Disclaimers complet dans le 1er volet mais bon pas à moi !

Couples : 1x2x1, 3x4, 5 plus Sally (c'est un gentleman) sous entendus

Avertissement : léger gore attitude ? Angst ? Réflexion ?

Rating : on va dire R pour être bien sûre, mais je tablerais sur un PG 15

Dédicace ; à ma Zorkynette na moi que je coeurise très fort et que j'adore nossi, mon népouse thonique ! Cet arc était pour toi et il le reste. J'ai mis 3000 ans avant de le corriger mais maintenant c fait ! Je te souhaite toujours autant de chercher, trouver et de chercher encore tes rêves : que la quête ne s'achève jamais. C'est tellement beau de rêver

Mici : à toutes les personnes qui ont lu et/ou reviewé et à qui je pense avoir répondu personnellement, si non (c possible ça fait longtemps que j'ai pas up celle-ci), mah merci infiniment

Pitit mot : valaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa c fini, l'épilogue est de sortie… ce sera pas du tout ce à quoi vous vous attendiez héhéhé, mais que voulez-vous, j'aime l'originalit ;-)

.

.

« On écrit sur les murs
La force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffitis
On écrit sur les murs
Pour que l'amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi »

Demis Roussos

On écrit sur les murs

.

.

Mémorial aux victimes, Ispal, la Terre, 21 Mars AC 207

.

.

Ils ne s'étaient pas revus depuis des siècles

ou plutôt des années.

De l'eau avait coulé sous les ponts de la paix,

De l'eau… du sang aussi…

mais pas assez pour être vraiment

en paix avec eux-mêmes…

.

Ils avaient eu leurs hauts et leurs bas.

Ils avaient eu leur lot de remords.

Ils avaient fait face

sans se faire face.

Il fallait qu'ils se revoient,

qu'ils s'affrontent en affrontant leurs souvenirs communs.

Il fallait qu'ils reparlent tous ensemble de leurs crimes

contre une humanit

qu'ils avaient sauvée

en versant

Son

Sang.

Du sang sur les murs du silence.

Du sang chaud de sang-froid.

Du sang qui parle, qui hurle dans les réminiscences.

Du sang… la vie… .

Une vie pour des milliards de vies sauvées,

mais une vie quand même…

.

C'est en suicidant les Hommes à coup de guerre sainte,

à coups d'idéaux meurtriers,

à coup de renversement de dictature pour imposer la leur,

à coup de terreur

qu'ils ont réussi à sauver ce qui pouvait l'être.

Comme on faisait des saignées pour sauver…,

laisser s'écouler la tumeur du peuple,

la septicémie de leur inconscience,

la quintessence du mal.

Laisser s'écouler la souffrance,

purifier par le chaos.

Apocalypse de l'âme.

Le résultat était là, certes,

mais ils auraient préfér

Mourir

avec leurs erreurs.

Mourir,

avec leur aigreur.

Mourir pour être libre.

Mourir

sans

conscience…

Mais hasard ou coïncidence ? ils avaient survécu.

Et honnêtement, n'avaient pas eu le courage,

après avoir connu cette paix pour laquelle ils avaient combattu,

de mettre un terme à leur existence.

.

Demandez à un homme habitué à être fouetté quotidiennement,

qui, toute une journée ne reçoit pas sa flagellation journalière….

Demandez-lui de volontairement renoncer à la non douleur,

de revenir à la meurtrissure,

de revenir à la chair

sa

chair

à vif.

Celui qui était habitué au fouet

préférera qu'on l'achève :

Il avait goûté à la libert

Il avait goûté à la folie.

Il n'aurait pas le courage de revenir à la souffrance.

Et il serait compris.

.

Les cinq terroristes étaient avant tout des enfants trop tôt exposés à la démence, aux vices des adultes

Gangrenés dès la naissance

par la violence

quelle qu'elle soit

victime de leur référentiel ?

Oui, peut-être…

Mais ils n'étaient pas les seuls.

Et c'était ce qui faisait la différence.

Ils n'avaient plus la volonté de disparaître.

Et ils se sentaient coupables, comme seuls les enfants en étaient capables,

se sentant responsables de tout, alors qu'ils ne l'étaient qu'en partie.

Ils n'avaient pas déclaré la guerre non, ils y avaient contribu

Allez dire ça à leur conscience.

Car quoi que l'on en dise, ils avaient du sang sur les mains

Ils étaient coupables et condamnables

Ce liquide visqueux et rouge, à l'odeur métallique…

Il était indélébile.

Il était dans leur mémoire.

Il était dans leur cauchemar.

Pourquoi, pourquoi tout ceci n'était par un mauvais rêve,

chassé par la lumière du jour ?

chassé par des mots d'amour ? Des paroles de réconfort ?

Il était dans leur devoir de mémoire,

dans la croix de ceux qui avaient survécu et qui payaient pour les Hommes,

payaient pour les décisions que les lâches ou simplement des idéalistes convaincus n'avaient jamais prises.

Payaient pour avoir pris les armes pour les autres, croyant, voire espérant qu'ils ne vivraient pas pour voir

des corps qui ne tombaient plus.

Alors qu'ils en avaient fait tomber par centaines.

Alors qu'ils se battaient pour la vie en exécutant

parfois des ordres

désordonnés.

Alors que par ce geste répugnant… – ils avaient fait consciemment ou non des victimes.

En donnant la mort pour préserver la vie contre l'avis de presque tous,

par ce paradoxe monstrueux, la vie, justement n'en devenait que plus respectée,

plus magnifiée,

déshumanisée, déifiée,

gardée précieusement, comme le trésor qu'elle était.

Même pour un temps.

Il faut perdre une chose pour la chérir…

Parce que les Hommes apprennent puis oublient dès que le silence se tait.

L'Humanité est génétiquement programmée pour s'autodétruire

Icônes défendant des Icare,

des Hommes trop humains,

des Hommes trop bêtes et pourtant

Quel potentiel…

Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.

Ils avaient presque réussi à ruiner

des âmes

de quinze ans

L'Humanité est génétiquement programmée pour s'autodétruire

pour des chimères,

des rêves de gloire

des rêves tout court.

Alors qu'un rêve pouvait être si doux,

si caressant…

Et si on rêvait d'amour ?

.

.

Quand les météores explosèrent et que le silence se fit,

le « paradis » s'ouvrit aux enfants de la guerre.

Un paradis monté sur des corps,

sur leur innocence

sur leur propre démence.

Un paradis qu'ils avaient eu à assumer, voire à maintenir.

Un paradis artificiel.

Shooté à la violence

Adrénaline…

Parfois leur devoir avait dû être fait,

Parfois ils y avaient pris du plaisir

Coupable

D'un péch

Mortel.

Impardonnables à leurs propres yeux

parce qu'à un moment donn

Ils avaient eu

le choix.

Ils avaient eu les moyens

de dire

Non.

Ils avaient su ce qu'ils risquaient,

connaissaient les conséquences de leurs actes.

Ils avaient choisi de poursuivre,

à présent ils devaient vivre

en ayant

constamment

en tête

qu'ils n'étaient

pas

des

victimes,

qu'ils ne pouvaient décemment pas se réfugier dans l'auto flagellation

comme on pouvait se cacher sous les jupes d'une mère qu'ils n'avaient

jamais

connue.

La seule chose qu'ils pouvaient faire était assumer sans faire face

à leurs compagnons de fortune,

compagnons dans le crime.

Compagnons qui se rappelaient mutuellement à quel point ils étaient

méprisables.

Envers leurs propres yeux…

méprisables.

Alors que le peuple les avait déifiés…

après les avoir un temps condamnés.

Peuple à la fois ingrat et compréhensible.

Peuple qui les avait bien méprisés une époque…

Des terroristes… des enfants qui tuent des enfants

quelle que soit la raison,

juste ou non...

ces

Morts

étaient

inacceptables.

Une fillette promenant son chiot

avait le droit de grandir.

Ni plus.

Ni moins.

Peuple qui les maudira un jour car les décisions les plus populaires n'étaient pas forcément les plus faciles à maintenir.

Peuple qui les maudira forcément parce que les décisions prises ne venaient pas du peuple, mais d'une poignée d'hommes cupides.

Peuple qui les maudira assurément alors qu'une nouvelle poignée d'hommes décidera que la paix n'apportait rien parce qu'elle ne rapportait pas.

Allez vendre des armes à une nation libre et en paix.

Le peuple les maudira oui. Parce qu'ils avaient goûté à la quiétude et qu'ils retourneraient irrémédiablement au goût du sang.

Ne jamais s'habituer à une chose éphémère.

A une chimère…

A la paix

Tant que les Hommes resteraient des Hommes…

Tant qu'ils n'apprendraient pas de leurs multiples erreurs…

.

.

Aujourd'hui ils se revoyaient

parce qu'après avoir combattu leurs propres démons,

après avoir grandi, mûri, souffert, parfois pleuré,

après avoir affronté leur conscience seul, puis avec de l'aide,

ils avaient décidé de s'affronter eux-mêmes.

Certains d'entre eux étaient restés ensemble.

En rang.

Deux par deux.

Comme des enfants.

Mais être à deux divisait la douleur,

alors qu'à cinq elle se trouvait multipliée.

Cinq paires d'yeux qui savaient ce qu'il y avait au fond de l'âme des protagonistes.

Dans

l'œil

du

cyclone.

Cinq paires d'yeux générateurs de chaos.

Cinq paires d'yeux qui savaient

avec certitude

quel démon

se cachait

derrière un visage d'ange,

un visage fier,

un visage inexpressif,

un visage souriant

un visage neutre.

Cinq paires d'yeux qui brisaient les masques.

Cinq paires d'yeux qui pouvaient

d'un seul battement de cil

détruire leur semblant de paix.

A deux on pouvait faire semblant.

A cinq, c'était impossible.

A deux, on pouvait, consciemment ou non, prétendre que c'était un secret, voire une erreur ?

A cinq, ce secret devenait de polichinelle.

Cinq branches pour détruire

à moins de s'affronter…

A cinq on ne pouvait avoir la prétention

de prétendre

au bonheur.

De prétendre

à la honte.

De prétendre...

.

Leurs missions les avait rapprochés.

Ils avaient parfois eu des affinités,

Parfois ils furent amis,

mais à l'époque, les cinq ne l'étaient pas.

Ils apprirent à le devenir avec l'absence,

la distance nécessaire, vitale…

ou ils se seraient littéralement entretués

une fois la folie de leur entreprise revenue de plein fouet.

Après le silence sur le champ de bataille,

Silence au goût et

l'odeur de cendres…

ils apprirent à se voir différemment et non déformés par la situation.

Ils apprirent à se voir sans se voir.

Ils apprirent à se connaître entre eux par petites touches,

comme on mettrait des couleurs à un tableau.

Ils apprirent à voir qu'ils n'étaient pas uniquement monstrueux,

qu'ils étaient un canevas inachevé, découp

enchevêtré.

Ils apprirent à se connaître eux-mêmes en évoluant séparément,

à être eux-mêmes, pas seulement une partie d'eux-mêmes.

A être des enfants

puis à êtres des hommes.

Non des hybrides.

Ils eurent mal,

terriblement mal en faisant leur devoir de mémoire,

mal de leur hypocrisie qui les avait conduit à s'assumer sans s'assumer,

àregarder la réalité de biais,

A ne pas affronter le regard, le jugement de ceux qui savaient.

Ceux qui étaient là.

Ceux qui avaient connu, vécu, donn

l'horreur.

Et pourtant…

ils se manquaient les uns les autres

parce qu'ils ne pouvaient pas avancer sans une partie d'eux-mêmes

et en même temps ils se sentaient coupables de vouloir avancer

malgré tout.

Ils ne pensaient pas le « mériter »

Loin de là,

mais cela ne les empêchait pas de

Vouloir.

D'avoir envie.

Et pour eux c'était mal.

C'était un profond manque de respect.

C'était…

Innommable.

.

Mais quitte à être vivants…

Quitte à avoir apporté un semblant de bonheur, même si celui-ci était fragile…

Cette fragilité ne le rendait que plus précieux.

Ils avaient combattu pour ça.

Pour le bonheur des autres.

Pour la naissance de sourires.

Pour un idéal de paix.

Par vengeance.

Parce qu'il n'y avait rien de mieux à faire.

Pour rien.

Par respect pour les vies détruites, ils feraient leur devoir de mémoire

en vivant aussi pleinement que possible.

Ils avaient appris, pour certains réappris la satisfaction, les plaisirs simples.

A présent ils allaient s'approcher de la vérit

S'approcher d'eux-mêmes et qui sait ? Du bonheur.

.

Le point de rendez-vous était devant le Mémorial aux Victimes, sur la Terre

sur le continent africain.

Dans un nouveau pays nommé Ispal, symbole de paix et d'union entre les peuples,

symbole de souffrance,

d'espoir

et d'amour par delà les différences.

Ils arrivèrent tous à l'heure

Ni avant,

ni après.

Ils s'observèrent un moment, voyant à quel point le temps avait passé,

à quel point ils avaient changé et pourtant ils se reconnaissaient dans leurs postures, dans leurs gestuelles,

même si celles-ci étaient légèrement différentes.

Ils n'avaient définitivement plus quinze ans. Pourtant ils avaient choisi de se vêtir

exactement

comme ils en avaient l'habitude à l'époque, ce qui donna lieu à des ébauches de sourire.

Timides.

Coupables.

Et tout cela sans se concerter. Etait-ce un signe ?

S'ils croyaient en une quelconque divinité, ils s'accorderaient un peut-être.

S'ils avaient la force de croire encore en quelque chose…

Oui même Heero portait marcel vert et spandex, même si ce n'était pas les mêmes. Il n'était plus le poids plume dont la chevelure et ses chaussures pesaient plus lourds que sa personne. Et oui, il avait bien des baskets jaunes poussins. HN.

Et l'ex pilote 02, sa fameuse tenue de prêtre excentrique, modèle adulte.

Pour boucler la boucle ? Etait-ce possible ?

.

Un Duo bien plus grand se tenait un peu plus droit, la natte était plus longue et il avait grossi, n'ayant plus l'air famélique. Ses yeux n'étaient à présent plus ce qu'il y avait de plus fascinant chez lui, mais toute sa personne. Il était à couper le souffle, parce qu'il n'y avait plus d'ombre dans son regard. Il irradiait d'une sérénité certaine.

Quatre, lui, était de la taille de Duo, portait les cheveux beaucoup plus court et lui, par contre avait maigri. Il avait l'air fatigué mais – si ce n'était pas un mot, une émotion taboue - heureux.

Heero n'avait pas changé, sauf que ses ascendances non japonaises avaient apparemment primé ces dernières années et il était à présent le plus grand de tous, dépassant Trowa d'une bonne dizaine de centimètres. Cette poussée avait étonné Réléna, qui était habitué à le voir à peu près de sa taille. Il fallait dire qu'elle avait eu le privilège de voir grandir celui qui était devenu son meilleur ami toutes ces années qu'il avait passées à la protéger.

Wu Fei était le plus petit et son regard onyx n'avait pas perdu de sa fierté, seulement de son arrogance. Douceur et force se dégageaient de son beau visage, visage dont on voyait nettement plus la finesse à présent.

Un superbe Trowa s'était résolu à ENFIN couper cette mèche impossible. Ses deux émeraudes avaient une expression, la plus belle qui soit : la quiétude.

Il n'avait pas fait de cauchemar cette nuit alors qu'il allait revoir

Les bourreaux.

Du sang sur les mains.

Du sang dans les mémoires.

Du sang, même dans leurs rêves.

Du sang de la vie.

De l'espoir

au sourire d' hommes-enfants

et non d' enfants-hommes

Un sourire…

L'émotion se fit trop forte

et leurs mains se tendirent.

Des cristaux liquides brillaient de milles feux,

s'écoulaient de leurs paupières grandes ouvertes.

Des anciens inconnus s'étreignirent en amis,

devinrent des frères de sang

Non par la force des choses,

mais grâce à l'éloignement.

Des amis, aux yeux qui se contentaient de voir, sans sonder, juger

ou jauger,

sans non plus se voiler la face.

Un Dieu ne pouvait être jugé que par ses pairs…

Ils n'étaient pas des dieux.

Des amis, dont les bouches murmuraient en silence

leur douleur

leur soulagement,

Simplement des mots qu'il faut…

Pour soigner les âmes,

Pour soigner des esprits qui étaient des boîtes de Pandore

Vides

Mais qui aujourd'hui

réapprenaient

L'espoir

de

rédemption.

Des bouches qui se recueillaient,

qui avaient tu leur souffrance si longtemps, simplement parce qu'ils pensaient

qu'ils

n'avaient

pas

le

droit

d'avoir

mal,

mal pour eux-mêmes.

Bouches qui prenaient le temps, en quelques mots

de se réconcilier avec la vie, avec leurs souvenirs.

En tout cas qui tentaient.

Le processus de guérison allait

enfin

pouvoir

commencer.

Même s'ils seraient à tout jamais

esclaves de leur conscience.

Sans s'appesantir… ils ne passeront plus leur peine sous silence.

Elle passera le mur du son.

Sans violence.

Mais avec force.

Elle passera le mur de leurs lamentations silencieuses

à force d'amour,

de compassion sans complaisance.

A coup de vérités dures et tendres.

A coup d'eux-mêmes.

.

Ils allaient enfin se donner

la possibilité d'admettre.

Admettre que malgré tout ce gâchis

Ça

en

valait

la

peine.

Pour le peuple bien sûr

Mais aussi pour eux.

Parfois il fallait des années pour se rendre compte

qu'on avait avanc

compris que ;

malgré tout,

Eux aussi avaient le droit d'être libres.

Libres de vivre…

vraiment.

Ils avaient

Le

droit

de

Vivre

et

ce

n'était

pas

Un

Rêve.

Voir qu'ils avaient tous essayé, malgré tout, légitimait ce fait à leurs yeux.

Légitimait leur droit d'être humains, autant que leurs devoirs.

.

Ils avaient avant tout refusé de se revoir, chacun pensant que son semblant de bonheur

était , entre autres,

une

Insulte

la

mémoire

des

Sacrifiés.

Ils n'étaient peut-être pas des dieux, mais qui mieux que les complices étaient à même de juger ?

Wu Fei et son sentiment de justice étaient les plus craints et pourtant…

pourtant, si la douleur était quantifiable, on pourrait presque dire qu'il était peut-être celui qui se blâmait le plus.

Mais une généreuse Sally Po avait contribué à le déciller.

A faire son deuil.

Personne ne peut juger de la douleur d'autrui

Trop personnel.

Ils se recueillirent devant le Mémorial, monument de Gundanium en forme d'Immortelle, si excentrique, si blanche

et si pure.

Immortel est le souvenir…

avant de partir ensemble dans les appartement privé des époux Winner-Barton

Pour parler

Pour se retrouver.

Pour ne plus se manquer.

Winner-Barton ?

Aucun des pilotes n'était au courant,

même s'ils étaient restés en contact et savaient ce qu'ils étaient devenus,

tout comme ils se demanderaient bien plus tard pourquoi Heero tenait très discrètement la main de Duo,

ou pourquoi il lui frôlait – ou plutôt caressait – le cou en un geste apaisant, pourquoi ses lèvres glissaient presque sur une oreille délicate.

Ou pourquoi Wu Fei portait à présent les cheveux courts.

Table rase…

Qu'à cela ne tienne, ils sauraient.

Ils conserveraient à jamais leur mémoire, certes,

ne se pardonneraient jamais, bien entendu…

Mais ils n'auraient plus honte d'être... heureux

Ils n'auraient plus honte d'être...

tout court.

Plus jamais.

Plus jamais ils ne se sépareraient d'une partie d'eux-mêmes

Ils n'avaient jamais eu peur de se regarder en face, mais bien du regard de leurs pairs.

Ces autres qui comptaient plus que d'autres.

Ils n'auront plus jamais peur du mal.

Ils n'auront plus jamais peur d'un regard

même si cela ne les empêchera pas de verser des larmes silencieuses

dans le noir.

Avancer ensemble, même s'ils prenaient des directions opposées.

.

Le reste était entre eux,

simplement parce que ces personnalités publiques

méritaient d'avoir un espace priv

qui soit respecté.

Ils avaient cessé d'être pilotes de Gundam depuis des années

05

Simplement, ils n'avaient pas cessé de l'être dans leurs têtes.

04

Ils avaient enfin pris conscience que la guerre était

03

Finie.

02

Il était plus que temps de lâcher prise.

01

Il était temps de vivre.

00

Ninmu Kanryou.

.

.

Il était une fois, des êtres mythiques qui n'avaient pas de rêve

Un dragon,

Lucifer,

Hadès,

The Mask,

Achille

ou qui n'osaient pas rêver,

simplement parce qu'ils se l'interdisaient.

Ils avaient fini par aller le chercher, ce rêve,

car les rêves étaient le berceau

de l'Humanité.

Qu'est-ce qu'un Homme sans rêves ?

Une coquille vide.

Ils n'y croyaient plus, et pourtant…

.

Ils avaient cherché et trouvé leur rêve,

trouvé le but de leur existence.

Ils avaient trouvé ce qui pouvait les apaiser.

Certains avaient trouvé l'amour

une certaine paix.

Mais il leur manquait… la vraie paix

la seule, l'unique

La paix des âmes, pour faire de leur existence

Une vie.

La paix que seuls les justes ou les morts avaient le droit d'obtenir.

A présent ils se donneraient les moyens

d'avoir

plusieurs

rêves.

Et ils étaient vivants,

non des survivants.

Il se donneraient les moyens de

chercher, trouver, puis chercher encore…

C'est beau d'avoir des rêves…

malgré tout.

C'est beau d'être humain. L'Humanité est précieuse.

Espérons que jamais leur quête ne s'achèvera.

.

.

Voili voilou ! J'espère que ça vous aura plus ! Vous savez tous ce qu'ils sont devenus puisque c'est dans les pov : je ne voyais pas l'utilité de le remettre. Pour ce qui est des retrouvailles, mah j'ai préféré le faire comme ça, sans grandes effusions, avec discrétion mais en essayant de mettre un peu d'émotion. Je me suis dit qu'ajouter du blabla inutile ferait too much ou trop sappy sap. Je voulais que l'on revienne à l'essentiel, au fait que malgré tout ils étaient humains, qu'ils avaient commis des erreurs mais qu'ils avaient le droit de vivre. Je me suis dit qu'il fallait vraiment les faire dealer avec leur conscience, vraiment montrer que ce pouvait être dur, terriblement dur de prendre certaines décisions et de vivre avec. Que l'on pouvait se sentir désolé pour les autres mais aussi pour soi et que ce même geste vous rendait encore plus coupable à vos propres yeux. Un cercle vicié et vicieux qui fait mal comme un couteau salé dans une plaie béante. Jusqu'au jour où vous vous réveillez et qu'avec votre volonté, votre expérience et vos amis, vous décidez d'avancer parce qu'il le faut. J'ai voulu que ce soit le plus réaliste possible, quand vous avez le passé des G-Boys, je doute que l'on croit aux happy end avec des fleurs et tout le tralala. Là, j'ai mis une victoire à la Pyrrhus : ce sera dur, mais le chemin est presque fait et tant qu'ils garderont en mémoire leur enseignement et l'amour, tant qu'ils feront leur devoir de mémoire en ayant fait leur deuil – après tout ce n'est pas parce qu'on fait son deuil qu'on en oublie l'objet -, ils pourront s'approcher au plus près du bonheur.

Ce sera dur, donc, mais ils ont pu sourire ensemble, ils ont pu se voir en face. C'est une happy end humaine, avec son lot de blessures et de sourires.

.

Merci d'avoir suivi cette histoire, d'avoir fait ce voyage parfois chiant avec moi ;-)

.

a pluche !

.

Mithynator [fic termineuse]