Hello ! J'espère que vous avez tous passés une bonne semaine et comme promis voici le nouveau chapitre en espérant qu'il vous plaira. Merci pour toutes vos reviews, ça me touche énormément !
Bonne lecture !
Chapitre 5: Compréhension
La seule chose que je pouvais faire était de rester bouche bée devant lui. Il avait quand même un sacré cran de se ramener ici. Mais là encore, il était presque invincible donc il pouvait se le permettre. Ce n'était pas la première fois qu'il entrait dans ma chambre sans ma permission, mais cette visite était tout aussi surréaliste que la première. Il y avait quand même une grande différence... A l'époque j'étais en train de mourir. Je ne sais pas pendant combien de temps nous sommes restés immobiles, impassibles mais j'ai été la première à briser cette ambiance:
« Tu es … Entré par effraction. » L'accusais-je sans le moindre ton de sympathie.
Klaus rigola, amusé par la situation: « Et alors? Dis moi quelque chose que je ne sais pas, love.»
« Je ne sais pas par où commencer. » rétorquais-je sans réfléchir.
Encore une fois, il se mit à rire: « Techniquement j'ai été invité... »
« Techniquement, tu t'es invité tout seul. » lui ai-je fait remarquer. « J'ai seulement dis que je voulais parler, pas que tu pouvais te pointer dans ma chambre n'importe quand. »
Il est resté imperturbable malgré mon attitude très froide envers lui. J'ai supposé qu'il me donnerait une réponse acerbe mais il sortit un magnifique sourire avant de me dire d'un air désinvolte « Ne sois pas trop dure avec moi.»
« Tu es incroyable. » lui dis-je avec un ton fatigué.
Il haussa les épaules: « Je prends ça comme un compliment. »
Je me suis retenue de pousser un grognement de frustration.
« Mais passons à l'essentiel. Tu voulais me voir. Je suis ici alors qu'est ce que tu souhaitais me dire?». Il m'invitait à débuter feignant l'innocence. Comme s'il ne savait pas qu'il me rendait folle.
« Je... Je... » furent les seuls mots qui réussirent à traverser ma bouche.
« Ne sois pas timide. Ce n'est que moi. » m'encouragea- t-il comme si nous étions les meilleurs amis du monde.
Ma seule réponse fut de lui lancer un regard des plus noir.
« Je veux dire, Caroline, n'aie pas peur de me dire ce que tu penses. » Il eut l'audace de s'asseoir sur le bord dans mon lit. Il tapota l'espace vide à côté de lui m'invitant à m'asseoir sans rien me dire.
J'ai eu un long moment d'hésitation mais j'ai fini par l'écouter. Je me suis assise lentement en faisant bien attention de ne pas le toucher. Malgré tout, nous étions assez proches.
« Alors... »
« Alors... Je n'ai pas la moindre idée de ce que je veux te dire... Mais en même temps... Je ne peux pas ignorer... Ceci » Commençais-je tranquillement en agitant ma main entre nous deux pour qu'il comprenne ce que le « Ceci » voulait dire. « Ce que j'essaye de dire... Je ne te comprends pas. »
Klaus leva un sourcil afin de me laisser entendre qu'il avait besoin d'une explication plus détaillée.
« Je veux dire... Ce qui se passe entre nous... Même si je voulais que ça fonctionne, et je ne dis pas que c'est ce que je désire, il n'y a aucun espoir... Nous ne pouvons pas être ensemble, ça n'a pas de sens. » clarifiais-je.
« L'amour ne s'explique pas toujours.» Il para facilement à tous mes arguments en utilisant ses beaux yeux bleu pour m'attendrir.
« Au moins nous sommes d'accord sur une chose... » Je lui ai admst sèchement. « Mais... Pour que nous soyons un couple... Il faudrait avoir des choses en commun. »
« Nous sommes tous les deux très attachés à l'honnêteté .» Il m'avait répondu presque instantanément comme si cela lui paraissait être une évidence.
Est-ce que c'est moi, ou il venait de réduire l'écart que j'avais installé entre nos deux corps? Je décidais de m'éloigner de quelques centimètres juste au cas où.
« Peut-être mais pour autant que je sache c'est l'unique chose que nous ayons en commun. Nous sommes totalement à l'opposé! Nous n'allons pas ensemble! » Je tentais d'être la plus claire possible afin de lui permettre de voir où était le problème.
Cependant il n'était pas convaincu « Les opposés s'attirent. C'est un cliché mais c'est vrai. »
J'ai soupiré d'exaspération cherchant d'autres arguments pour le rallier à mon opinion.
« J'espère que nous serons capables de surmonter nos différences. » rajouta t-il.
« Nous ne sommes pas seulement différents Klaus. Nous sommes trop différents. Tu arraches la vie des gens sans une seule once de culpabilité! Et puis, je suis pas une tueuse, je ne bois pas à partir de la veine. Je suppose que ça te pose un problème? » contestais-je.
« En quoi cela devrait-il me déranger? Je respecte ton choix de ne pas prendre le chemin le plus évident. Ça prouve seulement ce que je sais déjà... Tu es forte et unique en ton genre. C'est ce qui a fait que tu as attiré mon attention. » Sa réponse avait l'air parfaitement sincère.
Comment une personne si cruelle pouvait agir d'une façon si humaine? Si je ne le connaissais pas mieux, je dirais que l'univers était en train de me tester pour savoir si j'étais apte à résister à la tentation du mal.
« Tes arguments sont bons, mais nous deux, ça n'arrivera pas. » dis-je d'un ton définitif.
Cependant, il refusa d'arrêter et continua sur sa lancée: « Je n'ai pas encore entendu l'argument qui m'empêche de gagner ton cœur Caroline. »
A présent, j'étais certaine qu'il s'était rapproché de moi puisque nos genoux se touchaient. J'avais l'intention de m'écarter mais je n'arrivais pas m'y résoudre. Il avait comme une prise invisible sur moi. Je devais arrêter ça au plus vite avant de tomber dans un précipice.
« Que dirais-tu si je te disais que... Tu me fais peur. » Je savais que c'était mon dernier recours.
Klaus fronça les sourcils, un air sceptique apparaissant sur son beau visage: « C'est absurde. Si c'était vrai, tu ne serais pas assise tranquillement en train de me parler. Tu n'essaye pas encore de t'éloigner... »
« Pas de cette façon là. » l'interrompais-je. « Tu me fais peur parce que je ne te comprends pas. J'essaye de te comprendre... Mais je ne peux pas. Le fait que tu sois imprévisible te rend dangereux. Je ne comprends pas tes motivations. Tu peux être doux et attentionné comme tu peux être un tueur en série sans pitié. »
Pour la première fois de la soirée, sa voix semblait irritée: « S'il te plaît pas ça! Quant est-il de fréquenter un loup garou? »
Une vague de culpabilité m'envahit à l'évocation de Tyler. Tyler, qui était quelque part luttant pour sa liberté. Luttant pour moi. Et j'étais en train de le trahir car je développais des sentiments pour l'ennemi. J'étais une personne méprisable. J'ai soudain senti le besoin de défendre Tyler.
« Tu vois, c'est ça la différence entre toi et Tyler. Avant qu'il ne devienne un hybride, il se transformait uniquement à la pleine Lune. Je connaissais les motifs de sa mutation en monstre... C'était parce qu'il n'avait pas d'autre choix! Il n'a jamais voulu blesser qui que se soit! A tel point, qu'il s'enfermait et s'attachait pour en être sûr! Il n'a rien à voir avec toi! » Je lui avais presque hurlé dessus.
Quand j'ai fermé la bouche tout était calme. Aucune réflexion de la part de Klaus. Seulement le bruit de nos respirations. L'ambiance était très tendue, aucun de nous n'étant prêt à rompre le silence.
Finalement, Klaus se pencha un peu plus vers moi jusqu'à ce que nos visages ne soient séparés que de quelques centimètres.
« Très bien... Disons les choses clairement une bonne fois pour toutes. » murmura t-il son souffle caressant mon visage.
Il était de plus en plus en proche mais je n'osais pas reculer. J'étais paralysée. A ma plus grande consternation, je ne tenais plus en place. C'était de l'excitation pure. Je me haïssais de ressentir ce genre d'émotion.
« Regarde-moi dans les yeux et dis moi que tu ne veux pas être avec moi. Si tu peux me dire honnêtement que tu n'as aucun sentiment pour moi, je dis bien aucun... Je sors d'ici et je te promets que je n'interférais plus jamais dans ta vie. »
« C'est tout ce que tu souhaites? Pas d'autres conditions difficiles? » questionnais-je la voix chancelante.
« Juste une. Tu n'as que celle là à dire sweetheart. Après tout, tu sais à quel point j'apprécie l'honnêteté et que je peux facilement voir quand on me ment. »
J'étais presque au bord de l'évanouissement quant il leva timidement la main pour la porter à mon visage afin qu'il puisse caresser tendrement ma joue du bout des doigts. Mais je n'ai pas tressailli. Au lieu de cela, j'ai placé ma main sur la sienne, entrelaçant nos doigts pour enlever délicatement la main de mon visage.
« S'il te plaît, laisse tomber. » le supplias-je.
Il émit un triste sourire: « Je ne peux pas. Ça aurait été plus facile si j'avais pu mais je ne peux pas. L'amour est la plus grande faiblesse d'un vampire. A chaque fois, que nous tombons dedans c'est parce que nous nous en soucions trop. » Il baissa les yeux sur nos mains, situées entre nous, toujours entrelacées.
« Mais tu es Klaus... Tu n'es pas censé te soucier de quoi que ce soit... Comment puis-je savoir que tu dis la vérité? »
« Pourquoi je me serais donné toute cette peine, Caroline? Pour t'utiliser dans l'un de mes plans tordus? Si tel était le cas, j'aurais pu te contraindre, il y a des semaines. » me rappela t-il tout en fixant mon visage.
Sa réponse me fit réfléchir... « Pourquoi tu ne l'as pas fait? »
« Pas fait quoi? » me demanda Klaus un peu confus.
« M'obliger... Je veux dire... Ça t'aurait pris moins d'une minute pour me forcer à t'aimer. » J'ai choisi avec soin mes mots de peur qu'il croie que je l'accuse d'un acte qu'il ne ferait pas.
A mon plus grand soulagement, sa réaction envers moi était civilement correcte. « Caroline, Caroline... » répéta t-il. « Tu n'as donc pas compris? J'ai déjà suffisamment de personnes qui restent avec moi parce qu'ils sont contraints ou parce qu'ils ont peur de mourir. Je n'ai pas besoin de plus de personnes comme ça... »
« Alors de quoi as-tu besoin? » J'essayais, en vain, de percer le mystère qu'était Klaus.
Il serra légèrement ma main me rappelant qu'elles étaient toujours liées. « J'ai besoin que tu sois avec moi. Et puisque que tu ne m'a pas clairement dit que tu ne voulais pas, je n'ai aucune raison pour sortir de ta vie... Je ne vais pas arrêter d'essayer. Tu as le droit de douter de mes motivations et de mon humanité... Mais s'il te plaît ne doute pas de mes sentiments envers toi, car ils sont sincères. Tu dois apprendre à me comprendre. Tu es une fille intelligente donc si quelqu'un peut me comprendre c'est bien toi. Je vais te convaincre, ce n'est qu'une question de temps. »
Ma gorge était sèche et m'empêchait donc de parler correctement. Sa proximité était enivrante. J'étais perdue dans le moment quand... La porte d'entrée claqua bruyamment. Nous sommes sortis de notre bulle en déliant nos mains.
« Caroline? Je suis à la maison! Es-tu encore éveillée? » C'était ma mère qui venait de rentrer du travail.
« Emh.. Oui! Je serais là dans une seconde. » Ai-je répondu prudemment.
Cacher un garçon dans votre chambre était une chose. Mais cacher Klaus Mikaelson en était une autre. Oh mon Dieu, je ne pouvais pas expliquer ça à ma mère.
Klaus soupira « Je crois que c'est mon signal de départ. »
« Effectivement. Ma mère ne peut pas te voir ici! » murmurais-je de sorte qu'elle n'entende pas.
« Pourquoi pas? Je peux t'assurer que je ferais un fils décent au nom de la loi. » dit-il souriant béatement.
« Wow... Est ce que tu viens de faire une plaisanterie? » le taquinais-je feignant d'élargir mes yeux sous le choc.
Il leva les yeux au ciel mais je détectais une once d'humour en lui « On dirait bien. Mais que ça reste entre nous je ne voudrais pas nuire à ma réputation. »
« Ton secret est en sécurité avec moi. »
« Et ton secret est bien gardé avec moi. » me dit-il à voix basse.
« Quel secret? »
Il leva la main pour faire un geste entre nous deux.
« Oh... Bien sûr... Peut importe... » marmonnais-je en faisant de mon mieux pour faire comme s'il n'y avait aucun secret à protéger.
Klaus a deviné ma machination mais ne pipa mot. Il se dirigea vers la fenêtre pour prendre la fuite. Avant son départ, il se retourna une dernière fois vers moi, et farfouilla dans sa poche avant de me lancer un objet. Merci à mes réflexes de vampire sans quoi je n'aurais pas eu le temps de le rattraper.
« Je voulais vraiment que tu aies ceci. Je n'essaie pas de t'acheter... Je pense juste qu'il te conviendra et que tu devrais le porter. »
« Attends, quoi? » bégayais-je.
Il était déjà parti ce qui signifiait que je parlais à moi-même. Un des premiers signes de la folie, cool. J'ai jeté un œil à la fenêtre mais je ne voyais rien d'autre que la noirceur du ciel.
Je levais les mains pour admirer le petit objet que je tenais. La pièce de bijoux était vraiment magnifique. C'était le bracelet qu'il m'avait donné pour mon anniversaire. Le même bracelet que je lui avait jeté à la figure le soir du bal Mikaelson. Il me l'avait laissé après m'avoir sauvé la vie et je lui avait rendu en prétendant que je n'avais rien à faire avec quelqu'un comme ça...
Et pourtant, il était là me suivant partout comme une malédiction. Je ne pouvais pas accepter ce bijou. A vrai dire, c'était beau... Mais c'était aussi un don de Klaus. Je ne pouvais pas porter ces bijoux! Et puis qu'est ce que je dirais si quelqu'un me demandais où je l'avais eu?
« Je dois sortir ça de ma tête. » murmurais-je tout en mettant le bracelet autour de mon poignet.
J'ai fait en sorte de le cacher sous la manche de ma chemise. Peut-être que Klaus se considérait comme quelqu'un de bien au nom de loi mais j'étais persuadée que ma mère le verrait autrement...
Alors ce chapitre il vous a plu ? J'attends vos reviews !
Nightmare 2054 !
