Avec une semaine de retard ( j'en suis vraiment désolé mais je n'avais clairement pas le temps la semaine dernière) Voilà la suite! mais pour me faire pardonner je l'ai fait plus long et il y a un début de lemon

pour répondre à ta question Guess: Cette fiction n'est pas de moi je n'ai donc pas le pouvoir de la finir, vraiment désolé.

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Le reste de la soirée s'était passé sans anicroche au plus grand bonheur de la mère du brun qui profitait d'un premier vrai noël depuis des années. Garder cette famille pendant ses vieux jours serait un rêve pour elle, Luna courait partout autour de la table attendant impatiemment l'heure fatidique que beaucoup attendent en ce jour spécial. Haruna la regardait d'un air indéfinissable, à mi chemin entre l'envie maternelle et l'amusement, elle n'écoutait même plus ce que son frère lui disait. Tachimukai aussi regardait la petite avec envie. Ces regards n'échappèrent pas à l'analyse perpétuelle que fait Akio sur ses invités.

-C'est quand que tu te transformes en baleine Haruna ? Se moqua Fudou.

Des regards noirs accueillirent sa question, mais bizarrement ils n'étaient pas de la principale concernée mais de son copain et de son frère. Cette dernière souriait plutôt, ayant très bien comprit le sous entendu.

-On y travaille, sourit Haruna d'un air taquin.

-Je me passerais bien des détails Haru.

-Espèce de coincé.

Elle lui tira la langue et laissa un regard complice à son petit ami qui rougit jusqu'aux oreilles. Akio rit, le caractère de la jeune fille était vraiment hilarant, elle changeait tout le temps un coup blanc un coup noir, comme un échiquier. Elle aussi devait jouer une perpétuelle partie d'échec contre la vie pour tout gérer. Il comprit enfin pourquoi elle avait choisi un homme comme Tachimukai plutôt que Sakuma ou Seiji. Tachimukai ne jouait jamais, il n'était pas doué pour ça.

Un paquet bleu clair à flocon passa dans le chant de vision du brun. Il était rempli de rectangle plus ou moins épais empilés dans l'autre croissant. Deux petites mains pâles le tendait vers lui, il le prit et lu le nom sur l'étiquette.

-Il est pour toi celui là, tu peux l'ouvrir. Mais vas faire un bisou à Yuuto avant !

La petite se précipita sur son papa et lui sauta au cou. Elle colla ses lèvres sur la joue piquante et commença à arracher le papier en s'émerveillant. Trois livres pour enfant s'étalaient devant elle. La mère du brun les ramassa et les posa sur la table en souriant.

-Va chercher les autres cadeaux que le père noël a apporté avant de jouer avec les premiers.

Retour sous le sapin pour reprendre tout les paquets, elle lut mentalement chaque nom avant d'apporter les paquets à leur propriétaire. Chacun en avait un, à part Luna qui en avait une dizaine. La joie d'une grand mère qui sait qu'elle n'aura qu'une petite fille étant de gâtée au maximum cette dernière. Une poupée, des pulls, des bouteilles ainsi que d'autres cadeaux s'entassèrent sur la table accompagnés de leurs paquets déchirés. La petite était aux anges jouant avec tout à la fois sans jouer avec rien au final.

-Luna calme toi sinon tu ne pourras pas dormir cette nuit, sourit bienveillamment la plus âgée.

-Maman, c'est Noël, si elle dort pas ce n'est pas un drame.

-Et si elle tient de toi, lorsqu'elle ne dort pas elle est infecte et fait des caprices.

-Elle n'est pas notre fille elle ne peut pas tenir de nous.

Même si elle n'en montra rien, cette phrase blessa profondément Luna. Pour se venger, cette dernière snoba donc son père et resta coller à sa grand mère, préférant inconsciemment rester avec l'adulte qui l'assumait le plus à ses yeux. La nuit s'avançait et dehors plus aucune voiture ne circulait, le tic tac de l'horloge marquait chaque seconde que la fatigue gagnait sur la soirée. Haruna se leva et embrassa le front de la petite avant de dire bonsoir aux autres personnes présentes. Son concubin la suivit sans rien dire, les yeux légèrement dans le vague à cause de cette fameuse fatigue, qui avec son ami l'alcool, avait ravagé son cerveau.

-On va rentrer, annonça la fille en attrapant son sac. Kidou je compte sur toi pour ne pas oublier de venir mercredi prochain. Et avec tout le reste de ta petite famille.

-Je vais partir aussi, sourit la mère du brun. Luna peut venir dormir chez moi ? Ça ne te dérange pas Akio ?

-Prends la si ça t'amuse maman. Je passerais la chercher demain en début d'après midi.

Luna courut jusqu'à sa chambre, accompagné par Kido, pour faire son sac. Il était tard, mais Fudo avait d'autre plan que de simplement dormir. La châtain revint avec le sac et le tendit à sa « belle mère ». Il fit la bise à sa sœur et broya la main de son beau frère. Il finit par Luna, la serrant tendrement contre son cœur avec un gros bisous sur la tempe. Pour la première fois depuis des mois il se sentit dans une vraie famille, avec toutes ses branches, ses bizarreries. Les gens partirent et laissèrent seuls Fudo et Kido. Ce dernier rangeait la table, jusqu'à ce qu'une main passe entre deux boutons de sa chemise, un sourire lui échappa.

-Aide moi à ranger et on ira jouer après.

-Sinon je te prends sur la table dans la vaisselle sale et on verra demain pour nettoyer.

La main sous sa chemise se balada sur ses abdos, le corps de l'autre se colla au maximum au sien pendant que ses lèvres lui butinaient le cou. Kido perdit sa main dans les cheveux de l'autre, profitant des attentions du brun sans pour autant avoir l'intention de le laisser dominer. L'autre main passa aussi devant et déboutonna rapidement le reste de la chemise. C'était doux, c'est pourquoi il ne comprit pas vraiment ce qu'il se passait lorsque Fudo plaqua son torse sur la table. Le dominé se redressa et se tourna vers son assaillant avant d'inverser les rôles. Fudo se trouva assis sur la table, entre deux assiettes et assis sur une cuillère sale qui allait laisser une marque sur ses fesses.

Les deux chemises atterrirent par terre, et la lutte s'engagea pour savoir qui dominerait les ébats. Kido s'attaqua alors au pantalon du brun, se battant assez maladroitement avec la ceinture qui voulait décidément aider son propriétaire. Ce dernier caressait le torse de l'autre et sans s'embarrasser du pantalon passa sa main dans le caleçon du châtain.

-Fudo.

Le ton était sans appel, catégorique comme lorsqu'on interdit un jeu à un enfant. Et Fudo était un enfant au fond de lui. Lorsqu'on lui refuse un jouet il le veut absolument, quitte à désobéir pour l'obtenir. C'est pourquoi il prit son jouet et mordit doucement la clavicule du châtain pour y laisser une marque d'amour. Un gémissement échappa au propriétaire du jouet. Fudo était doué, mais lui plus. Il attrapa les poignets du brun et l'allongea sur la table. Son dos se posa dans les paquets déchirés et sur le pull qu'Haruna avait offert à son frère.

-Coopère et tout va bien se passer.

-Ta chambre ou ma chambre ? Vu que mossieur ne semble pas chaud pour l'exotisme, Railla Akio.

-Ta chambre, mais j'ai pas précisé ton lit.

Une lueur passa entre eux jusqu'à ce que Fudo attrape violemment les lèvres de Kido pour la mordre assez violemment, provoquant un gémissement de douleur de la part de la victime. Cette dernière prit donc les devants et leva son compagnon de la table, le poussant d'une manière plus que chaotique vers le futur lieu du crime. La porte claqua.

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Le lendemain, Fudo se réveilla, une douleur dans le bas du dos et un léger regret au cœur. La nuit avait été bonne, intense et fatigante mais la douleur lui rappelait qu'il avait perdu, qu'il avait laissé le châtain gagner. Il détestait perdre, et plus que tout perdre le contrôle, mais hier lorsque les lunettes étaient tombées, une vague floue avait emporté son esprit. Un ouragan avait ravagé son ventre et sa volonté avait juste laissé le total contrôle aux yeux rouges. Mais il regrettait maintenant. Il regarda la table en désordre. Il ramassa le linge sale abandonné la veille et commença à ranger la table. Tâche qu'il détestait par dessus tout mais obligatoire s'il voulait prendre son petit déjeuné. Devant le café, un sentiment étrange le prit, il en fit un second, au lait, goût qu'il détestait mais que le coach semblait particulièrement apprécier.

Kidou se réveilla, un sentiment de bien être au creux du ventre et l'esprit encore cotonneux de sommeil et de chaleur. Il tourna la tête vers là où, à priori, devrait se trouver le brun, mais il était seul dans ce grand lit. Ses yeux papillonnèrent dans le vide. La chaleur dans son ventre lui rappelait les meilleurs jours de sa relation avec Ivan, lorsque ce dernier lui apportait le petit déjeuné au lit et parlait avec lui. Le coach se donna une gifle mentale et se leva, enfilant un caleçon vite fait. Il en ramassa un autre. Il entra dans la cuisine et enlaça l'homme dos à lui. Son nez trouva sa nuque et l'odeur de sueur attaqua ses sensations.

-Je t'ai apporté un caleçon.

-Je t'ai fait du café.

C'était tellement absurde, aux yeux des deux, de tenir une conversation aussi dénuée de sens alors que paradoxalement leurs esprits tournés à plein régime dans un but indéfinissable. Un léger malaise prit Akio alors que Kidou ne bougeait pas, toujours occupé à profiter de la nuque du brun. Ce dernier prit pour excuse de mettre le caleçon pour se soustraire à l'étreinte qui lui brûlait la peau.

-Merci pour le café.

Yuuto embrassa l'autre avant de boire son café, laissant Fudou surpris. Il ne s'attendait pas vraiment à tant de familiarité après seulement une nuit et il se rendit compte qu'Haruna ne disait que la stricte vérité lorsqu'elle disait que son frère s'attachait beaucoup trop vite au gens.

-Tu sais qu'entre nous il n'y a que... du physique et Luna, tenta de s'expliquer Akio. Hier j'étais un peu bourré, c'est pour ça que j'ai joué le jeu devant Luna mais te fais pas d'illusion.

La phrase était à peine finie que Kido avait tourné les talons et était parti s'habiller avant de sortir. Si Akio était devin, il aurait su que le cœur du châtain venait de tomber, pas se briser, juste tomber. Mais ça faisait quand même très mal. Le brun le regarda sans comprendre et soupira devant « l'attitude stupide » de l'autre. Yuuto était partie en voiture et il se retrouvait seul pour tout ranger et aller chercher Luna chez sa mère.

Il s'occupa de tout et finit par aller chercher la petite. La journée avait été plus que longue pour Akio, Kidou l'inquiétait à ne toujours pas réapparaître, il avait boitillé la majeure partie de la journée, Luna ne voulait pas obéir, il était presque minuit et ses nerfs allaient certainement lâcher d'une seconde à l'autre. Il prit une bière avant de retourner parlementer. Depuis son retour à la maison Luna ne lui avait pas porté la moindre attention, elle ne l'écoutait pas, ne le regardait pas. Pour autant il ne pouvait pas s'énerver contre elle puisqu'elle ne répondait pas, ne bougeait pas. Il bu une gorgée et s'assit en face d'elle.

-Va te laver les dents ! Je ne me répéterais pas!Je ne sais pas ce qui te prend mais je te conseille de cesser immédiatement si tu ne veux pas être punie !

Il aurait tout donner pour ne pas être seule face à elle, mais Kidou ne semblait pas vouloir réapparaître. Il céda et porta la petite en sac pour l'emmener de force dans la salle de bain. Ce qu'il n'avait pas prévu c'est que la petite se débatte avec une force inouïe pour un corps aussi frêle. Elle hurlait, tapait des pieds et des bras dans le vide. C'est ce moment que choisit Kidou pour rentrer, sans pour autant prendre garde à la scène.

-Luna, au lit ! Maintenant !

Elle fixa son papa, interdite et choquée autant par son ton que par son odeur. Il sentait l'alcool, très fort. Fudo aussi ne semblait pas en revenir puisqu'il lâcha le petit corps qui déguerpi aussi vite que possible vers sa chambre. Elle s'enferma et se blotti sous sa couette serrant de toute ses forces son lapin. Ce dernier, s'il avait pu parler lui aurait dit ce qu'il disait le plus souvent à son ancien maître. Que ça n'était rien, que ce n'était qu'une mauvaise nuit à passer et que demain tout serai oublié. Mais un doudou ça ne parle pas, il se contenta donc de lui partager sa douceur.

Dans la cuisine la douceur était loin. Kidou voulait tituber jusqu'à la salle de bain mais Fudo l'en empêchait, prêt à le foutre à la porte au moindre faux mouvement.

-Laisse moi pass...

La fin de la phrase se perdit dans sa bouche, sans possibilité de ressortir un jour. Il repoussa le brun et avança jusqu'à la salle de bain, obligé de se tenir aux murs pour ne pas s'effondrer. Il faisait pitié, ça aurait presque attendri l'autre s'il n'y avait pas une enfant dans l'histoire. Mais son estomac hurlait

-Gerbe et va te coucher pauvre con.

-je t'emmerde connard ! Fout moi la paix et casse toi de chez moi !

-Ok ! Mais j'emmène Lola.

Ce n'était pas un lapsus, il voulait faire mal, arracher le cœur du coach pour le réduire en miette, puis brûler les miettes. Parce que c'est marrant de brûler les miettes. Dans tout les cas il avait fait mouche, Kidou le regardait, il le sentait, et une larme coula de derrière les verres teintés.

-Le plus con c'est que mon vrai copain doit m'attendre à la maison, il sera ravi de l'accueillir.

Il jouait avec le feu, le meilleur moyen de brûler les miettes, ou lui même.

-Et comme tu ne sais pas où j'habite tu ne la reverras jamais. Tu redeviendras seul et sans autre famille que ta sœur qui se fiche pas mal de ce qu'il peut t'arriver.

La larme avait été rejointe par ses sœurs sur les joues pâles.

-En même temps qui peut se soucier de toi ? Tu ne mérites pas une famille.

Il comprit vite qu'il avait été trop loin, beaucoup trop loin mais il continua. Même quand Kidou cessa de pleurer, de bouger, de respirer même. Un uppercut bien placé lui aurait fait moins mal. Les mots avaient coupé sa respiration et il s'effondra sur le carrelage. Les sanglots reprirent plus violents et sa respiration reprit à un rythme effréné. Dans son lit Luna pleurait aussi, puis elle se souvient de ce qu'Endou lui avait dit, qu'elle devait l'appeler si il y avait un vrai problème. Prenant son courage à deux main, tout en gardant le lapin dans sa main gauche elle se faufila dans le couloir et pria pour trouver le portable de Fudou sur la table basse. Il y était, elle se blottit alors derrière le canapé et appuya sur la touche appel, sans prendre garde à l'heure. Les traditionnelles tonalités lui semblèrent prendre des heures. Elle entendait son père pleurer dans son dos. Elle pria son lapin de faire quelque chose contre son peur mais se dernier refusa de bouger. On décrocha enfin. Une voix masculine.

-Oui allô ?

Ce n'était pas Endou.

-Shuuya ! Passe mon téléphone ! Pesta le propriétaire du téléphone en écho.

-C'est un canular il n'y a personne qui répond de toute façon.

Un « merde c'est Luna » se fit entendre en fond et on raccrocha. Luna se recroquevilla, priant bob l'éponge pour qu'Endou vienne et l'emmène loin. Les minutes défilèrent en prenant leur temps au maximum, comme si elles souhaitaient par dessus tout faire souffrir la petite fille. Mais elle ne purent rien, même les minutes sont rattrapées par le temps. On sonna. Les deux adultes n'entendirent même pas, la personne entra donc. Le nouveau venu entendit les pleurs du coach, et Fudou qui continuait à lui dire des horreurs, et il se maudit d'avoir écouté sa femme, d'avoir mis une enfant entre eux. L'enfant en question venait de lui sauter dans les bras et d'en tomber puisqu'il n'avait pas eu le temps de refermer son étreinte.

-Ne t'inquiète pas Luna, je t'emmène avec moi.

Il la ramassa, avec la peluche, et partit sans même aller voir dans la salle de bain, et sans que personne n'en sorte pour voir ce qu'il se passait.

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A la semaine prochaine, j'espère que vous avez apprécier le "un pas en avant, trois en arrière" Surtout n'hésitez à me dire ce que vous avez pensez de ce chapitre.

J'aurai besoin de votre avis sur autre chose, pour ma prochaine fic je vous laisse le choix, n'hésitez pas à me dire ce que vous préféreriez: un Kidoux Fubuki, Kidou/ Goengi, ( oui j'adore Kidou) ou quelque chose de beaucoup plus random sans couple particulier