Voici la suite ! Je réponds de suite à vos rewiews des deux derniers jours ! Viiite, je suis prise par le temppppps ! Je ferai une update pour répondre aux rewiews anonymes ! Pas le temps !


5 Décembre 1889 : Carotte et rapprochement

Sebastian préparait le petit-déjeuner de son jeune maître. Des scones, du saumon poché, une théière d'Earl Grey qu'il disposa sur la desserte d'argent. Après cela, il réveilla les domestiques et leur ordonna d'arranger le jardin, les dernières neiges ayant endommagé les arbres et tué les fleurs.

Finalement seul avec son jeune maître dans le manoir, il se dirigea dans la chambre de ce dernier avec son plateau roulant. Il entra discrètement et laissa la desserte dans un coin. Là, il souleva doucement la couverture du jeune comte…

Un petit museau rose, des poils blancs comme la neige, un petit boule en guise de queue et de grandes oreilles… un lapin. Un joli petit lapin. Attendri, Sebastian écarta les encombrant tissus et pris le jeune animal dans ses bras. Encore endormi, Ciel se lova contre la source de chaleur le câlinant. Le majordome sortit ainsi, lançant un regard au petit-déjeuner qui s'était transformé en salade et carottes fraîches. En un clin d'œil, la desserte roula auprès du démon, le suivant dans les couloirs. Elle s'envola même lorsque celui-ci voulut descendre les escaliers en direction de l'aile des domestiques.

Quelques minutes passèrent et Ciel se réveilla enfin. Il bailla et se recolla contre son matelas, les membres engourdis par le sommeil.

… Matelas ? Vraiment ?

Le petit lapin ouvrit les yeux et se retrouva… en face du vide, en plein milieu d'un couloir. Il comprit aussitôt que quelqu'un le portait et l'emmenait… il ne savait où. Donc, la boule de poils (qui ne savait encore qu'il était une boule de poils), se retourna vivement et tomba nez-à-nez avec son majordome. Nullement intimidé par la grande taille de celui-ci, Ciel voulut lui demander où ils allaient comme ça.

« Fuit ? Fuit. »

Devant tant de pouvoir mignonesque, Sebastian s'arrêta et laissa échapper un « Jeune maître, vous êtes tellemennnnnt mignoooooon ! » avant de lui caresser le dos, étouffant dans l'œuf le début de réprimande du lapin envers son domestique. Ainsi, ils arrivèrent dans… la chambre de Sebastian. Ce dernier déposa le lapereau sur son lit (dont les draps étaient impeccablement pliés et l'oreiller moelleux à souhait) et attrapa la desserte volante. Ciel, quand à lui, se cacha entre les couvertures, tout heureux de sa condition.

« Je vous ai préparé de quoi vous restaurer. Certes, le repas d'un lapin est frugal, mais votre estomac ne supporterait pas les mets des humains. J'ai donc prévu et offert votre petit-déjeuner de ce matin aux domestiques. » Déclara Sebastian, sérieux. Le comte acquiesça et dévora son assiette, sous les caresses de son serviteur.

Après avoir mangé, digéré et fait une petite sieste, Ciel se promena dehors, laissant dans la neige recouvrant son immense jardin une petite tranchée ponctuée par d'adorables traces de pattes. Sebastian le suivait et le portait parfois, permettant au petit lagomorphe* de profiter d'un peu de chaleur (non pas humaine mais démoniaque).

Et c'est ainsi que Ciel finit, une fois de plus, par tomber éreinté dans son lit le soir venu. Sebastian alors vint le coucher.

« J'aime vous voir vous dépenser comme cela, jeune maître ! Cela fait plaisir à voir ! Lorsque vous reprendrez durablement forme humaine, je vous préparerai des montagnes de pâtisseries… » Chuchota Sebastian aux longues oreilles.

Le lapereau sembla retrouver toute son énergie. Il se releva sur ses pattes arrière, fit un brin de toilette et partit se cacher sous les couvertures. Sebastian s'assit sur le sommier et attrapa le calendrier en bois. Tout en sortant le chocolat du jour d'une main, il passa l'autre sous les tissus et amena son jeune maître à lui. Il l'embrassa sur une oreille et « Pouf ! », le jeune homme était de retour.

« … Tu ne me donnes pas mon chocolat ? » Demanda Ciel, toujours enlacé par un bras de son démon.

« … J'aimerai converser un peu avec vous. Entendre votre voix, observer votre expression lorsque vous me parlez… Tout ce que je ne peux pas faire avec un maître-lapin ou crocodile… » Déclara tristement Sebastian, reposant déjà la structure de bois.

« … De quoi veux-tu parler alors ? » Questionna Ciel, tentant de ne pas détourner le regard.

« Pour être franc, je n'en sais rien. Absolument rien. »

Et le silence se fit. Ciel hésita deux bonnes minutes avant de gober le chocolat se trouvant encore dans la main de son majordome. Puis, il le tira à lui et le laissa s'allonger à ses côtés, prenant tout de même soin de laisser le démon au-dessus de la couverture. Sebastian sourit, Ciel rougit.


Voilà ! Encore un peu de romance :D Allez, j'espère que l'animal vous a plu (je pense que oui !)

Et à demain pour une nouvelle bestiole mystère !

*Merci Marechal Rattus !