Laura 206 : Merci beaucoup ! Je continue comme ça oui! 8D
Mel : Tu voudrais pas être à la place de Renji, mais moi, j'aimerais bien être à celle de Byakuya :P Tu vas voir ça! Je te souhaite une bonne lecture et te remercie de la review!
25428 : Original le pseudo XD code de carte bleue? Numéro de sécu? XD elle dit nawak là u.u Merci de ton enthousiasme, voilà la suite ! Bonne lecture :P
Fan : ENCORE MERCI ! Tu es toujours là c'est génial! *3* Je t'aime! XD voici la suite avec toujours autant de merci et avec l'espoir que le contenu comblera ta soif de yaoi!
Pimouss-killer : Sixième sens .~ serais-tu de la famille de Unohana? O.o lol hem...Merci pour ton suivi et voichi la chuite avec un chitron! :P bon appétit !
Bonjour à tous ! Okay, pas de disclaimer aujourd'hui ! Je rajouterai un autre jour ^^' Je suis un peu pressée, c'est moins bien relu, les reviews anonymes un peu bâclées et je m'en excuse mais l'explication arrive! :D
Je suis de retour de mon petit voyage et ce, pour vous livrer ce nouveau chapitre ! ^.^ On avait dit, si 13 reviews, la suite le 19. J'en ai eu 12 et je m'étais dit « Aller, ils sont quand même sympa ! Je vais mettre le chapitre plus tôt ! » Ouais, mais c'était sans compter la magistrale surtension edf qui a ravagé les trois quarts de mon installation électrique dont la box… et l'ordi… Mais rassurez-vous, je peux encore écrire ! Même sans téléphone et sans électro-ménager ! 8D
C'est donc sans savoir à quand la suite que je publie ce chapitre… J'essairai de revenir dans une semaine mais si vous ne me voyez pas, c'est que je serais toujours coupée du monde u.u Des reviews pour encourager l'auteur dans cette épreuve difficile ? :3 Ce chapitre contient un agrume !
CHAPITRE 5
Drôle de cuite...
« Oï les mecs ! Qui a invité Kuchiki Taicho? »
On entendit le vent le plus mémorable de toute la Soul Society. Seul Kyoraku riait aux éclats, ne craignant aucunement le courroux de son homologue. Rukia s'était cachée derrière son capitaine en murmurant des "Pourvu que Nii-sama ne me voit pas…" et personne ne brisa le silence jusqu'à ce que Ukitake demande:
« Tu resteras bien prendre un verre, Byakuya? »
Le noble avait du mal à décoller ses yeux de la scène tant il était choqué. La scène était mémorable oui, des deux côtés. Renji à moitié à poil qui gueulait une chanson paillarde sur une chorégraphie pour le moins explicite et Byakuya figé comme deux ronds de flan. Kyoraku n'en pouvait plus de rire.
Tout à coup, le capitaine de la 6° serra les poings, attrapa directement son fukutaicho à la ceinture et le traîna de force dehors. Quand ils furent partis, Rukia sortit fébrilement la tête de derrière son taicho adoré et demanda:
« Nii-sama est parti?
-Il semblerait. Répondit doucement Jûshiro. Dommage, je me demande bien comment il est quand il est saoul…
-Laisse tomber! Lança Shunsui. Y'a que Yoruichi qui sait parce qu'elle l'a entraîné à supporter toutes sortes de drogues et d'alcool très jeune… Et elle veut pas raconter ce qu'elle sait! »
S'ensuivit une discussion entre les deux hommes à propos de comment pourrait être Byakuya s'il était saoul. Aurait-il l'ivresse triste? Joyeuse? Puis, la bonne humeur revenant progressivement, Rangiku se mit à rire aux éclats et Ikkaku leva son verre.
« A Renji! Un bon pote qui mourut hélas trop jeune !
- Ouais ! A Renji ! »
Dans la rue, Byakuya ne savait pas par quoi commencer. Il avait traîné Renji loin du bar où avait lieu la fête, histoire d'être un peu seuls, et surtout dans un lieu assez désert où on ne pouvait les entendre. Il jeta un œil à son fukutaicho. Il avait les cheveux détachés qui s'emmêlaient et cachaient légèrement la rougeur de son visage due au saké. Il avait le regard un peu hagard, il était loin d'être sobre mais semblait encore comprendre qui était la personne en face de lui. Enfin ça, Byakuya l'espérait. Il était torse nu, Byakuya trouvait ses tatouages magnifiques, le haut de son uniforme pendait à la ceinture qui, fort heureusement, était bien serrée. Un peu plus et le capitaine se dit qu'il aurait pu arriver plus tard et ne pas trouver son fukutaicho dans cet état à peu près décent. En plus, il empestait l'alcool.
"Rhabille-toi, Renji.
- Nan ! Fait trop chaud !"
Le noble écarquilla les yeux. Qui venait de lui parler ? Son subordonné ? Et il ne faisait même pas chaud ! Il faisait presque froid.
"Renji, c'est un ordre.
- M'en fiche !"
Le jeune homme fit demi-tour direction le bar. Byakuya resta un instant étonné mais ne se laissa pas décontenancer. Il attrapa son fukutaicho par les cheveux et le rhabilla lui-même avant de le saisir par le col et de se diriger vers son habitation. Ramener un homme ivre au manoir Kuchiki serait vraiment très mal vu…
"Lâchez-moi ! J'veux y retourner ! C'est ma fête !
- Tu es saoul, Renji. Il est temps d'arrêter les frais.
- Z'êtes pas ma mère ! J'm'en fiche !"
Byakuya n'arrivait pas à croire qu'il entendait son fukutaicho. Il était réellement lamentable ainsi. Il le fixa dans les yeux et le fusilla sur place.
"La plaisanterie a assez duré. Tu me suis, tu te tais et tu obéis. Ou je me verrai dans l'obligation de sévir."
Le vice-capitaine déglutit, comme s'il avait compris la menace et lâcha :
"D'toute façon z'en avez rien à fout' de moi…"
Le noble se figea. Il avait dû mal entendre. Après les épreuves qu'ils avaient traversées, ils s'étaient expliqués et il avait dit à son fukutaicho qu'il était irremplaçable ! Que jamais il ne pourrait s'en séparer et que plus jamais, il ne lui ferait le moindre mal. Aujourd'hui il ne l'avait même pas puni de lui avoir menti et lui avait laissé son après-midi à la place ! Si ce n'était pas une preuve qu'il tenait à lui et se souciait de sa santé, qu'était-ce ?
"Cesse de débiter tes inepties. Je n'en ai pas 'rien à foutre' de toi.
- Ah bon ? C'pour ça qu'vous m'parlez pas d'puis qu'on est sorti de l'hôpital et qu'vous vn'ez même pas m'engueuler quand je vous dis que je travaille alors que je vois avec mes potes ?"
Byakuya fronça les sourcils. Alors Renji avait pris de travers ses attentions ?
"Je sais bien que tu m'as berné, et cela ne me plait guère. Mais Ukitake m'a fait remarquer que te donner quelques jours de congé après ce que tu avais vécu était la moindre des choses. Te donner ton après-midi pour m'avoir sauvé la vie est la moindre des choses.
- Vous mentez ! 'Spèce de menteur!
- Je ne te permets pas de m'insulter. Je suis ton capitaine.
- Pff… N'empêche, vous avez menti au Sotaicho et au Conseil ! Et vous n'avez même pas parlé de ce que j'ai fait pour vous !"
Renji se dégagea de la poigne de son capitaine et se déplaça face à lui en le fixant rageusement.
"Je me suis sacrifié pour vous sauver alors que vous passez vot' temps à me mépriser ! J'ai failli mourir, j'ai souffert ! J'ai jamais eu autant mal de ma vie ! Vous pouvez pas imaginer à quel point vot' Senbonzakura fait mal et à quel point votre regard compte pour moi ! Et quoi ? J'ai enduré tout ça pour qu'dale ! Z'êtes même pas foutu d'admettre que je vous ai sauvé devant les plus gros pontes ! T'es un lâche, Kuchiki ! Un lâche ! Tu m'as pas r'gardé d'la journée ! J'suis quoi ? L'insecte qui a entaché ton putain d'honneur à la con ? C'est ça ? J'ai pas b'soin d'toi et d'ton mépris ! J'veux changer d'division ! D'venir capitaine tiens ! Comme ça, j'serais ton égal et t'auras pu l'droit d'me r'garder de haut !"
Le jeune homme haletait. Il venait de crier cela au visage de son capitaine d'une traite et il s'en fichait royalement. Il ne tarda pas à tourner de l'œil, les effets de l'alcool et de sa colère se faisant plus forts. Byakuya ne réagit pas, trop choqué. Personne au monde ne lui avait jamais parlé ainsi. Personne. Il secoua la tête, les yeux écarquillés, mais de l'extérieur on croyait qu'il était juste étonné. Il posa ses yeux sur le jeune homme étendu par terre, toujours aussi abasourdi. Il n'y croyait pas… Enfin, maintenant, il savait exactement les défauts que lui trouvait Renji. Et, comme il l'avait supposé, ce dernier n'avait pas compris que dire la vérité au Sotaicho lui aurait coupé les ailes.
Le noble posa un genou à terre et prit Renji sur son dos. Il n'allait pas le laisser par terre comme ça. Contrairement à ce qu'avait dit le fukutaicho, il ne le méprisait plus. Il n'était pas un insecte. Il était juste Renji Abarai, l'homme qu'il aimait.
Les deux hommes parvinrent chez le plus jeune en quelques secondes à peine. Le shunpo de Byakuya était bien maîtrisé. N'ayant pas le moyen d'ouvrir normalement, le capitaine força la porte et entra. Ce n'était pas très bien rangé, mais on pouvait y vivre décemment. Il y avait un séjour, une cuisine, une porte qui menait probablement vers la salle de bain et une autre pour la chambre. Byakuya déposa Renji dans le canapé le temps de faire un bref état des lieux. Il entendit tout à coup un bruit et se retourna pour voir que son fukutaicho était à la salle de bain, probablement à subir les effets de la boisson. Il prit un verre d'eau et alla le rejoindre.
Penché au-dessus des toilettes, le vice-capitaine ne renvoyait pas une image très reluisante ; vomir tout ce qu'il avait dans le ventre n'était pas… très charmeur. Il reprenait peu à peu ses esprits et se demandait bien ce que son capitaine allait penser de lui après tout ça… Il sursauta en sentant une main passer sous ses cheveux et les retenir doucement. Il n'osa pas lever la tête pour voir son supérieur. Quand il eut fini, il avait un goût désagréable. On lui tendit un verre d'eau pour se rincer la bouche. Il le prit, la main tremblante.
Il voulut se passer de l'eau sur le visage, mais il n'arrivait pas à bien tenir sur ses jambes. Il se maudit et se jura de ne plus jamais boire autant en une soirée mais sursauta quand il sentit qu'on le soutenait. Quelques secondes plus tard, on lui passait la tête sous l'eau tiède et il s'avoua que cela faisait un bien fou. Après, on l'assit pour lui sécher la tête et les cheveux. Il leva le visage et croisa rapidement celui de son capitaine qui regardait ses gestes avec attention. Il était concentré et séchait les longues mèches rouges consciencieusement. Renji ferma les yeux, appréciant la caresse quand le plus âgé se mit à le peigner.
Il ne disait rien. Encore embué par les vapeurs d'alcool, il n'aurait de toute façon rien dit de bien cohérent ou compréhensible. Il se laissait donc faire, se demandant depuis quand son capitaine était si doux. Ensuite, il sentit qu'on le relevait. Il fit un effort pour marcher, s'appuyant sur le taicho et soupira quand on le déposa dans son lit. Il n'opposa pas de résistance quand on lui passa un kimono de nuit.
Byakuya observait Renji attentivement. L'instant d'avant, il lui criait dessus et celui d'après, il se laissait docilement faire. Il ne chercha pas à comprendre, conscient qu'un homme ivre était loin d'être logique. Il remarqua que le plus jeune dormait presque. Il n'avait pas mis trop de temps et s'en amusa brièvement. Il fit le tour de la chambre, et décida de rester dormir ici. D'une part, il pourrait surveiller et veiller sur Renji et d'autre part, il était lui-même très fatigué. La fatigue accumulée ces derniers jours plus ses soucis ne l'aidaient pas à guérir plus vite.
Il ouvrit une armoire à la recherche d'un kimono de nuit et enfila celui qu'il préférait, un bleu nuit assez simple. Il était un peu grand, mais cela ferait l'affaire. Il ôtait ses kenseikan quand une voix l'appela. Il s'arrêta et tourna la tête.
"Taicho…"
Renji murmurait dans son sommeil. Il trouva cela assez mignon et finit ce qu'il faisait avant de s'allonger près du plus jeune. Ce dernier cherchait quelque chose de sa main. Il se détendit en sentant celle de Byakuya. En fait il cherchait quelqu'un. Il entrouvrit les yeux ; allait essayer de parler, comme pour s'excuser, mais Byakuya posa un doigt sur ses lèvres.
"Shh… Nous verrons cela demain, Renji.
-Je… je vous aime…"
Le noble sourit et laissa son fukutaicho se blottir contre lui. Visiblement, le plus jeune aimait bien que son capitaine le serre dans ses bras. Byakuya le laissa s'installer et lui caressa les cheveux lentement avant de fermer les yeux. Quand il sentit que Renji dormait enfin, il sourit et murmura:
"Moi aussi… Mon bavard de fukutaicho…"
Les deux hommes dormaient depuis trois heures maintenant. Le silence avait envahi les lieux et, dans une petite heure, les oiseaux se mettraient à chanter pour annoncer l'arrivée de l'aube. Leur position n'avait pas beaucoup changé. Renji était toujours tout contre Byakuya qui le serrait tendrement, seulement, le plus jeune faisait un rêve assez étrange qui ne tarda pas à réveiller le noble. Autant, les baisers dans le cou, ça chatouille un peu mais on continue de dormir, mais quand une main vient ouvrir les pans de votre kimono et taquiner ce qu'il y a dessous… Le sommeil nous quitte.
"Ren… Renji?"
Encore embué par le sommeil, -car, sachez-le, Byakuya Kuchiki, contrairement aux apparences, n'a jamais été du matin- le plus âgé s'était redressé et avait écarté la main promeneuse. Il jeta un coup d'œil à son fukutaicho qui respirait un peu fort mais qui dormait. Ça, il l'affirmait. Il fronça les sourcils, se demandant ce qu'il devait faire puis, se disant qu'il avait du sommeil à rattraper, il se réinstalla à son aise et ferma les yeux.
Quelques minutes plus tard, alors qu'il commençait à retomber dans les bras de Morphée, il sentit de nouveau une main qui cette fois se baladait sur son torse. Il en avait d'abord soupiré d'aise et s'était de nouveau réveillé avant de se redresser et de s'exclamer:
"Renji… Gronda-t-il. Réveille-toi ou dors vraiment mais pas entre les deux."
Byakuya n'eut pas vraiment le genre de réponse qu'il attendait. Une main l'attrapa à la nuque et le fit se pencher vers le visage du jeune homme aux cheveux rouges pour échanger un baiser. D'abord innocent, Renji l'approfondit en donnant de petits coups de langue. D'abord réticent, Byakuya se laissa progressivement faire et ouvrit la bouche pour profiter. Il s'installa un peu mieux, les genoux de chaque côtés de son vis-à-vis et en appui sur ses coudes posés près de la tête. Il pencha la tête de côté pour continuer le baiser et soupira d'aise en sentant les grandes mains de son fukutaicho caresser son dos, sa nuque et ses cheveux.
Il rompit le baiser après un instant. Renji était forcément réveillé pour faire de telles choses. Il le regarda et écarquilla grands les yeux. Ce dernier avait les yeux ouverts oui mais…
"Renji?"
Il était somnambule.
Cette phrase sonna comme un gong. Byakuya Kuchiki était aux prises avec son fukutaicho, somnambule et ivre jusqu'à il y a quelques heures, qui l'embrassait dans son lit. Enfin, rectification, il ne faisait pas que l'embrasser. On disait qu'il ne fallait pas réveiller un somnambule sous peine qu'il devienne agressif et… disons que dans cette position, le chef de clan n'avait aucune envie de vérifier la thèse…
Il n'opposa pas de résistance à partager un second baiser et ferma les yeux quand les lèvres glissèrent dans son cou. Il ne pouvait nier qu'il appréciait ces gestes. Une main caressa son épaule et fit tomber un pan de son kimono. Si Renji avait réellement eu conscience à ce moment, son désir aurait grandi en flèche en voyant à quel point son taicho pouvait transpirer d'érotisme.
Byakuya se demanda jusqu'où son somnambule de fukutaicho comptait aller. Il ne voulait pas que leur première fois soit ainsi… Quelle honte! Rien que d'y penser, il serra les poings et les dents. Si Renji allait jusqu'au bout, inutile de dire que Byakuya ne lui dirait JAMAIS et qu'il emporterait ce secret dans sa tombe.
"Aaah!"
Le noble venait de lâcher un gémissement de surprise, la main promeneuse de tout à l'heure était de retour et trouvait amusant d'embêter ce qui se trouvait sous la ceinture. Byakuya serra les dents et enfouit son visage dans les cheveux rouges. Le plus jeune sentit que son vis-à-vis s'était tout à coup tendu et eut la bonne idée de le détendre. Il lécha le long de la jugulaire avant de déposer de larges baisers. Voyant que l'effet était un peu limité, il entreprit de taquiner une clavicule et de mordiller la chair de l'épaule. Puis, il serra un peu sa main autour du membre tendu et cette fois, les effets ne se firent pas attendre. Renji sourit et déplaça son autre main sur la chute de reins, histoire d'empêcher son amant de bouger de trop, et continua de jouer avec l'autre.
Byakuya serrait toujours les dents mais ne pouvait s'empêcher de soupirer de plaisir et gémir doucement. Il pressa le visage de Renji dans son cou en crispant les yeux. Il sentait son bassin se cambrer et la main qui le retenait. Dans cette position, il jugea qu'il était hors de question qu'il essaye de réveiller le somnambule. Progressivement, les pressions qu'on exerçait sur lui s'enhardirent et le noble abandonna la majeure partie de sa retenue. Il n'était pas né de la dernière pluie et s'était parfois satisfait seul, bien entendu, mais jamais, il n'avait ressenti autant de plaisir ainsi. Il ouvrit les yeux, les larmes au bord, et gémit encore. Il avait si chaud et se sentait si… si excité? Ses jambes tremblaient et la cambrure de son dos se prononçait de plus en plus.
"Aaah…"
Renji sourit, comprenant qu'il avait trouvé la méthode parfaite pour faire mourir de plaisir son amant. Il joua avec son pouce, le passant juste sur le sommet et titilla longuement la fente, se délectant des gémissements étouffés qui parvenaient à ses oreilles. Il se mit à ouvrir et fermer sa main, comme s'il s'occupait d'un massage et crut que son amant allait s'effondrer sur lui. Il tenait bon, dis donc. Malgré tout ce qu'il lui faisait il arrivait encore à tenir sur ses genoux et à ne pas réclamer qu'on le soulage enfin… Byakuya crispa ses doigts dans les cheveux rouges et se cambra un peu plus, comme un chat à qui on caresse le dos.
"Aaah… Je… Ren… Renji…"
Byakuya essayait de ne pas le montrer, mais il languissait à un point qu'il n'aurait jamais pu croire possible et n'avait qu'une crainte, que le somnambule se réveille. A ce niveau, il valait mieux pour lui que cela se finisse sans que Renji s'en souvienne à son 'réveil'. Il poussa un cri de surprise en sentant que la main sur ses reins était descendue un peu trop pour que cela soit le fruit du hasard. Il se mordit la lèvre. Un doigt tâtonnait entre ses fesses.
"Aah!..."
Le noble haleta en cherchant à retenir ses faibles cris. Le doigt était entré et ce n'était pas du tout agréable. Il voulut bouger pour s'en défaire mais la main autour de son membre se resserra, lui intimant de ne pas bouger plus. Byakuya nota dans un coin de son esprit, enfin, ce qui restait d'encore connecté à la réalité, qu'il ne laisserait pas ce geste impuni. Quand un second doigt entra, il crispa les yeux et ouvrit la bouche un cri muet. De fines larmes perlèrent le long de ses joues et Renji vint les cueillir du bout des lèvres. Il sentait le mal aise de son amant et chercha attentivement le point qui…
"Aaah! Je… Renji!"
Il venait de le trouver. Le noble écarquilla les yeux de surprise, loin de s'attendre à cela et gardait la bouche ouverte, comme cherchant de l'air. Renji sourit en coin et reprit ses jeux avec sa main en même temps qu'il s'appliquait à masser soigneusement la boule de nerfs qu'il venait de trouver. Les résultats furent rapides à venir. Son amant se mit à pousser de plus en plus de cris dont il se délecta. La voix de son taicho était si belle, il était bien dommage que ce dernier soit si peu loquace en temps normal… Puis, Byakuya poussa un cri plus long que les autres et jouit dans sa main.
Le noble s'effondra sur le côté et chercha son souffle. Il haletait bruyamment et entrouvrit les yeux pour voir le visage de Renji qui affichait un large sourire de prédateur. Byakuya sentit un nœud dans son estomac. Au lieu de se sentir effrayé, il se sentait… excité? Il ouvrit de grands yeux en voyant Renji lever sa main souillée et la porter à sa bouche avant de la lécher en un geste plus que provocateur. Le noble ne dit rien, choqué et à la fois retourné. Il baissa les yeux, gêné et sentit l'autre main s'approcher de son visage et le caresser avec amour avant qu'on ne l'embrasse. Il fixa Renji intensément et le vit se redresser.
Le noble sentit le nœud dans son estomac se resserrer un peu plus. Il n'avait pas fini de jouer le somnambule? Il déglutit quand le jeune homme afficha un large sourire qui n'avait rien d'avenant. Haletant encore, il se jura que Renji paierait pour ça! Même s'il avait aimé.
Il sursauta quand le plus jeune le poussa d'une main sur le dos. Il eut le temps de le voir essuyer sa seconde main avant qu'il ne se retrouve en-dessous de son fukutaicho, clairement en position de… faiblesse. Il voulait que cela s'arrête. Faire l'amour avec Renji ne le dérangeait pas, mais… pas comme ça!
"Renji! Réveille-toi enfin!"
Le susnommé attrapa d'un geste les poignets de Byakuya et les plaqua au-dessus de sa tête. Il offrit au noble un large sourire en avisant le visage de ce dernier. Il avait les pommettes légèrement rouges, sûrement à cause de la gêne, et on pouvait voir qu'il était anxieux. Il se pencha vers lui et l'embrassa longuement, comme pour le rassurer. Il joua avec ses lèvres et sa langue sans retenue, n'étant pas le moins du monde agressif mais cherchant simplement à faire monter la température.
Byakuya s'était tendu en se sentant ainsi pris au piège mais il dut s'avouer que le baiser qu'il échangeait avec Renji était loin de l'inquiéter. Il n'avait jamais embrassé comme cela et il adorait ça. Il se laissa porter, conscient que de toute manière, Renji ne comptait pas se réveiller.
Il fronça les sourcils et un gémissement mourut au bord de ses lèvres quand il sentit les mains de Renji le parcourir. Il n'avait jamais remarqué qu'elles étaient si grandes et si chaudes. Elles le brûlaient délicieusement. Il se cambra d'un coup quand les doigts vinrent pincer ses tétons, les roulant avec lenteur. Il secoua la tête et se remit à gémir sans arrêt, sentant qu'il allait bientôt replonger dans le plaisir qu'il venait à peine de quitter.
Quand on lâcha enfin ses mains et ses lèvres, il eut le réflexe de couvrir sa bouche et de tenter vainement de repousser la tête de Renji qui avait glissé sur son torse et léchait ce qu'il taquinait auparavant. Sa main fut attrapée et posée délicatement dans les cheveux rouges avant qu'elle n'y perde ses doigts.
"Aaah… Je… Ren…"
Le fukutaicho esquissa un sourire et mit plus d'ardeur dans ses gestes. Tandis qu'il s'occupait à mordiller, il glissa ses mains le long des flans du noble comme s'il découvrait quelque chose de nouveau. Il caressait avec attention pour retenir chaque centimètre de peau. Puis, il descendit le long du torse, laissant une trace invisible de sa langue, et alla taquiner le nombril du plus âgé.
Byakuya n'était plus vraiment dans le vrai monde. Il ne comprenait plus vraiment ce qu'il se passait et se laissait donc faire, conscient que de toute manière il n'avait pas le choix. Il voulut se cambrer quand il sentit quelque chose d'humide glisser dans son nombril mais deux mains au niveau des hanches eurent tôt fait de le retenir. Il gémit fortement et se plaqua la main sur la bouche. Est-ce que… est-ce que son fukutaicho cherchait ses points sensibles? En tout cas, il venait d'en trouver un… Le noble réitéra ses gémissements tout le moment où Renji s'amusait.
Seulement, cet endroit était un peu trop proche de sa blessure et le plaisir fut bien vite gâché par la douleur. Byakuya essaya d'écarter la tête de Renji. Il ne voulait pas que la blessure se rouvre encore, c'était bien trop douloureux. Il essaya de se dégager mais il grimaça, la cicatrice le tirait déjà. Renji se redressa pour comprendre le pourquoi de cette soudaine réticence et tomba sur le visage aux sourcils froncés.
Il remonta le long du corps blanc pour l'embrasser et le serrer contre lui. Byakuya se détendit progressivement, laissant sa tête reposer sur le torse de son fukutaicho. Il ne s'était jamais rendu compte qu'il était si grand… Il soupira de plaisir quand les puissantes mains de ce dernier se mirent à caresser son dos sans répit. Allongés face à face, sur le côté, le noble s'avoua sans réticence qu'il aimait beaucoup ça.
"Renji…"
Byakuya ferma les yeux et attrapa doucement une mèche rouge pour en respirer l'odeur. Elle sentait bon, c'était une odeur plus forte que la sienne certainement, mais Renji était quelqu'un de fort. Il était sur le point de se rendormir, bercé par les caresses et l'odeur quand une main glissa tout à coup jusqu'à sa chute de reins. Il releva la tête vers son fukutaicho, cherchant à y lire un quelconque signe de fatigue, mais il ne trouva qu'un large sourire.
Il s'accrocha aux épaules du vice-capitaine quand il sentit soudain sa jambe se faire soulever. Renji la posa contre sa hanche avant de faire remonter sa main le long de la cuisse et arrêter sa course à la chute de reins. Byakuya était intrigué, anxieux et voulait que cela prenne fin. Il sortait de l'hôpital et Renji lui faisait subir ça… Etait-ce une vengeance pour tout le temps où il avait été méprisant?
"Aah!"
Il avait poussé un léger cri. Deux doigts s'étaient invités sans prévenir en lui et il n'aimait pas ça. Il serra les dents et crispa ses mains. Il était impatient que Renji appuie sur le point de tout à l'heure, c'était bien plus agréable. Seulement, cela ne vint pas. Au lieu de ça, le fukutaicho attrapa son membre légèrement durci pour le stimuler un peu.
Byakuya gémit doucement et, inconsciemment, tenta d'entourer Renji de sa jambe. Il secoua la tête et cherchait de plus en plus d'air au fur et à mesure que les pressions s'accentuaient sur son membre. Il avait de plus en plus chaud, il ne pouvait le nier. Renji cherchait simplement à l'allumer. Il poussa un cri quand son somnambule d'amant daigna enfin lui faire voir quelques étoiles. Il entrouvrit les yeux et laissa perler quelques petites larmes et ouvrit la bouche en un cri muet. C'était ce qu'il préférait.
"Renji! Je… aah…"
Byakuya eut un hoquet en sentant quelque chose d'autre qu'une main contre son membre. Il voulut baisser les yeux pour voir ce qu'il en était réellement mais Renji l'embrassa pour l'en empêcher. Au lieu de cela, il prit une des mains du noble et la descendit pour qu'il devine ce qui se passait. Byakuya écarquilla les yeux. Il avait la main sur le sexe de son amant qui, soit dit en passant, collait aussi le sien.
Le capitaine ne comprenait pas où voulait en venir Renji. Il était noble enfin! Il n'avait pas le droit à ce genre de penchants sexuels et la seule femme qu'il avait jamais aimée l'avait tellement meurtri par sa mort qu'il refusait d'en aimer une autre. Que pouvait-il comprendre aux pratiques liées à l'homosexualité?
Tout à coup, il eut l'impression d'être parcouru d'électricité, mais c'était délicieux. Ayant compris son mal aise, Renji avait pris les devants et s'occupait de frotter leur virilité l'une contre l'autre, ce qui ne manquait pas d'arracher des gémissements et des cris quand il combinait à cela les jeux de ses trois doigts mutins.
Byakuya ne savait plus où donner de la tête. Il cherchait désespérément à respirer normalement mais c'était impossible. Il rejeta la tête en arrière à nouveau en sentant sa vue se voiler. Il adorait cette sensation, il avait l'impression d'être invincible, l'impression que ce bonheur était éternel. Puis, progressivement, tout redevint plus calme. Il était plus calme. Il se regarda brièvement et comprit qu'il avait joui en même temps que son amant.
Il se laissa tomber pour recouvrer ses forces, haletant bruyamment. Renji n'en menait pas large. Il se redressa pour embrasser le taicho encore une fois avant de s'allonger près de lui et de s'endormir comme une souche. Le noble demeura bouche-bée avant de soupirer, soulagé. Il attendit de reprendre ses esprits avant de se regarder. Il était sale… Il tourna la tête et avisa que Renji était dans le même état.
Il aurait aimé fermer les yeux maintenant et se laisser bercer par la respiration du plus jeune et s'endormir à son tour, mais il ne voulait pas que Renji sache ce qu'ils avaient fait cette nuit. C'était certes très bon mais… C'était tout! Il se redressa difficilement et fut soulagé de voir que son kimono avait échappé au massacre. Il se dirigea vers la salle de bain pour se nettoyer dignement et ramena de quoi nettoyer Renji également.
Il bâillait régulièrement, impatient à l'idée de pouvoir fermer les yeux. Ses idées n'étaient plus très en place et à 4h du matin, il estimait qu'il était grand temps de se coucher. Il changea le drap comme il pouvait avec le bavard/ivre/somnambule/et futur cadavre de son fukutaicho et resserra le nœud de sa ceinture pour éviter toutes intrusions. Il lança plus ou moins le drap dans ce qui servait de panier à linge et se recoucha.
Il se plaça dos à Renji, ne voulant pas l'encourager à faire une nouvelle crise de somnambulisme, et ferma les yeux, un petit sourire au bord des lèvres. Quelques minutes plus tard, il sursauta. Renji venait de se coller derrière lui et passait ses bras autour de son torse. Il allait réagir, bien décidé à ne pas se laisser faire cette fois, mais il entendit le plus jeune lui murmurer quelque chose. Il se calma pour l'entendre et comprit qu'il parlait dans son sommeil.
"Taicho… Je vous aime…"
Byakuya sourit malgré lui. Renji était adorable comme ça, il semblait si fragile et le noble ne put s'empêcher d'avoir envie de le protéger. Il ferma les yeux en murmurant qu'il l'aimait aussi et se laissa bercer par son amant. Rien que pour ça, il ne le tuerait pas le lendemain…
Quand le fukutaicho sentit le sommeil le quitter, il grogna légèrement et sursauta ensuite. Il se souvenait vaguement de sa soirée d'hier et se rappelait s'être endormi contre son taicho. Et là, il était dos à lui et le serrait avec force et chaleur contre son torse, ses bras passés autour du sien et sa tête dans les cheveux de soie noirs. Il s'obligea à rester immobile, conscient de la chance inestimable qu'il avait de tenir Byakuya Kuchiki tout contre lui et dans son lit. Il referma les yeux, un large sourire aux lèvres et savoura ce moment. Il regarda d'un œil l'extérieur et jugea qu'il devait être aux alentours de neuf heures du matin. Il était en retard, mais son taicho était avec lui alors ça ne comptait pas, non?
Il ne put rester ainsi longtemps et finit bientôt par s'approcher du cou et respirer l'odeur de son amour. Il profitait de ce moment, parce qu'il savait qu'au réveil, les oreilles allaient lui chauffer. Il se souvenait de tout ce qu'il avait fait la veille. De son arrivée au bar à l'arrivée de son taicho et de tout ce qu'il lui avait dit sous le coup de l'ivresse. Ce n'était pas si grave si son capitaine le réprimandait, il n'avait jamais aussi bien dormi de sa vie.
"Renji…
-Taicho? Vous êtes réveillé?"
Le plus âgé émit un son ressemblant à un grognement et se recula pour mieux ressentir la chaleur de l'étreinte. Il blottit son nez dans l'oreiller.
"Laisse-moi dormir… Je suis fatigué…"
Renji hocha la tête, abasourdi. Byakuya Kuchiki, fatigué? Et depuis quand le noble se permettait-il d'abaisser ses défenses ainsi? Renji parvint à une hypothèse qui le fit doucement rire.
"Qu'y a-t-il?...
-Vous n'êtes pas du matin, Taicho?
-Hm… Tais-toi…
-Nous sommes en retard…
-Congé pour aujourd'hui…"
Le fukutaicho ne put se retenir et éclata de rire. Il sentit Byakuya se renfrogner immédiatement et s'écarta doucement pour le mettre sur le dos et se placer à côté, le haut du corps penché au-dessus de lui en souriant. Il l'embrassa délicatement sur les lèvres et posa sa tête contre son torse. Il préférait quand c'était lui qui se blottissait contre son taicho.
"Pourquoi fais-tu cela, Renji?
-Hein?
-Pourquoi m'embrasses-tu et me 'dorlotes-tu' ainsi?
-Parce que j'en ai envie, Taicho. Et parce que je vous aime…
-Ah bon? Et pas pour te faire pardonner de ce que tu m'as dit hier?"
Aie. Elle faisait mal celle-là. Le vice-capitaine rougit légèrement et se gratta la tête, gêné. Il voulut se déplacer pour ne pas mettre son capitaine plus en colère mais il fut retenu.
"Tu n'as pas compris pourquoi j'ai fait tout ça, Renji… Laisse-moi t'expliquer.
-Oh… euh, je…
-Je ne me suis pas débarrassé de toi en t'envoyant à l'entraînement. Je me suis sincèrement demandé pourquoi tu ne voulais rester avec moi et profiter d'un petit moment tous les deux. Mais je n'ai pas voulu te contrarier et il était vrai que l'entraînement aurait rassuré les recrues. Et je sais que tu as la paperasse en horreur et que tu en avais fait presque toute la nuit.
-Quoi? Alors vous… vous ne m'ignoriez pas?
-Non. Je ne suis pas loquace, tu devrais le savoir pourtant. Je me suis demandé pourquoi, mais je ne t'ai pas brusqué.
-Alors…
-Quand je t'ai vu dehors au lieu de faire ce que tu m'avais dit, inutile de te dire que j'étais très en colère. J'avais voulu être agréable et tu m'avais menti. J'avais l'intention d'aller te réprimander en public, sois-en certain, mais le capitaine Ukitake avec qui j'étais s'est tout à coup exclamé que je devenais presque humain en te laissant une après-midi de libre après ce que tu avais vécu.
-…
-Bien entendu, il ne sait rien de ce qui s'est réellement passé, mais je sais, moi. Tu m'as sauvé la vie en risquant la tienne plusieurs fois. Je me suis donc dit que pour cette fois, je pouvais faire un effort et passer l'éponge.
-Alors… j'étais complètement à côté de la plaque…
-Ai-je fait quelque chose qui t'a fait croire que je te méprisais à nouveau?"
Renji se tut et réfléchit longuement. Il baissa les yeux et répondit:
"Vous avez juste mis votre haori de capitaine et… J'ai senti le fossé qui nous séparait…"
Byakuya hocha très légèrement la tête et regarda son vice-capitaine fixement. Il pouvait comprendre. Son apparence avait joué en sa défaveur. Renji se fiche du noble et du capitaine, celui que Renji aime est simplement Byakuya.
"Et pourquoi ne pas avoir dit la vérité au Sotaicho? J'ai eu l'impression que vous me trahissiez… Et je…
-Tu m'as très clairement fait part de tes impressions à ce sujet, Renji. Hier soir quand tu étais ivre."
Le jeune homme vira aussi rouge que ses cheveux et bredouilla des excuses. Il sursauta en sentant une longue et fine main passer sur sa joue.
"Taicho?...
-Je n'ai pas fait ça avec plaisir, crois-moi. Mais nous avons enfreint les plus grandes règles pour se sauver mutuellement et tuer ce hollow. Si on m'accuse, je ne risque rien. Je suis chef de clan d'une grande famille noble et je suis un capitaine très compétent. Mais toi Renji… Tu as beau être cher à mes yeux, ceux du Sotaicho et des autres ne voient en toi qu'un gamin du Rukongai.
-Que voulez-vous dire?
-Si j'avais dit la vérité, tu n'aurais pas récolté de laurier, mais un enfermement à vie dans le meilleur des cas. Et ça, je ne le voulais pas. Je sais que la version donnée est loin de te mettre en valeur, qu'elle t'oublie et t'écrase, cela est vrai, mais as-tu vraiment besoin de cela?
-… Je…
-Je reconnais ta valeur, Renji. Tu es très fort et je te dois beaucoup. Cela devrait suffire à te combler de joie si j'ai bien compris ce que tu m'as dit à mon réveil à l'hôpital."
Le fukutaicho demeura silencieux un instant, assimilant ce qu'il avait entendu. Un sourire finit par naître sur son visage. Quelque part, il savait bien que son taicho était ainsi. Il le savait bien, mais il adorait ça.
"Dites, Taicho…
-Byakuya, coupa-t-il, Arrête de me vouvoyer en privé. En public oui, je suis toujours ton capitaine froid, méprisant et tout ce que tu veux, mais pas en privé.
-Hai! Alors, Byakuya?
-Pose ta question et arrête de tourner autour du pot.
-On est toujours en congé?"
Le capitaine soupira un peu plus fort qu'il ne l'aurait voulu.
"Je crois que oui.
-Génial!"
Renji s'était redressé d'un coup, faisant sursauter son vis-à-vis.
"Au fait, je m'excuse pour hier soir. Je n'aurais pas dû boire autant.
-Tant que l'envie de me crier de telles choses dans la rue et en pleine nuit ne te reprend pas, tout va bien.
-Je t'ai vexé, hein?"
Une très légère rougeur apparut sur les joues du plus âgé qui se retourna sur le côté pour faire dos à Renji. Ce n'était pas les paroles de l'autre qui le vexait, mais plutôt ce que son fukutaicho lui avait fait pendant qu'il était somnambule. Il avait aimé, oui, mais… Quelle honte!
"Quelque chose ne va pas?
-Laisse-moi me reposer encore un peu. Je suis fatigué.
-Je vois… Je vais me laver rapidement et te faire à manger après.
-… D'accord."
Le jeune homme aux cheveux rouges embrassa son amant sur les lèvres avant de se diriger vers la salle de bain. Il ferma la porte et commença à se déshabiller quand il remarqua que dans le panier de linge se trouvait un drap qui n'y était pas la veille. Il fronça les sourcils et le prit avant de prendre la couleur de ses cheveux. Ce qui se trouvait sur le drap était loin d'être quelque chose d'innocent… Il demeura immobile, figé, horriblement gêné. Non… il ne pouvait pas avoir fait ça à Byakuya, hein?
Ce dernier ne lui pardonnerait jamais! Même s'il avait une excuse en or dans ce cas, il doutait que le noble ne soit satisfait d'un tel 'alibi'. Il resta là un moment à se demander ce qu'il devait faire et jugea que même si son instinct de survie lui intimait de rester motus et bouche cousue, sa conscience lui ordonnait de s'expliquer et de s'excuser comme il se devait. Et qui sait, parler de cela allait sûrement gêner Byakuya et peut-être verrait-il sur son visage une expression autrement plus charmante que la froideur?
Renji sourit en coin, tout seul dans sa salle de bain et le drap dans les mains. Il se reprit, se rendant compte qu'il se faisait un peu des films. Il reposa le drap, traversa le salon et ouvrit lentement la porte de la chambre. Byakuya était toujours allongé sur le lit, sur le dos et fixait le plafond.
"Un problème, Renji?
-Hem… Est-ce que je t'ai dérangé cette nuit?"
Le capitaine fronça imperceptiblement les sourcils. Renji s'était-il rendu compte de quelque chose?
"Non, tu ne m'as pas dérangé.
-Ah? En fait, je dois te dire que je suis somnambule. Enfin, c'est assez rare mais ça arrive…"
Byakuya se raidit et tenta de se souvenir de ce qu'il avait fait du drap qu'il avait utilisé pour nettoyer. Il était quatre heures du matin à ce moment et il avait accumulé beaucoup de fatigue due à ses blessures et ses séjours à l'hôpital et il devait l'avouer… Il ne se souvenait plus très bien de ce qui s'était passé après que Renji… enfin, après qu'il l'est…
Il se redressa d'un bon, incertain tout à coup quant à la place où il avait lancé le drap. Il ouvrit la porte de la salle de bain d'un coup, passant comme une flèche devant Renji et se figea réellement en voyant, sur le panier, l'objet en question. Il ne mit pas plus d'une seconde avant de prendre une couleur surpassant celle de Renji un peu auparavant.
"Bya… Byakuya?"
Le noble ne pouvait pas réagir. Il n'avait jamais eu autant honte de sa vie! Même Yoruichi, qui pourtant lui en avait fait voir de toutes les couleurs et quand il disait toutes, c'était bien TOUTES, mais là… Là… Il ne pouvait rien dire et rien faire… C'était… C'était…
"Ne te mets pas dans cet état! Respire ou tu vas mourir!"
Byakuya se tourna vers Renji qui s'était approché et se retourna d'un geste pour lui faire dos. Il sentit Renji se rapprocher et passer ses bras autour de lui. Le fukutaicho était légèrement plus grand, il alla donc caler sa tête dans le creux du cou du plus âgé et soupira.
"Je peux aisément imaginer à quel point tu es gêné, et dis-toi que moi aussi je n'en suis pas loin mais… Rassure-moi, je… je n'ai pas été jusqu'au bout, hein?
-…
-Mes amis me disent que dans ce genre de cas, je suis très différent de d'habitude mais que je ne vais pas jusqu'au bout alors…
-Tes amis?...
-Disons que saoul, c'est plus fréquent…
-… Différent de d'habitude?
-… C'est gênant à dire mais… Ils disent que je… Que je réagis un peu comme un prédateur…"
Renji sentit Byakuya se raidir. Aie… Il avait touché juste. Il avait été comme ça avec son capitaine… Il le serra contre lui pour le rassurer et sourit tendrement.
"Personne d'autres que nous ne le sait. Et je ne dirai jamais rien, promis.
-… Tu n'as pas été jusqu'au bout."
Le fukutaicho poussa un soupir de soulagement. Il s'en serait voulu énormément d'avoir gâché ainsi sa réelle première fois avec l'homme qu'il aimait depuis si longtemps. Il sourit en coin, venant d'avoir une idée.
"Et que t'ai-je fait?"
Aucune réponse. Renji s'en doutait. Il afficha un large sourire qui, il en était sûr, s'il avait été vu par le concerné, l'aurait retourné du plus profond de ses entrailles. Le fukutaicho ouvrit le kimono de son amant et passa une main sur son torse, le caressant.
"Je t'ai touché là?
-Non…"
Byakuya se mordit légèrement la lèvre. Il avait furieusement envie de le faire avec Renji, mais il n'avait vraiment pas envie de le regarder en face. Il savait qu'il en perdrait tous ses moyens et il était bien trop fatigué pour faire cela. Il sentait sa blessure tirer un peu et préférait ne pas tenter le diable. Il se retourna et embrassa Renji. Etonné, ce dernier laissa son amant diriger le baiser. Après un petit instant, Byakuya se sépara de lui et posa sa tête sur son torse.
"J'en meurs d'envie, Renji. Mais pas maintenant…
-Tu ne te sens pas bien? Je t'ai fait mal?"
Le noble sourit légèrement, amusé de l'expression inquiète de son fukutaicho. Il caressa doucement son visage et se dirigea vers le salon où il s'assit le canapé.
"Non, je te rassure, rien de grave. J'ai un peu mal mais je suis surtout fatigué.
-…
-Ne commence pas à culpabiliser."
Renji afficha un sourire gêné et se gratta la tête.
"Hem… Alors tu veux peut-être rentrer chez toi?"
Byakuya fixa son vis-à-vis du regard et lâcha:
"Je vais rester ici encore un peu.
-Génial! Tu veux que je te prépare à manger?
-Non merci, je n'ai pas faim.
-Tu veux retourner te coucher?
-Il est tard. Va prendre ta douche comme tu le voulais, je passerai après.
-Mais je peux attendre…"
Le noble soupira. Renji n'était pas encore habitué aux familiarités.
"Tu es chez toi il me semble, non?
-Euh… Hai…
-Alors fais ce que tu veux."
Le fukutaicho sourit et vint s'asseoir sur le canapé pour étreindre son capitaine. Légèrement étonné, Byakuya ne protesta pas.
"Renji?
-Je veux juste te tenir dans mes bras…
-… Si tu le souhaites."
Voili Voilou ! J'attends les reviews impatiemment et si je n'y réponds pas, ce n'est pas parce que je suis malpolie mais parce que je ne peux pas ! XD Peut-être que je ne pourrais même pas les lire ;_; *part s'enterrer bravement dans sa caverne sans wifi, téléphone, internet*Monde cruel... sniff... J'espère que le 'citron' vous a quand même plu ! :D
A la prochaine ! :P
