Bien le bonjour ! C'est l'été et, j'espère que malgré cette chaleur des plus étouffantes vous vous portez bien. ;) Je souhaite de bonne vacances à toutes celles qui le sont ! Je reviens en ce jour avec un nouveau chapitre rien que vous encore une fois plus long et plus complexe, j'espère qu'il vous plaira. Je ne vous en dit pas plus, tout est dans le titre. Bonne lecture à vous et on se voit (du moins je le souhaite) en bas, dans le petit rectangle review. :)

Je remercie sincèrement mes fidèles lectrices. Toutes celles (ou ceux on ne sait pas après tout) qui me mettent également en favorie, qui suivent mon histoires, ainsi et surtout toutes celles qui me laissent des reviews. Elles sont ma bouffée d'oxygène et me permettent de ne pas abandonner. Donc, oui, Merci à vous ! J'espère de tout cœur que cette histoire - qui est loin d'être finie - continuera de vous éblouir.

Réponses Reviews:

- mimi34: Coucou, tu n'as pas de soucis à te faire pour le retard, tu sais bien que je pénalise aucun retard, juste celle qui aboutisse à de l'absence de reviews^^. C'est déjà assez gentil de me faire partager tes impressions alors si je dois en plus chipoter pour quelques jours, franchement qui je serai, hein ? L'Espagne ? Wouah, il y en a qui ont de la chance. J'espère que ça te plait, profite en bien en tout cas ! Et, tant que tu y es peaufine ton espagnol comme ça tu seras mon guide le jour où je me déciderai enfin à sortir de ma petite campagne sans histoire xD. Il n'y a rien de neuf dans ma vie mis à part que je me rajoute de plus en plus de boulot avec mes différentes fics et mon idée de roman que j'ai commencé à mettre par écrit. Oh, ça je savais bien qu'il était impossible de te berner, et c'est pas manque d'essayer^^. T'inquiète, oui j'ai compris ce que tu voulais dire, moi aussi j'ai passé le diplôme haut la main de mimi34 et, je l'ai eu avec mention comme tu t'en doute :D. Je vote pour le club ! ça marche, toi tu t'occupe des tee-shirt (enfin évite l'orange s'il te plaît, j'ai pas envie qu'on croit qu'on sorte de prison^^), les prospectus je te laisse faire également, même si, je suis assez douée avec les mots^^. Très bien, alors il me reste plus qu'à trouver un nom à donner à notre fun club dans ce cas. Pourquoi pas "la magie des mots" ? Hum, trop long, j'y réfléchis et je te tiens au courant, OK ? Moi je ne trouve pas que Zedd fait penser à Nate, certes il est tout aussi mignon et mal rasé, mais quand même c'est pas le même genre je trouve. D'ailleurs, je le pensais pas si jeune ce DJ. Enfin, ce n'est pour ça que tu es bonne à interner pour autant. Je connais effectivement "American Horror Story", même si, pour ma part, je ne la regarderais jamais parce que rien que de regarder des vidéos ça fiche les jetons. Je ne suis pas très gore non plus et tout ce qui est horreur ne m'intéresse pas en soit, j'en ai même - et excuse moi pour la comparaison - horreur. Quel jeu de mot ! :D Ah, Muse un bon groupe, au moins, on s'endort pas avec eux^^. J'aime bien certaines de leur chanson, oui, mais ce n'est pas mon groupe préféré en soit. Je préfère Within Temptation. Il est vrai que Klaus n'est pas beaucoup garni avec ses parents, je me suis beaucoup acharnée sur eux pour cette fic où tu comprendras mieux les raisons à la fin de cette 1ère partie. Ce qui sont prêt à faire pour leurs causes. Mis à part ça, je garde tout de même la notion du trio/quatrio, ainsi que de la complicité klebekah et klaroline. Une amitié Carekah grandit également. Le prochain chapitre devrait te combler alors à propos de cela. Moi aussi je te fais d'énormes bisous et te dis à très bientôt ma belle. Prend également bien soin de toi, une reviewveuse comme toi n'est certaine pas à perdre^^ ! Je ne dis pas ça que pour les reviews, tu as bien compris le double sens j'espère ? Allez, je t'embête pas plus, bye ! ;)

- Yaya: Coucou ma grande ! Je suis ravie que le chapitre t'es plut et que tu aimes mon amitié Carekah qui ne fait que commencer. Elles font devenir de plus en plus proche au fur et à mesure que les chapitres vont défiler :). Le klaroline est parfait, oui, il n'y a pas d'autre mot pour le décrire. Ah, pour eux ce n'est que le début :). Merci de me souligner que je ne fais pas trop de fautes, c'est l'une de mes phobies, que mon histoire ne soit pas assez lisible ou claire pour comprendre ou encore continuer de suivre. Il est vrai que ce chapitre était un peu plus long que les autres, et le prochain le sera encore plus, j'espère que cela ne te gênera aucunement et que tu l'apprécieras tout autant. La suite est pour maintenant, régale toi ! J'espère qu'elle te plaira. Bisous. ;)

- Amandine: Coucou ! ça m'a fait un peu drôle d'écrire ton prénom étant donné que j'ai le même^^. Tes reviews m'ont vraiment comblé au plus au point - oui, j'ai bien reçu ta première review finalement. Merci infiniment pour tous tes compliments qui me vont droit au cœur, soit en sûr cela me touche bien plus que tu ne peux l'imaginer. Je suis vraiment très enchantée que ma fiction te plaise, moi-même, j'adore tout ce qui se porte aux époques anciennes même si j'ai pas encore le coup avec le langage mis en vigueur à cet effet. Tu n'as de soucis à te faire, quand je commence quelque chose je le fais jusqu'au bout et, si vraiment je l'aurais abandonnée, je l'aurais prévenu. Moi même je n'aime pas quand les auteurs font ce genre de chose, ce n'est pas pour le faire à mon tour, donc oui tu n'as à t'en faire, tu seras au courant si jamais j'en arrive à cette extrémité où, j'espère de tout cœur que tel ne sera pas le cas. J'adore - que dis-je - je suis également une grande fan du klaroline et du stebekah ! Pour ma part, je n'aime pas le daroline et le carenzo, je ne les trouve pas assez bien pour elle. Je préfère encore le steroline. Et, Enzo est redescendu, qui plus est, de mon estime depuis ses manigances dans la 6. Mais après chacun ses préférences et je respecte cela. J'espère vraiment que tu aimes quand c'est long parce que le prochain le sera encore plus que les autres. L'enquête de Rebekah se poursuit et tu verras ce qu'elle va découvrir, et si oui ou non leur secret est mis à rude épreuve. En effet, les problèmes commenceront bientôt mais pas encore je te rassure, ils leur restent encore un peu de temps avant que les ennuis ne débarquent dans leur vie amoureuse. Mais, mis à part ça, tu as raison, elle est très maline cette brave Mikaelson, elle l'a toujours été :). Je vois que tu es très douée en déduction, mais je ne peux néanmoins te répondre, j'en suis désolé. Tu le seras que plus tard dans la fic. Un peu de mystère ne fait jamais de mal xD. Je ne peux pas non plus te dire pour cette théorie, patience jeune padawoine... :D La suite est pour maintenant, j'espère qu'elle te plaira ! Merci encore pour ta review, elle m'a vraiment beaucoup touché et ta détermination encore plus, elle est tout à ton honneur. ;) Il m'impatiente dans ce cas ta prochaine review. En attendant, je te dis à bientôt et bonne lecture ! ;) Bisous. :)

- CaroMikaelson: Coucou ! Je suis fort ravie que ce chapitre t'as plut qui, je me doute, plus que l'autre. :D En effet, il était long et celui qui arrive encore plus, j'espère que cela ne te gênera pas en soit et que tu l'aimeras tout autant. Je suis très contente que l'impatience de Klaus t'es enchantée. Il est vrai que tout un chapitre sans le klaroline c'est très long et les revoir ensemble fait un bien fou. Je suis également très satisfaite que mon personnage de Cale te plaise de plus en plus. Effectivement, Victor méritait ce coup de crochet et, quel crochet qui plus est ! xD Tu as remarqué aussi que curieusement parmi tous les passants qui se trouvaient, elle demande son chemin à qui ? A Rebekah ! Comme ci le destin l'avait poussé dans cette voie, comme si il voulait qu'elle sympathise avec elle et se rapproche ainsi d'autant plus de la famille de son chéri. L'enquête de Rebekah se poursuit et tout ce que je te dirais c'est que toutes tes réponses se trouvent dans le prochain. Tu as raison, il se passe quelque chose entre Cale et Rebekah, mais tout comme Klaus et Caroline, c'est un amour impossible. Ah, ça, Klaus est un vrai téméraire, il ne changera jamais, c'est l'une des raisons pour lesquelles on l'aime il faut dire. Et oui, ils sont de bons comédiens :D. Je pense que tu as raison, si Rebekah n'était pas intervenue Esther aurait finit par comprendre l'intérêt de Klaus à son égard. Elle est peut être obnubilée par la kermesse et négligente sur son rôle de mère mais pas aveugle. N'est-ce pas qu'il est un gentleman ce petit, il a toujours été en outre. Je suis ravie que ce moment de complicité t'es éblouit. Merci de ta patience, elle est récompensée aujourd'hui avec un tout nouvel chapitre tout aussi riche. J'espère ne pas avoir été trop longue. En espérant pouvoir continuer de suivre tes avis, je te dis à très bientôt et t'embrasse bien fort très chère. ;)


Merci infiniment à Floriane13 pour sa patience, ses relectures et ses corrections. Je ne sais vraiment pas ce que je ferais sans toi. ;)


Chapitre 5: Les doutes de Rebekah

Une nouvelle journée arriva sur Mystic Falls, faisant lever ses habitants dans la joie et la bonne humeur. Ce qui les réjouissait le plus, était que la moisson approchait à grand pas. Les préparatifs étaient en outre presque achevés. Rebekah se leva pour une fois avant son frère qui se trouvait encore en train de rêvasser dans son lit. Aujourd'hui était le jour où elle débusquerait son secret, qu'elle découvrirait ce que cache si ardemment son frère, ce qui le rend si joyeux. Il fit son apparition dans le salon quelques minutes plus tard avec un nouveau sourire aussi éclatant que la veille. Sa cadette se demanda même s'il ne l'était pas plus. Esther entra à son tour dans la pièce réclamant à ses accompagnateurs de venir, car ils s'en allaient pour le village. Attrapant un croissant qu'il mordit activement, Klaus la rejoignit passant devant sa sœur qui le dévisageait toujours, ce qui le troubla quelque peu.

- Qu'est- ce qu'il y a ? S'inquiéta-t-il en apercevant le regard de sa sœur. J'ai une tâche sur ma chemise ? Ah moins que je sois mal coiffé ? Passant une main dans ses cheveux.

- Non, rien de tout cela, tu es parfait ! Tu es juste... Essayant de trouver ses mots.. différent, joyeux ! Cela me ravie complètement. Lui sourit-elle masquant ses doutes pour ne pas qu'il la soupçonne avant de devenir par la suite sérieuse. Nous y allons, on nous attend après tout !

- Je t'en prie, les Dames d'abord ! Lui faisant signe de passer en première.

- Je vous en remercie cher Monsieur. S'élança-t-elle en lui exprimant un large sourire.

Ils se dirigèrent vers la porte, direction le centre-ville qui n'attendait qu'eux ! Rebekah se plaça dans la voiture avec sa mère, tandis que Klaus était à bord de son fidèle destrier. La route se fit plutôt silencieuse. La jolie Blonde était plongée dans ses pensées, imaginant ce que son frère pouvait bien lui dissimuler. Quand à Klaus, il se perdit dans ses souvenirs avec Caroline, tout en souhaitant la croiser très prochainement. Tandis qu'Esther était focalisée sur les événements de la kermesse. Des milliers de choses restaient encore à orchestrer pour que tout soit parfait. Pour le grand jour, pour que le village tout entier soit éblouit par son œuvre. Pour que son mari soit fier et que ses enfants s'amusent. Pour pouvoir partager un moment avec son amie Ayanna qui devait lui présenter une prétendante pour son fils.


Les rayons du soleil qui entraient dans la chambre de Caroline, lui chatouillèrent le visage, la réveillant de son si merveilleux rêve dont elle ne voulait pourtant pas quitter. Elle se leva par la suite, abandonnant son lit pour laisser place à toutes ses promesses. Sa joie de pouvoir profiter de l'organisation de la kermesse. Celle de pouvoir partager avec les villageois son talent. Qu'ils découvrent sa voix si cristalline et mélodieuse. Mais surtout, la joie de pouvoir le revoir, de pouvoir être auprès de Klaus toute une journée. Ce dont elle espérait depuis leur première rencontre. Être avec lui au grand jour. Bien sûr, ils ne pourront pas se comporter en tant que couple, pas s'échanger de longs regards brûlants et pénétrants, pas de baisers fougueux, pas de marches et de sourires mains dans la main. Non, uniquement des discutions banales et innocentes comme de simples inconnus. Peut-être que cela serait pire de faire semblant. Qu'elle ne ressente rien pour lui alors qu'il hante ses pensées depuis des mois. Oui, peut-être que le voir seulement pendant le couché de soleil est préférable. Au moins, elle n'a pas à se cacher, à brider ses sentiments, sa gaieté. Il lui appartient. Elle n'a pas à le partager, à faire ignorance, à faire croire qu'il n'est qu'un passant de plus. Dans son cœur, il était bien plus. Il était celui qui lui faisait battre la chamade, la faisait rougir et la faisait sourire. A chaque fois qu'elle apercevait ses magnifiques yeux azur, cela la transperçait d'une sensation, telle qu'elle aurait cru être la seule qui existait. Ou encore ses fossettes, qui la faisaient fondre. Ses doux cheveux châtains limite blonds qu'elle tentait avidement de caresser. Sa peau si douce dont elle voulait parcourir les lignes plus intensément. Mais tout ceci, ne pourra se faire aujourd'hui, pas en pleine place publique devant tous les villageois et sa famille du moins. Donc oui, elle était impatiente de le revoir. Mais en même temps, hésitante. Il lui tardait surtout le couché de soleil – comme chaque date – leur lieu de rendez-vous, leur complicité, leur moment où ils étaient vraiment eux, et non de simples personnes passant du temps ensemble. Comme tout le monde, comme n'importe quels amants et n'importe quel couple.

Enfilant ses vêtements, se coiffant avec le peu de moyen qu'elle disposait et mettant sa touche finale qui la rendait juste sublime, elle descendit dans la cuisine aider sa mère à préparer le petit déjeuner. Dégustant à cette occasion un fabuleux repas tous ensemble. Sauf que dans son équation, elle avait prévu que ses deux parents soient présents et, malheureusement, son père manquait à l'appel ce matin-là. Où pouvait-il être ? Dans le jardin ? Pour quoi faire ? Il détestait réaliser l'entretien de leur espace vert et tout ce qui se rapportait aux plantes. Il n'avait pas la patience pour cette tâche. C'était sa mère qui s'occupait de leur jardin. Peut-être alors dormait-il encore ? Impossible ! Son père ne faisait jamais de grasse matinée. Pour lui un bon citoyen devait se lever en même temps que le jour. Alors où pouvait-il être ? Elle restait figée dans l'encolure qui menait à la cuisine quand sa mère la remarqua et se tourna vers sa fille, l'accueillant à cet effet tel qu'il se devait.

- Oh ! Bonjour ma chérie, bien dormi ? J'ai préparé le petit déjeuner, lave-toi les mains on mange dans pas longtemps !

- Eh bien, oui entendu. Père ne mange avec nous ? Demanda Caroline.

- Non, je suis désolée mon cœur. Son unité de chasseurs l'a appelé, il a dû partir aux aurores afin de se rendre dans la forêt se procurer des vivres pour la kermesse. Il sera de retour ce soir très tard. Lui apprit sa mère.

- Très bien, tu as besoin d'aide ?

- Cela ira ! Je te remercie mon ange. Tu peux, cela étant dit, mettre le couvert pour deux et aller te laver ensuite les mains, je devrais terminer juste après.

- Très bien. Se conforma Caroline.

Mère et fille s'activèrent à la tâche, finissant pour l'une de préparer le petit déjeuner et pour l'autre d'exécuter les tâches demandées. Table dressée, mains propre, repas cuit et bien chaud. Les deux femmes de la maison passèrent un bon moment malgré l'absence du seul homme dans leur petite bâtisse. Le repas fut pratiquement terminé, Caroline s'apprêtait à débarrasser la table quand sa mère l'arrêta, l'obligeant ainsi à se rasseoir à ses côtés. Lise voulait profiter de l'absence de son mari pour éclaircir quelques points avec sa fille. Pour découvrir ce qu'elle lui cachait, voir si elle se sentirait suffisamment en confiance sans la présence de son paternel pour se confier à elle – comme elle l'a toujours fait. La sondant ainsi de tout son être, elle observa la moindre de ses réactions, de ses gestes, de ses mimiques et explications.

- Attends une minute Caroline ! Tant que ton père n'est point à la maison, je voudrais en profiter pour te demander ce qui se passe. La sondant du regard.

- Comment ? Je ne vois de quoi tu veux parler. Faisant l'innocente.

- Tu sais que tu peux tout me dire ma chérie. Tu pourras toujours le faire, n'est-il pas ?

- Je le sais !

- Bien ! Je sais aussi que tu n'es plus un bébé à présent. Tu es une femme et depuis peu je te sens changée. Je voudrais juste m'assurer que tout va pour le mieux pour toi ! Est-ce le cas ? Tu es certaine que rien d'important ne t'arrive ? Rien que tu voudrais me communiquer ? La questionna-t-elle.

- Je t'assure que tout va pour le mieux. Je suis toujours la même ! Toujours ta fille, ton bébé et tel sera toujours ainsi. Néanmoins, cela est normal que je change, je grandis Mère, et tu m'as toujours dirigé vers cette direction. Vers celle qui me semblait juste et honorable. J'espère de tout mon cœur que chacune de mes décisions te rendra fière de moi, que tu continueras toujours d'être présente et aimante envers moi.

- Évidemment que je le serai mon cœur. Tu es ma fille et tu le seras toujours ! C'est le devoir d'une mère de veiller à ce que tous tes rêves se réalisent et que ton identité, ta sécurité, reste intacte, sauve. Lui attesta-t-elle.

- Elle l'est, je te rassure. La tranquillisa-t-elle.

- Très bien. Tu es sûre que tu n'as rien à me dire ? Retenta-t-elle.

- Certaine ! Lui certifia-t-elle avec un sourire.

- Tu n'aurais vraiment rien à me dire ? Pas de rencontre, de prétendant ou je ne sais quoi ? Voyant que son regard trahissait légèrement ses paroles, Elle continua ainsi à la dévisager.

- Je t'assure que si jamais tel avait été le cas, tu aurais été la première à le savoir. Puis-je me retirer à présent ? Lui demanda-t-elle ne supportant plus son regard sur elle.

- Tu peux ! L'autorisa-t-elle finalement malgré son manque de réponse trop évidente selon elle. Elle connaissait sa fille. Elle savait qu'elle lui cachait quelque chose. Cependant, Caroline ne voulait rien lui dire. Elle le respectait, espérant qu'un jour elle se montre suffisamment en confiance pour se confier à elle, comme elle l'a toujours fait par le passé.

- Je t'en remercie. Se levant tout en commençant à quitter la cuisine.

- Caroline ! Cette dernière se retourna, refaisant face à sa mère. Je suis vraiment fière de celle que tu deviens et si jamais tu ressens le besoin de me parler, tu sais que ma porte sera toujours ouverte. Tu sais que tu peux avoir confiance, que je ne te trahirais aucunement, que je te soutiendrais quoi qu'il arrive et n'en parlerais à quiconque, même pas à ton père. Lui informa-t-elle.

- Je le sais et je t'en remercie. Lui sourit sa progéniture.

- C'est tout naturel. Je dois me rendre à mon stand, veux-tu m'y accompagner ? Lui proposa-t-elle, clôturant le sujet d'un potentiel secret que camouflerait sa fille.

- Je veux bien. Néanmoins, je ne peux rester longtemps pour t'aider.. j'ai... Hésitant à dire la vraie raison, elle tenta tout de même d'en dire une partie. J'ai offert ma contribution pour la mise en place de la kermesse. Elle ne mentait pas vraiment, elle omettait juste le fait qu'elle y participait également.

- Très bien ! Cela est très généreux de ta part. Aide-moi simplement à tout installer et ensuite tu pourras rejoindre la place.

- Fort bien, merci Mère.


Klaus déchargea les affaires de la voiture, les derniers préparatifs pour la fête. Après ce jour, tout sera installé et finalisé pour la grande fête qui aura lieu dans deux lunes. Esther et Rebekah étaient en somme à cran, suite à cette tension qu'amplifiait l'organisation comme chaque année d'ailleurs. Il n'avait jamais fait attention que la mise en place pouvait être si complexe et tortueuse surtout pour des femmes semblables à ses proches qui aimaient que tout soit parfait et tel qu'elles le voudraient. Il fallait que son père l'oblige à les accompagner. Il fallait qu'il soit présent avec elles pour s'en apercevoir, pour le constater de ses propres yeux. Il observait les vas et viens de cette agitation. Tous mettaient la main à la patte depuis plusieurs jours. Tous étaient tendus et aux petits soins ne relevant même pas la mauvaise humeur de leur dirigeante. Il observait toujours la folie qu'avaient possédée les lieux de cette place. Habituellement si tranquille et paisible. Quand il fut interrompu par Cale, son nouvel ami. Le prétendant de sa sœur, celui qu'elle devait cacher à tout prix aux yeux de sa famille. Tout comme lui, devait dissimuler Caroline. Toutefois, cacher n'était pas le mot mais plutôt « préserver » pour ne pas dire protéger. En effet, ils ne seraient jamais acceptés au sein d'une famille aussi tordue que celle de Klaus et Rebekah. Ils se disaient des fois, qu'ils avaient été adoptés, emmenés chez eux pour leur faire sortir de leur quotidien, de leur snobisme, de leur idéal. Ils n'étaient pas aussi nobles qu'Elijah. Pas assez obéissants que Finn et pas non plus aussi dévergondés que Kol et encore moins parfaits qu'Esther ou autoritaires que Mikael. Ils se représentaient uniquement l'un envers l'autre. Ils se complétaient : aussi imparfaits, désobéissants, caractériels, têtus, torturés, tendres et attentifs. Ils étaient vraiment prêts à tout en amour et, sa petite sœur pouvait avoir foi en lui. Il ne dirait jamais rien de son attraction pourtant si évidente pour Cale. Peut-être qu'elle le savait, qu'elle sentait qu'avec lui elle n'avait besoin de se murer, qu'elle pouvait se fier à lui, qu'il ne dirait jamais rien. Cependant, Klaus ne pouvait se permettre d'en faire autant. Il savait qu'elle ne le trahirait aucunement. Néanmoins, il ne pouvait courir le risque que d'autre puisse s'en apercevoir. Il s'en voudrait d'accuser sa sœur de son erreur, de son échec si par malheur ça se passait mal. Non ! Il devait la préserver, les préserver toutes les deux, aussi bien Caroline que sa sœur. Préserver leurs relations, leurs complicités, leurs amours. Rebekah la ressemblait tant, elle ne s'en remettrait jamais si elle apprenait qu'il lui avait mentit, s'il la soupçonnait de ne pas avoir confiance en elle.

- Bonjour Klaus ! Le salua Cale en le sortant de ses rêveries.

- Cale ! Comment vas-tu depuis hier ?

- Bien, et toi ?

- Cela va un peu mieux. Souriant aux éclats.

- Il semblerait oui ! Tu es vraiment très radieux ce matin. Une femme ? Soupçonna-t-il déstabilisant ainsi Klaus. Aurait-il prit trop de liberté en fin de compte ?

- Pardon ? Non ! Qu'est-ce qui te fais dire cela ? Tentant de paraître transparent à ses accusations plus que fondées mais qui ne devait pour autant aboutir.

- Oh du calme, c'était juste une question ! Le soulagea-t-il en levant les mains en l'air pour lui montrer qu'il ne faisait que supposer. En général, un homme n'est aussi joyeux et enthousiasme que par le biais d'une femme, c'est tout. Crois-en mon expérience ! Lui expliqua-t-il avec un regard qui se vouait las tout d'un coup.

- Vraiment ? Et Rebekah ? Remarquant son changeant d'humeur ou plutôt pour qui.

- Comment ça Rebekah ? C'est une amie ! Essaya-t-il de s'en convaincre avant de finalement avouer. C'est si évident ?

- Vous n'êtes pas très discret ! Lui souligna-t-il.

- De toute façon cela ne mènera à rien. Elle est noble, moi aucunement. Elle est citoyenne, alors que moi, je ne suis qu'un vulgaire forain. Elle vit dans une habitation fixe, tandis que je suis toujours sur la route. Lui narra-t-il.

- Les contraires s'attirent ! Je sais de quoi je parle. Compatit-il en lui rendant son expression lasse et abattue.

- Peut-être. Mais cela ne peut se concrétiser pour autant.

- Tu n'as pas tort non plus, la vie peut vraiment être dure quelque fois.

- Je partage ton avis. Mais au fait, elle n'est pas avec toi ? S'étonna-t-il de ne pas la voir avec lui.

- Non, elle voulait s'assurer que tout était en ordre pour la décoration et les stands. Tu la connais, perfectionniste dans l'âme, on ne l'a changera point. Lui signala-t-il.

- Tout juste ! Sourit-il.

- Oh mon dieu ! Ce que tu peux être mordu ! Réalisa-t-il en apercevant son sourire niais et son air enjoué.

- Oui. Sourit-il de plus belle.

- Bon, je vais voir si on n'aurait besoin de moi plus loin. L'amour me donne curieusement le mal de mer, surtout quand ça me touche de si près. S'éloigna le Mikaelson.

Il disait vrai. Voir des couples ensemble, voir leur sourire béat, le rendait malade. Rien que d'apercevoir son frère Finn avec sa fiancée, lui donnait envie de vomir. Il ne pensait pas qu'il se serait lui-même fait capturer par le tourbillon de l'amour. Il espérait vraiment qu'un jour ça ne lui exploserait pas au visage. Il avait surtout peur du jour où leur relation se saurait, où on découvrirait leur histoire. Si cela devait arriver un jour, il savait déjà ce qui arriverait. En d'autres termes, on l'obligerait à se séparer de Caroline et il serait ainsi malheureux. Pourquoi ses parents étaient aussi cruels ? Surtout avec lui ? C'est la question qu'il se posait chaque jour. Tout comme Rebekah, il n'avait pas le droit d'être avec la personne qu'il désire, qu'il aime. Seul Finn a eu de la chance de ce côté-là. Il était l'une des raisons pour laquelle Kol ne voulait pas se caser et qu'Elijah voulait attendre. Au moins, eux, ils sont malins contrairement à lui ou à sa sœur qui se sont fait piéger, sans le voir venir ou sans pouvoir le renier ou l'empêcher. Il était trop tard pour eux. Ils sont condamnés à le supporter et à craindre le jour où on leur enlèvera tout ce bonheur.


Caroline arriva dans le centre-ville. Comme promis, elle aida sa mère à installer son stand, même si à son avis elle n'aura pas beaucoup de clients. Du moins tant que la folie de la kermesse battrait son plein. La population se focalisait plus aux festivités qu'à leur tâche quotidienne. Durant la semaine de la moisson, les habitudes étaient toutes chamboulées mais Lise ne voulait malgré ceci perturber les siennes.

- Bien ! Voilà tout est en place. J'y vais ! On se voit ce soir. Lui annonça Caroline, prête à se diriger vers la place.

- Très bien ! Attends. Tu m'as l'air bien pressée, tu es sûr que tu y vas pour aider ? Interrogea-t-elle en remarquant son impatience et sa satisfaction naissante.

- Mère ! Elle insista sur cette intonation pour lui faire comprendre d'arrêter de vouloir l'analyser.

- Excuse-moi, vas-y ! On se rejoint à la maison, et fais attention ! Lui requit-elle.

- Je te le promets. À ce soir. Tu es sûr de vouloir ouvrir ? Avec la kermesse, je ne suis pas sûre que tu puisses faire beaucoup de ventes. Lui fit-elle réaliser.

- Cela ne fait rien. Et puis, ce n'est pas parce que l'organisation de la kermesse est active et que tout le village semble être possédé, que je dois me tourner les pouces. Rien qu'une personne me comblera de bonheur. Retiens bien cela Caroline, une personne suffit à te nourrir, mais si tu ne prends pas la peine de croire en cette possibilité qu'alors tu risques de mourir de faim. Lui prophétisa-t-elle.

- Tu as fort raison.

- Allez files ! Fais ton devoir de citoyenne et n'oublies pas de me ramener une friandise.

- Entendu !

Caroline laissa sa mère à son stand, se dirigeant à grand pas vers la place, vers la folie qui s'activait et s'agrandissait au fur et à mesure qu'elle avançait. Elle se trouva enfin à son lieu de rendez-vous, 14h55. Elle était loin d'être en retard, elle attendit qu'Esther se montre et puisse lui prouver l'étendue de son talent. Plusieurs personnes étaient elles aussi au centre de la place. Sûrement qu'ils étaient là pour la même chose qu'elle, pour montrer à la grande patronne de cette mondanité qu'ils méritaient leur place. Qu'ils méritaient d'être écoutés. Quinze minutes plus tard, la grande Esther Mikaelson arriva à leur rencontre. Il ne fallait pas être en retard mais il semblait qu'elle par contre, pouvait se payer le luxe de le faire. La jeune Forbes crût même un moment qu'elle l'avait oublié ou encore qu'elle l'avait laissé tomber, ne voulait risquer (malgré sa promesse) le risque de se faire humilier en lui laissant sa chance. Mais elle se ravit que tel ne fut pas le cas. L'observant arriver, elle aborda un sourire qui se rompit bien vite en voyant sa froideur et son aplomb si ardu. Elle avait trop de chose à mettre en place pour perdre son temps avec elle. Jetant un coup d'œil rapide et se focalisant sur les inscrits, elle leur demanda un à un de faire part de leur talent, qui comptait montrer le soir de l'ouverture.

- Bien. Nous n'avons pas une minute à perdre ! Pour commencer, bonjour et le premier qui veut tenter sa chance n'a qu'à monter sur l'estrade ! Débuta Esther en leur accordant que de brefs regards piquant.

- Pardonnez-moi, je n'ai pu me libérer plus tôt. Arriva une retardataire.

- Il fallait y penser avant ! Je vous dis au revoir. Retenter votre chance l'année prochaine ! Lui reprocha Esther en ne perdant pas plus de temps avec elle.

- Mais... Tenta-t-elle de s'expliquer. Cependant, la reine de l'organisation ne lui en laissa l'occasion.

- Non ! Je ne veux d'excuses ! La coupa-t-elle en levant une main à son encontre. Les règles étaient claires. 15h pétante au cœur de la place sinon vous étiez recalé et tel est votre cas. Au revoir mademoiselle !

- Ce n'est en aucun cas approprié ! Je suis sûre que c'est parce que je suis une femme. Rouspéta la pauvre candidate recalée.

- Je vous demande pardon ? Se hérissa Esther.

- Non rien, je n'ai rien dit. Ravala-t-elle ses protestations.

- C'est bien ce que je pensais. Que faites-vous encore ici dans ce cas ? Disposez !

Elle n'eut d'autre choix que d'abdiquer à sa réclamation. Laissant par conséquent son rêve disparaître en fumée. Tandis que la mégère, elle, avait eu ce qu'elle voulait, se réjouissant de la peine provoquée. Esther avait déjà oublié cette malotrue. Elle se retourna vers les autres participants qui cessèrent du coup de prêter attention à cette pauvre malheureuse. Ils redoublèrent leur crainte de devoir faire don de leur faculté.

- Bien, reprenons ! Alors qui se lance ? Les regardant un à un avant d'en choisir un au hasard. Tiens, toi, sur l'estrade, et au pas de course ! Lui imposa-t-elle.

- Très bien. Se résout la choisie.

- Ton nom ? Revendiqua Esther.

- Caroline ! Lui indiqua-t-elle assez tendue.

- Oh oui je me souviens ! Celle qui a été si persévérante et dont mes enfants chantaient les louanges. Voyons ce que tu vaux réellement. Arqua-t-elle sans sympathie, loin de là.

La mauvaise humeur d'Esther commençait à stresser Caroline. Elle se demanda si c'était une si bonne idée que ça en fin de compte d'avoir osé aller jusque-là. Elle débuta ses pas d'une lenteur qui se voulait de façon plutôt hésitant. Si elle stressait déjà, alors qu'est-ce que ça serait le jour J ? Que fera-t-elle ? Non, elle ne pouvait tout abandonner ! Quelle idée aussi d'avoir voulu se croire courageuse alors qu'elle ne l'était pas. Elle n'était ce genre de personne, à exhiber ses capacités. Non, elle était plutôt du genre à les enfouir, à les exprimer uniquement pour elle. Elle marcha tout de même vers l'endroit où on lui avait contraint de se rendre, augmentant son anxiété. Quand elle aperçut qu'ici on voyait vraiment tout et que tous pouvaient la voir. Toujours avec une boule dans l'estomac, elle se trouvait sur la dite estrade qui avait été construite par les douces mains de son petit ami. Rien que cette pensée la fit sourire et reprendre le contrôle de la situation. Toutefois, on l'interrompit dans son élan et dans son courage avant qu'elle ne commence à chanter. Quelle grossièreté !

- C'est quand tu veux ! Enfin, essaie tout de même de commencer avant la tombée de la nuit, je n'ai que ça à faire !

Esther la nargua, faisant rire les autres candidats et perturber Caroline. Et comme si ça ne suffisait pas, elle mit toutes les chances de son côté afin d'être sûr que Caroline ne puisse pas se concentrer et ainsi faire capoter son audition. Lui donnant que des frayeurs et des incertitudes. En effet, au moment où Caroline allait reprendre le dessus, elle l'interrompit à nouveau.

- Que sais-tu faire déjà ? Demanda Esther tout d'un coup alors que Caroline reprenait son courage à deux mains.

- Chanter ! Lui articula-t-elle.

- C'est vrai, je m'en souviens à présent. Eh bien, qu'attends tu ? Éblouis nous ! Requit la dominatrice.

Mais que faisait-elle là au juste ? Ne fallait-il mieux pas s'enfuir en courant et ne plus sortir de son lit ? Elle ne pouvait plus faire face à sa réalité, le regard des autres et le ton supérieur d'Esther la déstabilisait au plus haut point. Son monde était devenu flou et elle ne pouvait en supporter davantage. Elle ferma donc les yeux, se concentrant sur la magnifique voix du seul homme qui l'a vu telle qu'elle était, qui a cru en elle bien plus qu'elle-même. Toujours les yeux encloués et ses pensées bien loin de l'endroit où son corps se trouvait, elle commença à chantonner, à émettre ses accords qui devenaient plus harmonieux. Plus forte et plus confiante au fur et à mesure qu'elle se concentrait, Caroline l'imaginait dans son esprit, elle se revoyait dans ses bras si confiant et protecteur. Son amour pour Klaus la transporta. Il était sa muse, sa raison d'être, c'était comme si le monde extérieur avait disparu, comme si il n'y avait que Klaus et elle sur terre. Comme si eux seuls existaient dans ce monde si vaste et sinueux. Plus on entendait sa voix, plus le sourire si moqueurs de ceux autour se transformèrent en éblouissement. Ils étaient tout simplement médusés par son talent. Comme quoi on ne devait pas avoir d'apriori simplement parce qu'on est une femme. Simplement parce qu'on ne ressemblait pas aux autres. Ainsi les regards interrogateurs laissèrent place aux regards ébahis et enthousiastes. Esther due de cette manière reconnaître qu'elle était effectivement très douée. Abandonnant son regard réprobateur, elle devait se résoudre à l'accepter dans sa troupe. Elle n'était en aucun cas un risque, bien au contraire, grâce à Caroline elle connaîtrait le succès de la kermesse. Tout le peuple sera tout simplement époustouflé de son adresse, de sa voix, de sa prestation, de sa présence. On arrêtera peut-être ainsi de la discriminer de la sorte. Sa chanson s'arrêta et elle dut à grand regret rouvrir les yeux et affronter le regard des autres, leurs réactions en espérant ne pas le déplorer. Mais qu'est-ce qui lui a encore pris de vouloir tenter l'aventure ? Pourquoi n'était-elle pas rester dans sa bulle ? Refaisant face à sa dure réalité, elle n'aperçut néanmoins aucunes contrariétés sur les visages présents. Et même elle remarqua qu'ils y en avaient plus que quand elle avait commencé à chanter. Elle se mit à sourire maigrement abandonnant les projeteurs de la scène pour rejoindre la foule. Elle se dirigea vers Esther afin d'attendre sa périlleuse décision. Qui, suite à sa prestation et à l'enthousiasme de tout ce monde autour d'elle, ne put que dire oui à sa candidature. De toute façon, une aptitude aussi prestigieuse n'était absolument pas à refuser, même par orgueil elle ne le pourrait pas.

- En effet, tu as du talent à revendre ma chère ! C'est pour cette raison que je veux bien t'accorder la chance de participer au spectacle de la moisson. Proclama Esther.

- C'est vrai ? Merci infiniment, vous n'imaginez à quel point cela compte pour moi. S'enthousiasma Caroline. Elle n'en croyait pas ses yeux : Elle avait réussi !

- Oui, bon n'en fait pas trop tout de même je te prie. Calme tes ardeurs ! Et que ce soit bien clair, tu as intérêt à mettre le double de ce que tu nous as offert pour le grand jour ! Je ne veux en aucune façon un désastre ! Tu entends, tout doit être parfait ! Lui releva-t-elle.

- Je vous promets que je ferai de mon mieux. Lui garantit la jeune Forbes encore toute retournée de son exploit.

- Tu dois faire plus ! Insista-t-elle.

- Très bien, je serai à 200% de ma forme. Lui assura-t-elle.

- Je n'attends rien de moins. Sinon je te promets que tu n'auras de seconde chance et tu pourras même te préparer à organiser tes valises puisque je ne supporterai de te voir davantage dans ma ville ! L'intimida-t-elle lourdement et sans vergogne.

- C'est entendu. Ne put qu'acquiescer Caroline.

- Bien, tu peux y aller ! On se voit la veille de l'ouverture pour une répétition générale. Choisis bien ce que tu prévois de partager et n'oublie pas : aucuns faux pas, aucunes bavures, juste de la perfection ! Lui répéta-t-elle, plus doux cette fois.

- Je vous le garantis, merci encore.

- Je l'espère bien ! Bien, à qui le tour ? Voyant un volontaire s'avancer. Vous ? Très bien, je vous en prie, la scène est à vous ! Invita-t-elle un autre candidat à se présenter.

Caroline s'éloigna, laissant la fureur d'Esther avec les autres postulants. En fin de compte, c'est une chance d'avoir été la première à lui avoir montré sa compétence. Sinon elle n'aurait pu supporter tout le stress qui s'était magasiné en elle. Elle espérait aussi qu'elle pourrait dépasser sa peur le jour venu autant qu'elle a pu la dépasser devant Esther. Tant de monde qui n'espérait qu'une chose, qu'elle se rate. Toujours en train de marcher et dans la lune, elle rentra dans une personne qu'elle ne pensait pas croiser. Pourtant, elle était la raison de sa réussite d'aujourd'hui. Sans lui elle n'aurait pu présenter une performance si réussie et éblouie. Elle n'aurait pu décrocher sa place au chœur du spectacle. Il semblait très fier d'elle. L'aurait-il entendu ?


Rebekah était en ville depuis déjà plusieurs heures et s'occupa des derniers préparatifs. Malgré l'habitue à toute cette agitation, à ses organisations plus folles et quotidiennes les unes que les autres, elle ne pouvait s'empêcher de commencer à stresser. Et si tout ne se passait pas comme prévu ? Et s'il y avait une tuile ? Un oubli ? Un accident ? C'était plus fort qu'elle, elle ne pouvait s'empêcher de vouloir et de tout faire pour que tout soit parfait. C'est pour cela que pendant ces derniers jours, elle était si irritable, qu'il ne fallait mieux pas la chercher. Elle n'était pas d'humeur à recevoir qui que ce soit et les secrets de son frère tombaient vraiment mal. Ne supportant pas non plus les mensonges. Qu'on veuille lui dissimuler la vérité, ne pas tout savoir était juste insupportable pour elle, surtout quand ça venait de Klaus. Il était son frère, son égal, son-elle masculin, il était sa vie. Il avait toujours été là pour elle. Il a toujours veillé sur elle et qu'il n'est pas assez confiance pour se confier et même venir à lui mentir la blessait profondément. C'était l'une des raisons pour laquelle elle s'était jurée de tout faire pour découvrir ce qu'il veut tant lui cacher. Ce qui peut bien faire de si grave pour ne même pas le lui dire à elle. Parmi tous ceux qu'il connaissait, elle était la seule en qui il pouvait réellement avoir confiance pour préserver son jardin secret.

Elle quitta les différents stands une fois que tout était réglé pour rejoindre celui des ravitaillements. Quand elle aperçut son frère s'éloigner de Cale. Les deux jeunes hommes avaient pas mal sympathisé et elle trouva cela étonnant que Klaus en vienne à le laisser en plan, à ne pas continuer de travailler sur le peu de choses qui restait à faire. Il s'éloigna de Cale et continua en effet sa route, mais dans le sens inverse. Suivant du regard les deux jeunes hommes, elle se décida néanmoins à suivre son frère. Qui sait ? Peut-être était-ce son jour de chance. Qu'elle découvrirait ce qu'il masque si avidement, quel est son lourd secret ? Aussi discrète qu'elle le pouvait, elle suivait les pas de Klaus, s'assurant d'être assez loin pour ne pas qu'il s'en rende compte et assez prêt pour ne pas prendre le risque de perdre sa trace. Il s'arrêta soudainement au beau milieu de la place. Une voix s'éleva dans les airs, une si belle voix. Cela devait être un des jeunes talents que sa mère auditionnait. Comme s'il avait compris la même chose, il entreprit de partir à la source, mais que diable lui prenait-il ? Depuis quand était-il fan de musique, lui ? Le son mélodieux se tut quelques instants après qu'il est reprit sa route, s'éloignant au gré du vent. Se rapprochant toujours de la scène, offrant une vue sur la personne qui s'était présentée : Caroline ! Mais oui bien-sûr ! Elle lui avait dit qu'elle savait chanter et, effectivement, elle avait une magnifique voix. Une des plus belles qu'il n'avait jamais entendu. Klaus, le sourire aux lèvres, se précipita à vive allure à sa rencontre. Mais que lui prenait-il encore ? Et pourquoi était-il si heureux de la croiser ? Son sourire était si éblouissant, si pure que ça l'aveugla presque. Cela était si nouveau de le voir ainsi, si paisible, si heureux, si radieux, il n'avait pas souri comme cela depuis... Oh mon dieu ! Était-ce, elle, la raison de sa soudaine transformation ? Elle était son secret ?


Klaus avait quitté Cale qui philosophait sur son amour impossible avec Rebekah. Ce qui lui rappelait trop le sien avec Caroline, le désespérant avidement. Jamais il ne pourrait la présenter à sa famille. Jamais il ne pourrait l'embrasser devant tout le village, l'emmener pique-niquer au clair de lune, faire les boutiques avec elle, organiser des voyages. Non, ils ne pourraient faire cela tout simplement parce que ses parents ne le lui permettraient aucunement et qu'il ne pouvait imaginer un avenir sans elle. Elle était sa vie ! Sans elle, il n'était rien ! Il ne pourrait pas vivre sans la voir, la toucher, l'embrasser, entendre sa magnifique voix, ses beaux yeux bleus océans qui brillaient d'amour et de sincérité ce qui était inédit. Si on en venait à découvrir leur liaison, il savait que ses parents ne pourraient le supporter, qu'ils feraient ainsi tout et n'hésiteraient en aucun cas à employer tous les moyens qu'ils jureraient bons pour détruire leur relation, leurs amours. Cela il ne pourrait le supporter. Elle était la seule raison qui lui permettait de se lever le matin, d'endosser une journée, de supporter ses parents, d'oublier sa dure réalité. L'absence d'amour dans sa vie, sa lourde responsabilité qui l'accablait davantage au fur et à mesure qu'il grandissait. C'est pour ça, qu'il fallait rester cacher, que personne ne devait savoir. Tant qu'ils resteraient dans l'ombre personne ne pourrait les blâmer, les empêcher d'être ensemble ou obliger de mentir pour eux. Ils étaient libres de vivre leur amour. Certes à l'abri des regards mais cela valait mieux que l'option de devoir risquer de souffrir pour avoir eu la faiblesse de tomber amoureux d'une femme ou d'un homme pas digne de son rang. Que leur restaient-ils à part ça comme solution ? De partir ? Et pour aller où ? Et pour combien de temps ? Combien de temps devraient-ils fuir avant que la réalité ne les rattrape ? Il savait pertinemment que Caroline ne voudrait quitter sa famille. Lui, il ne pourrait se résoudre à abandonner Rebekah ou Elijah, ni même Kol alors qu'ils venaient de les retrouver. Mais en même temps, il ne voulait abandonner Caroline pour autant. Mais alors que faire ? Ils étaient tout simplement bloqués !

Il errait toujours sans réel but. Quand il entendit au loin, un chant si séraphique qui l'apaisait excessivement. Ainsi, toutes ses confusions et ses problèmes s'évaporèrent comme par magie. Toutefois, cette voix ne lui était pas inconnue et il se rendit compte qu'il ne s'était sentit comme cela, libéré, serein, enchanté qu'une fois au cours de son existence. Quand il était avec Caroline. Il se rappelait avoir ressenti la même impression en l'entendant chanter la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Pas de doute, c'était bien elle ! Et, tout d'un coup le sourire jusqu'aux oreilles, il pressa ses pas en direction du chant. Alors qu'il arriva au chœur de la cérémonie et des festivités qui approchaient vivement, il découvrit qu'effectivement il n'avait pas rêvé, que c'était bien Elle. C'était sa princesse qui sortait à présent de sous les projecteurs, pour entendre la décision finale de sa mère. Elle lui confirma qu'elle était aussi enjouée que lui de son adresse prodigieuse et envoûtante. Elle pourra de ce fait participer au concours de la kermesse. Elle avait sa place dans la troupe. Ils y étaient arrivés, elle y était arrivée ! Il était aux combles de l'hystérie et, tandis que Caroline quittait le rassemblement dans lequel elle se trouvait, Klaus ne remarqua pas la présence à quelques mètres de lui, trop préoccupé par celle qui émanait de sa charmante blonde. Il finit d'arriver jusqu'à elle. En l'apercevant, elle réagit avec un regard aussi épanouit, comblé et éclatant que lui.

- Bonjour princesse ! Articula le jeune homme avec satisfaction, faisant par la même occasion remonter le regard de Caroline sur lui.

- Klaus ? Oh mon dieu, tu m'as entendu ? Lui demanda-t-elle toute contente de le voir.

- Je n'aurais manqué cela pour rien au monde, je te le garantis ! Ta voix me laisse toujours aussi posé et serein. Lui susurra-t-il en se perdant dans son regard.

- Je t'en prie, c'est grâce à toi que j'ai pu le faire. Lui confia-t-elle.

- Comment cela ? Fronçant les sourcils.

- J'étais trop nerveuse pour réussir à sortir une note et les tentatives de ta mère pour me déstabiliser ne m'aidaient aucunement. J'ai alors fermé les yeux oubliant le monde qui m'entourait me consacrant uniquement sur toi ! Et, là, j'ai oublié ma peur, mes doutes, tout ce que je voyais c'était toi. La joie qu'elle me procurait. Lui relata-t-elle.

- Eh bien, je suis ravi d'être ta muse.

- Qu'est-ce que j'aimerais t'embrasser à l'heure qu'il est ! Dénonça la jeune blonde en fermant légèrement les yeux tout en les rouvrant presque de suite.

- Qu'est-ce qui t'en empêche ? Lui lança Klaus qui sembla oublier l'endroit dans lequel ils se tenaient tous deux.

- Klaus, on est sur la place publique et je te signale que ta mère est à deux pas de nous.

- Oh oui ! Forcément cela n'aide pas. Réalisa-t-il. Cela étant dit... Regardant les vas et vient avant de prendre le bras de Caroline. Suis-moi ! L'entraîna-t-il vers une destination incertaine.

- Où va-t-on ? S'intrigua-t-elle tout en se laissant guider.

- Juste ici ! Lui annonça-t-il.

Il s'arrêta dans une ruelle étroite et à l'abri des regards. Enfin pas tous, puisque Rebekah était toujours sur leurs talons, les espionnant dans les moindres détails, jusqu'à qu'elle est la preuve que ses soupçons soient fondés. Ce qui ne tarda pas, puisque Klaus ne perdit pas plus de temps pour assouvir le besoin que lui et sa douce ressentait depuis le début de la journée. Ils s'embrassèrent, coupant Caroline dans sa nouvelle intrication.

- Qu'est-ce... L'embrassant.

- Ici, personne ne peut nous voir et je trouve que ce serait un sacrilège de devoir refuser un acte qui t'es aussi primordial. Lui signala-t-il.

- Tu n'y vas pas un peu fort ?

- Aucunement ! Tu m'as manqué ! Avec un regard profond.

- Lui rendant le même échange visuel. Toi aussi tu m'as manqué ! Chaque minute loin de toi est une torture ! Compléta-t-elle.

- Si tu savais à quel point je partage cette sensation ! Approuva-t-il.

- Ma mère m'a posé une tonne de questions sur ma vie et lui mentir a été si pénible et si nouveau pour moi. Je ne l'avais encore jamais fait. Lui confessa-t-elle.

- Je comprends ce que tu endures, mentir comme cela à ma famille est un véritable fardeau. Compatit-il.

- Que pouvons-nous faire d'autre ? S'interrogea la jeune Forbes d'un air troublé et espérant qu'il ait une réponse à leur torpeur.

- Malheureusement rien !

- C'est sûr. On devrait peut-être sortir de ce trou avant qu'on ne nous trouve. N'oublie pas que comparé à moi tu es une célébrité. Changea-t-elle de sujet tout en se dégageant légèrement de sa proximité bien trop lourde et tentante à son goût.

- Pas à ce point. Mais tu as raison ! Malheureusement. On ne peut rester ici plus longtemps. Réalisa-t-il à son tour les entrainant dans le feu de la foule et des agitations.

- Penses-tu qu'un jour on pourra être un couple normal ? Lui demanda-t-elle en reprenant sa place en face de lui.

- Je l'ignore. Je ne pense pas, à mon plus grand regret. Lui caressant la joue. Tu mérites tellement mieux. Lui dénonça-t-il.

- Lui attrapant la main qui était posée sur sa joue et dont il voulait retirer avant qu'on ne les voit trop proche. Eh ! Je ne suis heureuse qu'avec toi et si c'est le prix à payer alors je l'accepte ! Lui déclara-t-elle avant de lâcher sa main. Je.. Apercevant une silhouette qu'elle reconnut. Oh mon dieu ! Se cachant grâce à la présence de son amant.

- Que t'arrives-t-il ? Ne comprenant pas son geste.

- C'est elle ! Lui notifia-t-elle uniquement en levant légèrement la tête vers lui avant de la refourguer dans son torse.

- Qui ? Mais que te prend-il voyons ? Valsant de la foule à elle.

- La femme brune au fond là-bas, elle m'a proclamé des menaces de morts. Elle est vraiment dérangée avec ses attitudes mondaines. Elle n'a pas supporté qu'une femme de ma condition ait pu croiser sa route. Elle m'a promis de me régler mon compte. Je ne pensais pas qu'elle le ferait aussi vite. Lui expliqua-t-elle tout en lui indiquant la personne.

- Elle est plutôt mignonne. Décela-t-il à haute voix ce qui ne sembla pas plaire à Caroline.

- Se retournant vers lui les mains sur les hanches. Je t'en prie surtout fait comme si je n'étais pas là ! Elle m'a menacé ! Et toi, tu oses la regarder ? S'emporta-t-elle de son comportement déplacé.

- Pardonne-moi. Ce que je veux dire, c'est qu'elle a dû dire cela sans réfléchir, je ne pense pas qu'elle aille jusqu'au bout. Et si vraiment elle le fait, crois-moi, elle n'y arrivera pas ! Rectifia-t-il.

- Et qu'est-ce qui te rend si sûr de toi ? Ne baissant toujours pas le ton et avec ses mains toujours collées à ses hanches.

- Uniquement parce que je ne le permettrais sous aucuns prétextes ! Je te protégerais Caroline ! Je te protégerais toujours quoi qu'il arrive et de n'importe qui, mêmes des garces dans son genre ! Lui déclara-t-il avec tendresse la faisant fondre.

Repositionnant son regard sur la brune, il réalisa qu'effectivement elle n'avait rien d'enviable et se comporter comme si tout lui était du. Il avait voulu taquiner Caroline en lui affirmant qui la trouvait à son goût. Mais en fait, elle n'était vraiment pas intéressante et encore moins à considérer. De toute manière, à part Caroline, aucune femme n'était suffisante pour lui à présent.

- En effet ! En la regardant d'un peu plus près, on remarque qu'elle est véritablement détraquée et avec des manières douteuses. Lui pointa Klaus.

- Ah ! Merci. Se réjouit sa douce. Mais bon, maintenant arrête de la regarder. Je veux que tu ne regardes que moi ! Exigea Caroline en l'écartant de la direction de la garce afin de l'inciter plutôt à la contempler et à prêter attention qu'à elle.

- Je t'assure que la seule qui m'intéresse se trouve en face de moi et je te garantis que cela n'est pas prêt de changer ! Lui assura-t-il.

- Souriant avant de le rompre subitement. Minute ! Je la connais ? Me ferais-tu de l'infidélité ? Le taquina-t-elle malgré qu'elle ait compris qu'il parlait d'elle.

- Absolument ! Avec une femme divine et une voix si mélodieuse que les dieux eux même sont sous le charme. Rentra-t-il dans son jeu avec un sourire à se damner.

- Je ne peux lutter contre elle alors. Se tourna-t-elle comme vexer.

- L'obligeant à reporter son regard sur lui. Je pense que si, tu as toutes tes chances au contraire. Lui certifia-t-il avec toujours autant de malice dans le regard.

- Je... Commença-t-elle à prononcer jusqu'à qu'on vint l'interrompre avant qu'elle n'est pu lui avouer les deux petits mots qu'elle rêvait de lui confier depuis déjà un moment.

- Caroline ! Nik ! Eh ! Vous êtes là ? Mais je peux savoir ce que vous faites tous les deux dans votre coin ? Demanda Rebekah en arrivant comme de rien n'était. Comme si elle venait juste de les surprendre. Comme si elle ne savait toujours rien à leur propos. Alors qu'elle avait tout compris désormais.

- Eh bien... Se regardant. Rien ! Ne réussit qu'à dire Caroline ne sachant quoi dire d'autre et ayant marre de mentir à tout bout de champ.

- On s'est croisé par hasard et après j'ai osé demander à Caroline comment s'est passé son entretien avec Mère. De fil en aiguille, on a dévié sur plusieurs sujets diverses. Lui témoigna son frère suivit par un acquiescement de Caroline. Tu savais que sa mère était guérisseuse ? Continua-t-il dans son compte rendu.

Sérieux ? Comment n'avait-elle pas pu le voir avant ? Ils étaient sous le charme l'un de l'autre ! L'échange de regard, les fausses excuses, les tremblements de voix et de comportements. De biens piètres menteurs ! L'un comme l'autre. Elle fit toutefois comme si elle ne savait toujours rien. Ils voulaient jouer au plus malin ? Bien, voyons voir qui gagnera !

- Non, je l'ignorais. Dit-elle dans un soupir.

- Bon, ce n'est pas le tout mais je devrais peut-être reprendre le travail. Je vous laisse ! Annonça Klaus un peu mal à l'aise du regard de sa sœur sur lui. Se tournant vers Caroline, il lui fit ses adieux, du moins, jusqu'à leurs retrouvailles dans les bois.

- Caroline, c'était un plaisir de te revoir. Lui faisant un salut des plus neutres qui ne furent pas très réussit. Caroline souriait, enchaînant le sien au passage et Rebekah leva les yeux au ciel mais parut ignorante quand il recroisa les siens.

- Pour moi aussi Kl…. Niklaus. Lui dit Caroline malgré son bègue dans son prénom. Pourquoi l'appellerait-elle Klaus ? Elle était censée le connaître que depuis peu de temps. Quelle idiote ! Pourvu que ça passe.

Ils se firent un signe de tête avant de se séparer. Klaus partant dans une direction lointaine et Caroline se concentra enfin sur l'autre blonde qui était à ses côtés. Et non plus sur le bel apollon dont elle avait la chance de considérer comme son petit ami. La jeune Mikaelson ne rata pas une miette de leurs échanges visuels plutôt intense. En y repensant, ils étaient loin d'être discrets. Elle se demanda même comment elle avait pu ne pas s'en douter avant. Peut-être parce qu'ils en étaient venus à une phase où leur secret était devenu beaucoup plus éphémère que leurs sentiments l'un pour l'autre. Elle connaissait ça, mais elle ne pouvait cependant pas excuser son frère pour ses mensonges. Elle ne le croyait décidément pas capable de la blesser autant, et pourtant il l'a fait. Comment n'a-t-il pas put lui dire à Elle ? Était-elle si peu confiante pour qu'il en vienne à l'écarter à ce point de sa vie ? Elle se sentait tout simplement trahie !

- Tout va bien Rebekah ? La questionna Caroline en apercevant que son regard semblait assez tourmenté. Un mélange d'émotions indescriptible.

- Oui, tout va pour le mieux. Lui sourit-elle en lui refaisant face. Mais dis-moi ? Il est beau mon frère, n'est-ce pas ? La testa-t-elle.

- Je ne vois de quoi tu parles. Essayant de cacher les rougeurs qui lui brûlaient la peau tout d'un coup. Pourquoi fallait-elle qu'elle parle de son frère ?

- Tu n'as besoin de faire ta réservée avec moi, on est amie ! Tu peux tout me dire. Et puis, il est vrai que Klaus est très séduisant. Il a d'ailleurs un très beau tableau de chasse à son actif. Alors ? Il te plaît ? Je comprends mieux l'intérêt que tu as pu lui porter à présent.

Rebekah lui lança des pics, afin qu'elle se trahisse et pour réussir à tout lui faire avouer. Mais rien n'y faisait, Caroline nia tout en bloc. Elle alla même jusqu'à lui annoncer que Klaus était l'exact opposé du prince charmant qu'elle attendait. À d'autre ! Il y avait cas voir comment elle le regardait pour comprendre qu'elle était juste raide dingue de cet homme.

- Je t'assure que je ne ressens rien pour ton frère. Il était certes gentil avec moi en m'aidant à décrocher une audience avec ta mère, à la convaincre de me donner une chance, en m'affirmant que j'avais une très jolie voix, mais c'est tout. Il n'y a rien d'autre. Et puis, comme tu l'as dit ce n'est pas mon genre d'homme. J'aime les romantiques et non ceux qui vagabondent de droite à gauche. Démentit-elle.

- Dit comme ça, mon frère n'est vraiment pas pour toi. Excuse-moi, j'ai dû me tromper.

- Tu es toute excusée. Lui sourit-elle. Tu as raison, il est très séduisant mais en aucun cas pour moi. Et, même si cela était le cas, quel avenir aurions-nous ?

- Dit ainsi, en effet ce serait fort déplaisant. Aimer le mauvais garçon, je connais ! Cela est tout de même très regrettable, j'aurais adoré que tu sois ma belle-sœur. Lui livra-t-elle.

- Tel ne risque d'arriver, j'en suis sincèrement navré. Lui affirma-t-elle peinée où ce coup-ci elle lui affirma un regard sincère puisqu'en effet elle ne le pourra jamais en vue de sa condition et de l'amour impossible qui la liait à son frère.

- On reste tout de même amies ? Voulut s'assurer la Mikaelson.

- Évidemment, oui, nous le sommes ! Lui soutint l'autre blonde du fond du cœur.

- J'en suis ravie. Bien, je devrais peut-être te laisser. Tant de choses encore à vérifier et si peu de temps à mon plus grand regret. Elle commença à partir quand Caroline la retint en lui posant une question.

- Dis-moi ? Cale et toi cela fait-il longtemps que vous vous côtoyez ?

- Pardon ? Cale et moi ? Oh non, jamais de la vie ! Pour la simple et même raison que tu m'as énuméré : on ne vit pas dans le même monde. Ce serait perdu d'avance d'essayer. Réfuta-t-elle assez durement et péniblement.

- C'est bien dommage, vous formeriez un si beau couple ensemble. Lui communiqua-t-elle.

- La vie peut être très mystérieuse et aussi très cruelle quelques fois, tu ne penses pas ?

Après tout, elle vivait le même mensonge, le même amour impossible. La seule différence, c'est que Caroline se permettait tout de même de tenter où son histoire pourrait aller. Alors que Rebekah ne s'avisait de prendre un tel risque même si ça la faisait souffrir.

- Oui, je suis tout à fait d'accord. Bien, je t'ai assez mobilisé, je te laisse à tes priorités, on se voit à la kermesse.

- Il m'impatiente d'y être. Bonne soirée Caroline !

- Bonsoir Rebekah ! Mes respects à ta famille.

- Et les miens à la tienne.


Caroline s'apprêta à quitter la place, quand une personne l'accosta. Une énigmatique et saugrenue femme assez âgée qui pourrait faire trembler n'importe quel individu. De plus, elle sembla s'intéresser de très près à notre chère blondinette qui, devenait progressivement un peu plus ouverte et assurée sur le monde qui l'entourait et qui lui restait encore à découvrir.

- Bonjour ! La fit retourner cette individue inconnue.

- Bonjour ! Puis-je vous aider ? Lui demanda Caroline avec le sourire.

- Oui en effet. Je t'ai entendu et j'ai vu à quel point le dragon était subjugué par ta voix. Tu devrais faire attention, elle ne supporte que d'autres personnes que son entourage soit pourvu de talent. Fais bien attention à toi Caroline ! Et, surtout évite de trop te lier aux membres de cette famille ! La mit en garde cette femme mystère.

- Comment connaissez-vous mon nom ? Et en quoi les Mikaelson peuvent-ils présenter un risque ? Pourquoi la craignez-vous autant ? Qui êtes-vous dont ? L'inonda la jeune Forbes de questions.

- Tant de questions auxquels je ne peux néanmoins répondre. Je te mets uniquement en garde, je suis une fidèle alliée ! Qui je suis ne te sera d'aucune nécessité et si tu restes avec eux, tu seras de quoi elle est capable, mais bien trop tard. Si tu tiens à ta vie, à ta famille, à ton bonheur, fuis-les ! Aussi vite et aussi loin que possible. Lui conseilla-t-elle.

- Mais enfin pourquoi ? Se demanda-t-elle mais la femme étrange se mit à partir ignorant tout bonnement sa question. Non attendez, revenez ! Qui êtes-vous ? Je vous en prie !

Caroline chercha partout cette mystérieuse dame qui s'était présentée à elle avec de pessimistes présages. Mais qui diable peut-elle être ? Et comment peut-elle autant la connaître ? Elle s'en souviendrait si elle l'avait déjà vu. Elle n'oublie jamais un visage. Pourtant le sien lui était encore inconnu jusque-là. Où est-elle partit ? Comment a-t-elle pu disparaître aussi vite ? Comme si elle s'était évaporée ou encore qu'elle l'ait imaginé. C'était peut-être le cas. Alors que Caroline cherchait toujours cette prophétesse des plus intrigantes, une autre personne vint l'aborder. Cette fois-ci, elle était plus jeune et Caroline sembla également la reconnaître. Un avantage.

- Excusez-moi ? La faisant sursauter. Oh, je suis sincèrement désolée, je ne voulais point vous faire peur. Vous allez bien ? S'assura-t-elle embêtée de l'avoir rendue dans un tel état.

- Oui je vais bien, merci. Lui sourit Caroline en se remettant tout doucement. Heureusement qu'elle n'était pas cardiaque. On se connaît ? Semblant reconnaître son visage quand l'information lui revint en mémoire. En effet, elle la connaissait ! Oui, je me souviens ! Vous étiez à la répétition de jeune talent !

- C'est exact ! Je voulais que vous m'aidiez à convaincre Esther de me laisser participer. Lui sollicita-t-elle.

- Eh bien, je ne vois pas vraiment comment je pourrais la faire changer d'avis. Lui formula Caroline honnêtement.

- Elle était fascinée par votre voix, elle vous écoutera ! Lui soutint-elle, convaincue que son aide lui serait primordiale.

- Je suis désolée mais pour en venir à un tel moyen j'ai dû drôlement négocier et encore elle n'a arrêté de tenter de renier mon audition. Contesta-t-elle.

- Je comprends. Déçue avant d'aborder un regard énervé. Vous ne voulez m'aider. Je pensais que vous étiez quelqu'un de bien, je me suis trompée. J'espère que vous vous ridiculiserez à la kermesse ! Comme ça Esther se vengera ! Et moi, je serai fort satisfaite. Lui balança-t-elle de colère et de mépris.

- Je... Tenta de se justifier Caroline mais sa dénonciatrice ne lui laissa la parole.

- Levant une main, l'empêchant ainsi d'aligner une phrase. Non c'est bon, j'ai compris.

- Attendez, comprenez-moi !

- Je comprends tout à fait ! Vous ne voulez ruiner votre chance de participer à ce concours stupide ou plutôt de perdre l'attraction que cette famille semble vous témoigner. Supposa-t-elle.

- Cela n'a rien avoir, je ne suis ce genre de personne ! Je disais simplement que je ne vois pas en quoi je pourrais vous aider. Mais si vous désirez, je peux le demander à Rebekah. Elle, elle le peut. Enfin, du moins, si je ne suis pas assez méprisante pour un tel dévouement ! Réussit-elle à répliquer tout en lui lançant ses pics au visage.

- Je veux bien. Pardonnez-moi, je juge un peu trop vite les gens et ne sais jamais à qui me fier. Se rattrapa-t-elle.

- Je vous pardonne, je ne peux vous en blâmer cela ne m'aurais également plu la manière dont elle vous a traité. Lui adressa-t-elle.

- C'est son caractère ! Il paraît qu'un jour elle a enfermé son fils dans la cave pour avoir cautionné et entraîné sa jeune et seule sœur à partir en pleine nuit avec un garçon dans la forêt. Lui énuméra-t-elle.

- Vraiment ? Se décontenança la blonde.

- C'est ce qu'on dit et encore ce n'est pas le pire. Je m'étonne même qu'il n'est pas eu de fugue dans cette famille. Ils sont juste spéciaux. Personne n'a le droit de les toucher à part eux. Lui rapporta la jeune femme à peine plus âgée qu'elle.

- En effet cela est fort étrange. Exprima uniquement Caroline.

Elle ne savait pas vraiment trop quoi dire. Elle bouillonnait à l'intérieur. Toutefois, elle ne pouvait pas non plus les exprimer à hautes voix. Elle trouverait quelque peu curieux le fait qu'elle se sente si impliqué de leur cas. Tout en tentant de garder son calme, Caroline tourna son regard à l'encontre de la jeune fille quelques secondes, sans doute pour essayer d'arrêter de penser à tous ses propos désastreux qu'elle lui mentionnait. Ou alors pour cesser de penser à tout ce qui la mettait de plus en plus mal à l'aise. Et, qu'elle ne fut pas sa surprise en découvrant sur qui son attention se tourna. Assurément, elle tourna le regard au hasard au début, puis tomba nez à nez avec le seul qui ne cessait de quitter ses pensées. Il n'était non loin d'elle et, de plus, il la contemplait. Substantiellement, elle ne put s'empêcher de se demander depuis combien de temps, lui procurant de larges sourires qui ne firent que s'agrandirent. Très vite, elle décrocha des paroles de la jeune femme, pour se focaliser sur l'unique homme qui faisait battre son cœur, sur ses beaux yeux azur qui ne réussissaient qu'à la faire fondre chaque minutes un peu plus, sur ce regard si tendre et torturé à la fois.

- Je plains surtout Niklaus ! Il n'a pratiquement aucun droit ce pauvre garçon. Interdit de ramener des prétendantes, interdit de quitter le domicile le soir, interdit d'avoir des amis, interdit de tout ! Juste d'obéir ! Voyant qu'elle était ailleurs. Tu m'écoutes ? Ouh-ouh ?

Secouant sa main devant les yeux de caroline, cela parvint à faire revenir notre jeune Forbes sur terre, abandonnant sa contemplation des plus paradisiaques. Elle put ce reconcentrer sur la jeune femme près d'elle qui attendait sa réponse. Réponse dont elle ne pouvait évidemment pas lui communiquer, puisqu'elle ne connaissait même pas la question. Elle cessa de regarder Klaus pour ne se focaliser que sur elle et paraître attentif à ce qu'elle lui voulait.

- Pardon ? Lui demanda Caroline. Reprenant attention sur la jeune fille et non sur l'homme de sa vie.

- Je te disais que je les plains sérieusement. Répéta-t-elle.

- Oui moi aussi. Approuva-t-elle, même si elle ne savait pas vraiment de qui elle parlait. Elle supposa qu'elle était restée sur le sujet des Mikaelson. Il n'y a pas à dire, ils étaient vraiment célèbre dans ce village. Alors pourquoi n'avait-elle jamais entendu parler d'eux avant de rencontrer Niklaus ?

- Je peux savoir ce qui a bien put te distraire ? S'intéressa-t-elle.

- Rien ! S'empressa-t-elle de dire, cherchant une meilleure excuse. J'admirais le travail de l'organisation, ne trouves-tu pas que c'est très réussi en à peine trois semaines ? Enchaîna-t-elle.

- En effet. Elle se mit même à lui sourire. C'est dans la poche ! Je pense que je vais te laisser. À bientôt. Lui sourit-elle.

- Très bien, à bientôt. Lui rendant sa marque de respect.

- Oh fait, je m'appelle Abigaëlle ! Lui renseigna-t-elle.

- Enchantée, moi c'est Caroline ! Lui souligna-t-elle.

- Très heureuse de te connaître Caroline. N'oublie pas ta promesse ! Lui rappela-t-elle.

- Tu n'as pas à t'inquiéter, je n'y manquerais sous aucun prétexte. L'apaisa-t-elle.

- Je t'en remercie infiniment. Lui accordant un dernier sourire avant de tourner les talons loin d'elle.

Abigaëlle laissa Caroline, rejoignant ses occupations avec le sourire. Un poids s'étant enlevé de sa poitrine. Elle était également confiante de pouvoir – grâce à l'aide précieuse de Caroline – de réussir à tenter à nouveau son audition devant Esther. Qu'elle puisse la convaincre qu'elle avait autant de talent que n'importe qui dans ce village. Dès le départ de la jeune fille, Caroline souffla légèrement. Eh bien, elle a eu une fois encore chaud, très chaud. Il fallait vraiment qu'ils soient plus discrets à l'avenir. A ce train-là, ils couraient droit à la catastrophe ! Entre Rebekah, sa mère et Abigaëlle, ils n'étaient pas sortis de l'auberge ! Quand on dit que la curiosité est un vilain défaut. C'est l'exacte vérité, Caroline ne pourrait en dire le contraire. La blondinette se tourna par la suite vers sa prochaine destination prête elle aussi à quitter le village quand elle croisa le doux regard de l'homme qui la hante jour et nuit. Elle échangea un regard avec son cher et tendre, qui la fit rester du coup encore un moment de plus.


La jeune Mickaelson tentait aussi bien que mal de terminer les finitions de l'organisation pour le grand soir qui approchait à grand pas. Curieusement, elle était plus préoccupée par la découverte sur son frère et sa nouvelle amie que sur cette fête qui se répétait tous les ans et qu'elle attendait et s'en occupait acharnement. Pourquoi n'arrivait-elle pas juste à être heureuse que son frère est enfin trouvé le bonheur dans sa vie ? Qu'il est trouvé une fille bien avec qui partager de bons moments. Avec qui il pourrait oublier son triste univers. Qu'il est dépassé sa résolution de ne pas risquer de s'attacher, de se montrer assez faible pour se découvrir une faiblesse, une force, d'être amoureux. D'avoir laissé ses conquêtes d'un soir au placard à tout jamais. Pourquoi ne pouvait-elle juste pas se réjouir pour lui ? Pourquoi lui en voulait-elle ? Pourquoi elle n'arrivait à passer outre ses cachotteries ? Elle se sentait trahie et, ça, elle ne pouvait le supporter surtout venant de lui. Elle observa la scène qui se jouait devant elle. Klaus et Caroline qui se jetaient des regards langoureux en étant assez loin l'un de l'autre et en toute discrétion, dont elle ne trouva même plus si discrète que ça n'y paraissait à présent. Elle trouvait même qu'ils étaient beaucoup trop voyants désormais qu'elle savait. À chaque fois qu'elle les voyait, elle voulait leur dire : « Non sérieux, c'est ça que vous appelez secret ? Mais embrassez-vous carrément sur la place pour être sûr que personne ne fassent attention à vous ! » Elle se dirigea vers Caroline alors que Klaus s'apprêtait à la rejoindre. Mais se ravisa en apercevant sa cadette arriver à sa rencontre. Ce qui fit retourner Caroline sur la personne qui s'approchait d'elle.

- Rebekah ? Que se passe-t-il ?

- Rien, je voulais juste m'assurer que tu ne sois pas trop nerveuse pour le fameux soir qui approche à grand pas. Je suis sûre que tu seras grandiose ! Lui exposa-t-elle.

- Je te remercie. Lui sourit-elle.

- Tu ne devais pas rejoindre ta mère ? Se dérouta Rebekah faisant revenir Caroline à ses priorités.

- Si ! On se voit à la kermesse. Lui témoigna-t-elle avant de finalement quitter les douces joies des tentations qui s'offraient à elle.

- Entendu. Lui confirma Rebekah avec un sourire qui se valait assez forcé.

- Au revoir. Lui dit-elle, tournant enfin les talons vers la sortie de la place, direction son domicile.

Caroline quitta la place centrale du village, là où tous les événements se déroulaient pour rejoindre sa mère qui était en train de ranger son stand. Elle l'aida à finir avant de partir toutes les deux pour la maison. Elle se demanda suite à cela quelle excuse elle pourrait bien trouver pour pouvoir réussir à aller à son rendez-vous quotidien secret avec Klaus. Elle verrait sur le moment venu, en espérant, qu'elle puisse trouver de meilleures idées que : « On a plus de lait, je vais aller en chercher ! » Alors qu'à l'heure où elle devra s'éclipser tous les marchands seront fermés depuis bien longtemps. Que trouver d'autre dans ces circonstances ?


Le soleil commença sa course vers son crépuscule, ce qui donna le feu vert à Klaus d'enfin quitter cet endroit si morose pour lui. Il pouvait partir à son rendez-vous journalier, une autre journée s'achevait et une autre allait débuter. Le rapprochant de plus en plus vers le soir tant attendu de la kermesse mais également du risque que ses proches ont de découvrir ce qu'il étouffe si ardemment depuis des mois. Qu'arrivera-t-il ce jour-là ? Comment réagiront les membres de sa famille et ceux de Caroline ? Il ne voulait pas y penser, pas tout de suite, cet instant il l'attendait avec la plus grande impatiente depuis le début de la journée, son seul moment de répit, de bonheur et personne ne le lui gâchera, même pas sa famille ! Non, il était tout simplement une autre personne. Se déplaçant vers l'écurie, il entendit le rire de sa sœur, il se tourna pour la découvrir avec Cale, son chevalier servant. N'empêche que c'était triste de les voir si complices, si parfaits, si amoureux l'un de l'autre sans pour autant tenter d'aller plus loin. Peut-être que finalement le plus à plaindre n'était pas lui qui avait eu la bêtise de craquer pour Caroline l'entraînant dans un perpétuel mensonge pour leur liaison mais eux qui ne peuvent pas s'avouer qu'ils s'aiment et dont ils ne veulent essayer de voir si cela ne vaut la peine de souffrir ou non. Klaus se dirigea à leurs rencontres, les prévenant de son départ où le regard de Rebekah sur lui le surprit démesurément. Que lui arrivait-il encore ? Qu'avait-il fait ?

- Bonsoir vous deux, comment ça va les tourtereaux ? Questionna le Mikaelson en ne relevant pas les foudres de Rebekah qui s'abattaient dans sa direction.

- C'est à toi qui faut le demander ? Répondit assez sèchement sa sœur.

- À moi ? Je ne vois en quoi cela pourrait me concerner ! Affirma Klaus, faisant l'innocent, désespérant sa sœur et ne saisissant par conséquent toujours pas l'une des nombreuses occasions qu'elle lui lançait.

- Peu importe. Je suppose que tu es venu nous dire que tu partais. Supposa-t-elle.

- En effet. Reconnut-il mais elle le coupa alors qu'il voulait continuer son monologue.

- Promener Tempête ! Articula-t-elle à sa place.

- Oui ! Rebekah l'interrompit de nouveau commençant à le faire suspecter.

- Ne t'en fait pas, je trouverais mon chemin et rentrerais avec Mère. On ne t'attends aucunement et tu seras de retour avant la nuit. Comme chaque soir depuis des semaines. Lui décrit-elle fatiguée de son comportement et de son refrain bien trop monotone à son goût.

- Je peux savoir ce qui t'arrive ? Lui demanda-t-il déconcerté par son attitude étrange.

- Rien du tout, tout va bien ! On se voit plus tard, bonne promenade ! L'incita-t-elle à partir, à écourter cette conversation qu'elle n'était pas encore prête à avoir.

- La regardant dérouté. D'accord, à ce soir. Se tournant vers son ami. Bonne nuit Cale !

- Bonsoir Klaus ! Le salua-t-il.

Klaus partit les laissant à nouveau seul. Cale, lui, une fois Klaus au loin se retourna sur Rebekah se demandant ce que sa conduite signifiait. Depuis quand elle réagissait si témérairement ? Ce n'était pas son genre de faire une telle scène. Décidé à savoir ce qui lui arrive et les raisons de son emportement, il lui demanda plus d'éclaircissements.

- Tu peux me dire ce que c'était que cette scène ? Requit le forain stupéfait.

- Quelle scène ? Faisant comme si elle ne comprenait pas. Elle savait ce qu'il sous-entendait, mais elle ne savait si elle devait se confier à lui. Certes, elle en voulait à son frère de lui avoir caché sa relation avec Caroline. Cependant est-ce une raison de le répéter à tout le monde même à une personne comme Cale dont elle savait qu'il serait assez compréhensif et assez digne de confiance ?

- Eh bien du comment tu as parlé à ton frère, ne le laissant parler, le fusillant du regard et j'en passe. Lui détailla-t-il.

- Je sais ce qu'il me cache depuis des semaines ! Lui indiqua-t-elle uniquement espérant que ça suffirait mais il semblait vouloir en savoir plus.

- C'est plutôt une bonne nouvelle depuis le temps que tu t'inquiétais pour lui. Ce n'est pas le cas ? S'intrigua-t-il.

- Pas vraiment. Si ! Non ! Je ne sais pas en fait. Ce que j'ai découvert me rend pour le moment hors de moi, rien que de le regarder m'insupporte ! Pourquoi ne m'a-t-il rien dit ? S'emporta-t-elle ignorant si c'était en fin de compte une bonne chose d'avoir découvert son secret ainsi que de se confier à Cale en autre.

- Il avait peut-être ses raisons.

- Certes, mais quand même je suis sa sœur ! S'irrita-t-elle.

- Qu'a-t-il fait de si terrible ? Se tourmenta-t-il curieux de connaître la réponse.

- Je ne sais si je dois te le dire. Se questionna-t-elle.

- Tu sais bien que tu peux tout me dire. L'incita-t-il à poursuivre.

- Se demandant si elle devait réellement tout lui révéler. Je devrais rentrer ! Se ravit-elle en définitive. Excuse-moi, je suis exténuée. Entre la journée, mon frère, l'organisation et la kermesse, je tiens plus. Excuse-moi encore, tu dois avoir raison, je me fais sûrement des idées. On se voit demain ! Se prépara-t-elle à décamper avant de commettre une boulette.

- D'accord, bonne nuit ! Acquiesça-t-il malgré sa confusion.

- Bonne nuit !

- Attends, tu es sûre que tout va bien ? Voulut-il s'en assurer avant de la laisser, voyant son état.

- Je t'assure que oui, c'est moi je .. je m'inquiète pour un rien, comme toujours. À demain !

- A demain !

Rebekah s'en alla, rejoignant sa mère avant de quitter les lieux de la fête. Le trajet de retour se fit par ailleurs des plus silencieux, néanmoins cela ne gêna pas Esther qui ne se préoccupait même pas des appréhensions de sa fille. Ce calme lui procurait le plus grand bien avec cette journée des plus interminables et contraignantes. Il lui tardait que la fête de la Moisson se termine afin de récupérer un peu plus de sérénité d'esprit dans sa vie. À peine elles arrivèrent dans leur manoir que déjà Kol accablait Rebekah de questions, lui demandant en outre où était leur grand frère, qu'il avait besoin de lui parler. Ne pouvait-elle donc pas passer plus d'une heure tranquille, sans penser à l'intrépide de la famille ?


Klaus galopa dans les bois si vite que son univers lui paraissait flou, pourtant il savait où il allait, son chemin ne lui était en aucun cas inconnu. Il pourrait s'y rendre les yeux bandés, il en était certain. Son cheval devait lui aussi savoir les pas qu'ils les séparaient de leur lieu de prédilection depuis le temps qui s'y rendait. Il n'eut presque pas besoin de guidage de la part de son maître. Deux arbres plus loin, au cœur de la forêt, du calme et de la quiétude se trouvait tout ce que Klaus désirait : être loin de sa vie, ne penser plus à rien, un paysage à couper le souffle, et surtout une magnifique blonde qui l'attendait. Posant pied à terre, il resserra la distance qui les séparait encore, distance bien trop longtemps maintenu. Ils se jetèrent de surcroît sans tarder sur leurs lèvres, échangeant un baiser savoureux, passionné et langoureux presque avide.

- Tu m'as vraiment manqué, les journées sont trop longues même en te voyant je ne peux supporter être si loin de toi. Déclara Klaus encore très près du corps de son amante.

- Je te comprends, je partage cet avis. Être si près et si loin de toi est une véritable torture. Finalement se voir sans se toucher, se parler, sans s'embrasser est juste un supplice inimaginable. Compléta Caroline.

- Se reculant un peu. C'est bientôt la kermesse, ensuite on reviendra à la normale. Se convainquit-il. Il savait pertinemment que cela ne réglerait aucunement leur problème.

- Est-ce mieux pour autant ? Le questionna-t-elle hésitante à croire ce qu'il lui affirmait.

- Je l'ignore. Baissa-t-il la tête.

- Puis relevant à nouveau la tête pour croiser son regard, il lui aborda un joli sourit taquin. Alors dis-moi, tu as vu une autre furie prête à t'égorger ? Plaisanta-t-il.

- Je suis morte de rire Niklaus, vraiment très amusant. Tu n'as rien trouvé de mieux ? Se vexa la jeune femme ce qui rompit le sourire de Klaus.

Il ne voulait en aucun cas la froisser, juste la faire un peu rire pour cesser de penser à tous leurs ennuis que suscitait leur relation. Mais n'ayant pas l'effet escompté, il n'eut d'autre choix que de se rattraper. Aussitôt pensé, il lui présenta ses excuses. S'intéressant par la suite d'un peu plus près sur la personne qui avait alors interceptée Caroline un peu plus tôt dans la soirée. En espérant que ce ne soit pas encore la même que cette incorrigible brunette qui cherchait à la nuire. Pourquoi voudrait-on faire du mal à quelqu'un d'aussi douce qu'était sa petite amie ? Plus belle, plus forte, plus généreuse et attentionnée n'existait sur cette terre. Il en était persuadé et, bénissait le ciel chaque jour de lui avoir offert une femme comme elle dans sa vie. Il fallait vraiment qu'elle prie pour ne pas le croiser sinon elle serait ce que le mot vengeance voulait dire. Elle lui supplierait même d'abréger ses souffrances.

- Excuse-moi, c'était plus fort que moi ! Que te voulait cette jeune fille dans ce cas ?

- Me demander mon aide pour que ta mère lui redonne sa chance. Lui dénonça-t-elle.

- Sur ce cas, je crois qu'elle hallucine la pauvre enfant. Ma mère ne revient jamais en arrière. Si elle lui a certifié qu'elle ne voulait pas d'elle à sa kermesse, alors elle n'y sera pas, et tout l'aide du monde n'y sera d'aucun secours. Lui informa son compagnon.

- Très attentive ta mère. Se désespéra-t-elle. Je lui dis quoi du coup ? Accrochant un regard des plus découragé et précaire. Je lui ai dit que j'en parlerais à Rebekah pour voir si elle ne pourrait pas lui faire revenir sur sa décision.

- Tu perds ton temps, même si ma sœur serait d'accord pour prêter attention à ta requête comme je te l'ai dit cela ne changera rien vu que ma mère ne voudra revenir dessus. Sa décision est irrévocable, et rien de ce que ma sœur pourra dire ou faire ne la fera plier. Personne ne le peut. À part mon père bien sûr, même si, je ne suis sûr que ce soit une bonne chose. Lui divulgua-t-il.

- Très bien, je verrais cela avec elle demain. Dis-moi, tu n'aurais vu personne de suspect par hasard à la fête ? L'interrogea-t-elle. Peut-être que lui aussi avait vu la femme mystère qui l'avait abordé un peu avant Abigaëlle et ainsi elle n'aurait pas inventé sa présence et ses prédilections des plus inquiétantes.

- Je ne pense pas, mis à part les villageois habituels et les maniaques de l'organisation. Pourquoi ? Se troubla-t-il.

- Tu vas me prendre pour une folle.

- Voyons Caroline, tu l'es déjà. Elle le frappa. Ah ! Excuse-moi ! Tu sais bien que je plaisante. Dis-moi ! Qu'as-tu vu ? Que s'est-il passé ? Lui revendiqua-t-il apercevant ses angoisses et doublant ainsi les siennes.

- J'ai vu une femme qui m'a intercepté et mis en garde sur ta famille. Lui confessa-t-elle.

- Comment cela ? Se déconcerta-t-il de plus belle.

- Elle m'a dit de me méfier de ta mère, qu'elle cherchait à me nuire par tous les moyens si j'osais lui montrer mes talents cachés et qu'il fallait également que je m'éloigne de ta famille, que je n'essaie de me familiariser avec vous, que cela causerait ma perte sinon. Lui signala-t-elle.

- En effet cela est plutôt inquiétant. Ne t'a-t-elle rien dit d'autre ? Pas de nom, pas de comment ma mère voudrait te nuire ou ce que te rapprocher de nous pourrait bien être si désastreux ? Lui demanda-t-il essayant de comprendre les signes.

- Non, elle ne m'a rien dit de plus que ce que je viens de t'annoncer même pas son nom. Ce qui est le plus étrange, c'est qu'elle semblait me connaître or je ne l'avais jamais encore aperçu de ma vie, ça j'en suis certaine. Lui souligna-t-elle.

- Très inquiétant en effet.

- Je le suis d'autant plus qu'elle a dit que ça nuirait à ma famille, à ma vie et à mon bonheur. En quoi cela peut-il m'impliquer autant ? Paniqua-t-elle.

- Posant ses mains sur ses épaules comme pour l'apaiser. Je l'ignore mais on le découvrira, je te le promets. Je ne laisserais rien t'arriver !

- Avec un sourire. Je sais et t'en remercie. Je me suis peut-être tout simplement imaginée cette femme. Cette prédiction aussi étrange que stupide et tous ces faits morbides. Énonça-t-elle après quelques secondes de silences et de regards intenses.

- Si tel est le cas alors on ne peut que le souhaiter. Si jamais tu ressens une quelconque menace tu me le dis et je ferai tout pour la neutraliser. Je veux en aucun cas te perdre, et cela m'est égal si à cause de ce pressentiment notre relation se révèle au grand jour. Je te préfère te savoir loin de moi que morte, suis-je assez clair ? Requit-il.

- Oui. Tu l'es parfaitement. Merci Niklaus, moi non plus je ne veux te perdre. Lui exposa-t-elle.

- Bien ! Alors tu es sûre que rien de mauvais ne se prépare autour de toi ? S'assura-t-il.

- Pour l'instant non, mis à part cette brune machiavélique qui m'a déclaré une rivalité et une souffrance éternelle, rien d'alarmant. Lui annonça-t-elle.

- Très bien, je m'occupe de son cas dès demain dans ces conditions. Lança-t-il déterminé.

- Ce n'est rien Klaus ! Le retint-elle.

- Si ça l'est ! Elle te menace et je ne peux laisser passer ça ! Lui indiqua-t-il avec un regard furieux mais surtout anxieux.

- Très bien mais en attendant embrasse-moi, parce que le soleil se couche et je ne veux te quitter sans un au revoir convenable. Réclama-t-elle.

- Si tel est ton souhait. S'exécuta-t-il avec un sourire.

- Il l'est ! Il l'embrassa.

Il se pencha sur ses lèvres sucrées, encerclant sa bouche de la sienne dans un baiser tendre et fougueux. Aucuns d'eux ne voulaient rompre celui-ci qui dut tout de même prendre fin sous manque de finir asphyxier. Caroline rouvrant les yeux, replongea immédiatement dans le regard océan de son bien-aimé, qu'elle s'y noya. Posant par la suite sa main sur sa joue, Klaus ferma légèrement les yeux à ce contact pour mieux l'apprécier. Elle lui annonça ensuite la phrase qui redoutait tant, signant de ce fait leur éloignement.

- On se voit demain. Lui manifesta-t-elle maigrement triste d'être obligée de le quitter.

- Oui, à demain, soit prudente ! Lui recommanda-t-il avec un regard toujours aussi insistant.

- Je le serai. Bonne nuit mon cher protecteur. Élargissant les lèvres à ce surnom qu'elle lui offrit.

- Bonne nuit ma princesse. Souriant à son tour.

Caroline s'en alla sous l'œil attentif et prévenant de Klaus qui l'a regarda marcher jusqu'à apercevoir un point lointain. Puis un bref souvenir et une brise de vent le faisant baisser la tête sur le fait qu'une autre journée devra se dérouler avant de pouvoir la revoir dignement. Avant de pouvoir la toucher et l'embrasser avec tout l'amour qu'il ressent à son égard. Laissant ses pensées de côtés, il tourna les talons pour remonter à dos de cheval et quitter cette forêt si parfaite pour rejoindre sa maison si insuffisante. Franchissant le seuil de la porte, il aperçut la silhouette de Rebekah qui semblait vouloir l'affronter, avoir une réelle discussion avec lui. Son regard le secoua une nouvelle fois et ne comprenait définitivement pas ce qui lui prenait aujourd'hui.

- Je sais tout ! Lança la blonde franco.

- Tout quoi ? Ne comprit pas son frère.

- Je sais pour Caroline et toi ! Précisa-t-elle laissant son frère pantois.

- Comment cela, Caroline et moi ? Mais de quoi tu parles ? Je la connais à peine ! Nia-t-il mais elle ne se laissa berner cette fois. Elle avait des preuves !

- Arrête de me mentir ! Je vous ai vu à la kermesse ! Je vous ai vu vous sourire, vous dévorer du regard, vous toucher et vous embrasser ! S'emporta-t-elle éreintée de son comportement et de ses mensonges.

- Tu m'as suivi ? Pesta-t-il à son tour mais Rebekah ne montra aucun acte de domination.

- En effet. Je savais que tu me cachais quelque chose et, que fut ma surprise en découvrant ce qui s'en décelait. Je sais à présent pourquoi tu sembles si heureux ou plutôt pour qui tu l'es.

- Rebekah, écoute... Elle ne le laissa pas sortir une excuse qui la rendrait que plus en colère qu'elle ne l'est déjà à l'heure actuelle.

- Non je ne veux de tes excuses ! Pourquoi ne m'avoir rien dit ?! Interpella-t-elle.

- Tu sais pourquoi ! Lui stipula-t-il comme simple évidence, si une pouvait comprendre c'était elle.

- Et tu crois sérieusement que je leur aurais tout révélé si tu me l'avais dit ? Tu me crois vraiment capable d'une telle chose ? Je vois que la confiance règne, et que tu me connais vraiment très mal ! S'électrisa-t-elle que plus encore.

- Rebekah, je t'en prie, tu peux me haïr autant que tu veux mais s'il te plaît ne dit rien à personne, même pas à Cale. Il ne faut pas qu'on sache pour Caroline et moi. Je t'en prie si tu ne veux le faire pour moi, fait-le pour elle. Lui pria-t-il.

- Je ne sais pas Nik, je ne sais vraiment pas si je pourrais respecter cette promesse. Détourna-t-elle les yeux.

- Be... Il ne put finir qu'Elijah et Kol arrivèrent à leur encontre.

- Niklaus, Rebekah ! Vous venez, on vous attend !

- Nik, je peux te parler ? Sollicita Kol.

- Eh bien... Jongla Klaus entre son frère et sa sœur.

Il voulait d'abord être sûr que sa sœur puisse se taire sur ce qu'elle avait appris avant de se concentrer sur quoi que ce soit. Cependant, Rebekah prit la décision à sa place et lui ordonna de rejoindre leur frère. Elle ne pouvait le voir davantage. Elle était encore trop affectée par sa trahison. Il lui fallait du temps et elle ne pourrait se décider ce soir, mais Klaus ne semblait comprendre cela. Il voulait qu'il règle leurs conflits maintenant !

- Vas-y ! On en a fini !

- Pour le moment ! Dit-il avec un regard qui se valait plutôt lourd malgré la situation.

- Pour ma part, je ne veux plus rien avoir à faire avec toi ! Lui balança-t-elle. Un regard emplis de haine.

- Je t'en prie ! Bekah ! Implora-t-il, abasourdissant les deux autres frères présents avec eux.

- Que se passe-t-il ? Osa demander Elijah.

- Rien ! Prononcèrent les deux blonds dans un écho remarquable.

Alors que la jeune Mikaelson quitta la pièce, Klaus désespérait. Elijah et Kol ne comprenaient absolument pas ce qui avait bien put se jouer sous leurs yeux. Que leur cachaient Klaus et Rebekah ? Que leur étaient-ils donc arrivés pour que ça en vienne là ? Pour cette énorme dispute et surtout pour que Klaus ait à supplier sa sœur ? Kol décida vu l'état dans lequel était son frère de ne pas l'importuner avec ses problèmes sans importances. Elijah préférait également le laisser seul. Il se laissa donc tomber à terre, espérant de tout cœur que Rebekah pourrait malgré sa haine et sa peine ne pas tout avouer à tout le monde, qu'il pourrait compter sur sa discrétion, sur son soutien comme il a toujours put. Est-ce qu'elle serait vraiment capable de les vendre sous un coup tête, juste parce qu'il l'a déçu ? Il l'ignorait fortement. Il ne l'avait jamais vu ainsi. Il savait que Rebekah ne supportait pas la trahison, lui non plus ne la supportait pas, et surtout quand ça venait de sa personne.


Et voilà pour ce chapitre ! Alors conclusion ? Qu'en avez-vous pensé ? Que c'est brutale de ma part d'arrêter à ce moment-là, en plein suspens. Oh mon dieu, mais que diable se prépare-t-il ? Rebekah serait-elle prête à une telle chose ? À trahir son frère et sa nouvelle amie par simple vengeance, par simple trahison à son écart ?

- Mais sinon, avez-vous trouvé l'identité de la personne qui veut se venger de Caroline ? Pensez-vous qu'elle est réellement en danger en restant si près des Mikaelson ?

- Qu'avez-vous pensé de cette étrange vieille femme qui prédit un avenir sombre pour notre blondinette ? Est-elle réelle ou imaginée ?

- Et Rebekah, la croyez-vous capable de trahir son frère ? Dira-t-elle la vérité à tout le monde ?

Réponse dans la suite de leur aventure !

Merci en tout cas de votre fidélité... :) À bientôt, Gros Bisous. A-