Disclaimer: Figurez-vous que je n'ai toujours pas les droits d'HP. Je trouve ça limite incroyable :D. Le tout appartient à Rowling, Bloomsbury et Warner.Bon ben voilà le chapitre de la rencontre. J'ai eu du mal -. J'ai disons longtemps hésité pour les formules employés et le ton. J'avais d'abord eu idée de "zapper" un peu cette rencontre dans le sens où elle n'avait guère de sens direct pour Ginny étant donné ce qui allait lui arriver (vous comprendrez en lisant la fin du chapitre) puis finalement je me suis dit que vous l'aviez patiemment attendu et que ce serait mal de ma part de vous l'enlever .
Si vous avez des questions notamment sur Voldemort, n'hésitez pas. C'est vrai qu'y a un constant mélange entre lui et Tom mais c'est tout simplement parce que les deux consciences sont encore en phase de fusion. Voldemort n'a pas encore pleinement assimilés les souvenirs de Jédusor. Moi je m'y repère très bien mais je n'arrive pas à savoir si pour vous c'est ok.
Merci pour vos reviews, elles m'aident à continuer et à aller de l'avant. Merci à Lord Némésis, Smoke, Sydney, MAngel, Mag, Aria et Daffy la ouf. Vous êtes toujours là et ça fait drôlement plaisir :).
La phrase sur le souvenir qui apparaît dans le Journal et qui va devenir un leitmotiv dans les prochains chapitres pour des raisons qui vont vous apparaître comme évidentes est une phrase que prononce Momiji et Thoru dans Fruit Basket (Furuba rules!). De même que celle sur le la peur, la soumission et le pouvoir vient de l'Histoire sans fin.
Note de dernières minutes: Hum j'ai comme un gros doute sur le rating. Cas de conscience on va dire. Je devrais peut-être mettre PG-13 confirmé non? D'un autre côté c'est pas comme si j'avais des centaines de lecteurs donc au final ça n'importe que peu -. Don't know. Je sais juste que ça va pas toujours être sympathique dans le sens où c'est tout de même le Seigneur des Ténèbres. Bon tant pis, je laisse ça comme ça. Je verrais bien plus tard.
1992
2 Novembre
Cher Tom,
Je me sens parfaitement bien. Maman a raison: rien ne vaux une bonne nuit de sommeil. Néanmoins j'aimerais me souvenir de certaines choses.
Pourquoi tu me dis ça Ginevra? C'est à cause d'hier?
?Oui. Comme ça... Il n'y a rien de plus précieux que les souvenirs. Ils font ce que nous sommes non? Par exemple, parfois je voudrais oublier quand Harry est venu la première fois à la maison parce que j'ai vraiment eu l'air d'une idiote. J'étais toute rouge et il a vraiment du se moquer de moi après. J'ai horreur de ça. Je n'ai pas envie qu'on pense que je ne suis que la plus jeune des Weasley.
C'est ce que tu dois penser aussi d'ailleurs.
Pour moi tu es la seule Weasley qui compte, Ginevra.
Oh Tom.
Je veux croire... je veux croire qu'il n'y a aucun souvenirs qu'on ne puisse vraiment oublier... même les moins bons... ainsi un jour... un jour... Je veux vivre en gardant mes souvenirs.
Je ne me sens pas très bien quand j'y repenses.
Alors n'y repenses pas.
Oui.
J'aurais aimé que tu puisses voir la bannière que mes amies et moi avons commencé à faire pour le prochain match de quidditch. Pour l'instant il n'y a rien d'écrit et j'ai juste découpé le tissu mais elle va être magnifique!
Gryffondor vs?
Serpentard! Ah! J'espère qu'Harry va lui montrer à ce stupide Malfoy! Tu sais ce qu'il a fait la dernière fois?
Qui?
Draco Malfoy. Il a traité Hermione de ...c'est vraiment trop horrible...
Sang-de-bourbe?
Tom!
J'ai donc deviné.
Est-ce que tu imagines une insulte plus répugnante?
Peut-être.
Moi non. Ron est inquiet. Il ne le dira pas mais je connais mon frère. Il s'en fait pour Hermione parce qu'elle est d'origine moldu et avec l'inscription d'hier ça n'a pas arrangé les choses. D'ailleurs il a voulu lancer un sortilège de crache-limaces sur Malfoy mais Colin m'a dit que ça s'était retourné contre lui. C'est normal avec sa baguette cassée.
Grand ami.
Au fait quand je me suis réveillée ce matin le journal était ouvert avec la plume sur la page. Ca a fait une énorme tâche d'encre qui ne s'est pas effacé avant plusieurs heures. Je suis désolée, ça a du te déranger.
Pas le moins du monde. Tu vas mieux au fait?
J'ai bien dormi oui. C'est si gentil de demander Tom!
C'est très important pour moi. Je veux vraiment que tu sois toujours en bonne santé.
Percy aussi avait l'air inquiet. Je crois qu'hier il a eu peur. Moi aussi. J'étais tellement nerveuse. Mais je t'ai parlé et tout allait mieux. En fait je ne me suis jamais sentie aussi bien que ce matin. J'avais envie de sauter partout.
Excellent. Sors. Cours. Aie de l'énergie.
Je n'ai jamais vu quelqu'un prendre autant soin de moi que toi TomJe veux vraiment que la malédiction tombe!
La malédiction? Quel... oh... oui mais je sens des améliorations déjà. Chaque chose en son temps. Un jour prochain...
Vraiment! Ce serait merveilleux Tom! Tu penses qu'on va y arriver? Il y aura quelque chose à faire en particulier? Un rituel? Une incantation?
Ta loyauté et ta confiance sont les seules choses qui m'importent et qui peuvent m'aider pour l'instant.
J'ai peur de te décevoir Tom. Je n'ai rien d'exceptionnel tu sais.
Ne dis jamais ça. Tu es exceptionnelle. Grâce à toi je vais de toute évidence parvenir à sortir des pages de ce journal. Tu me donnes ta force rien que par ta présence. Tu m'insuffles l'oxygène qu'il me manquait.
Je... Vraiment? Enfin je veux dire... c'est moi qui fais tout ça?
Ne sois pas gênée Ginevra.
Je me sens coupable.
Pourquoi?
Non pour rienJe suis heureuse que tu me fasses confiance Tom. On me dit toujours que je suis trop jeune, qu'il faut que j'attendes pour...
Quand tu seras plus grande.
Oui.
Je ne peux pas attendre.
Tom...
Dis moi ce qui te préoccupes.
Tom, quand tu sortiras, tu me quitteras n'est-ce pas?
Qu'importe ce qu'il arrivera, ce que tu croiras faire et ce que tu feras. Qu'importe si tu survis durant plusieurs décennies et que ce journal ne soit plus Ginevra, je serais dorénavant toujours avec toi. Je le jure.
Ginevra? J'ai sentit une pression contre le papier, c'était toi?
Merci Tom. Toi aussi, tu es... exceptionnel. Tu n'as pas idée.
Oh si je l'ai.
Je vais être en retard! Cours de balai. A plus tard Tom!
-
1996
2 Novembre
Tic
Tac
Tic
Tac
Le son cliquetait deci-delà. Et le jeune homme assis élégamment sur un des fauteuils contemplait le visage opalin de sa nouvelle destinée.
Il n'aimait pas le son des horloges, elles l'empêchaient de se concentrer. Un mouvement discret du poignet stoppa les aiguilles vieillies de tourner encore.
« Maître, pourquoi elle? Pourquoi ne pas avoir accepter la proposition de Lestrange? » couina une masse informe tassée sur le sol.
Voldemort prit une inspiration profonde et continua à fixer avec un détachement amusé et serein la jeune fille allongée devant lui. Des souvenirs incertains et fuyants se présentaient à lui. Il se rappelait de bribes de conversations mais le tout était encore flous et nappés dans un brouillard épais. Mais il n'y avait pas de doutes: son aura était bien celle de la petite fille du journal et il l'avait sentit au moment même où elle était arrivée au Manoir.
A vrai dire, il n'avait pas vraiment envisagé de l'utiliser elle mais Nagini lui en avait sifflé l'idée. Apparemment l'énorme serpent avait apprécié le goût du sang d'Arthur Weasley et ne semblait pas contre l'option de savourer une infime partie de celui d'un membre plus jeune de cette famille décadente. Ginevra Weasley offrait tant d'opportunités à bien des étages que Voldemort avait volontiers céder ce caprice à son animal de compagnie. La vérité résidait aussi dans le fait qu'il se sentait obsédé par la recrudescence de souvenirs qui l'avait frappé depuis le rituel et le visage de la jeune fille en était la figure de proue qui l'empêchait presque parfois de se concentrer sur l'entrée des rêves et du subconscient d'Harry.
« Parce que je veux voir le visage de Potter et de ses compagnons lorsqu'elle tiendra le couteau. Parce que je veux que Dumbledore contemple sa défaite. Mon orchestration sera parfaite. » cracha de manière surannée et presque polie le seigneur des ténèbres, le regard métallique descendant lentement vers le visage bouffi de Peter.
« Vous...vous voulez que je la réveille Maître? »
« Inutile. Elle va bientôt le faire. »
Comme pour confirmer ses paroles, Ginny plissa son visage et bougea legerment. Voldemort ferma un bref instant les yeux, ressentant l'étrange énergie qui flottait dans la pièce. Lorsqu'il les rouvrit, Ginny en fit de même.
« J'aurais voulu te souhaiter la bienvenue de manière plus cordiale ma chère Ginevra mais j'ai été à court de temps. Tu ne m'en voudras donc pas. » ordonna t-il de manière plaisante.
Ginny referma les yeux , la nausée au bord des lèvres, crispée et tourna son visage vers le côté mur. Un rire froid se fit entendre.
« Toujours aussi timide? » fit-il tout en faisant signe à Peter « Toi va chercher du thé. Je ne voudrais pas qu'on dise que je reçois mal mes invités. Surtout dans ce cas précis. »
Peter écarquilla ses yeux aiguës, émit un son incertain et se faufila vers la porte précédé d'un glissement sifflant qui s'éloigna suavement. Il ne contestait plus les ordres du Maître depuis longtemps.
La chambre résonnait d'un puissant silence où seuls les vagues de magie ancienne et indéterminée faisaient prendre conscience de la tangibilité des deux êtres présents. Avec des gestes précis et hypnotiques, Ginny se leva à demi sur le lit où elle avait été installée. Elle parvint avec un effort qui n'apporta que de l'amusement à son interlocuteur à tourner un visage sépulcral vers lui. Aucun mot ne parvint à franchir le seuil de ses lèvres virginales et une expression d'horreur se forma dans l'ocre de ses yeux.
« Tom... » murmura t'elle.
« Ravie de voir que tu n'as pas encore perdu la mémoire ma chère. » fit le mage en esquissant un sourire machiavélique.
« Ca... ne. peux pas. Tu étais... le journal...»
« Surprise.» commenta t'il en agitant sa baguette de sorte que Ginny soit assise face à lui. « Tu apprécies j'espère.»
Ginny hoqueta sous le mouvement brusque puis passa une main devant ses yeux et un tremblement nerveux parcourut son corps. Pour Voldemort, cet agréable frisson était source de pleine puissance.
Ceux qui avaient peur était toujours plus facile à soumettre. Et celui qui obtenait la soumission détenait le pouvoir.
« Tutututu une gryffondor... je suis déçu en vérité... où est passé ma courageuse amie?»
Elle était totalement ouverte à sa vision. La légilimencie avait cela de bon que les mots prononcés devenaient inutiles. Oh il sentait sa peur et ses interrogations. Il se sentait en terrain conquis comme ses colons qui revenaient vérifier si le drapeau qu'ils avaient planté des années auparavant tenait toujours. Elle repensait à ce qui l'avait menée jusqu'ici, où elle avait échoué. Elle espérait que quelqu'un viendrait la sauver.
« Potter est venue une fois certes mais cette fois-ci j'ai bien peur qu'il ne s'agisse que de toi et moi.»
Ginny sentit ses genoux s'entrechoquer et sa mâchoire se crispa sous la panique. Tom ne pouvait pas être devant elle. Il ne pouvait pas! C'était un souvenir, juste un souvenir. Misérable. Menteur. Traître. Rien qu'un souvenir.
« Moi aussi tu m'as manqué.»
Sa voix avait les mêmes accents cruelles que son écriture et Ginny réprima un sanglot étouffé. Elle plaça ses mains sur ses oreilles et secoua violemment sa tête de gauche à droite. Ca ne pouvait pas être réelle. Se réveiller. Sortir de se cauchemar. Elle ouvrirait les yeux comme elle l'avait fait quand elle était descendu dans la chambre des secrets et Harry serait là. Oui il serait là. Tom mentait. Il mentait toujours. Ginny, étourdie et désespérée reprit son souffle et regarda de nouveau son effroyable hôte.
« Qui es-tu?» parvint-elle à dire les lèvres tremblantes.
Le jeune homme passa une main décontractée dans son épaisse chevelure noire. Il lui reconnaissait ce même esprit vif qu'elle avait toujours eu même très jeune.
« Le plus grand sorcier de tout les temps.»
« Albus Dumbledore est le plus grand sorcier.» répliqua par automatisme Ginny en relevant le visage.
Il esquissa un geste de colère.
« Vous iriez bien ensemble en effet. Fais attention quand tu parles au Seigneur des Ténèbres Ginevra. Ma patience à ton égard pourrait rapidement atteindre sa limite.»
Ginny essaya de soutenir avec fermeté le regard argenté de Voldemort mais c'était là peine perdue. Ce dernier ébaucha un sourire moqueur et ouvrit la porte d'un geste de sa baguette pour laisser entrer quelques minutes ensuite Peter et un plateau de thé.
La jeune fille rousse regarda le serviteur déposer les tasses entre Voldemort et elle et se faufiler comme un rat vers le coin le plus reculé de la chambre. Elle coula ensuite brièvement un regard de dégoût sur l'animal qui gardait la porte tandis qu'il l'observait avec une tranquillité inquiétante et elle se demanda un instant si elle n'était pas aux portes de la folie.
Tom lui offrait le thé? Quelque chose n'allait pas. Avec des oeillades effarées elle estima les chances de s'échapper de la pièce comme nulles et non avenues. Il devait y avoir une potion mortelle à l'intérieur du breuvage. Du véritasérum.
« Il est maître dans le sortilège de l'Imperio et en Legilimencie. J'en sais quelque chose. Il est une bouteille de véritasérum à lui tout seul. »
Les paroles d'Harry lui revinrent en mémoire. Harry... il verrait son absence. Ginny ressentit une spirale de douleur dans sa poitrine en repensant aux dernières paroles du garçon: « Si demain matin tu n'étais pas là je ne me le pardonnerais jamais. »
« Ne t'en fais pas pour lui. Sa conscience sera très légère au contraire. »
Ginny se pinça jusqu'au sang et réprima un sanglot de douleur: Tom était toujours devant elle. Il ne l'avait pas encore tué. Il avait donc besoin d'elle pour une raison qui lui échappait. Ce n'était pas le moment de baisser les bras.
Je me battrai.
Un son froid qui de loin pouvait donner l'illusion d'un rire s'échappa des lèvres pleines du mage.
« Comment prendras-tu ton thé Ginevra? » demanda t'il casuellement.
« Pas de sucre. Pas de lait. Aussi noir que ton âme. » fulmina Ginny en lançant un regard noir à Tom.
« On en est déjà au stade des flatteries? Plutôt amer en sera le goût tu ne crois pas? »
« Tu. Es. Le. Mal. »
Le jeune homme poussa la tasse vers Ginny puis se réinstalla confortablement dans son fauteuil.
« Je ne te plais pas? Hum comme c'est dommage. Fut un temps où les choses étaient bien différentes. Loin des yeux loin du cœur.» soupira t'il faussement dramatique, « Si j'en avais un ce serait sans doute déprimant. Il faudra remédier à tout cela bien sur. Mais je ne suis pas mauvais comme tu sembles le croire. J'aurais cru qu'ayant partagé tout ce temps avec moi, tu me jugerais un peu mieux. Oh non. » continua t-il dans une expression emprunte de défi et de supériorité « pas mauvais ma chère Ginevra. Impitoyable. »
« Je ne vois pas la différence. »
Ginny se retint d'ajouter « Tom ». Elle ne devait pas l'appeler ainsi. Il n'était qu'une chose malfaisante. Les souvenirs affluaient dans sa mémoire et tambourinaient à la porte de son esprit. L'odeur glacée de la chambre des secrets flottaient même autour d'elle.
Tom.
C'était un cauchemar.
« Elle est énorme.» continua t'il indifférent à sa pâleur. «Quelqu'un de mauvais est totalement corrompu, et prends plaisir à faire souffrir inutilement. La souffrance pour la souffrance. Quelqu'un d'impitoyable n'infligera jamais que de la souffrance nécessaire. Je me dois d'accomplir ma destinée vois-tu. Je me dois d'écarter les gêneurs sur ma route. »
« Pourquoi suis-je ici? »
Une lueur de mécontentement glissa dans le gris de ses yeux et la tasse se fêla sous l'impulsion magique laissant le liquide brûlant se répandre doucement sur le coin de la table. Elle était insolente. Beaucoup trop. Elle aurait du se traîner à ses pieds et le remercier d'être encore en vie.
« Tu as toujours été trop curieuse. »
« Dumbledore saura que je suis absente. »
« Non ma précieuse. Il ne le saura pas. Précisément. »
Un sentiment de panique monta douloureusement le long de ses bronches et Ginny fut incapable de parler. Il mentait bien sur. Il mentait toujours. Il mentait toujours.
Toujours.
Toujours.
« Non. Pas cette fois-ci par exemple. »
« Qu'attends-tu de moi? » redemanda Ginny d'une voix brisée.
« Je préfère nettement ce ton là. »
La jeune fille se leva brusquement en tordant ses mains. S'il fallait en finir que cela se fasse vite. Si personne ne devait venir la chercher alors qu'il en termine avec elle. Hier encore elle était en sécurité entre les murs protecteurs de Poudlard. Elle ne parlerait pas d'Harry. Non. Elle ne trahirait personne. Elle aurait aimé ne pas savoir où se trouvait le quartier général des Aurors. NON. Ne pas y penser! NE PAS Y PENSER! ».
« Trop tard. Tu as toujours été mon lien le plus direct avec Potter.»
« Ca n'aurait pas du être! Tu ne devrais pas être là! »
La voix saccadée de Ginny dérapa et elle enjamba en quelques pas les quelques mètres qui la séparait de la porte. Cette dernière se ferma violemment devant elle. Elle s'agrippa à la poignée et tourna frénétiquement le métal. La prise de conscience de l'absence de sa baguette augmenta son désarroi.
« Alohomora! Alohomora! ALOHOMORA! » tenta Ginny tout de même.
La porte restait fermée. Un sifflement aiguë se fit entendre derrière le morceau de bois.
« Tu manques singulièrement de politesse Ginevra. Je veillerais à t'enseigner un peu mieux les bonnes manières. »
Ginny se tourna vers la voix veloutée et s'accrocha à la porte comme si sa vie en dépendait. Et c'était exactement ce qu'elle pensait.
« Me tuer? » demanda t'elle résolue dans son désespoir. « Tout le monde meurt. »
« Vraiment? » répondit énigmatiquement le jeune homme. « J'aimerais justement que tu me prouves le contraire. »
« Je ne vois pas... »
« Bien sur que tu ne vois pas. » coupa t-il sèchement. « Va t'asseoir. »
Ginny sursauta.
« Va t'asseoir. » articula t'il sombrement.
La jeune fille sentit une réticence infime mais qui fut balayé en moins de temps qu'il n'en faut à une bougie pour succomber au souffle le plus léger.
« Ca ne sert pas à grand chose que je te le dises. Mais ton instruction m'est chère, et ainsi tu comprendras mieux la différence entre être mauvais, ce que je m'apprête à faire et être impitoyable ce que je suis d'ordinaire. Et rétablir les choses telles qu'elles devraient être est après tout mon plus grand souci.»
Un silence s'installa quelques secondes et seuls les couinements effrayés de Croutard attestaient de la présence de vies dans la pièce .
« Je n'ai pas besoin d'informations sur Potter. Tout ce que je veux savoir je le sais. Tout ce que je voudrais savoir je le saurais. Je ne veux pas t'imposer l'Imperio non plus pour la simple et bonne raison que je ne veux pas te renvoyer à Poudlard. »
Voldemort laissa le temps à ces paroles de faire leur effet sur la jeune fille. Elle resta digne, silhouette fantomatique, et ne bougea pas, seul le diluement dans ses yeux aux reflets chocolats indiquaient son effroi.
« Tu as bien grandit Ginevra. »
« Tu m'y as aidé. » répondit-elle en avalant avec difficulté sa salive.
« Oui, vraisemblablement. Une de mes plus brillantes oeuvres, ce qui n'est pas peu dire. » fit-il en se levant afin de venir se pencher vers Ginny qui se rigidifia instantanément.
Il n'aimait pas les rapprochements corporels et ce avec qui que ce soit . Il prit donc garde de rester à distance de quelques bons centimètres. Il voulait, il désirait goûter sa peur d'un peu plus prêt. Elle émanait de chacune de ses fibres et c'était si réjouissant, si festif qu'il était certain qu'elle constituerait un mets de qualité pour un épouvantard s'il y en avait eu un.
« Te souviens-tu de tout ce que nous avons accompli ensemble? Je n'en ai pas encore complètement conscience vois-tu mais je sais que nous faisions une fine équipe toi et moi. Mon pouvoir. Ta main. Et bien il ne faut jamais changer une équipe qui gagne. Ton sang. Mon immortalité. Oh oui Ginevra, tu feras définitivement partie de moi et ce pour l'éternité. »
Son souffle froid vint se figer autour de sa peau opalescente et Ginny réprima un frisson. Mais un phénomène étrange se produisit alors auxquels ni Voldemort ni Ginny ne prêtèrent attention: une lueur chatoyante se forma à l'endroit où le souffle et la peau se mêlaient, un scintillement irisent qui s'évapora aussitôt.
« Un sacrifice Ginevra. Ce sera un grand honneur pour toi: donner ton sang pour le Seigneur des Ténèbres. Tu tiendras toi-même le couteau. »
« Hypnose? » l'entendit-il penser si angoissée que ses tâches de rousseur elle-même en avait perdu leur couleur mandarine.
Des filaments nacrés zébraient parfois l'espace entre eux deux, celui où se mêlaient le même air qu'ils respiraient.
« Non c'est de par toi-même que tu le feras. De ta pleine volonté. »
« Oh alors jamais. Tu peux dire adieu à ton immortalité Tom. » souffla t'elle en se mordant les lèvres.
Il se permit de rire un peu. Encore quelques secondes et il la verrait plier devant lui.
« Tu peux dire adieu à tes précieux souvenirs Ginevra. Bientôt une nouvelle vie s'offrira à toi. » fit-il lentement, les mots glissants avec une onctuosité délibérée et sournoise.
Consternée, Ginny leva un regard vitreux, curieusement brillant et scrutateur sur celui qui faisait trembler le monde des sorciers et il se contenta de lui offrir le visage le plus innocent qui soit.
« Oubliette. »
Une larme roula sur sa joue tandis que la lueur dorée la frappait en pleine poitrine. Elle tomba lourdement sur le sol sans qu'il ne cherche à la rattraper. Un sourire suffisant et plein de mépris s'ébaucha sur le visage impassible de Tom et il prit la tasse de thé que lui tendait un Peter tremblant, tandis qu'il surplombait de toute sa hauteur Ginny au sol.
« Les retrouvailles sont toujours des moments si touchants. » ironisa t-il en buvant une gorgée du breuvage.
Le thé avait un goût de parfaite victoire.
