, je t'en fait la promesse maman, je serai fort à présent, je ne pleurai pas tous les jours, comme la fois où tu t'étais blessée... sauf que maintenant, je sais que tu ne reviendra pas, j'en suis conscient, alors je vais te mettre dans une petite boîte, que je fermerai avec un cadenas et que je balancerai comme toutes les autres dans les abysses de mon passé. Je vais rester fort et arrêter de pleurer,je t'en fais la promesse. Adieu
"Eren!
-Ah! Quoi !? J'ai rien fait!
-Nan calme toi gamin, réveille toi, on est arrivé devant ta maison."
Ah oui, je me suis endormi. Cette nouvelle m'a épuisé. Allez, maman, il va falloir aller dans la petite boîte. Je ne t'oublie pas, ne t'inquiète pas, je vais juste te plonger dans l'arrière plan de ma pensée. A toute à l'heure alors.
Je sorti de la voiture accompagné de mon prof, qui jusqu'à nouvelle ordre, ne me lâchera pas d'une semelle. Nous ne marchons que très peu de temps avant d'arriver au seuil de ce qui était une porte autrefois. Maintenant ce n'est qu'un vulgaire morceaux de bois, accroché au mur. Les fenêtres étaient brisées et quasi toute la maison avait brûlée, la seul chose qui n'avait pas succombé aux flammes était...un corp,son corp. Comme si celui qui l'a tué l'avait fait exprès, pour qu'elle soit la première chose qui attire le regard au centre de cette enfer, il y a encore des hommes habillés en combinaison blanche autour d'elle, occupés à noter des choses et à prendre en photo ce qu'il reste de ce merdier. Au fur et à mesure que nous avancions dans la pièce, mes jambes perdaient de leur vigueur et mon cœur devenait aussi bruillant qu'un concert de rock en plain air. Je sentis alors une pression se faire au niveau de mon poignet droit, l'homme qui m'accompagnait essayait de me rassurer, comme si il pouvait ressentir ma peur, ce qui, pour ne pas vous le cacher, me laisse de sérieux doutes sur son côté animal. Nan mais sérieux Eren, t'es vraiment atteint pour te poser ce genre de question dans une situation pareil. Quoi qu'il en soit, ce simple geste de sa part réussi à me calmer quelque peu. On continua à avancer jusqu'à ce qu'une femme de petite taille mais foutrement bien foutue avec une tête d'ange et des cheveux caramel, nous accueillit.
"Bonjour, je suis l'agent Rall, on s'est eu au téléphone il y a quelques heures maintenant. "
Elle tourna sa tête en ma direction.
"-Je suppose que vous êtes le jeune Jaeger ? Mes sincères condoléances, ce genre de chose ne devrai jamais arrivé en ve monde.
-Et pourtant c'est fait, merci de votre soutien.
-C'est normal. Quoi qu'il en soit, avez vous de la famille à contacter?
-Je n'ai plus de famille depuis longtemps, elle était la seule qui me restait.
-Excusez moi mais j'ai vue dans votre dossier qu'il vous restez une personne et il s'avère que se soit...
-Oui, je suis au courant, mais je pense que si vous avez lu mon dossier, comme vous le dîtes, vous aurez remarqué les faits qui ce sont produit au par avant, je me trompe?
-Cette exact. Mais ça reste quand même la seule personne qu'il vous reste , et il ne s'en ai pris qu'à votre mère une fois il y a...
-10 ans. Ça fait 10 ans. Je ne veux pas le revoir, je vous en supplie, je sais qu'à l'époque, nous n'avions pas assez d'arguments pour lui retirer ma garde mais je vous en supplie, ne me laissez pas avec lui, par pitié !"
Des larmes de peur roulèrent une nouvelle fois sur mes joues. En un instant, je sentis la pressions sur mon poignet disparaître et une voix s'élever dans la pièce remplie d'étrangers à présent.
"-Madame, puis-je vous parlez en privé, s'il-vous-plaît ?"
Il n'a eu pour réponse qu'un simple hochement de tête et la suivi jusque dans le jardin où ils restèrent à parler pendant une bonne heure. Durant ce temps, une jeune femme m'invita à la suivre dans une ambulance, histoire de vérifier que tout va bien chez moi. C'est débile, comment est-ce que ça pourrait aller?! Toujours les mêmes questions, toujours les mêmes phrases, et surtout, la chose qui m'énerve au plus au point, toujours cette même lueur de pitié dans leur regard. Après ce contrôle, on me reconduisit à ce qui était autrefois mon salon, où mon prof et l'agent de la BAC m'attendaient.
"-Bon, monsieur Jaeger, après plusieurs minutes de négociations, je peux vous proposer une autres solution. J'en ai parlé avec mes supérieurs, elle reste possible, mais c'est à vous de choisir.
- Et bien dites toujours, ça ne peux pas être pire que la première.
- Monsieur Ackerman ici présent, s'est proposé pour vous prendre en charge et donc, être responsable de votre garde. Étant donné la situation avec votre père, cette seconde issue reste probable, si vous acceptez, vous pourrez officialiser ça dans un mois, le temps de faire les démarches au près du gouvernement, qu'est-ce que vous en pensez?"
Bon ok, c'est peut être pire. Vivre avec mon prof de sport qui plus est, m'est totalement inconnu, si ça se trouve, c'est un dangereux psychopathe, qui tue ses victimes et découpe leur peau pour en faire des lampes. Remarque, je suis sûr que ça ne peux être pire que de retrouver ce monstre, et puis si je meurs, au moins je rejoindrai ma mère.
"-J'accepte la proposition de monsieur Ackerman."
Et voilà! Je suis désolée de mon retard, j'avais complètement oublier que de gentils epreuves communes de dix matières différentes m'attendaient...enfin, ce n'est pas vraiment une excuse mais voilà. Comme ça fait déjà la deuxieme fois que je ne suis pas foutue de tenir mes promesses, j'ai décidé de ne plus vous en faire... comme ça pas de problèmes! Pour ce qui est du chapitre des commentaires, j'ai décidé de ne pas le faire, j'attends encore un peu pour que vos impressions sur cette histoire deviennent plus nombreuses. En tous cas, elles sont toutes favorables au developpement de l'histoire et me font vraiment chaud au cœur! Si vous avez le temps après ce petit passage (que sûrement la plus part d'entre vous ne lira pas) laisser une petite review, je les lis toutes, sans exeption. Même si je ne vous réponds pas directement... je prends ce moment pour vous remercier tous, je ne pensais vraiment pas que ça allait être aussi apprécié! C'est une bonne surprise qui me sert de carburant pour l'écriture! Le prochain chapitre devrait sortir vendredi 2 juin déjà, comme ça passe vite!Prenez soins de vous et à dans une semaine!
