Bonsoir !

Non, vous ne rêvez pas ! Un nouveau chapitre après seulement une semaine ! Bon d'accord...il était déjà écrit !

Je tiens toujours à remercier Ayana et Melfique pour leur reviews et je souhaite la bienvenue à Mrs Elizabeth Darcy31 ! Et je te remercie de tout cœur pour toutes tes reviews :) ! En passant, j'aime beaucoup ton pseudo ; je suis une fan des romans de Jane Austen et mon préféré est sans conteste Orgueil et Préjugés ! Merci aussi à qui suit à présent Road To Ruin :) ! BIENVENUE A TOIIII !

Bref, je vous embrasse toutes fort ! Merci beaucoup d'être là ^^ !


CHAPITRE V – KEEP HOLDING ON

Les jours s'écoulèrent assez vite, si bien que maintenant cela faisait un mois que Sigrid était à Poudlard sous la garde de Severus Rogue ; le mois de Février touchait maintenant à sa fin. Il était passé trop lentement pour la jeune femme ; depuis qu'elle ne pouvait plus se promener dans le parc du château, Sigrid était d'humeur maussade. La cohabitation avec Rogue n'arrangeait rien à son humeur. Le jeune professeur qui avait tantôt fait un effort et avait essayé d'être ne serait-ce qu'un petit peu aimable envers elle avait finalement abandonné cette idée après que cette dernière l'eut réveillé plusieurs fois dans la nuit. Si cela n'avait été qu'une fois de temps en temps il aurait pu faire abstraction, mais toutes les nuits Sigrid faisait des cauchemars ; elle hurlait en Fourchelang et Rogue était obligé de la bâillonner par la suite.

« J'en ai plus qu'assez de la voir ! » siffla la voix de Severus Rogue qui se trouvait debout, devant le bureau d'Albus Dumbledore ; le vieux sorcier était assis et écrivait sur un parchemin.

« Allons Severus, vous vous êtes engagé à la surveiller, non ?

— Vous me l'avez plutôt imposé. Sa présence me dérange.

— Est-ce que cela empiète sur votre travail de professeur ? » demanda Dumbledore en haussant un sourcil.

Severus Rogue ouvrit la bouche et la referma presque aussitôt, il considéra un instant le vieil homme qui se trouvait devant lui et un mince rictus apparut sur ses lèvres.

« Tout à fait, je ne peux plus faire mon travail correctement ! »

Dumbledore fronça les sourcils en examinant attentivement le jeune professeur de Potions ; il savait pertinemment que la jeune femme ne le dérangeait pas et que son travail de professeur n'était pas perturbé. Voilà un mois que Sigrid partageait l'appartement de Rogue, mais elle n'avait pas encore dit un seul mot qui ne soit pas du Fourchelang et cela inquiétait grandement le vieux sorcier. Peut-être que cette cohabitation était voué à l'échec et que la tension qui régnait entre eux deux affectait Sigrid plus qu'il ne le pensait. Dumbledore avait voulu faire pour le mieux en la laissant au soin de Severus Rogue ; il avait pensé que le jeune homme se serait intéressé au passé de Sigrid et aurait essayé de la comprendre, mais il s'était lourdement trompé. Il s'était passé l'inverse. En voyant la jeune femme, Rogue ne voyait que son passé et les erreurs qu'il avait commises et cela il ne pouvait le supporter.

Le vieux sorcier se demandait bien comment il pouvait arranger les choses ; Sigrid venait le voir une fois toutes les deux semaines et il profitait de ses moments pour lui poser des questions car tel était leur arrangement. Seulement, il n'avait pas appris grand-chose de la jeune femme ; celle-ci ignorait totalement qui pouvait bien être sa mère, son père ne lui en avait jamais parlé. Lord Voldemort aimait plutôt lui parler de ses ancêtres, de la fierté de descendre de la lignée des Serpentard ; il avait aussi passé beaucoup de temps à lui répéter que seuls les sorciers de Sang-Purs étaient important. Sigrid avait essayé une fois de parler de sa mère ; elle avait demandé à son père comment elle s'appelait et au final elle avait reçu un Doloris. Elle n'avait alors plus jamais retenté l'expérience d'en savoir plus sur sa génitrice. Dumbledore avait proposé à Sigrid de mettre ses souvenirs dans sa Pensine afin qu'ils l'explorent ensemble, mais chose étrange la jeune femme avait répondu par la négative car selon elle, il valait mieux utiliser du Veritaserum sur elle.

« Pourquoi cela ? demanda Dumbledore en fronçant les sourcils

— On pourrait tomber sur des souvenirs qui n'en sont pas, répliqua Salazar Serpentard dont le tableau flottait devant le bureau du vieux sorcier. Je ne suis pas immunisée contre le Veritaserum, vous pouvez donc l'utiliser.

— Mais pourquoi des souvenirs qui n'en sont pas ? Je ne comprends pas.

— La seule chose que je sais sur la famille de ma mère, c'est que certains membres de sa lignée étaient doués pour la manipulation de souvenirs. Quand mon père s'est rendu compte que j'avais moi aussi ce don, il passait ses journées avec moi afin de le faire développer. Au début il me demandait de m'exerçait sur des Elfes de Maison, mais après il a décidé qu'il était temps pour moi de passer à la pratique sur des enfants de mon âge. » raconta Salazar Serpentard dont les yeux brillaient à présent d'une étrange lueur. Depuis qu'il jouait les interprètes il s'intéressait de jours en jours à Sigrid qui faisait après tout partie de sa famille.

« De la manipulation de souvenirs ! s'étonna Dumbledore qui semblait émerveillé, mais aussi choqué en entendant que la jeune femme avait dû manipuler des enfants innocents.

— Voilà pourquoi je ne préfère pas utiliser la Pensine ; on ne contrôle jamais à cent pour cent un don pareil. Moi-même je me suis perdue quelques fois quand j'étais petite ; je ne savais plus si certains souvenirs étaient réels ou si je les avais créés sans m'en rendre compte. Maintenant, j'arrive à faire la différence, mais je préfère qu'on utilise le Veriteserum.

— C'est incroyable. Comment devez-vous vous y prendre pour modifier les souvenirs ? questionna-t-il avidement.

— Quand j'étais petite je devais prendre le visage de la personne entre mes mains et coller mon front contre le sien, mais maintenant il me suffit juste d'un seul petit contact.

— Vous vous serviez souvent de ce don ?

— Seulement quand mon père le voulait et par la suite il m'est arrivé de le faire quand j'avais dix-sept ans. Depuis, je ne l'ai plus réutilisé, je n'aime pas ça. »

Dumbledore hocha la tête, Sigrid avait vraiment très peu de chose en commun avec son père ; cela était une bonne chose. Seulement, un détail tracassa le vieux sorcier.

— Pourtant, vous avez été enfermé à Azkaban à l'âge de vingt et un an. Votre père ne vous a pas redemandé de l'utiliser avant cela ?

— Pour la simple raison que je me suis enfuie de chez moi à l'âge de dix-sept ans, juste après que la trace eut disparu. J'ai trouvé refuge auprès d'une famille Moldue dans un autre pays et j'ai manipulé leurs souvenirs afin de faire partie intégrante de leur vie. J'ai ensuite vécue comme une Moldue, sans utiliser la Magie. J'ai pensé que mon père ne me chercherait jamais chez des Moldus.

— Et après ? Comment les Aurors vous ont trouvé ?

— Je ne sais pas, répondit-elle sincèrement en haussant les épaules. J'ai plusieurs trous noirs dans ma mémoire ; je ne sais pas si ça vient de mon don ou de mon enfermement à Azkaban. »

Dumbledore avait alors préféré couper court à cet entretien ; il s'était relevé plus fructueux que les précédent, mais le vieux sorcier ne savait toujours pas comment elle avait fini par atterrir en prison. Il releva la tête et remarqua qu'il avait laissé son esprit vagabonder et que Rogue se tenait toujours devant lui. Le jeune professeur attentait visiblement une réaction de la part de Dumbledore ; ses bras étaient croisés contre son torse et son pied droit taper rapidement le sol. Le vieux sorcier soupira et consentit enfin à laisser partir Rogue en lui disant qu'il allait trouver une solution pour trouver un remplaçant à Sigrid. Au fond de lui, Dumbledore savait très bien que ça serait impossible. Mrs Pomfresh avait beaucoup trop de patients ; Hagrid était digne de confiance, mais il ne pouvait plus utiliser la Magie. Il y avait aussi le professeur McGonagall, mais elle ne pourrait pas rester constamment avec la jeune femme à cause de ses responsabilités en tant que professeur. Le vieux sorcier aurait pu la garder, seulement il se connaissait trop ; il profiterait à coup sûr du fait de voir tout le temps Sigrid pour la harceler de question, il savait qu'il ne pourrait pas résister à en savoir toujours plus.

Il était à présent midi et Sigrid était de nouveau ligotée dans le canapé ; elle attendait la venue de Mystigris pour manger. L'Elfe de Maison apparu quelques minutes après en tenant un plateau qui était garni d'une assiette de pâtes avec un pavé de saumon, le tout recouvert de sauce. Juste à côté, il y avait un pot de compote ainsi qu'un grand verre d'eau. Mystigris posa le plateau sur le canapé, à côté de Sigrid et fit ensuite apparaître les couverts d'un seul claquement de doigts. Il commença alors par couper le saumon en petite tranches, sous l'œil impatient de la jeune femme qui mourrait visiblement de faim. Puis délicatement, Mystigris porta la fourchette aux lèvres de Sigrid ; celle-ci s'empressa de croquer dans la fourchette sans penser au contact douloureux de ses dents qui grinçaient contre le couvert en argent. L'Elfe de Maison répéta cette opération pendant le reste du repas ; alors qu'il allait disparaître avec le plateau vide, il porta un dernier regard à la jeune femme et sursauta en la voyant. Sigrid était devenue blême et son corps était parcouru de tremblements ; elle semblait souffrir le martyr. Mystigris ne savait pas quoi faire, devait-il aller chercher le professeur Rogue ? Finalement, l'Elfe de Maison opta pour l'urgence et d'un nouveau claquement de doigt il libéra la jeune femme du sortilège de Ligature. Il empoigna rapidement de sa petite main frêle le bras de Sigrid et disparu avec elle.

Au même moment dans le bureau de Dumbledore, le vieux sorcier avait toujours la tête penchée sur de la paperasse. Il consentit à la relever quand il entendit des coups derrière la porte de son bureau ; l'instant d'après il put voir le nouvel arrivant. C'était un jeune homme mince de grande taille, il avait les cheveux bruns parsemés de quelques mèches de couleur grises. Malgré le petit sourire qui se dessinait sur ses lèvres, on voyait au visage du jeune homme qu'il était très fatigué. Ses yeux étaient marron, pourtant si on s'y attardait quelque peu on pouvait aussi voir des petits éclats de couleur jaune. Le jeune homme portait des vêtements miteux qui semblaient avoir été raccommodé à plusieurs endroits. Le visage de Dumbledore s'éclaira en voyant le nouvel arrivant ; il se leva et contourna son bureau afin de serrer chaleureusement le jeune homme dans ses bras.

« Remus ! Je suis très content de vous voir.

— Moi aussi Monsieur le Directeur » rétorqua le jeune homme avec une voix rauque, mais également douce.

Il fit un grand sourire qui le rendit beau malgré son air malade et ses vêtements usés.

« Que me vaut le plaisir de vous voir ?

— J'aurai aimé savoir si Harry se porte bien là où il est actuellement. Est-ce qu'ils sont gentils avec lui ? Je ne garde pas un bon souvenir de la seule fois où j'ai vu la sœur de Lily.

— Je ne peux hélas pas vous renseigner, mais je pense qu'il n'y a pas de raison de s'inquiéter.

— Oui vous avez peut-être raison. »

Remus Lupin prit ensuite place sur le siège que lui désigna Dumbledore ; ce dernier se mit à questionner le jeune homme sur ce qu'il faisait en ce moment. Le Loup-Garou était toujours au chômage depuis la fin de sa scolarité à Poudlard ; à chaque fois qu'il mentionnait le fait qu'il était atteint de Lycanthropie, on lui disait que ce n'était pas possible à cause de la peur des gens ainsi que du fait qu'il ne pourrait pas travailler les jours de pleines lunes. Remus passait donc ses journées à tenter vainement de trouver un employeur, mais plus le temps passait et plus il savait qu'il ne trouverait jamais d'emploi.

Le jeune homme allait prendre congés quand Dumbledore lui demanda de faire un détour par l'infirmerie ; la pleine lune avait eu lieu il y a quelques jours et le vieux sorcier voulait que Remus soit examiner par Mrs Pomfresh pour que cette dernière soigne les blessures encore récentes. C'est le cœur léger et avec un fin sourire que le jeune homme déambulait dans les couloirs de son ancienne école. S'il l'avait pu, il aurait aimé ne jamais la quitter ; il avait passé les meilleures années de sa vie ici et il éprouvait toujours un pincement au cœur en parcourant les couloirs. Après quelques minutes de marche, Remus Lupin arriva enfin devant la porte de l'infirmerie. Il soupira doucement, le flot de souvenirs venait de le submergé. Puis doucement, il ouvrit la porte et s'apprêta à parler quand son regard se posa sur Mrs Pomfresh qui semblait s'énerver contre un petit Elfe de Maison. C'était du jamais vu pour lui.

« Vous n'avez pas remarqué un changement d'attitude dès la première bouchée ? meugla l'infirmière en fronçant les sourcils.

— Mystigris est désolé, Madame ! Mystigris n'a fait que ce que le professeur Rogue lui a demandé, Madame ! Mystigris ne savait pas que la jeune demoiselle était allergique aux poissons ! » couina l'Elfe de Maison en tambourinant sa tête contre un des pieds du lit qu'occupait Sigrid.

Remus reporta son regard sur le corps qui était couchée sur le lit ; de toute évidence la jeune femme qui s'y trouvait, venait de faire une crise d'allergie. Les yeux du jeune homme examinèrent en détail la demoiselle dont les prunelles allaient de l'Elfe de Maison à l'infirmière ; elle faisait plusieurs gestes avec ses bras, comme pour indiquer aux personnes présentes qu'elle allait très bien. La jeune femme était d'une blancheur à faire peur ; la vue de ses tâches de rousseurs dispersées sur son visage rappela une certaine personne au jeune homme. Tout en continuant d'observer Sigrid, Remus s'approcha d'eux à pas de loup ; pour le moment personne ne semblait l'avoir remarqué. Mrs Pomfresh était dos à lui et semblait soigner la jeune femme, Mystigris quand à lui avait disparu en prétextant qu'il devait prévenir le professeur de Potions. Le jeune homme allait tousser pour faire remarquer sa présence, mais il fut interrompit par un sifflement strident qui sortit de la bouche de Sigrid. Ahuri, Remus se figea sur place et cligna des yeux sous l'effet de la surprise.

« Qu'est-ce que c'était que ça ? demanda-t-il d'une voix rauque en faisant sursauter l'infirmière qui ne l'avait toujours pas remarqué.

— Mr Lupin ! s'étonna Mrs Pomfresh en s'avançant vers lui. Mais que faites-vous là ?

— Le Directeur m'a demandé de passer par l'infirmerie avant de partir ; la pleine lune était cette semaine.

— Bien sûr ! Installez-vous sur ce lit pendant que je fini avec Sigrid. »

L'infirmière se retourna vers la jeune femme et lui tendit deux flacons remplit d'un liquide jaunâtre qu'elle but d'un coup en réprimant une grimace, les Potions devaient être infecte.

« Qui est-elle ? ne put s'empêcher de demander Remus en fixant toujours la jeune femme. C'est du Fourchelang que j'ai entendu, non ?

— Oui, répondit l'infirmière en gigotant sur place ; elle semblait mal à l'aise. C'est la fille de Vous-Savez-Qui.

— Quoi ? Vous voulez plaisanter ?

— Ne dites mot de cela à personne ! Dumbledore risque d'être renvoyé si on apprend qu'elle vit à Poudlard. »

Voyant qu'elle pouvait lui faire confiance, l'infirmière lui raconta toute l'histoire. De l'instant où les Aurors avaient emmené Sigrid à Poudlard au moment où cette dernière était apparu avec l'Elfe de Maison pour un problème d'allergie au poisson. Remus regarda la jeune femme de manière compatissante quand il apprit que c'était Rogue qui avait été chargé de sa surveillance. Pendant que Mrs Pomfresh continuait à parler, le jeune homme enleva ses vêtements pour se faire ausculter ; il rougit quelque peu quand il se retrouva en pantalon. Son fin corps était marqué par de nombreuses cicatrices ; certaines semblaient encore toutes fraîches. Poussé par la curiosité, Sigrid s'éloigna de son lit pour se rapprocher du jeune homme. Elle voulut savoir ce qu'il s'était passé, mais seuls des sifflements se firent entendre.

— Je suis un Loup-Garou, confessa le jeune homme d'une voix basse en baissant la tête. Je me suis fait moi-même ces blessures pendant les soirs de pleine lune. »

La jeune femme posa délicatement sa main sur le bras de Remus, celui-ci releva alors la tête et fit un mince sourire en rencontrant son regard plein de compassion.

« Si je comprends rien, dit le jeune homme en regardant Mrs Pomfresh, elle n'a pas les mêmes principes que son père. Pourtant, elle accepte de rester avec Severus alors que c'est lui-même un ancien Mangemort. Comment cela se fait-il ? »

Avant que l'infirmière ne puisse répondre, Sigrid avait fait un pas en arrière en entendant les paroles de Remus. Ses mains étaient plaquées sur sa bouche et ses yeux étaient grands ouverts.

« Mangemorts ! » s'écria alors Sigrid qui, pour la première fois depuis son arrivée à Poudlard, ne parla pas Fourchelang. Sa voix bien qu'aiguë à cause de la stupeur était douce et presque mélodieuse.

L'infirmière se rua littéralement sur la jeune femme comme pour être sûr que c'était bien elle qui avait articulé autre chose que du Fourchelang ; elle essaya de la refaire parler, mais la langue des serpents était de nouveau présente. Même Sigrid ne comprenait pas ce qui avait bien pu se passer ; elle retenta à nouveau de parler, mais pesta très vite en voyant que ça ne marchait pas. La jeune femme se renfrogna en croisant ses bras contre sa poitrine, pourquoi avait-il fallu que le premier mot qu'elle sorte soit « Mangemorts » ! Mrs Pomfresh qui était encore secouée par la réaction de Sigrid, demanda à Remus de la surveiller avant de quitter l'infirmerie afin d'aller voir le Directeur. Le jeune homme ne savait pas quoi faire devant la mine maussade qu'affichait Sigrid, elle semblait déçue. Le Loup-Garou s'approcha doucement d'elle ; il tenta de la réconforter en lui disant qu'il lui fallait du temps et que dans quelques jours elle arriverait surement à communiquer normalement.

C'est en voyant Sigrid rire aux éclats devant les histoires de Remus que le vieux sorcier entra dans l'infirmerie, suivit de près par Mrs Pomfresh. Il remarqua que la jeune femme semblait plus à l'aise avec le jeune Loup-Garou et soudain, une idée germa dans son esprit. Rogue ne pouvait plus assurer ses fonctions de professeur à cause de Sigrid, de plus ils ne semblaient pas s'entendre. Quand à Remus Lupin, il cherchait désespérément du travail ; s'il prenait en charge Sigrid il pourrait rester avec elle toute la journée, ça serait sans doute mieux pour elle. Cette solution avait l'air très bien, seulement il y avait le problème des pleines lunes. Sigrid ne pouvait décemment pas rester en présence de Remus quand celui-ci se transformerai en Loup-Garou. Dumbledore se tourna alors vers l'infirmière en quête d'une aide précieuse et il lui exposa alors son idée. Pour Mrs Pomfresh c'était assez clair, Rogue devrai la reprendre avec lui pendant les pleines lunes. Bien que cela ne plaisait guère à l'infirmière qui avait vu comment le jeune professeur traitait Sigrid ; il fallait avouer que c'était leur seul alternative possible et puis il ne se plaindrait surement pas de la garder seulement deux ou trois jours maintenant.

Dumbledore s'approcha des deux jeunes gens qui n'avaient pas encore remarqué la présence du Directeur. Dès que le jeune homme le vit, il se confondit en excuse d'avoir été mis au courant du passé de Sigrid et lui promis de ne jamais rien dire à personne. Cela conforta le vieux sorcier dans son idée ; pour lui, Remus était la personne parfaite pour cette mission. Dumbledore était à présent convaincu qu'avec la gentillesse et la compréhension du jeune homme, Sigrid pourrait très bientôt pouvoir de nouveau parler normalement. Le Directeur prit alors la jeune femme à part pendant que Remus continuait de parler avec l'infirmière. Il lui expliqua que Severus Rogue avait manifesté l'envie de ne plus s'occuper d'elle ; cela ne semblait pas surprendre Sigrid qui se contenta de rouler des yeux en haussant les épaules. Dumbledore lui fit ensuite part de son idée de choisir Remus Lupin pour remplacer Rogue, mais rajouta aussi que Sigrid devrai retourner dans les appartements du professeur de Potions pendant les pleines lunes. La jeune femme hocha la tête pour signifier qu'elle acceptait et qu'elle était d'accord avec cela. Le vieux sorcier s'approcha ensuite de Remus et lui expliqua la situation en précisant que Sigrid n'émettait aucunes objections ; la réponse de ce dernier ne se fit pas attendre.

« J'accepte avec grand plaisir, Monsieur. » répondit-il avec un grand sourire.