Hey ! bon alors nous y voilà ! la fastidieuse rencontre entre Stiles et Derek, je sais que certains n'attendaient que ça :3

dites moi vos ressentis sur cette première approche et bien-sur n'hésitez pas à suivre cette histoire pour connaître la suite des événements ;)

MILLES merci à Zéphirebleue qui fait un super boulot !

bonne lecture les louveteaux ;)


chapitre 6 : plage.

Au petit matin, Stiles était déjà au taquet. Pyjama Batman et doudou ourson à la main, il attendait avec empressement que son père émerge du sommeil… Il était tellement pressé de retourner à la plage, là où était sans doute ses plus beaux souvenirs avec sa maman !

Les yeux encore bouffis de sommeil et les membres lourds, il eut beau être pressé, la fatigue reprit vite le dessus.

Il s'assit au pied de la porte de la chambre de son père, déjà éreinté d'être resté plus de deux minutes debout.

Après avoir courageusement combattu la fatigue pendant plusieurs minutes, il se fit engloutir vite fait bien fait dans les limbes du sommeil. Par conséquent, quand son papa ouvrit la porte, la tête dans le sac, il ne comprit pas pourquoi son fils était étalé de la sorte sur le sol. Bien sûr, Stiles était appuyé de tout son poids contre la porte et quand son père, encore en train d'émerger de son sommeil, avait ouvert celle-ci, il n'avait pu que tomber en arrière.

Heureusement, au lieu de pleurer le petit garçon se mit à rire, de façon bien trop joyeuse pour être triste. Son papa rigola à son tour, son fils semblait en meilleur forme que la veille, merci Mélissa.

Le petit eut du mal à se remettre sur ses pieds mais une fois chose faite, il sourit timidement à son papa pour avoir son câlin. Évidemment qu'il l'eut son câlin ! Son papa l'enlaça tendrement et le chatouilla par moment aux côtes.

« Allez, on va se préparer crapule ?! »

Le petit gigota pour retourner par terre et voulut de lui-même aller vite se laver. John marcha derrière lui, rigolant à moitié.

Il croisa ses bras sur son torse en regardant d'un œil brillant son fils essayer de se dévêtir, ses petites mains tirant dans tous les sens pour essayer de retirer son t-shirt Batman bleu ciel.

D'un coup, il cessa tout mouvement et leva son nez vers son père, le fixant d'un air grave. Mon dieu, son pyjama et lui avaient fusionné !

John éclata de rire en voyant la mine interdite de ton fils et vint l'aider. Heureusement qu'il n'était qu'en pyjama.

« On fait une douche rapide ? »

Haut bat vif.

Il alluma l'eau et la régla à la température idéale. Il monta son fils jusque dans le bac à douche et le laissa se débrouiller tandis que lui triait le linge pour lancer une machine de foncés.

Une fois la crapule propre, il l'essuya et l'habilla vite fait avant de passer à son tour au décrassage.

Le petit était resté dans la pièce, sagement assis sur la cuvette des toilettes.

Une fois tout ce petit monde propre, séché et habillé – c'est à dire Stiles et lui-même – John installa Stiles dans le canapé devant ses dessins animés. Il avait apporté le plaid que Stiles adorait. La raison lui échappait mais quand le petit vit la grande couverture fine il la saisit et se blottit dedans.

Pendant que Stiles cherchait à comprendre qui avait pu voler la flûte de Carlos le calamar, son papa

préparait le sac avec la nourriture, l'eau et deux-trois bricoles inutiles mais 'on ne sait jamais'.

Stiles se lassa vite de Bob l'éponge. Lui, il voulait aller à la mer voir les oiseaux ! Sentir l'air marin et voir tout plein de gens avec de jolies couleurs – comprenez ici les maillots de bains.

À bout de patience, il sauta du canapé, plaid sur le dos, et galopa prudemment jusqu'au grand escalier.

Il fronça les sourcils, serra ses petits poings et gravit marche par marche l'imposante construction.

Essoufflé, il marqua quelques pauses avant d'arriver en haut. Il avait envie de faire une bêtise, n'importe quoi ! Alors il se dirigea, un air voyou affiché sur son visage, dans la chambre de son père. Il s'amusa alors à cacher les grosses paires de chaussettes de son papa un peu partout dans la chambre, c'est-à-dire dans le lit, sous le lit, sous les meubles, derrière le rideau…

Mais malheureusement il n'eut pas le temps de tout dissimuler car son père, le connaissant comme s'il l'avait fait, le choppa par la peau du cou et l'emmena dans le couloir.

« T'es vraiment incroyable ! »

Il fit les gros yeux et Stiles baissa le regard, honteux mais pas tant que ça.

« Tu veux emmener quelque chose pour aujourd'hui? »

Le petit releva la tête et, voyant le visage radoucît de son père, sourit en lui tendant le plaid.

« Très bien ! On l'emmène. »

En descendant au rez-de-chaussée, Stiles sentit la bonne odeur du lait chaud, du café et des biscottes.

Jamais Stiles n'avait avalé autant de nourriture en un temps aussi restreint… Sous les yeux ébahis de son papa il finit son chocolat en quelques grosses gorgées et quitta la table après avoir produit un magnifique rot.

D'ailleurs il fit la sourde oreille quand son père lui ordonna d'un ton sévère de desservir sa table … Au final, ce dernier soupira et débarrassa tout lui-même… Il mit ça sur le compte de l'excitation.

Stiles enfila ses petites bottes marines bleues à rayures blanches… Ou le contraire ?

Tandis que son papa chaussait lui aussi ses bottes, Stiles passa le pas de la porte et leva le nez au ciel, il le trouva bien triste.

Ne laissant aucune place pour permettre au soleil de rayonner, le ciel était recouvert d'un épais manteau nuageux… Parfois gris foncé, parfois tout juste blanchâtre.

Stiles fit la moue, un peu déçu. Pour lui son papa n'acceptera jamais de passer la journée à la plage par ce temps… Parce que comme il lui avait dit un jour : « la mer sans le soleil c'est comme une pizza sans sauce tomate, l'un sans l'autre ça ne peut pas fonctionner. »

Alors il se dirigea vers la maison en traînant des pieds, pleinement conscient qu'il n'y avait plus rien à faire. Il était en colère contre mère nature!

« Bah alors trésor ? Pourquoi cette tête ? »

Le petit se retourna et pointa du doigt l'étendue grise au-dessus de leur tête. John eut un rictus. Oui c'était vrai… Avant il n'aimait pas sortir quand le temps n'était pas clément, mais là il ne s'agissait pas de lui mais de Stiles.

« Je comprends. Mais tu veux y aller toi, n'est-ce pas ? »

Le petit se gratta l'arrière du crâne en réfléchissant. Puis, d'un sourire radieux, hocha la tête.

« Bien ! Alors en route ! »

Bien sûr, ils n'allaient pas aller à la mer en voiture de police, alors John ouvrit son garage sous les yeux curieux de son fils.

Quelques instants plus tard, John sortait une vieille Jeep bleutée qu'il gardait au chaud pour les jours spéciaux.

Stiles agrandit encore un peu plus son sourire et sauta en l'air, le gros sac à la main.

Il grimpa après avoir donné son bagage à son père. Il colla ensuite son visage contre la vitre qui se mit à vibrer en roulant sur le macadam.

Son papa lui accorda quelques coups d'œils, il venait de se rappeler d'une chose qu'il avait oublié avant de partir … Son Adderall. Déjà que la route était ennuyante et pénible pour les enfants en général, alors pour son môme hyperactif c'était une réelle souffrance. La mer se trouvait à plusieurs dizaines de kilomètres de Beacon Hills, soit plus d'une heure de route. Oui le voyage allait être long, oui Stiles allait s'impatienter et oui, John allait devoir s'arrêter à toutes les aires de repos pour diverses raisons.

Eeeet effectivement, après une vingtaine de kilomètres le petit commença à s'agiter, à triturer son doudou… John avait à peine rejoint l'autoroute qu'il dut déjà s'arrêter pour que Stiles gambade. Il l'accompagna faire le tour de la cafétéria et lui demanda s'il pouvait rester sage durant les vingt prochains kilomètres. Le petit semblait vouloir coopérer, mais lui-même semblait avoir des doutes.

Ils repartirent donc et John dut s'arrêter encore très régulièrement, pour que Stiles évacue … Ils arrivèrent après près de deux heures de routes, autant dire une éternité, pour un voyage qui aurait dû mettre deux fois moins de temps.

À peine la Jeep garée dans le parking qui longeait la plage que Stiles sauta du véhicule et gambada joyeusement vers le grand large.

«Stiles! »

Le petit s'arrêta avant de franchir la frontière entre le béton et le sable. Il se retourna l'espace d'une seconde pour regarder son père et repartit derechef vers la plage.

« Attends ! Ton pull ... »

John soupira mais laissa tomber. Il savait qu'il n'y avait plus rien à tirer de Stiles de toute façon. Un tirage de manche inattendu le fit brusquement sursauter. Stiles était revenu en fin de compte et il avait un peu froid.

« Je te l'avais dit ! »

Il enfila avec l'assistance de son père un petit pull rouge et porta par-dessus sa couverture.

« Allez, file ! Et ne fais pas traîner ton plaid dans le sable! »

Stiles courut, retournant près de l'eau. Il se mit à rire aux éclats quand l'écume des vagues vint recouvrir ses pieds. Son regard fut attiré par une chose se déplaçant sur sa gauche, alors, curieux, il s'accroupit pour mieux voir le crabe galoper vers la mer.

Le petit tourna sa tête sur le côté et sembla réfléchir. Le toucher ou pas ?

Il porta un doigt au-dessus de l'animal qui s'était figé devant cette proximité. Si seulement le vent n'avait pas dévié les éclats de voix de son père, Stiles aurait su que ces petites bêtes pinçaient … Et ça pinçait fort. Alors quand il se mit à pleurer en empoignant son doigt endolori, il se releva et se retourna pour courir se plaindre dans les bras de son père … Sauf qu'une masse plutôt imposante l'en empêcha et, surpris, il arrêta ses pleurs.

Quand il comprit qu'il venait de bousculer une personne il leva le nez et tomba dans les yeux émeraude d'un jeune garçon aux cheveux noirs.