Bonjour.. oui, je suis toujours en vie.. non, je ne vous ai pas oubliés.. x'3
Je voudrais m'excuser pour la parution de ce chapitre qui a su se faire attendre. J'avoue avoir eu du mal à l'écrire, par manque de temps et non d'envie..
J'ai beaucoup d'idées, encore faut-il que j'arrive à les élaborer.
Je tenais aussi à vous dire que je n'ai plus de chapitre d'avance : je viens tout juste de terminer celui-ci et je ne sais pas quand je pourrais poster la suite.
Mille pardons, moi qui vous avais promis de faire mon possible pour éviter de vous faire attendre un mois entre chaque chapitre... :')
J'espère que celui-ci vous plaira. Vous allez enfin pouvoir découvrir comment se passe la soirée que Dean et Cas ont organisée et, en plus de ça, deux nouveaux personnages font leur rentrée.
Bonne lecture et à bientôt j'espère !
Ps : revieeeew. Don't forget. I'm watching you.
Lorsque Castiel rentra enfin des courses, deux sacs dans chaque main, il fut accueilli par un Dean qui lui sauta pratiquement au cou.
Il avait à peine entrouvert la porte de leur appartement (après l'avoir déverrouillée. Dean aimait bien s'enfermer lorsqu'il était seul à la maison.) qu'il avait vu son colocataire débouler dans le couloir et foncer droit sur lui. Par reflexe, il avait déposé ses sacs par terre et était resté interdit, debout, dans l'entrée de l'appartement, alors que Dean se jetait sur lui à grand renfort de « Oh Cas, j'ai cru que tu reviendrais jamais ! », « Dis-moi que t'as pris des bonbons. Dis-moi que t'as pris des bonboooons, Castiel ! ». Il l'avait attrapé par les épaules pour le regarder bien en face et, au bout d'un moment, Cas posa le bout de son index au milieu du front de son ami, ce qui le fit se taire aussitôt. Magie.
Il poussa légèrement sur son doigt pour le faire reculer sensiblement (non pas qu'il n'aimait pas se trouver aussi proche d'un homme aussi charmant -pour ne pas dire sexy- que Dean Winchester, au contraire…) et il fit lui-même un pas en avant, avant de repousser d'un geste la porte d'entrée dans son dos. Celle-ci se referma dans un claquement sonore puis le silence retomba complètement dans l'appartement. C'était à peine si l'on entendait les bruits des voitures circulant dans la rue en contrebas.
Castiel finit par retirer son doigt du front de Dean et celui-ci se mordit légèrement la lèvre inférieure avant d'afficher une moue désolée. Alors, Cas se pencha pour ramasser ses sacs et en tendit deux à Dean qui s'empressa de les prendre avant de se diriger faire la cuisine et de commencer à en étaler leurs contenus sur la table de la cuisine.
Chips, bretzels, cacahuètes, olives, coca, limonade, grenadine, bières, chupa chups…
Parfait.
- Cas… Blanc ? Ou noir ?
Dean se tenait devant la porte de son armoire, ouverte en grand, un t-shirt dans chaque main. Il avait déjà enfilé un jean dont le bleu virait presque au noir tant il était foncé et qui lui saillait si bien qu'on aurait pu croire qu'il avait été cousu sur lui. Ne lui manquait plus qu'un t-shirt.
Oui. Dean était torse nu. Face à Castiel. Qui devait se concentrer pour ne pas se passer la langue sur les lèvres toutes les trente secondes parce que… voilà quoi.
Cas cligna des yeux plusieurs fois, avala sa salive et émit un faible « Hmm ? », les yeux désespérément fixé sur le tors… les mains de son ami !
Dean agita ses mains devant lui, avançant tour à tour les t-shirts qu'il tenait pour les montrer à son colocataire et actuellement conseiller vestimentaire. Fallait-il choisir, vraiment ? Non parce que, pour l'avoir déjà vu les porter, Castiel savait pertinemment que ces deux t-shirts lui allaient aussi bien l'un que l'autre. Il finit néanmoins par faire un geste vague pour désigner le plus clair et Dean jeta aussitôt le noir à l'intérieur de son armoire pour enfiler le blanc. Il donna un petit coup de pied dans la porte de cette dernière qui se referma dans un léger claquement tandis que Castiel continuait à l'observer. Le jeune homme passa ses bras dans les courtes manches du t-shirt avant de faire passer celui-ci par-dessus sa tête et de le faire descendre jusqu'à la limite de son jean. Un véritable strip-tease inversé. Castiel n'en appréciait pas moins ce qu'il voyait mais se garda bien de le faire remarquer à Dean qui, il s'en doutait, se refermerait alors comme une huître avant de lancer une mauvaise blague et de quitter la pièce. C'était plus ou moins comme ça qu'il réagissait lorsque l'on abordait des sujets avec lesquels il n'était pas totalement à l'aise.
Une fois, Cas et lui avait commencé à parler filles, et mecs, par extension pour Cas. Et, lorsqu'ils en étaient venus à évoquer, eh bien, les aspects plus intimes de la chose, et que Cas avait commencé à lui parler de sa propre expérience, Dean avait commencé à ouvrir et fermer la bouche comme un poisson sans qu'aucun son n'en sorte. Ensuite, ses joues et ses oreilles avaient commencé à changer peu à peu de couleur. Il s'était alors redressé, avait lancé un truc à propos de Cas ne se rappelait même plus quoi et avait quitté la pièce. Bien. Si Cas savait que Dean n'avait aucun problème avec ses penchants pour la gente masculine, il avait alors compris qu'il valait tout de même mieux éviter de parler de ses rapports avec son colocataire qui, visiblement, n'était pas très à l'aise avec le sujet.
Ce qu'il ne savait pas, par contre, c'était qu'après avoir mis un terme à cette conversation Dean était allé s'enfermer dans la salle de bain et qu'il y avait passé cinq minutes à faire des aller-retours entre la porte et la douche à répéter « no no no ». Dean ne le lui dirait sans doute jamais mais son ami avait plus piqué sa curiosité qu'autre chose, en lui parlant de ce qu'il avait déjà pu expérimenter, qu'autre chose. Il n'y avait jamais vraiment songé mais, à présent qu'il se trouvait face à la chose, il se sentait plutôt curieux, en fait, des sensations que cela pouvait procurer… Mais, en même temps, il n'avait pas du tout envie de connaître toute la vie sexuelle de son ami. Dean n'était pas du genre à raconter tous les détails de ses nuits (pas que nuits, d'ailleurs) à ses amis. S'il aimait parler des formes de ces dames, il préférait toute fois que ce qu'il vivait dans l'intimité ne lui appartienne qu'à lui… Cependant, lorsque Castiel avait commencé à évoquer le sujet, il n'avait pas tout de suite tiqué. Castiel partait souvent dans de longs monologues mais Dean était bon public et ne l'interrompait jamais ou alors rarement. Et parce qu'il s'était habitué à l'écouter parler ainsi de tout et de rien, il avait fallu à son cerveau quelques secondes pour que l'information remonte et qu'il ne commence à montrer des signes de gêne. Et ça ne s'était pas vraiment arrangé lorsqu'il avait réalisé qu'il était presque intéressé par ce que lui racontait son colocataire. Foutu yeux bleus qui t'envoutent et ne te laissent plus t'échapper…
Et lesdits yeux bleus étaient encore posés sur le torse – habillé cette fois – de Dean lorsque la sonnette retentit dans l'appartement.
Les garçons se figèrent tous deux, se jetèrent un regard avant que la sonnette ne retentisse à nouveau, quelques instants plus tard, les ramenant à la réalité.
Gabriel se tenait sur le pas de la porte, sucette dans la bouche. Comme toujours. Ses sucettes, c'était sa raison de vivre. Il en avait toujours au moins une sur lui. C'était aussi souvent le cas de quelques gâteaux (principalement des cookies. Ça rentrait bien dans les poches.) que lui faisait sa mère, puisqu'elle n'oubliait jamais de toujours veiller à ce que son fils ait un stock conséquent de sucreries à disposition. Que ce fusse dans la maison familiale ou, comme à présent, alors qu'il était en colocation. Et mieux valait-il que ce soit le cas si on voulait voir le jeune homme de bonne humeur.
Gabriel sonna une fois chez Dean-o, comme il se plaisait déjà à l'appeler, et, voyant que personne ne venait lui ouvrir et qu'un silence de mort semblait régner dans l'appartement de son voisin, il s'essaya à nouveau avec la sonnette. Et il fut satisfait lorsque, cette fois, il entendit quelqu'un pousser un cri à l'intérieur de l'appartement. Oui, il faisait toujours cet effet…
Il se balançait doucement d'avant en arrière lorsque le verrou de la porte devant lui se mit à cliqueter et que celle-ci finit par s'ouvrir pour laisser place à un Dean souriant qui lui adressa un « Hey ! » enthousiaste avant de lui proposer d'entrer. Il regarda le jeune homme jeter un bref regard dans le couloir de l'étage et le devança aussitôt en lui annonçant que son colocataire les rejoindrait un peu plus tard, dès qu'il en aurait fini avec son job à temps partiel. Ce fut aussi le moment que choisit Castiel pour pointer le bout de son nez et Dean s'empressa de faire les présentations « Gabriel Cas, Cas Gabriel » etc.
Castiel lui adressa un sourire franc quoi qu'un peu timide avant de se tourner vers Dean et de le remercier pour le soutien incroyable dont il avait fait preuve envers lui et son malheureux pied qui avait, quelques minutes plus tôt, fait plus ample connaissance avec l'angle de son armoire. Dean lâcha presque aussitôt un profond soupir face aux sourcils haussés de Castiel et aux gros yeux qu'il lui faisait et Gabriel ne put s'empêcher de penser qu'ils avaient l'air chou, ces deux-là et qu'ils devaient faire bon ménage.
Ce ne fut que lorsque Gabriel eut trouvé le chemin jusqu'aux sucettes que l'on sonna à nouveau à la porte. Dean et Cas venait à peine de s'asseoir que, déjà, Dean bondissait à nouveau sur ses pieds pour aller ouvrir, laissant Castiel et Gabriel seuls. Il jeta tout de même un dernier regard à son ami avant de quitter la pièce et cela n'échappa pas à leur invité.
Ce dernier s'empressa de donner un dernier coup de langue sur sa sucette goût citron avant de se mettre à assaillir son voisin de question : « Et alors tu fais quoi comme études ? », « T'aimes le chocolat ? », « Et ça fait combien de temps vous deux ? », « Moi je fais du droit, mais je sais pas trop pourquoi. », « Castiel, c'est ça ? Oui. T'as quel âge, dis-moi tout. », « C'est sympa chez vous, ça sent le propre. Chez moi l'air a un goût de pizza. », « Si tu veux, j'ai une bombonne de chantilly dans mon frigo, si vous voulez vous amusez un peu, tous les deux, un de ces quatre. *clin d'œil* », « ça va ? Tu dis plus rien ? ».
Castiel ? Ah oui, Cas. Eh bien, il faisait le poisson avec sa bouche, l'ouvrant et la fermant sans qu'aucun son n'en sorte jamais. Cela ne faisait pas deux minutes que Dean les avait laissés et, déjà, il se sentait complètement sonné, submergé. Il avala sa salive avant d'enfin pouvoir dire quelque chose de sensé :
- Dean et moi, on est en Lettres Appliquées. Euh… oui, j'aime le chocolat ? La chantilly aussi mais je ne pense pas que cela me soit très utile en ce moment. Et on est pas ensemble, Dean et moi, tu sais.
Le sourire de Gabriel s'affaissa légèrement. Il se disait que, peut-être, d'une seconde à l'autre, Cassie allait lui faire un beau sourire et lui dire « Mais non, je rigole ! Nous deux ça fait deux ans. » mais rien ne vint. Et Gabriel comprit que, vraiment, il n'y avait rien de plus à ajouter. Pourtant, il ne lui avait pas fallu plus de cinq minutes pour comprendre ce que ces deux-là ne s'étaient encore jamais dit. L'amour est aveugle dit-on. Soit.
- Lisa, Dean. Dean, voici Lisa, résonna la voix joyeuse de Charlie dans le vestibule.
La rouquine se tenait juste entre les deux jeunes gens, un bras tendu en direction de l'un, l'autre en direction du second. Elle affichait le sourire d'une enfant toute fière de ce qu'elle vient de dire et Dean ne put s'empêcher de la trouver mignonne. Elle lui rappelait un peu Sam, lorsqu'il était encore petit…
Et son regard finit par rencontrer celui de Lisa.
Et il sentit comme un frisson remonter le long de son dos. En fait, il se pensa qu'il n'avait jamais dû voir une fille aussi jolie… et vu le sourire qu'elle fit en réponse au « Hi » qui avait franchis faiblement ses lèvres, il pensa qu'il ne devait pas non plus la laisser complètement indifférente. Un sourire, timide, légèrement sur le côté, des fossettes qui se dessinaient, le regard presque ancré au sien… Oui. Dean le savait, il avait fait très bonne impression.
Du haut de son mètre soixante-dix, elle se tenait droite, sa taille fine soulignée d'une ceinture qu'elle avait mise par-dessus une robe couleur crème. Dean ne put s'empêcher de la détailler brièvement du regard. Et, oui, définitivement, avec ses yeux marrons, son sourire aussi éclatant que ceux de ces filles que l'on voit dans les pubs pour dentifrice et son teint halé, elle était très jolie. Et, surtout, elle était totalement son genre…
Charlie finit cependant par lui donner un petit coup de coude dans les côtes. Cela faisait bien trente secondes que ces deux-là se fixaient sans ciller et c'était trente secondes de trop pour la jeune fille. Dean le comprit en constatant les sourcils de la rouquine, haussés en une question muette. Elle avait tout l'air de ne plus attendre que lui et, comprenant enfin où elle voulait en venir avec les regards qu'elle s'était ouvertement mise à jeter en direction de l'intérieur de l'appartement, le jeune homme s'effaça enfin pour laisser passer ses deux invités. Il s'empressa ensuite de refermer la porte de l'appartement derrière elles et de les accompagner jusqu'au salon. Où Cas était occupé à faire des offrandes de sucettes à Gabriel.
Quelque étrange spectacle que ce fut, Dean l'apostropha aussitôt et Cas, qui s'était, il ne savait trop comment, retrouver un genou au sol, un air que Dean ne lui avait encore jamais vu sur le visage, à brandir une sucette sous le nez du blond, se releva prestement.
- Tiens, ta sucette, lâcha-t-il en fourrant d'un air quelque peu gêné cette dernière dans la main de Gabriel qui arborait un air d'extrême satisfaction et un regard empli de malice.
- Cassie et moi nous sommes entendus, expliqua-t-il aux nouveaux arrivants en se pivotant légèrement sur le canapé pour les voir, un sourire scotché sur les lèvres. Mais que vois-je ? Quelles charmantes demoiselles avons-nous là ?
Il se leva du canapé sur lequel il avait commencé à prendre ses aises et alla rejoindre les nouvelles venues pour se présenter avant de leur céder poliment sa place sur le canapé et de récupérer celui que Castiel avait abandonné.
Abandonné parce que Gabriel lui avait juré, un instant plus tôt, alors que Dean venait tout juste de les laisser seuls, de le pousser droit sur la bouche de Dean au retour de ce dernier. Parce que « ça se voit que t'en as envie mec ».
Comment avait-il pu le percer à jour si vite…
Et Cas avait commencé par lui dire non. Et Gabriel avait dit que si. Oh que non mais que si. Et le seul moyen qu'il avait pu trouver de le faire changer d'avis avant le retour de son colocataire avait été de lui proposer des bonbons. Gabriel en avait été ravi, en avait pris un, deux, dix. Puis il lui avait dit que ça ne changeait rien. Alors Castiel lui avait dit qu'il était ridicule, qu'ils ne se connaissaient pas tant que ça, Dean et lui, et que non, non, il n'avait pas envie de... bon. Mais Gabriel n'avait pas lâché le morceau pour autant, même s'il avait fini par ne plus répondre à Castiel qu'en secouant la tête et en secouant sa sucette déjà à moitié finie sous ses yeux. Et Castiel avait plus ou moins fini par perdre patience et s'était retrouvé (il ne savait trop comment d'ailleurs) retrouvé à genoux devant lui, la sucette qu'il venait de récupérer sur la table dans une main. Il l'avait levé sous le nez du blond et lui avait dit « S'il te plait » d'un ton tellement sérieux et solennel qu'il en avait fait rire Gabriel. Et, puisque Gabriel suçait maintenant amoureusement sa nouvelle sucette au citron, il supposait que l'idée saugrenue que ce petit démon avait eu était oubliée.
Une fois que tout le monde fut installé, Dean resta debout et proposa à chacun de leur servir un verre. Les garçons avaient pas mal de choix dans leur placards, surtout depuis que Castiel avait fait les courses, et ils avaient tout prévu pour que chacun puisse s'y retrouver, tant en boisson alcoolisée que sucré. Cependant, ils ne purent s'empêcher d'être légèrement surpris lorsqu'ils se retrouvèrent seuls, tous les deux, à siroter leur bière respective tandis que les filles optaient plutôt pour du jus d'orange (parce que le jus de fruits, c'est la vie.) et Gabriel pour une grenadine très (très !) sucré. A croire qu'il ne vivait que de sucre…
Le blond en était déjà à sa troisième grenadine et les filles avaient eu le temps de vider de moitié le paquet de chips et « J'aime beaucoup votre appartement », « C'est vrai vous étudier là-bas ? Mais moi aussi ! », « Moi j'aime les sucettes ! », « C'est quoi ton numéro ? », « Castiel, tu as des yeux magnifiques. » lorsque la sonnerie retentit pour la troisième et dernière fois dans l'appartement.
Tout le monde était déjà rassemblé dans le salon depuis un petit moment et chacun avait fini par se mettre à l'aise. Si bien que garçons et filles en étaient venus à parler de leurs études, de leurs centres d'intérêt, de leurs années lycée et de leur famille qu'ils avaient malheureusement due laisser derrière eux pour entrer à l'université.
Gabriel avait annoncé d'un air complètement indifférent, en relookant un dragibus, qu'il avait été adopté. D'après lui, son demi-frère, Uriel, lui cassait tellement les pieds, avec ses grands airs de monsieur je sais tout que, finalement, c'était presque mieux d'être loin de chez lui. Même si son canari, Citron de son petit nom, lui manquait. Il leur avoua aussi, tout sourire, qu'il n'avait pas oublié de remplacer le shampooing de son démon de frère par de la crème d'épilatoire et qu'il avait aussi mis un peu de poil à gratter dans son lit.
Lisa, elle, avait une petite sœur du nom de Bela. La jeune fille prit même le temps d'allumer son portable et de chercher faire défiler rapidement sa galerie pour leur montrer la photo d'une petite fille qui ne ressemblait pas énormément à sa grande sœur. Lisa leur expliqua alors qu'elle faisait partie d'une famille recomposée et que sa petite sœur et elle n'avait en réalité aucun lien de sang mais qu'elle la considérait malgré tout comme son petit ange.
Vient le tour de Charlie et ce fut avec calme que la jeune femme leur appris qu'elle était fille unique et que ses parents avaient trouvé la mort dans un accident de voiture il y avait de cela quelques années. Avant d'entrer à l'université, elle vivait avec sa grand-mère maternelle, très aimable malgré ses goûts vestimentaires un peu douteux, « un peu comme la grand-mère de Neville, dans Harry Potter » ne put elle s'empêcher d'ajouter pour illustrer ses propos, et cela fit sourire Dean.
Lorsque ce fut au tour de ce dernier, le jeune homme prit exemple sur Lisa et afficha une photo de sa famille sur son portable sur laquelle on pouvait le voir faire un selfie avec ses parents et son petit frère devant leur maison. Les filles trouvèrent Sammy adorable et affirmèrent qu'ils formaient à eux quatre une très belle famille. Dean songea aussi à leur montrer une photo de Baby, la voiture de son père, sa voiture un jour, il l'espérait. Pour lui, la famille n'était complète qu'avec elle… Cependant, il choisit plutôt de ne pas leur faire part de ce petit point. S'il avait un jour l'occasion de les inviter chez lui un jour, il pourrait alors la leur présenter en vrai et ce n'en serait que mieux : les sièges en cuir, l'odeur si particulière qui s'en dégageait, cette carrosserie luisante… Arf. Baby lui manquait. Tout autant que ses parents et Sam.
Castiel était sur le point de répondre aux questions que les filles lui posaient sur sa vie avant l'université lorsque le doux son de la sonnette leur rappela à tous qu'ils attendaient encore un invité. Un certain Kévin qui, selon Gabriel, allait tout de suite leur plaire.
Ce fut d'ailleurs le blond qui s'élança en premier pour se rendre dans l'entrée et ce fut même lui qui ouvrit la porte, sous les regards attentifs des autres étudiants présents.
Kéviiiiiin ! Tu sens bon, comme toujours ! s'écria Gabriel alors que les autres tendaient le cou pour apercevoir le petit nouveau.
Dean tiqua sur la phrase d'accueil qu'utilisa son voisin. Et cela le conforta dans l'idée que, pour Gabriel, tout n'était que bouffe. Cependant, lorsqu'il aperçut le dénommé Kévin, il comprit instantanément où M. LeSucreC'estTouteMaVie voulait en venir.
Dans l'embrasure de la porte, un jeune asiatique qui devait mesurer dans les un mètre soixante-dix, aux yeux très sombres et au visage légèrement arrondi, comme s'il n'avait pas encore totalement quitté l'enfance, affichait un air que Dean choisit d'interpréter comme surpris. Il portait un uniforme bleu un peu trop large pour lui et, sur sa tête, était encore enfoncée une vieille casquette du même bleu terne que ses vêtements. Tous arboraient un magnifique logo : Dominos. Comme pour Dominos Pizza.
Le jeune homme leva ce qu'il avait dans les bras pour que chacun puisse le voir et Dean vit les yeux de Castiel s'arrondirent d'étonnement et d'envie. Dans ses mains, Kévin tenait deux cartons de pizzas. Et, bien qu'un instant plus tôt, ils furent encore installés autour d'un verre et d'un paquet de bretzel, Dean sentit son estomac gargouiller. Comment dire non à une pizza ?
Et, enfin, sous les regards attentifs de tous, le nouvel arrivant prononça ses premiers mots de la soirée :
Quelqu'un veut de la pizza ?
